scholarly journals Influence de la déforestation sur le fonctionnement hydrologique de petits bassins versants tropicaux

2005 ◽  
Vol 11 (1) ◽  
pp. 61-84 ◽  
Author(s):  
A. Millet ◽  
T. Bariac ◽  
C. Grimaldi ◽  
M. Grimaldi ◽  
P. Hubert ◽  
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Les régions tropicales subissent une déforestation importante. En Amérique du Sud,la forêt est généralement remplacée par une prairie, C'est pourquoi nous avons étudié le comportement hydrologique de 2 petits (1,5 ha) bassins versants. Un bassin (bassin B) est recouvert par une forêt primaire, tandis que le second (bassin A) a été défriché et transformé en prairie (Digitaria swazilandensis, programme ÉCÉREX, ORSTOM/CTFT). Ces bassins, situés en Guyane Française, sont proches (500 m), escarpés et principalement constitués par des sols à drainage vertical ralenti. Le climat est de type tmpical humide avec une température moyenne (26 °C) et des précipitations moyennes annuelles (3500 à 3900 mm/an) élevées. L'évapotranspiration réelle et potentielle de la forêt primaire sont respectivement égales à 1470 mm/an et 1565 mm/an, En période d'étiage, nous avons observé un écoulement permanent à l'exutoire du bassin A, alors que le bassin B en est dépourvu. Deux crues (24 mai 1992 et 15 mai 1993) ont été étudiées, simultanément sur les 2 bassins. Pendant les crues, nous avons prélevé des échantillons d'eau des précipitations (pluie et pluviolessivat), des ruisseaux et du sol. Sur ces sites, l'eau circulant dans les couches peu profondes du sol présente une concentration élevée en K+ et faible en Cl-. Une signature opposée caractérise l'eau des couches pmfondes du sol. L'analyse des relations existant entre les traceurs chimiques (K+, Cl-) et isotopique l80) ainsi l'étude des propriétés hydrodynamiques du sol permet de décomposer qualitativement l'hydrogramme de crue en 3 réservoirs: sol superficiel (écoulement hypodermique), sol intermédiaire (de 0 à - 0,4 m), sol profond (bassin B) ou nappe (bassin A). Une décomposition quantitative a été effectuée en utilisant des traceurs chimique (Cl-) et isotopique l80). Nous avons ainsi montré que les crues sur les 2 bassins sont dominées par l'écoulement issu des couches intermédiaires du sol qui représente environ la moitié de l'écoulement total de crue. Cependant,les mécanismes de génération des crues diffèrent sur les 2 bassins. Sur le bassin A, les couches profondes du sol sont saturées avant la crue et participent donc à la totalité de la crue. Au contraire, sur le bassin B, les couches profondes de sol atteignent la saturation peu de temps avant le pic de crue et participent donc essentiellement aux écoulement pendant la décrue. Ces résultats confirment les études hydrologiques réalisées précédemment (FRITSCH, 199Ù) et permettent d'identifier les mécanismes de genèse des crues et ainsi de mettre en évidence l'effet de la déforestation.

2016 ◽  
Vol 29 (1) ◽  
pp. 37-48 ◽  
Author(s):  
Nora Bouchahm ◽  
Linda Hecini ◽  
Wahida Kherifi

Dans la ville de Biskra, l’alimentation en eau potable des habitants et l’irrigation des cultures reposent sur l’exploitation des eaux souterraines des aquifères du Sahara Septentrional. L’un des enjeux majeurs pour la durabilité de l’utilisation de cette ressource est la qualité des eaux de certains aquifères (Phréatique et Miopliocène). Ces dernières sont fortement minéralisées (entre 2 et 3 g∙L‑1 de sel dissous). Leur faciès chimique dominant est le sulfaté-chloruré avec un excès de chlorures, supérieur à la norme de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) de 250 mg∙L‑1. Afin de remédier à ce problème de salinité et dans le but de développer une technique d’adoucissement fiable et économiquement soutenable, nous avons dans ce travail expérimenté deux procédés d’adoucissement partiel, la coagulation-floculation au sulfate d’aluminium d’une part et la précipitation à la chaux éteinte Ca(OH)2 d’autre part. Les principaux résultats confirment que l’élimination des ions chlorures est plus ou moins faible, pour les deux procédés testés et sont respectivement de 29,7 % et de 19,1 %. Nous avons également mis en évidence que le traitement des eaux à la chaux éteinte était plus efficace, les ions sulfates étant réduits à 73,3 %. Toutefois, ce procédé a augmenté le pH des eaux traitées, ce qui a nécessité en aval un ajustement de ce dernier. De même, la concentration en ions bicarbonates a diminué d'environ 85 % car l'emploi de la chaux agit non seulement sur les chlorures et les sulfates associés aux ions calcium et magnésium, mais aussi sur les bicarbonates. Ces essais ont également permis de justifier le choix de la méthode la plus adaptée techniquement et économiquement pour l’adoucissement des eaux de la région d’étude.


2021 ◽  
Vol 348 ◽  
pp. 65-78
Author(s):  
Xavier GUERRINI ◽  
Vincent FREYCON ◽  
Alexandre HALDAT DU LYS ◽  
Éric-André NICOLINI

Le changement d’usage des terres et l’impact de l’anthropisation sur les milieux forestiers tropicaux sont en progression constante sous les tropiques et en Guyane française. Ces changements sont souvent accompagnés de défriches mécanisées qui favorisent la compaction du sol. Notre objectif était de suivre l’évolution de la compaction du sol d’une parcelle de forêt naturelle exploitée (7 ha) soumise à une défriche mécanisée alternative (itinéraire « chop and mulch », couvert herbacé de Stylosanthes guianensis), puis replantée de quatre espèces forestières commerciales. Sur cet espace présentant finalement diverses couvertures de sol (sol nu, mulch, couvert herbacé), nous avons mesuré la densité apparente jusqu’à 30 cm de profondeur et effectué le test d’infiltration simplifié de Beerkan lors de trois campagnes : avant, juste après et neuf mois après la défriche. Avant la défriche, les sols avaient une très bonne capacité d’infiltration (111 cm/h), étaient peu denses à 0-5 cm de profondeur (0,88) et denses à 25-30 cm (1,19 à 1,40). Juste après la défriche, les sols avaient une capacité d’infiltration très réduite (2 cm/h) et leur couche de surface avait été fortement compactée (1,28) contrairement aux couches plus profondes (1,41 à 1,49). Neuf mois après la défriche, les sols avaient retrouvé une très bonne capacité d’infiltration (149 cm/h), particulièrement sous le couvert herbacé de S. guianensis, et leur couche de surface avait retrouvé une densité proche de l’état initial (1,01), contrairement aux couches plus profondes (1,46 à 1,58). De futures recherches sont nécessaires pour expliquer le retour rapide à l’état initial de la couche de surface et estimer la contribution relative de la macrofaune du sol, des racines et de la fissuration.


2020 ◽  
Vol 4 (1) ◽  
Author(s):  
Sabah HANACHI ◽  
Karima SIFI ◽  
Khalida BOUDAOUD ◽  
Salima ZEKRI ◽  
Sara HOUCHE ◽  
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Introduction - La néphropathie diabétique est la principale cause de la maladie rénale chronique et représente la complication la plus fréquente et la plus grave du diabète. Sa pathogénie exacte est complexe et noncomplètement élucidée. Plusieurs facteurs et mécanismes contribuent au développement et à l’issue de cette pathologie. Les objectifs de notre travail sont de déterminer la fréquence du polymorphisme Insertion(I)/Délétion (D) du gène ACE (angiotensin-converting enzyme) chez des patients diabétiques avec et sans néphropathie et d’établir la relation entre ce polymorphisme et la néphropathie diabétique dans une population de l’Est algérien. Matériel et Méthodes - Nous avons recruté à cet effet, vingt neuf sujets diabétiques avec néphropathie et trente témoins diabétiques sans néphropathie. L’extraction de l’ADN a été réalisée sur du sang frais par la méthode au NaCl et le polymorphisme I/D du gène ACE a été déterminé par PCR (polymérase Chaine Réaction). Un consentement éclairé a été obtenu de l’ensemble des participants. Résultats - La durée moyenne du diabète chez noscas est de 19,21 ± 9,31ans ; celle des témoins est de 10,67 ± 7,66 ans. Le diabète de type 1 est plus fréquent chez les néphropathes (72,41%), chez les témoins la fréquence du diabète de type 2 est plus importante (73.33%). Les complications macro-angiopathiques sont plus prévalentes chez les néphropathes. De plus l’association de deux ou plusieurs complications est fréquemment retrouvée. Les fréquences des allèles I et D sont respectivement 13,79 % et 86,21 % chez les sujets témoins alors que les fréquences alléliques chez les sujets avec néphropathie sont respectivement 19,64 % et 80,36 %. Conclusion - Aucune association significative entre ce polymorphisme et la néphropathie diabétique n’a été démontrée.


2005 ◽  
Vol 10 (2) ◽  
pp. 217-232 ◽  
Author(s):  
K. Bouhoum ◽  
O. Amahmid ◽  
Kh. Habbari ◽  
J. Schwartzbrod

Dans la région de Marrakech, les eaux usées sont utilisées pour l'irrigation sans aucun traitement. Par ailleurs ces eaux usées ruissellent dans des canaux à ciel ouvert sur des distances supérieures à 2 km. Nous avons étudié le devenir des kystes de protozoaires et des oeufs d'helminthes sur le parcours d'un canal alimenté par un émissaire d'eau usée (E2). L'analyse parasitologique des eaux usées a montré que ces eaux contiennent plusieurs types de parasites. En effet, nous avons observé la présence des kystes de protozoaires (Entamoeba histolytica, Entamoebacoli, Giardiasp.) et des oeufs d'helminthes pathogènes (Ascaris,Trichuris, Enterobius, Hymenolepis...). L'étude de la charge parasitaire le long du cours d'eau usée montre une diminution du nombre de parasites dans l'eau usée en allant de l'embouchure S0 vers l'aval de l'émissaire E2. Avec des concentrations moyennes de 1,6.105 kystes/L et 145 oeufs/L à S0, alors qu'à 2 km de S0 (SV) il n'est plus retrouvé que 2,7.104 kystes/L et 33,4 oeufs/L. La charge parasitaire dans le sédiment du cours d'eau, contrairement à l'eau, augmente en s'éloignant de l'embouchure S0. Ainsi, les concentrations moyennes de kystes de protozoaires et les oeufs d'helminthes sont respectivement de 1,7.104 kystes/g et de 9,6 oeufs/g à 80 m de S0 et atteignent, 1,4.105 kystes/g et 78,1 oeufs/g à 2 km de S0. Le ruissellement des eaux usées sur un parcours de 2 Km, à ciel ouvert, montre des taux d'abattement importants des parasites. En effet, plus de 83 % des kystes de protozoaires et plus de 77 % des oeufs d'helminthes sont éliminés de l'effluent. Mais ces abattements restent insuffisants pour satisfaire les directives de l'OMS (1989) en matière de réutilisation des eaux usées en agriculture.


2015 ◽  
Vol 326 (326) ◽  
pp. 57 ◽  
Author(s):  
Nadine Amusant ◽  
Alexis Digeon ◽  
Laurent Descroix ◽  
Olivier Bruneau ◽  
Vincent Bezard ◽  
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 L’huile essentielle de bois de rose (Aniba rosaeodora Ducke) recherchée pour ses propriétés olfactives est un ingrédient majeur de la parfumerie de luxe. En raison d’une surexploitation ces dernières décen- nies, le bois de rose est désormais consi- déré comme une espèce en voie de dis- parition. Envisager de produire de l’huile essentielle à partir de plantations s’avère une alternative pertinente. Nous avons planté 605 arbres de bois de rose issus de graines de deux provenances de Guyane française sur une parcelle de 5 445 m². La plantation présente la particularité d’être entourée de forêt primaire. Après une période de 9 ans, nous avons évalué l’effet de la position de l’arbre par rap- port à la forêt environnante et de la prove- nance des graines sur les traits dendromé- triques (hauteur, circonférence, biomasse ligneuse) et le rendement en huile essen- tielle. Les arbres présentent une crois- sance moyenne enhauteurde 0,7 m/an, en circonférence de 2,5 cm/an, avec une pro- duction de biomasse aérienne de 990,5 kg de masse sèche/ha/an. Les rendements en huile essentielle varient entre 0,6 % et 3,6 %, avec une production moyenne de 2,1 %. La position de l’arbre par rapport à la forêt environnante est le principal fac- teur affectant la croissance des arbres et la production d’huile essentielle : les arbres situés en bordure de la forêt environnante sont significativement plus petits et accu- mulent moins d’huile essentielle du fait de l’influence de la disponibilité de lumière. La provenance des graines a peu d’in- fluence sur les caractéristiques dendro- métriques et le rendement en huile essen- tielle. En conclusion, la mise en place de plantations pourrait être un système opti- mal et économiquement avantageux si l’on vise la production d’huile essentielle mais il importe d’éviter leseffetsdebordliés à la proximité de la forêt


2005 ◽  
Vol 15 (1) ◽  
pp. 73-86 ◽  
Author(s):  
L. Bouarab ◽  
M. Loudiki ◽  
A. Dauta

Dans le but d'étudier la dynamique des microalgues dans le lagunage naturel de Ouarzazate (sud du Maroc) et éventuellement sa modélisation, nous avons eu recours à la détermination des paramètres de croissance (µmax, Iopt et b) selon le modèle de PEETERS et EILERS (1978). À cet effet, Micractinium pusillum, algue verte Chlorococcale se développant dans les bassins de lagunage de la station pilote de Ouarzazate, a été isolée et mise en culture sur milieu synthétique (DAUTA, 1982) enrichi en azote et en phosphore sous des conditions contrôlées de lumière et de température. En autotrophie, l'application du modèle de PEETERS et EILERS (1978) à la croissance de Micractinium pusillum, a permis la détermination des paramètres : µmax (0,58 j-1), I opt (182 µE·m-z·s-1) et b (0,1) à la température maximale de croissance de 35 °C. En mixotrophie et à la même température, ces paramètres sont respectivement de 0,85 j-1, 150 µE·m-z ·s-1 et 1. Comparativement à la croissance en autotrophie, la croissance de Micractinium pusillum en mixotrophie, en présence d'acétate, a mis en évidence la variation, selon le régime trophique de l'algue, des paramètres de croissance µmax, Iopt et b. La croissance en mixotrophie, comportement probable dans le lagunage naturel, a conduit particulièrement à l'élévation du taux de croissance et du coefficient b. La variation du coefficient b traduirait une certaine sténophotie de la microalgue en autotrophie et une tendance à l'euryphotie en mixotrophie. Cette étude a montré également que l'influence de l'intensité lumineuse sur la croissance varie en fonction du mode trophique.


2019 ◽  
Vol 341 ◽  
pp. 87
Author(s):  
Bryan Vincent

Acacia spirorbis est une légumineuse endémique de Nouvelle-Calédonie se développant sur des sols calcaires, métallifères et volcano-sédimentaires, établissant des symbioses avec des bactéries fixatrices d’azote. Pour comprendre la contribution de la symbiose dans l’adaptation de la plante à des milieux contrastés et parfois extrêmes, nous avons évalué la fixation d’azote en conditions naturelles, caractérisé les rhizobia associés à cette plante et analysé la réponse adaptative de la plante aux éléments traces métalliques dans ses tissus racinaires, notamment au niveau des nodules.Nous avons mis en évidence que la symbiose rhizobienne fournissait plus de 80 % de l’azote total chez des populations naturelles d’A. spirorbis se développant sur des sites d’étude présentant des sols calcaires, métallifères et volcano-sédimentaires. Cette valeur est remarquable puisque, pour A. mangium, A.melanoxylon et A.mucronata, les valeurs moyennes sont respectivement de 50 %, 43 % et 58 %. Les rhizobia symbiotiques associés à A. spirorbis appartiennent aux α- et β-protéobactéries, genres Bradyrhizobium et Paraburkholderia, révélant ainsi une très large gamme de symbiontes et une faible sélectivité de partenaire. De manière remarquable, la taxonomie et le phénotype de ces souches sont structurés et adaptés aux conditions édaphiques. Enfin, les signatures chimiques des tissus internes des nodules reflètent les propriétés chimiques des sols dans lesquels ils se sont développés, indiquant une potentielle gestion des éléments traces métalliques dans ces tissus. Tous ces éléments suggèrent que la symbiose fixatrice d’azote contribue de manière significative dans l’adaptation d’Acacia spirorbis à des sols contrastés et pouvant présenter une toxicité polymétallique extrême.


2005 ◽  
Vol 12 (4) ◽  
pp. 729-751 ◽  
Author(s):  
A. Millet ◽  
T. Bariac ◽  
C. Grimaldi ◽  
J. Boulègue

Au cours de 2 crues survenues le 24 mai 1992 et le 15 mai 1993 sur 2 bassins versants, nous avons étudié la composition isotopique et chimique des précipitations (pluies et pluviolessivats) ainsi que leurs variations temporelle et spatiale. Les bassins étudiés (d'environ 1,5 ha) sont situés près de la ville de Sinnamary (Guyane Française) et sont proches l'un de l'autre (200 m). Un des bassins (bassin B) est recouvert par une forêt primaire, tandis que le second (bassin A) a été défriché et transformé en prairie (Digitaria swazilendensis, programme ÉCÉREX Orstom-CTFT). Le dispositif expérimental est composé de 31 pluviomètres sur le bassin B et de 3 pluviomètres sur le bassin A. Les hauteurs d'eau précipitées lors des événements étudiés sont importantes (environ 60 mm sur le bassin A). La hauteur d'eau précipitée est homogène spatialement sur le bassin A, alors qu'elle est très hétérogène sur le bassin B. La teneur instantanée des précipitations en18O est très variable temporellement, mais reste homogène spatialement, sur les 2 bassins. L'interception de la pluie par la canopée déstructure donc la hauteur d'eau précipitée sous forêt, mais pas sa signature isotopique. Le 24 mai 1992, nous avons observé une dilution de la composition chimique de la pluie et une diminution de son pH au cours du temps. Les pluviolessivats sont généralement plus concentrés que la pluie et leur pH est plus tamponné. Nous n'avons pas observé de corrélation entre la composition chimique de la pluie ou des pluviolessivats et l'intensité des précipitations. La variabilité spatiale de la composition chimique des pluviolessivats, étudiée lors de l'averse principale du 24 mai 1992, est très importante et 31 pluviomètres semblent insuffisants pour estimer précisément les apports au sol. L'effet de masse est respecté le 24 mai 1992, mais n'est pas visible le 15 mai 1993. La comparaison de l'évolution des teneurs intégrées en Cl- et en18O montre que l'événement pluvieux du 24 mai 1992 est issu d'une masse d'air unique, alors que celui du 15 mai 1993 est issu de plusieurs masses d'air différentes. On remarque également que la teneur intégrée en18O des pluviolessivats est légèrement supérieure à celle de la pluie en milieu ouvert. En l'absence d'évaporation (la composition isotopique des pluviolessivats est alignée sur la droite locale des eaux météoriques), cela s'explique par un mélange entre la pluie directe et de l'eau de pluie plus ancienne, retenue sur la canopée et de composition isotopique différente.


1965 ◽  
Vol 5 ◽  
pp. 136
Author(s):  
J. Dommanget
Keyword(s):  

Au cours de recherches bibliographiques diverses, nous avons remarqué que bien des observateurs se sont servis et se servent encore de formules par trop approximatives pour calculer – lorsqu’ils le font – les erreurs moyennes affectant leurs mesures.Nous croyons important et opportun de rappeler ici la formule correcte dont nous avons donné une démonstration à une autre occasion (1959).


1965 ◽  
Vol 5 ◽  
pp. 52-54
Author(s):  
A. N. Deutsch
Keyword(s):  

L’observatoire de Poulkovo a publié dans plusieurs mémoires les mouvements propres des 50000 étoiles jusqu’à la 15-me grandeur photographique obtenus par l’astrographe de la Carte du Ciel. Dans la présente étude nous avons utilisé 74 aires de Kapteyn et 25 autres aires ayant au centre les amas stellaires, les nébuleuses planétaires, les Novae etc. Nous avons profité en outre de résultats du catalogue de Radcliffe [9] qui nous a fourni 41 aires de Kapteyn de plus. Donc on peut admettre que nous avons examiné 200 degrés carrés c’est à direde la sphère céleste.


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