scholarly journals Biodiversité et gestion des systèmes aquatiques continentaux

2005 ◽  
Vol 11 ◽  
pp. 211-221
Author(s):  
C. Lévêque

La biodiversité des eaux continentales se caractérise par une forte endémicité de nombreuses espèces résultant de la nature insulaire des milieux. Alors qu'elles n'occupent que 1-2 % des terres émergées une proportion importante de vertébrés (environ 1/3) vit dans les eaux continentales ou en dépendent étroitement pour réaliser leur cycle biologique. Certains systèmes aquatiques, comme les lacs dits anciens, sont de véritables laboratoires naturels pour étudier l'évolution, et il faut protéger ce patrimoine. Les recherches sur l'origine et la dynamique de la biodiversité aquatique (inventaire, phylogénie, biogéographie) doivent se poursuivre, notamment pour les milieux tropicaux encore mal connus. Les relations fonctionnelles entre les espèces et les écosystèmes constituent un nouveau centre d'intérêt qui nécessite à la fois de revisiter les résultats déjà obtenus, de mettre en place des recherches spécifiques, et de développer des approches expérimentales. Quelles relations existent-ils entre la biodiversité et la stabilité ou la productivité des écosystèmes par exemple ? La biodiversité est un médiateur entre les systèmes écologiques et les systèmes sociaux dont la conservation s'inscrit dans la problématique du développement durable. La valorisation économique de la biodiversité pose de nouvelles questions à l'économie de l'environnement malgré les difficultés méthodologiques rencontrées. Les questions qui intéressent les gestionnaires portent principalement sur l'état de santé des écosystèmes et les moyens de la caractériser (indicateurs biologiques par exemple). La gestion durable des ressources vivantes, et une meilleure évaluation des conséquences des introductions d'espèces (biomanipulations) constituent également des objectifs finalisés auxquels les recherches dans le domaine de la biodiversité aquatique se doivent d'apporter des éléments de réponse.

2019 ◽  
pp. 93-103
Author(s):  
F. Fuchs ◽  
B. Lespinasse ◽  
A. Lorente ◽  
A. Benassaya ◽  
B. Goral ◽  
...  

Depuis 2015, la métropole de Montpellier finance des actions de recherche et développement au travers de contrats de délégation de service public de l’assainissement. Un des projets a porté sur l’évaluation des actions de réduction à la source des micropolluants d’un établissement de soin, la Polyclinique Saint-Roch, engagé depuis 2013 dans une politique de développement durable, de réduction de ses impacts sur l’environnement, qui a fait l’objet d’un transfert dans un nouvel établissement en 2016. Veolia a lancé, dans ce contexte, une étude multipartenaire (Polyclinique Saint-Roch, UMR HydroSciences Montpellier, métropole de Montpellier et Veolia Eau), afin de caractériser les rejets d’assainissement de l’ancien et du nouvel établissement, ce dernier ayant mis en oeuvre de nouvelles pratiques pour diminuer ses rejets. Cette étude se décline en plusieurs actions : sélectionner au préalable des molécules susceptibles d’être représentatives de l’activité de soins, les quantifier dans les eaux usées, prédire les concentrations de molécules médicamenteuses représentatives (calcul d’un PEC : concentration prédite dans l’environnement) et les comparer aux valeurs mesurées. Le changement des pratiques a une répercussion significative sur la réduction des flux de micropolluants rejetés au réseau par la Polyclinique Saint-Roch, qui est suffisante pour ne pas engager de prétraitements sur leur site. La démarche est transposable aux autres établissements de soins de la métropole. La méthode de calcul des PEC dans les eaux usées est acceptable et intéressante pour un diagnostic préalable et/ou une approche globale des émissions.


2020 ◽  
pp. 72-82
Author(s):  
Robin Degron

Engagées respectivement dans les années 60 et 70, les politique en faveur du développement et de l’environnement convergent aujourd’hui à travers les Objectifs de développement durable onusiens pour la période 2015-2030. Ceux-ci sont largement repris par les pays développés, en particulier en Europe, dans le cadre des stratégies nationales de développement durable. Cependant, les réalités du Monde restent fort différentes et appellent une hiérarchisation des priorités. La baisse tendancielle de l’aide publique au développement interroge d’ailleurs sur la réelle capacité de la communauté internationale à relever les défis du développement durable, notamment dans sa dimension écologique et dans le champ de l’adaptation aux dérèglements climatiques. L’allocation des moyens financiers contraints de l’Agenda 2030 doit donc, plus que jamais, tenir compte de la diversité spatiale des enjeux du développement durable. Géographes et financiers doivent ainsi apprendre à travailler de concert pour une action publique écologiquement responsable mais humainement raisonnable.


2010 ◽  
Vol 12 (3) ◽  
pp. 329-352 ◽  
Author(s):  
Anne-Marie Bocquet ◽  
Hubert Gérardin ◽  
Jacques Poirot

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