scholarly journals Que mesurent les tests de CODB et de COA ?

2005 ◽  
Vol 8 (3) ◽  
pp. 371-385 ◽  
Author(s):  
J. Woolschlager ◽  
B. E. Rittmann
Keyword(s):  

Un des objectifs de cette recherche est d'examiner les différences entre les resultats obtenus par les tests de dosage des matières organiques biodégradables (MOB). L'autre objectif est de déterminer comment les résultats peuvent correspondre à la valeur vraie de la MOB. L'étude a été menée en employant un mode le mathématique qui tient compte des principes cinétiques et stoechiométriques. Le tableau 1 présente les exemples des équations de bilan de masse qui entrent dans le modèle. Celui-ci permet de suivre la croissance de la biomasse, la dégradation du substrat (MOB), le carbone organique dissous (COD), ainsi que la production et la dégradation des produits microbiens solubles (PMS). Les PMS, qui possèdent des poids moléculaires allant de moyens à élevés, sont produits durant le métabolisme normal des cellules (RITIMANN et al., 1987). Les PMS peuvent être divisés en deux groupes de produits associés: les PAU qui sont le résultat direct de l'utilisation du substrat et les PAB qui sont produits proportionnellement à la biomasse (PAB). Certaines hypothèses sont à la base des équations du bilan massique. La biomasse n'est constituée que d'hétérotrophes. La MOB est modélisée en tenant compte de substrats facilement et difficilement dégradables. Chaque substrat se distingue par sa valeur K inscrite au tableau 3. La densité de biomasse en début de test est de 1 mgA (2400 UFC/ml), sauf quand la densité est modifiée dans le modèle. Pour les besoins de la modélisation, les valeurs de MOB, de CODB et de biomasse ont eté converties en demande chimique en oxygène (DCO). Les facteurs de conversion utilisés sont: 1,42 mg de MOB exprimée en DCO/mg de MOB exprimee en solides volatils dissous, 4,16 x 10-7 mg DCO/cellule et 2,67 mg acétate exprimé en DCO/mg de C-acétate. Un ensemble de courbes typiques pour le modèle est présenté aux figures 1 et 2. La figure 1 montre les résultats obtenus pour un substrat facilement dégradable tandis que la figure 2 présente ceux obtenus pour un substrat difficilement dégradable. Dans les deux cas, la biomasse s'accroît graduellement pour atteindre un maximum, puis rediminue. Les vitesses et intensités de réaction dépendent toutefois beaucoup des cinétiques de dégradation de la MOB. Les deux figures traduisent l'accumulation continue des PMS, qui représentent des proportions respectives de 43% et 30% de la MOB d'origine pour les substrats facilement et difficilement dégradables. L'accumulation des PMS est importante, car la courbe de décroissance du COD est le résultat net de la MOB consommée moins les PMS accumulés. Ceci implique que le changement dans le niveau de COD, qui représente le paramètre de contrôle pour les tests CODB, n'égale pas la MOB vraie. Le CODB mesuré ne représenterait plutôt que 50 à 60 % de la MOB d'origine. La figure 3 montre la relation qui existe entre le CODB et la MOB pour les deux types de substrats. Le CODB n'est pas égal à la MOB, ce qui est démontré par l'écart observé par rapport à la droite d'équivalence de pente 1. Cette différence est due à deux phénomènes: I'accumulation des PMS dépend de la MOB, tandis que l'écart entre les deux types de substrat est le résultat des courbes s'approchant de Smin sur l'axe de la MOB, lorsque le CODB tend vers zéro. Ce résultat est significatif, car des études ont démontré que la MOB dans les eaux brutes contient surtout des substrats difficilement dégradables (LECHEVALLIER et al., 1991). Ainsi, faire l'hypothèse que le CODB soit égal à la MOB pour les substrats difficilement assimilables se traduirait par une importante sous-estimation de la MOB dans l'échantillon. La figure 4 montre la relation observée entre la biomasse maximum, employée avec les tests COA (carbone organique assimilable), et la vraie MOB pour les deux substrats. Cette figure présente aussi l'étalon de calibration proposé par van ter Kooij et al (1982), qui convertit le nombre de cellules en C-acétate (4,1 x 10 6 cellules par mg C-acétate). Ni le substrat facilement utilisable ni le substrat difficilement utilisable, ne s'approche de la courbe de calibration. Ces écarts sont causés par la variation du premier ordre en ordre zéro de l'équation de Monod et aussi parce que les courbes approchent le Smin où la croissance des cellules est presque nulle. Lorsque la MOB dans l'échantillon est principalement constituée d'un substrat difficilement dégradable, I'usage d'un étalon d'acétate produit une forte sous-estimation de la MOB vraie. La figure 5 montre la relation directe entre le CODB et le COA pour les deux types de substrats. L'augmentation du rapport CODB/COA avec la diminution de la MOB s'explique par le fait que la biomasse tend vers une croissance zéro lorsque la MOB s'approche de Smin. Cette figure démontre clairement qu'il existe une différence fondamentale entre les mesures des tests CODB et COA, lorsque la MOB tend vers Smin. Toutefois, le rapport CODB/COA est presque unitaire dans le cas du substrat facilement dégradable, quand la MOB se situe à l'intérieur des limites de détection pour le dosage du CODB (environ 100 mg/l à la figure 5). Ainsi, il est possible d'obtenir le même résultat avec les deux types de tests. Le modèle permet aussi d'examiner l'effet des concentrations en biomasse initiale pour une [MOB] fixée. Pour un substrat facilement dégradable, qui est entièrement consommé en présence d'un faible inoculum, la modélisation montre que le CODB et la biomasse maximum ne sont pas affectés. Cependant, le résultat diffère pour un substrat difficilement dégradable qui n'est pas entièrement consommé avec un inoculum de faible densité. Tel que présenté à la figure 6, le CODB et la biomasse maximum augmentent fortement avec la densité de l'inoculum. Cet effet est dû à la faible croissance de la biomasse qui survient en présence d'un inoculum de faible densité; la biomasse maximum et le COD minimum sont atteints après 30 jours. Avec un inoculum important, la biodégradation survient plus rapidement et le CODB maximum est atteint avant 30 jours.

Author(s):  
Virginie Maille ◽  
Elodie Gentina ◽  
Li Zhen
Keyword(s):  

Pourquoi les adolescents s’engagent-ils dans des comportements de consommation immoraux, comme changer un prix ou mentir pour obtenir une remise ? S’appuyant sur la théorie du besoin d’appartenance sociale, une étude sur 1326 adolescents de 16 à 24 ans, brésiliens, chinois, américains, et français, démontre la coexistence de deux relations contraires entre l’appartenance au groupe de pairs et le jugement de comportements de consommation immoraux : une relation directe où les adolescents se sentant les plus intégrés sont ceux dont le jugement est le plus sévère, mais aussi une relation indirecte, où l’appartenance sociale augmente l’auto-efficacité créative, qui rend à son tour plus indulgent vis-à-vis des comportements immoraux. Le poids respectif des chemins directs et indirects varie avec la culture nationale, ici le pays de résidence et la valeur d’individualisme/collectivisme. Au Brésil et en Chine, de culture collectiviste, le chemin direct domine. Aux Etats-Unis et en France, plus individualistes, le chemin est indirect.


2020 ◽  
pp. 147-158
Author(s):  
Saida Ben Salem
Keyword(s):  

Le mysticisme se présente à travers l’œuvre et la vie de Gide comme une quête d’un certain idéalisme et d’une morale qu’il tentera d’appliquer à tous les domaines. La quête du mysticisme perd ainsi peu à peu toute conation religieuse en relation directe avec Dieu, elle devient paradoxalement une recherche d’une certaine forme de pureté et d’absolu.


2020 ◽  
Vol 20 (1) ◽  
pp. 149
Author(s):  
María Dolores López Pérez

Les traités de paix s'insèrent dans un contexte caractéristique des relations entre pays «chrétiens» et pays «musulmans», dont la principale particularité est l'existence permanente d'un état de guerre troublé seulement par la déclaration d'une trêve strictement limitée à un certain nombre d'années. Du point de vue théorique, un traité suppose l'existence d'une conjoncture favorable pour le développement des transactions commerciales tandis que la rupture des relations ou, simplement, la manque de reprise d'une trêve peut signifier la cessation de n'importe quelle modalité d'activité mercantile et, en même temps, la légalité des actions pirates au corsaires. Jusqu’ici l'hypothèse. Cependant, la question n'est pas tellement simple. Il faut préciser d'abord que les «accidents» politiques ont une relative influence sur la dynamique comemerciale, mais qu'ils n'arrivent pas à l’extrême de paralyser les échanges dans le cas où les relations diplomatiques entre les deux états soient inexistantes, exception faite de quelques espaces chronologiques limités pendant lesquels il y avait des hostilités et une confrontation ouverte. En fait, il y a une série de mécanismes d'adaptation pour chacune des situations originées par la conjoncture politique. Or, le problème consiste à savoir la signification des traités et leur répercussion sur les opérations mercantiles. Entre 1387 et 1410 nous avons, d'une part, les chapitres d'une trêve, celle conclue en 1403 entre Martín l'Humain, roi d'Aragon, et Martin le Jeune, roi de Sicile, d'une côté, et Abu Fâris, roi de Tunis, de l'autre. D'autre part, nous connaissons l'existence de concertations ou de tentatives de négotiation d'autres traités à partir de nouvelles documentaires indirectes. En conséquence, notre bue est, au moyen de l'analyse du contenu des traités et la réalisation d'une guerre et de paix. Une comparaison des conclusions obtenues avec le flux commercial résultant de l'étude des sources officielles et privées nous permettra de discerner les possibles concordances et divergences entre l'échelon politique et l'échelon économique. En définitive, il s'agit de constater si l'on peut établir une rélation directe ou non entre étapes d'état de guerre/étapes de récession et étapes de paix declarée/étapes d'expansion, toujours dans une perspective commerciale.


2012 ◽  
Vol 93 (1) ◽  
pp. 71-75
Author(s):  
N. Moumen ◽  
Y. Arkha ◽  
M.R. El hassani ◽  
N. Chakir ◽  
A. El khamlichi ◽  
...  
Keyword(s):  

Author(s):  
Bénédicte Aldebert ◽  
Gaël Gueguen

Les recherches sur le lien entre TIC et performance ne permettent pas de trancher sur la nature de ce lien : une relation directe et positive n’est pas systématique. Il semble que c’est au travers de processus organisationnels que les TIC auront un impact sur les performances. En raison du rôle du propriétaire-dirigeant au sein d’une PME, son intérêt pour les TIC ne s’avérera pas neutre. Dès lors, l’objectif de cette recherche est de mieux comprendre le rôle du dirigeant de PME dans les pratiques en matière de technologies de l’information de son entreprise et d’observer les conséquences sur la performance. Plus précisément, nous cherchons à répondre à la question suivante : est-ce que l’intérêt du dirigeant favorise une plus grande utilisation des TIC et par-delà, une meilleure performance ou intervient-il sur l’utilisation des TIC en agissant comme un amplificateur de la qualité de leur utilisation par le personnel ? L’intérêt de cette recherche est d’éclairer la théorie sur le lien entre les TIC et la performance en prenant appui sur un secteur où le management de l’information est crucial. Pour ce faire, nous utiliserons les résultats d’une enquête menée auprès de 123 PME touristiques des Alpes-Maritimes.


Linguistica ◽  
1998 ◽  
Vol 38 (2) ◽  
pp. 212-213
Author(s):  
Vladimir Pogačnik

Claire Blanche-Benveniste, l'âme des recherches sur le français parlé, menées depuis une bonne vingtaine d'années à l'Université de Provence, et directrice de recherche à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, s'est vu offrir récemment cet ouvrage collectif, édité par ses proches collaborateurs Mireille Bilger, Karel van den Eynde et Françoise Gadet, aidés de Piet Mertens pour la mise au point des textes définitifs. Le recueil de contributions qui intéresseront surtout les spécialistes dans le domaine de la description du français oral est paru dans la prestigieuse collection dirigée par Pierre Swiggers qui a enrichi ce projet en élaborant une bibliographie exhaustive des travaux de sa collègue aixoise. "L'ouvrage, organisé en deux grandes parties ("Méthodologie et théorisation" et "Description"), se fixe comme but principal de préciser les concepts fondamentaux et les procédures en linguistique descriptive, dans leur confrontation à la diversité des données, et ce en relation directe avec les travaux de Claire Blanche-Benveniste, mais aussi dans une perspective plus large."


2005 ◽  
Vol 2 (3) ◽  
pp. 353-372 ◽  
Author(s):  
L. Aleya ◽  
J. Devaux

L'évolution saisonnière de la biomasse phytoplanctonique (estimée par les biovolumes après dénombrements cellulaires et par le dosage de la chlorophylle a), de la production primaire et des coefficients d'activité (P/"BComptage" et P/"BChlorophylle") a été étudiée, par classes de taille, de mars à novembre 1985 dans un lac eutrophe (lac d'Aydat, Massif Central). Il apparaît que la fraction de taille 12-45 µm contribue pour environ 50 % à la biomasse phytoplanctonique totale quelque soit le descripteur de ta biomasse utilisé et pour 65 % à l'activité photosynthétique totale, l'importance quantitative de cette fraction de taille se traduit au niveau des phénomènes d'extinction de la lumière par une relation inverse et hautement significative entre concentrations en chlorophylle a associée à cette classe et les profondeurs de disparition du disque de Secchi (Zs). Si les corrélations linéaires établies entre la production primaire et les rapports surface/volume (S/V) sont significatives au sein de chaque classe, confirmant ainsi l'existence d'une relation directe entre ces 2 paramètres, les valeurs moyennes de P/B de la fraction de taille < 12 µm sont très différentes selon le mode d'expression de la biomasse. L'explication de cette divergence est à rattacher aux divers biais méthodologiques introduits dans les estimations de biomasse retenues dans notre étude. D'une part, la sous estimation de la fraction nanoplanctonique par la technique des dénombrements cellulaires entraîne par voie de conséquence une surestimation des valeurs de P/B"Comptage" attribuées à la fraction < 12 µm. D'autre part, il est reconnu que les teneurs en pigments sont, par unité de volume, supérieures pour la fraction nanoplanctonique que pour les cellules de grande taille. L'adoption d'un facteur unique de conversion entraîne donc une surestimation de ta biomasse de cette fraction.


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