scholarly journals Des questions sur la culture organisationnelle des organismes communautaires

2008 ◽  
Vol 7 (1) ◽  
pp. 45-62 ◽  
Author(s):  
Nancy Guberman ◽  
Danielle Fournier ◽  
Josée Belleau ◽  
Jennifer Beeman ◽  
Lise Gervais

Résumé Cet article décrit la problématique et les cinq dimensions d'analyse d'une recherche portant sur les cultures organisationnelles propres aux organismes communautaires au Québec. Dans un premier temps, nous examinons en quoi la notion de culture organisationnelle peut être une piste utile dans l'identification de la « différence » des organismes communautaires. Ensuite, nous cernons, à partir d'une recension des écrits, ces différences par rapport aux organismes du réseau et soulignons les éléments organisationnels spécifiques aux groupes de femmes. Enfin, nous présentons le contenu de nos cinq dimensions d'analyse. Il s'agit des modes de gestion, du rapport aux membres, du rapport au travail salarié, du rapport à la vie privée et du rapport à l'Etat. Il est primordial de mieux cerner la spécificité des pratiques et les éléments de la culture organisationnelle des groupes communautaires pour mettre en valeur leur apport au renouvellement des pratiques sociales.

2016 ◽  
Vol 26 (1) ◽  
pp. 225-254
Author(s):  
Laurie Laplanche

Cet article porte sur la question du genre dans la production médiatique à la Société Radio-Canada (SRC) entre 1965 et 1982, soit au cours des 17 années de diffusion du magazine télévisé Femme d’aujourd’hui, produit par le Service des émissions féminines télévisées. Nous examinons comment les valeurs, les normes, les qualités, les capacités et les attentes associées à la féminité et à la masculinité ont fait partie intégrante de la culture organisationnelle radio-canadienne, ce qui a favorisé des inégalités, mais également des possibilités pour les femmes travaillant à la Société d’État. À cette fin, nous avons analysé le journal des employés, Circuit fermé, de 1965 à 1982, les outils promotionnels destinés au grand public entre 1965 et 1982 (La semaine à Radio-Canada et Ici Radio-Canada), les rapports sur les mesures d’égalité des chances à Radio-Canada dans les années 1970, ainsi que les documents contenus dans le fonds privé de la chef du Service des émissions féminines télévisées, Mme Michelle Lasnier. Nous exposons tout d’abord la répartition du pouvoir entre les hommes et les femmes, ainsi que les caractéristiques associées à la masculinité et à la féminité à la Société d’État qui ont pu réduire l’efficacité de l’implantation de mesures d’égalité des chances dans les années 1970. Nous avons ensuite comparé ces éléments à l’organisation du travail au sein du Service des émissions féminines télévisées à Montréal.


1982 ◽  
Vol 37 (2) ◽  
pp. 246-254 ◽  
Author(s):  
Janusz Tazbir

M'étant interrogé, il y a quelques années, sur l'accueil réservé aux œuvres de Thomas More et sur leur diffusion en Pologne, j'ai tenté de définir les raisons pour lesquelles les utopies classiques n'avaient pas trouvé de résonance parmi les citoyens de la République nobiliaire. Elles sont multiples. Ainsi, presque toutes les représentations de la société idéale, depuis la Politique de Platon, les visions de More ou de Campanella, jusqu'aux utopies du siècle des Lumières, préconisent une ingérence très poussée dans la vie privée des citoyens, un contrôle continu exercé sur eux par des censeurs spécialement institués à cette fin, la soumission à des normes très rigoureuses de discipline sociale — en un mot, un fonctionnement de l'État qui est en contradiction flagrante avec les institutions de la Pologne des xvie-xviie siècles. Comme le remarque à juste titre Claude Backvis, l'utopie naît dans des conditions où elle ne peut en aucune mesure être réalisée. Elle réclame tout parce qu'elle n'est en mesure de rien obtenir ; son maximalisme vient de ce qu'on pense impossible de modifier, de quelque façon que ce soit, les rapports sociaux et politiques existants. C'est la raison pour laquelle la noblesse polonaise qui, à l'époque de la Renaissance, avait largement les moyens de transformer l'État, ne recherchait pas de compensation dans la création imaginaire d'un monde idéal, utopique. Plus tard, le conservatisme de l'État polonais, son hostilité déclarée à tout changement, s'opposèrent efficacement tant à la création de variantes polonaises qu'à la réception des versions étrangères de l'utopie.


2006 ◽  
Vol 148 (1) ◽  
pp. 81-102 ◽  
Author(s):  
Christine Errera
Keyword(s):  

1991 ◽  
Vol 43 (3) ◽  
pp. 539-563 ◽  
Author(s):  
François Rigaux
Keyword(s):  

2012 ◽  
Vol 85 (3) ◽  
pp. 561-562
Author(s):  
Édouard Langille
Keyword(s):  

2014 ◽  
Vol 38 (2) ◽  
pp. 229-246 ◽  
Author(s):  
Montserrat Ventura i Oller ◽  
Alexandre Surrallés ◽  
Maite Ojeda Mata ◽  
Josep Lluis Mateo Dieste ◽  
Mònica Martínez Mauri ◽  
...  

Dans cet article, nous montrons que si les populations humaines se sont toujours déplacées et mélangées, les transgressions des frontières socioculturelles n’ont pas nécessairement engendré de nouvelles catégories relevant du mélange. Nous expliquons comment l’apparition (ou non) de ces dernières est liée aux structures sociopolitiques, aux ontologies, aux conceptions de la parenté et de la procréation propres aux différents groupes humains, en partant du processus historico-politique qui a donné origine à la catégorie hispano-américaine du mestizo. Outre l’étude de la société hispano-américaine coloniale, nous examinons les cas de la République d’Argentine, de trois sociétés indiennes d’Amérique latine (Kuna, Tsachila et Candoshi), du nationalisme catalan vis-à-vis des migrants internes espagnols, de la société Chamorra des Îles Mariannes, des habitants des oasis du sud du Maroc et de la société de castes du Nord de l’Inde. Notre objectif est d’identifier dans quelles circonstances les catégories « mixtes » sont politiquement inacceptables ou logiquement inconcevables. Ce faisant, le texte révèle aussi que, si la catégorie de métis n’est pas naturelle, sa naturalisation n’est pas non plus universelle.


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