scholarly journals Relation entre la richesse du sol en phosphore et la concentration en phosphore de l'eau de drainage dans deux agro-écosystèmes

2005 ◽  
Vol 15 ◽  
pp. 109-120
Author(s):  
R. R. Simard ◽  
S. Beauchemin
Keyword(s):  

Des concentrations en P excédant le seuil d'eutrophisation sont fréquemment mesurées dans l'eau des affluents du fleuve Saint-Laurent au Québec, Canada. Un enrichissement excessif en P des sols agricoles en serait la source. Une norme relative à la saturation en P des sols a été proposée comme critère de risque de contamination en P des eaux de surface. L'objectif de ce travail est d'étudier le lien entre la richesse en P du sol et la teneur en P de l'eau de drainage dans deux agro-écosystèmes du Québec. Le bassin versant de la rivière Boyer (BVB), dominé par des sols en pente, une forte densité animale et des productions fourragères et les Basses Terres de Montréal (BTM), dominées par des sols plats utilisés pour la production intensive de maïs et une faible densité animale sont étudiés. Le degré de saturation en P des sols du BVB est de 8 à 10 % alors que celui des BTM dépasse très souvent 15 %. Le pool du P organique est plus faible dans les sols des BTM que dans le BVB. La concentration moyenne en P de l'eau de drainage est plus élevée dans les sols du BVB (171 µg L-1) que dans ceux des BTM (98 µg L-1). Elle est corrélée à la teneur en P extrait à l'oxalate des sols argileux et à la teneur en P soluble dans l'eau ou à l'index de sorption en P des sols grossiers. Ces relations sont plus étroites pour la couche 0-5 cm de sol que pour les couches plus profondes. Les résultats de cette étude démontrent qu'il est difficile de prédire la concentration en P de l'eau de drainage de sols contrastants. Regrouper les sols selon leur texture améliore la précision de la prédiction de la teneur en P de l'eau de drainage à partir de leurs propriétés.

2017 ◽  
pp. 14-21
Author(s):  
Xenia Stavropulos-Laffaille ◽  
Katia Chancibault ◽  
Hervé Andrieu ◽  
Aude Lemonsu ◽  
Valery Masson
Keyword(s):  

2004 ◽  
pp. 43-48 ◽  
Author(s):  
Emmanuelle Petelet-Giraud ◽  
Philippe Négrel ◽  
Jean-Marc Luck ◽  
Dalila Ben Othman
Keyword(s):  

2019 ◽  
pp. 65-71
Author(s):  
K. Semari ◽  
L. Benayada

Le bassin versant de la Macta est situé au nord-ouest de l’Algérie, il s’étend sur une superficie de 14 389 km2 avec une population de 1 231 824 habitants en 1998 et de 1 724 905 habitants en 2008. Il est caractérisé par un climat semi-aride, les valeurs de pluies moyennes annuelles varient entre 200 et 404 mm durant la période 1980-2011, avec une moyenne de 285 mm. On a déterminé deux périodes distinctes : une période sèche (1981-1995), caractérisée par une tendance à la diminution des précipitations, et une période humide (1996-2011), caractérisée par une tendance à l’augmentation des précipitations. Toutefois, cette augmentation n’a pas un grand effet sur les quantités d’eau écoulées à travers les cours d’eau principaux (oued El Hammam et oued Mekerra), l’écoulement est donc déficitaire. La diminution des potentialités en eaux souterraines et superficielles conduit à une situation hydrique déficitaire pour le bassin versant de la Macta. En effet, les besoins sans cesse croissants en eau, pour tous les secteurs, dépassent les ressources en eau disponibles. Le but de ce travail est d’examiner les causes et les facteurs aggravants du manque d’eau et de proposer des solutions. Afin de réduire les pénuries d’eau, il faut agir sur la demande en eau par la mise en place des programmes de sensibilisation et de tarification des ressources en eau et par la lutte contre les fuites dans les canalisations et le gaspillage de l’eau.


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