scholarly journals Nécessité et efficacité d’une approche intégrée dans le traitement de l’inceste

2005 ◽  
Vol 36 (2-3) ◽  
pp. 350-368 ◽  
Author(s):  
Gilles David

David, se fondant sur une expérience de trois ans au Bureau de services sociaux Laval, soutient la nécessité et l'efficacité d'une approche intégrée dans le traitement de l'inceste. Après une définition de la problématique et de différents modèles de prise en charge des familles incestueuses, il décrit le modèle appliqué dans son milieu en faisant ressortir quatre niveaux d'intégration d'éléments habituellement séparés : le judiciaire et le thérapeutique, les professionnels et les bénéficiaires, les trois approches classiques en service social ainsi que différents cadres de référence théoriques.

2017 ◽  
Vol 22 (2) ◽  
pp. 174-185
Author(s):  
Halimatou Ba ◽  
Florette Giasson ◽  
Hélène Archambault ◽  
Julie Gauvin

En milieu minoritaire francophone, les organismes communautaires jouent un rôle important dans la prise en charge des populations vulnérables. Ils constituent un groupe particulièrement à risque à cause de la complexité de leurs besoins qui sont souvent liés aux déterminants sociaux de la santé. Cette prise en charge nécessite de la part des intervenantes et intervenants sociaux des compétences professionnelles transdisciplinaires et des pratiques renouvelées. Pour favoriser la pratique transdisciplinaire dans le domaine des services de santé et services sociaux en milieu minoritaire francophone et réduire les inégalités sociales que vivent les populations, l’Université de Saint-Boniface a lancé le Projet transdisciplinaire en santé communautaire, en partenariat avec des organismes qui oeuvrent dans la communauté francophone à Winnipeg. L’article décrit cette recherche-action, qui a été réalisée durant trois années consécutives, en concomitance avec la formation théorique. Les résultats permettent de décrire l’acquisition de compétences professionnelles par les étudiantes et étudiants inscrits au projet, l’intégration de l’approche transdisciplinaire dans les pratiques au sein des organismes communautaires, ainsi que le renforcement d’un partenariat université-organismes communautaires. L’article identifie quelques enjeux et recommandations issus de cette formation transdisciplinaire.


2011 ◽  
Vol 23 (1) ◽  
pp. 177-191 ◽  
Author(s):  
Marie Crevier ◽  
Yves Couturier ◽  
Paul Morin

Au Québec, le système de santé et des services sociaux est l’objet, depuis une quarantaine d’années, d’un passage graduel d’un mode de prise en charge en établissement à un mode d’assistance en milieu de vie. Ce passage a permis l’actualisation de modalités d’intervention se déroulant dans l’univers convivial et privé qu’est le domicile de l’usager. Cet article présente les résultats d’une étude qualitative menée auprès d’intervenants sociaux et d’usagers recevant des services à domicile. Notre étude cherche à cerner, à l’aide de la théorie des conventions, les ouvertures et les tensions que pose la proximité relationnelle créée par l’intervention à domicile.


Author(s):  
Pierre Maheu ◽  
Nancy Guberman

À partir des témoignages recueillis auprès de plus de 70 soignantes, l’article évoque ce que recouvre le travail de prise en charge d’un-e proche adulte dépendant-e. En choisissant l’expression « travail de soins » pour décrire cette réalité, les auteurs s’inscrivent en faux contre la représentation de la prise en charge familiale vue comme une « aide naturelle » caractérisée par la spontanéité, l’improvisation, l’absence d’évaluation et de perspective. Au contraire, ils montrent que cette aide constitue un véritable travail de soins requérant des conditions, des connaissances et des capacités d’organisation particulières, qu’elle s’apparente à maints égards au travail des intervenants et intervenantes de la santé et des services sociaux et a peu à voir avec la conception naturaliste des soins. L’article contribue à une analyse critique de l’univers domestique.


2006 ◽  
pp. 25-32 ◽  
Author(s):  
Benoît Gaumer

À la fin des années soixante au Québec, à la faveur d’une enquête sur le domaine de la santé et du bien-être social, un modèle social est développé pour définir un nouveau « régime de la santé ». L’enquête n’a pas porté sur la santé publique, mais le ministère des Affaires sociales nouvellement créé regroupe mission sociale et mission de santé sous une même autorité centrale; des structures périphériques sont mises en place pour concrétiser ces missions, mais sans véritables liens entre elles. Au fil des années, plusieurs réformes du système de santé et de services sociaux vont se succéder, modifiant les structures sans bouleverser vraiment la nature de ces missions et leurs relations. En 1985, le ministère des Affaires sociales devient le ministère de la Santé et des Services sociaux; ce changement traduit un certain recul de la prise en charge de la dimension sociale de la santé. Par contre, la prise en compte de celle-ci dans la nouvelle politique de santé publique paraît encourageante.


2004 ◽  
Vol 14 (1) ◽  
pp. 169-182 ◽  
Author(s):  
Lucia Ferretti

Résumé Cet article est basé sur le dépouillement des fonds Charles-Édouard- Bourgeois et Maurice-Duplessis, conservés aux Archives du Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières, ainsi que sur des dizaines d’articles du Nouvelliste parus entre 1930 et 1960 au sujet des services sociaux dans le diocèse trifluvien. L’auteure y présente un premier aperçu du rôle de Charles-Édouard Bourgeois dans la naissance et le développement du service social en Mauricie après 1930, une implication qui a débordé dans l’ensemble des diocèses en région entre 1945 et 1960. On est ainsi conduit à constater l’émergence d’un courant réformateur au sein même de l’Église diocésaine avant la Révolution tranquille. Le discours de Bourgeois ainsi que les stratégies qu’il a incité l’Église à mettre en place pour gérer l’assistance et les services sociaux ont contribué, malgré lui sans doute mais de manière très nette, à préparer la prise en charge totale du secteur par l’État, à la fin des années 1960, basée sur le modèle keynésien. C’est donc une place de réformateur au sein de l’Église et de passeur entre l’Église et l’État qu’occupe Bourgeois dans l’histoire de l’assistance et des services sociaux au Québec.


Author(s):  
Anne Fournier

Cet article porte sur l’application de la Loi sur la protection de la jeunesse en milieux autochtones au Québec et plus particulièrement sur l’initiative de la nation atikamekw en cette matière. Il situe d’abord le régime général de protection de la jeunesse dans le contexte de son adoption à la fin des années 1970 et fait état des difficultés de son application en milieux autochtones au Québec. Il précise le contexte dans lequel est intervenue la prise en charge des services sociaux par les Atikamekw et leurs efforts pour créer, puis pour expérimenter, un régime particulier de protection de la jeunesse applicable à leurs membres. Ce régime particulier est à l’origine de l’inclusion de l’article 37.5, de droit nouveau, dans la loi, lequel permet désormais au gouvernement du Québec de conclure une entente avec une nation, une communauté ou d’autres groupes autochtones afin d’appliquer un régime particulier de protection de la jeunesse sur un territoire déterminé. Le Système d’intervention d’autorité atikamekw (SIAA) constitue le régime particulier qui s’applique aux Atikamekw issus des communautés de Manawan et de Wemotaci depuis un peu plus de 15 ans. Le SIAA évolue aux côtés du régime étatique. Il comporte ses propres acteurs et son propre fonctionnement, lesquels seront décrits. Les points de convergence et de divergence entre le régime général et le régime particulier de protection de la jeunesse seront exposés et l’article sera complété par le partage de quelques résultats découlant de l’application du SIAA.


Archives ◽  
2018 ◽  
Vol 47 (2) ◽  
pp. 21-41
Author(s):  
DANY OUELLET

La mise en place d’un système de gestion intégrée des documents est un défi en soi, mais il est particulièrement ambitieux de le faire dans le contexte de fusion de structures aussi imposantes que celles des établissements du réseau de la santé. Dany Ouellet nous présente ici un retour sur l’expérience et les premières initiatives en ce sens au sein du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Le projet fut de taille en particulier par la diversité des approches de gestion documentaire et des outils en vigueur dans les différentes entités qui furent fusionnées suite à l’adoption par le gouvernement du Québec d’une loi à cet effet en 2015. Dans cet article, l’auteur fait la recension des étapes parcourues jusqu’à maintenant et des problématiques soulevées. L’équipe de gestion documentaire nouvellement réunie dût d’abord constater les ressources disponibles, la masse de documents à traiter. Il fut nécessaire de tenir compte du respect des directives de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, ainsi que des archives numériques, bien que les réalisations aient surtout été centrées sur les documents papier, dans un premier temps. L’auteur retient en conclusion que la reconnaissance de la gestion documentaire dans l’organigramme de l’organisme et l’appui d’un gestionnaire dans un milieu où les archives administratives sont souvent négligées par rapport aux archives médicales, ont été des facteurs facilitant dans ce processus. Et il y a tout lieu d’être optimiste quant à la suite.


Author(s):  
Albert Meister ◽  
Anna-Maria Levi ◽  
Frédéric Lesemann

La Revue Internationale d’Action communautaire prend dès le printemps 1979 la relève de l’International Review of Community Development créée il y a une vingtaine d’années par le sociologue Albert Meister. La RIAC devient désormais une revue principalement francophone, caractérisée par une attention privilégiée aux pratiques novatrices, qu’elles soient professionnelles ou « militantes », institutionnelles ou « de base », dans les domaines de l’action communautaire ou collective reliés aux champs des services sociaux, de la santé publique et de l’éducation des adultes. Elle s’intéresse particulièrement aux expériences de prise en charge et de réappropriation par les populations de leur santé, de leur « bien-être » (welfare) et de leur éducation et est ouverte aux nouveaux problèmes qui se posent aux « sociétés de services ». Dans cette perspective, elle accueille également des analyses des politiques gouvernementales sociales, sanitaires et/ou éducatives qui structurent le développement des collectivités. Cette revue est produite par quatre centres associés du Québec, de France, de Belgique et de Suisse, avec des correspondants dans d’autres pays dont l’Italie, l’Espagne et l’Amérique latine. Elle conserve son ouverture traditionnelle sur les problèmes actuels de l’organisation socio-sanitaire et éducative des pays « en voie de développement ». Elle est destinée aux professionnels, aux administrateurs et aux militants qui oeuvrent dans les domaines précités. Elle entend être une revue rigoureuse dans sa démarche descriptive et analytique sans pour autant adopter les formes d’une revue académique. Elle vise à devenir un forum entre acteurs impliqués à divers paliers des systèmes de production de services. Dans cette perspective, les numéros seront thématiques, consacrés successivement à la prise en charge communautaire de la santé (mai 1979), aux processus d’éducation populaire (novembre 1979), à la prise en charge communautaire de la vie urbaine : logement, transport, aménagement de l’espace (mai 1980), aux instruments de recherche-action (novembre 1980), etc. La revue paraît deux fois par année, au printemps et en automne. Elle contient des résumés en anglais et en espagnol. Elle est coordonnée et publiée à Montréal. Nous sollicitons les commentaires, les suggestions, les contributions, les collaborations occasionnelles ou permanentes de tous ceux que ces perspectives intéressent.


2010 ◽  
Vol 9 (1) ◽  
pp. 249-294
Author(s):  
Bastien Quirion

C’est en 1976 que le gouvernement québécois adopte sa toute première politique consacrée spécifiquement à la question de l’usage et de l’abus de drogues. S’organise dès lors, sous la gouverne du ministère de la Santé et des Services sociaux, toute une série de plans d’action et d’énoncés de missions qui allaient encadrer et orienter la philosophie et les modalités de l’intervention en matière de toxicomanie. En s’appuyant sur les résultats d’une analyse de contenu des différents documents politiques québécois traitant de la question des drogues, nous proposons de mieux cerner la nature des transformations qui se sont opérées de 1976 à 2006 dans la façon dont on définit l’intervention auprès des toxicomanes. Nous tenterons de valider l’hypothèse selon laquelle la remise en question du providentialisme, et le passage à ce que les Européens définissent comme l’État social actif, allait contribuer à redéfinir les modalités de l’intervention en toxicomanie. Ces mutations politiques se traduiraient dès lors par la reconnaissance de nouveaux principes régulatoires devant guider les interventions en toxicomanie, tel que (1) l’importance accordée à la responsabilisation et à l’autonomie des individus; (2) la remise en question de la prise en charge institutionnelle du bénéficiaire au profit d’une intervention dans le milieu; et finalement (3) la priorité accordée aux actions préventives plutôt que réactives.


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