scholarly journals La reconquête de Beyrouth pour les enfants et les adolescents au prisme des infrastructures scolaires

Author(s):  
Cynthia Azzam

Cadre de la recherche :Bien qu’elle connaisse le Bois des Pins (récemment rouvert au public), la ville de Beyrouth manque cruellement d’espaces publics. Les quelques rares places sont, pour la plupart, dégradées ; les petits espaces récréatifs dédiés aux enfants, bien peu nombreux. Cette ville, qui peu à peu se vide des jeunes couples (surtout avec l’élévation du prix foncier), ne s’intéresse guère aux enfants ou aux adolescents, mais cherche avant tout à attirer le jeune public dans ses quartiers branchés ou à séduire les touristes par la reconstruction du centre-ville.Objectifs :Le présent article n’a pas comme objectif de s’épancher sur les maux de cette société dont les origines remontent à des siècles, mais plutôt d’analyser « la ville comme le lieu où s’inventent les solutions ». Nous nous demandons alors : pourquoi ne pas réinventer l’usage des écoles (qui ne servent que quelques heures durant la journée) pour en faire des espaces récréatifs l’après-midi et durant les vacances estivales ?Méthodologie :En nous fondant sur les résultats d’une recherche doctorale portant sur l’architecture scolaire au Liban, nous avons identifié les attentes des usagers en matière d’espaces urbains. Nous privilégions dans ce travail une méthode mixte : qualitative (à travers des entretiens semi-directifs réalisés avec les acteurs du secteur éducatif) et quantitative (portant sur un modèle de cas multiples).Résultats :Les avis recueillis des directeurs, des parents et des élèves, bien que ces derniers fussent parfois réticents, paraissent s’accorder avec la volonté de faire place aux jeunes dans la ville de demain. Mais le partage des espaces scolaires avec la ville pose la question de la sécurité, de la détérioration et du maintien de la propreté de ces infrastructures.Conclusions :Rendre la ville aux enfants et aux adolescents impliquera donc non seulement des modifications physiques dans la ville mais aussi un changement des habitudes et des mentalités des habitants et des décideurs locaux.Contribution :Cet article cherche à penser « autrement » le milieu scolaire urbain afin de rendre aux jeunes des espaces qui leur reviennent de droit.

1967 ◽  
Vol 22 (3) ◽  
pp. 590-608
Author(s):  
Alvaro Jara
Keyword(s):  

Récemment l'occasion nous a été donnée, dans quelques articles, de souligner l'importance extrême que nous attachons, pour notre part, à une étude « sectorielle » de l'économie minière, dans le vaste cadre de l'Empire espagnol. Nous avons donné nos raisons, esquissé des programmes de travail, la problématique générale d'ensemble et les méthodes à employer ; fourni aussi quelques résultats préliminaires d'une recherche encore limitée, pour le moment, à l'une des provinces de l'Amérique Latine, la vice-royauté du Pérou. Inutile donc d'y revenir dans le présent article.Nous voudrions seulement insister sur le bien fondé de l'étude sectorielle, en ce qui concerne les économies du passé, et par la même occasion, sur la nécessité physique — du point de vue méthodologique aussi bien que pratique — de travailler au niveau régional.


2020 ◽  
Vol 25 (2) ◽  
pp. 417-433
Author(s):  
Anna Joan Casademont

Cette recherche porte sur l’étude de différents types d’erreurs chez des francophones qui apprennent le catalan de niveau intermédiaire (seuil, B1) en production écrite. Le but de la présente étude est donc (a) de détecter des récurrences dans les productions, (b) de tester la classification d’erreurs proposée et (c) de contribuer à la réflexion sur l’élaboration de stratégies pédagogiques qui viseraient des aspects concrets de l’apprentissage du catalan de niveau B1 par des étudiantes et étudiants dont la langue première est le français. Pour ce faire, nous avons analysé un corpus de rédactions d’examens officiels de langue catalane de l’Institut Ramon Llull. Les erreurs ont été analysées et classifiées à partir de critères descriptifs et étiologiques. D’un point de vue descriptif, le présent article indique les résultats quantitatifs et qualitatifs et présente quelques tendances et généralisations, afin de proposer des pistes pédagogiques pour optimiser les pratiques en enseignement et en apprentissage du catalan.


2005 ◽  
Vol 8 (1) ◽  
pp. 15-47 ◽  
Author(s):  
Marc-André Lessard ◽  
Jean-Paul Montminy

Au mois de janvier 1965, la Conférence religieuse canadienne (C.R.C.), section féminine, lançait à travers tout le Canada une vaste enquête sociographique pour tenter de définir et de préciser la situation des religieuses de notre pays. Le travail, qui avait demandé une longue préparation, devait se poursuivre pendant six mois et permettre la publication d'un rapport préliminaire (été 1965) à l'usage exclusif de la C. R. C. Pour un public élargi, un rapport plus complet paraissait à l'automne 1966. Avant d'aller plus loin, il convient cependant d'indiquer en toute honnêteté les limites de notre travail. Nous le disions à l'instant, il s'agit d'une recherche sociographique visant à un recensement des religieuses du Canada. Un ensemble de questions fermées demandait aux supérieures des renseignements sur l'âge, les qualifications académiques, les origines familiales, l'endroit de résidence de leurs religieuses, etc. Le Père Fulgence Boisvert, o.f.m., du secrétariat permanent de la C. R. C. et ses assistants ont assumé la tâche de recueillir les informations et d'en faire une première interprétation. Ils ont pu repérer 197 instituts canadiens, membres ou non de la C. R. C , à qui ils ont fait parvenir le questionnaire. De ce nombre 183 instituts ont répondu fournissant des renseignements pour 65,248 religieuses. Comme les 14 institutions, qui n'ont pas répondu au questionnaire, auraient pu donner des informations pour environ 700 religieuses, on constate que 98.9% des religieuses sont concernées par notre rapport. Le lecteur notera que les statistiques d'ensemble ne sont pas toujours les mêmes. Cela tient au fait que les questions n'ont pas toujours été bien comprises par toutes les religieuses ou encore qu'on a omis la réponse à certaines questions. Nous indiquerons en temps et lieu les statistiques générales sur lesquelles nous nous appuierons. Il a paru très utile aux chercheurs de classifier les instituts selon trois grandes variables : l'ordre d'ancienneté, l'ordre de grandeur et la fonction principale qu'ils remplissent. Dans ce dernier cas, sept types de fonction ont été déterminés : contemplatives, missionnaires, hospitalières, éducatrices, éducatrices-hospitalières, œuvres sociales et auxiliaires du clergé (ménagères). Personne, croyons-nous, ne contestera le choix de ces sept types qui couvrent les principales fonctions des religieuses canadiennes. Mais une réelle difficulté survient quand on veut identifier chacun des instituts selon son appartenance à l'un ou l'autre des sept types de fonction. En effet, il est assez difficile de bien connaître chacun des 183 instituts et d'en préciser la fonction dominante. Certains instituts ont même adopté récemment de nouvelles orientations, s'adonnant aujourd'hui à des œuvres que n'avaient pas prévues les fondatrices. De toute évidence, la classification des instituts selon leur fonction principale demeure plus discutable que les deux autres classifications : l'ordre d'ancienneté et l'ordre de grandeur, qui sont plus mathématiques et plus objectives. Cependant, malgré les erreurs auxquelles elle expose et malgré les contestations qu'elle peut susciter, la classification des instituts par type de fonction principale s'est révélée particulièrement utile et révélatrice dans nos diverses analyses sur le monde des religieuses. Les différentes sections du rapport de l'enquête sont donc axées autour de trois variables principales : l'ordre d'ancienneté, l'ordre de grandeur, le type de fonction dominante. Le rapport se divise en deux grandes parties : les religieuses du Canada : état actuel ; les religieuses du Canada : changements récents. La première partie comprend sept sections portant successivement sur : le nombre et la taille des instituts, l'origine et l'ancienneté des instituts, les fonctions des instituts, les différences régionales, l'âge des religieuses, les origines familiales et les qualifications académiques, La seconde partie comprend deux sections : l'évolution numérique, le recrutement et la persévérance des religieuses. Pour le présent article, nous avons choisi deux sections de l'ensemble du rapport : l'âge des religieuses, leur recrutement et leur persévérance. Comme nous le verrons, ces deux sections couvrent les aspects les plus caractéristiques de la situation chez les religieuses canadiennes. Enfin, nous tenons à avertir le lecteur de ne pas chercher dans notre travail des conclusions définitives et sans appel. Pour y parvenir, il eût fallu posséder un matériel beaucoup plus complet. Il eût fallu également s'astreindre à de longues et patientes incursions dans l'histoire de chacun des instituts religieux et aussi dans l'histoire religieuse du Canada. On comprendra facilement que cela dépassait les limites d'une recherche sociographique.


2005 ◽  
Vol 4 (3) ◽  
pp. 313-336
Author(s):  
Gérald Fortin ◽  
M.-Adélard Tremblay

Le besoin étant défini de façon subjective, l'univers des besoins de la famille constitue pour celle-ci un système normatif qui conditionnera ses conduites économiques. Cependant, la famille dans la définition de sa situation globale doit tenir compte non seulement de ses normes mais aussi du niveau réel de ses ressources, de son revenu. Nous avons pu déterminer que la définition de la situation était aussi influencée par l'histoire de la famille et par certaines dispositions psychologiques. La définition de la situation par la famille peut cependant porter sur deux objets différents. La famille peut extérioriser sa définition de la situation en exprimant son degré de satisfaction ou de privation par rapport aux différents postes du budget et par rapport à des conduites particulières. Elle peut aussi livrer sa définition en évaluant globalement la situation présente et passée. En général, il nous est apparu que la famille avait beaucoup de difficulté à subdiviser la situation en aspects particuliers et avait plutôt tendance à percevoir globalement ses chances de vie. C'est pourquoi nous voulons consacrer le présent article à l'analyse de la définition globale de la situation. À ce propos deux questions s'imposent à notre attention : a) comment les familles évaluent-elles leur revenu par rapport à leurs besoins ? et, b) de quelle façon les familles entrevoient-elles l'avenir ? Cette double interrogation nous permet de rejoindre l'univers des aspirations, c'est-à-dire ce qui est considéré comme souhaitable et réalisable dans un avenir plus ou moins rapproché. L'aspiration peut être analysée à travers les explications que fournit l'individu pour justifier un comportement et à travers les désirs que ces explications expriment. L'aspiration se révèle aussi dans les objectifs et les projets dont l'individu poursuit la réalisation. Mais tous ces différents indices qui manifestent à des degrés divers, à travers divers mécanismes, la présence d'aspirations n'apparaissent que lorsque le consommateur a atteint un certain niveau de vie. En effet, comme nous le verrons plus loin, la définition de la situation s'exprimera à travers des aspirations seulement si l'individu a réussi au préalable à satisfaire la plupart de ses besoins essentiels. Un individu qui est constamment aux prises avec les problèmes posés par l'incomplète satisfaction des besoins immédiats de sa famille peut difficilement élaborer des projets d'avenir et planifier à long terme l'amélioration de ses conditions de vie. Cependant, la possibilité de se projeter dans l'avenir par l'aspiration ne dépend pas uniquement de la situation objective (un certain niveau de vie), mais aussi de la définition de cette situation. Cette définition de la situation dépend aussi bien de la situation objective de la famille que de ses normes de consommation. C'est pourquoi, avant d'aborder l'étude des aspirations, il faut examiner la manière dont les familles jugent leur situation objective (les ressources disponibles) par rapport à leurs besoins. Cette première section s'intitulera : « La satisfaction des besoins quotidiens ». Dans une deuxième section, on définira « l'univers des aspirations » des travailleurs salariés, puis on analysera comment s'effectue le passage du besoin à l'aspiration et comment les aspirations deviennent des rêves.


2007 ◽  
pp. 1-16 ◽  
Author(s):  
Chantal Collard ◽  
Carmen Lavallée ◽  
Françoise-Romaine Ouellette
Keyword(s):  

Dans une récente recherche comparative et interdisciplinaire (anthropologie et droit), menée en partenariat avec le Secrétariat à l’adoption internationale et l’Association des centres jeunesse du Québec, qui visait à réfléchir sur des ajustements du droit aux nouvelles réalités de l’adoption internationale, nous avons examiné les normes juridiques et les pratiques dans différents pays d’accueil et d’origine en dégageant les conceptions, les normes et les valeurs qu’elles véhiculent et en identifiant leurs principaux impacts. Le présent article expose les grandes lignes de cette problématique. Il soulève des questions pratiques qui subsistent au Québec, malgré de récents changements législatifs concernant la conciliation des différentes lois nationales et l'adoption intrafamiliale.


1996 ◽  
Vol 63 (3) ◽  
pp. 183-191 ◽  
Author(s):  
Anne Bouchard ◽  
Sylvie Tétreault ◽  
Renée Bourbonnais

Le travail joue un rôle primordial dans la vie de tous les individus. Pourtant, les jeunes adultes atteints d'une déficience sont confrontés â plusieurs situations de handicap lorsqu'ils quittent le milieu scolaire pour accéder au milieu du travail. Dans la région de Québec, un certain nombre d'entre eux se retrouvent devant aucune possibilité, et ce, dès l'âge de vingt et un ans. Le présent article vise â recenser les principaux écrits portant sur l'intégration au travail des personnes présentant une déficience. Les thèmes suivants sont abordés: l'importance du travail dans la population en géénéral et chez les individus vivant avec une déficience, les facteurs influençant l'intégration au travail, les différents programmes favorisant l'accès au marché du travail et le rôle de l'ergothérapeute face au travail. À la fin du texte, différentes pistes de recherche dans ce domaine sont proposées.


Author(s):  
Rémi Lambert ◽  
Stéphane Maisonnas
Keyword(s):  

Le présent article livre les résultats d’une étude sur la gestion stratégique dans le secteur agricole du Québec. L’objectif de cette étude visait à définir, à la lumière de ce qui se fait dans la petite et moyenne entreprise (PME) industrielle, une démarche de gestion stratégique adaptée pour les gestionnaires d’entreprises agricoles. Nous voulions aussi déterminer les outils de gestion qui rendraient cette démarche opérationnelle. Ainsi, des entrevues avec les gestionnaires agricoles ont permis de valider la démarche proposée et de déterminer les outils qui sont actuellement utilisés en agriculture et qui servent à la démarche stratégique. De plus, nous avons constaté que plusieurs outils utilisés par la PME sont absents de la gestion agricole. À notre avis, l’adoption de ces outils favoriserait ¡’utilisation accrue de la gestion stratégique en agriculture.


Criminologie ◽  
2002 ◽  
Vol 33 (1) ◽  
pp. 73-95 ◽  
Author(s):  
Dominique Damant ◽  
Jo Bélanger ◽  
Judith Paquet

Résumé Bien qu'un nombre important de recherches, pourtant diversifiées, aient été réalisées auprès de femmes victimes de violence conjugale, les études portant spécifiquement sur les femmes qui ont recours au système judiciaire se font plutôt rares. Les écrits consultés ont permis d'identifier entre autres des facteurs facilitant le recours au processus judiciaire et des facteurs le freinant. Plus récemment, d'autres études ont porté de façon plus particulière sur les liens pouvant exister entre le fait pour une victime de s'engager dans le système judiciaire et son processus d'empowerment. L'étude qui est l'objet du présent article s'est intéressée de façon particulière au processus d'empowerment de femmes victimes de violence conjugale qui ont eu recours au système judiciaire. Elle porte sur l'analyse de 29 entrevues semi-dirigées avec des femmes victimes de violence conjugale, engagées ou non dans un processus judiciaire. Le paradigme que nous avons retenu pour l'analyse des données est le paradigme structurel. Trois caractéristiques généralement liées à la définition de la violence faite aux femmes ont déterminé ce choix : la violence est située dans un contexte de relations de pouvoir caractérisées par la domination ; le caractère discriminant de ces relations de pouvoir est lié au fait d'appartenir à un sexe plutôt qu'à un autre ; la dimension sociale et publique du problème de la violence est reconnue. Le modèle de l'empowerment tel que nous l'avions élaboré semble approprié pour l'étude de trajectoires de femmes victimes de violence conjugale et laisse présager que toute démarche d'aide peut aider les femmes à s'engager dans un processus d'empowerment. Nos données nous permettent également d'identifier des éléments qui facilitent ce processus : support émotionnel ou informationnel. Nous n'avons toutefois pas pu cerner des éléments spécifiques au système judiciaire, en tant qu'institution sociale, qui favoriseraient le processus d'empowerment. Toutes les répondantes ont identifié des facteurs aidants et des obstacles. Seul le discours de nature plus sociale des répondantes différencie celles qui ont complété le parcours dans le système judiciaire des autres répondantes. L'hypothèse que nous retenons à ce moment-ci est que le fait de mener à terme des démarches judiciaires est plutôt indicateur d'empowerment. Si ceci s'avérait juste, on devrait en conclure que quelles que soient les décisions prises par les femmes à toutes les étapes du processus judiciaire, celles-ci doivent être respectées. Par ailleurs, l'information donnée, tout particulièrement en maison d'hébergement, qui analyse la violence conjugale comme un problème social et qui cherche à développer un mouvement de solidarité entre les femmes, semble être un facteur important dans le processus d'empowerment identifié dans cette étude. Nous croyons que l'utilisation du modèle du processus d'empowerment que nous avons élaboré peut être un apport intéressant en ce qui concerne l'intervention auprès des femmes victimes de violence conjugale. Le modèle permet d'identifier l'étape du processus à laquelle la victime se situe et les besoins qu'elle manifeste (émotifs, cognitifs, comportementaux). On pourra alors lui proposer un type d'aide et d'informations plus pertinent à ses besoins. L'utilisation de ce modèle offre aussi l'avantage de comprendre qu'il n'est peut-être pas le moment de proposer à une femme d'entreprendre une démarche légale et qu'elle n'est peut être pas prête à persévérer en ce sens.


2008 ◽  
Vol 17 (1) ◽  
pp. 73-95 ◽  
Author(s):  
Donna L. Lamping ◽  
Lawrence Joseph ◽  
Bill Ryan ◽  
Norbert Gilmore

RÉSUMÉ Le présent article décrit les préoccupations psychologiques reliées au VIH dans un échantillon montréalais de 128 personnes atteintes du virus, qui ont participé à une enquête nationale plus large sur les besoins et les services en santé mentale en rapport avec cette infection au Canada. Nous avons examiné les problèmes psychologiques causés par le VIH à Montréal, en comparaison d'autres villes du Canada, et dans divers sous-groupes définis selon le sexe, l'âge, le diagnostic et le facteur de risque. Les résultats montrent que même si l'infection au VIH a de fortes et profondes incidences sur la santé mentale, il existe des différences dans les genres de préoccupations et de problèmes qui affligent des groupes particuliers de répondants montréalais. L'incertitude de l'avenir et l'incapacité de réaliser ses buts dans la vie, ainsi que des sentiments d'impuissance et de peur face aux conséquences neurologiques virtuelles du VIH, étaient des sources majeures de détresse psychologique. Les sentiments de dépression, d'anxiété et de colère, de même que les inquiétudes soulevées par une détérioration physique croissante, la douleur, le danger d'infecter autrui, la confidentialité et la situation financière, étaient des sujets d'angoisse prédominants parmi les sous-groupes étudiés. Les différences entre les répondants en termes de sources de revenu, d'âge et de sexe et, dans une moindre mesure, de diagnostic et de facteur de risque, étaient associées à des niveaux variables de détresse psychologique. Bien que les répondants de Montréal (et de Vancouver) étaient moins angoissés que ceux de Toronto et de Halifax, cette divergence semblait tenir principalement à des différences d'âge et de revenu. Les données de l'enquête pourront servir aux décideurs et aux planificateurs du domaine de la santé à mettre au point les services nécessaires pour répondre aux besoins psychologiques des adultes atteints du VIH.


2018 ◽  
Vol 20 (1) ◽  
pp. 50-70
Author(s):  
Christian Dumais ◽  
Emmanuelle Soucy

En tant que modèles linguistiques, tous les acteurs de l’école ont un rôle à jouer dans le développement de la compétence à communiquer oralement des élèves, une compétence de premier plan en littératie. C’est notamment le cas du personnel des services de garde en milieu scolaire (SGMS) (Cloutier, 2012; Berthiaume, 2016). Actuellement, nous en savons très peu sur la compétence à communiquer oralement de ce personnel et sur les perceptions de ce dernier quant à l’utilisation de la langue orale en milieu scolaire (Bergeron, Dumais, Harvey & Nolin, 2015). Afin d’explorer cette zone d’ombre de la recherche, nous avons mené une recherche exploratoire qui avait pour objectif de décrire les perceptions du personnel d’un SGMS d’une école primaire montréalaise quant à sa compétence à communiquer oralement.


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