scholarly journals La chanson française de tradition orale en Ontario : données, tendances, état du répertoire

2018 ◽  
Vol 12 ◽  
pp. 149-215
Author(s):  
Marcel Bénéteau

L’étude de Marcel Bénéteau fait le bilan de la chanson traditionnelle française en Ontario et trace son évolution dans le temps et l’espace. L’auteur décrit le travail qu’il a entrepris pour déterminer en premier lieu en quoi consiste le répertoire de l’Ontario français  ; à cette fin, il précise quelles sont ses balises historiques et géographiques (où et quand le répertoire s’est-il implanté sur le territoire  ? ) et ce qu’il comprend au juste (combien de chansons  ? quelles chansons  ? quelles catégories de chansons  ? ). Pour ce faire, il a dû s’astreindre à d ép ouiller les divers fonds d’archives disponibles afin de repérer, identifier et cataloguer plus de 12   000 versions de chansons recueillies en Ontario depuis la fin du xix e siècle, un travail de longue haleine qui a occupé l’auteur au cours des dix dernières années. Le résultat – premiers jalons d’un catalogue de la chanson traditionnelle française en Ontario – permet de décrire avec précision la richesse et la diversité du répertoire tout en tenant compte de ses particularités régionales et de ses apports au fonds commun que partagent les francophones des deux côtés de l’Atlantique.

Ethnologies ◽  
2006 ◽  
Vol 26 (2) ◽  
pp. 201-220 ◽  
Author(s):  
Marcel Bénéteau

Résumé Cet article propose une réflexion sur l’évolution de la collecte de faits folkloriques traditionnels sur le terrain. L’auteur a enquêté pendant plus de dix ans sur l’ancien territoire de la colonie du Détroit, c’est-à-dire dans la région de Windsor, à l’extrême sud-ouest de l’Ontario. Étant donné qu’aucun chercheur ne s’était penché sur la tradition orale de cette communauté francophone, la plus ancienne en Ontario, l’auteur voulut d’abord imiter les pionniers de la discipline en collectant les vestiges de la chanson traditionnelle française « avant que tout ne disparaisse ». Mais, en considérant le contexte historique du peuplement de la région et en comparant les résultats d’une étude linguistique sur le même terrain, la collecte de chansons traditionnelles est devenue beaucoup plus qu’une fin en soi. L’article examine donc le rôle de la chanson traditionnelle comme marqueur d’identité culturelle.


Revista Trace ◽  
2020 ◽  
pp. 123
Author(s):  
Jaime Echeverría García

Entre los nahuas de Xolotla, en el municipio de Pahuatlán de Valle, ubicado en la Sierra Norte de Puebla, existe una antigua tradición oral que nos remite a un conjunto de seres sobrenaturales agrupados bajo el concepto de chichipahuatzitzi o ‘espíritus puros’. Estas entidades están encarnadas en distintos fenómenos naturales como los rayos (tlapetancame), las nubes (mexhuacante) y el agua (ahuacante); la Sirena (Zoliman) también está incluida en ellos. Otro personaje que forma parte del repertorio de la sobrenaturaleza es el Coixehuatl (el Dueño del Monte). A este conjunto igualmente debemos agregar a la tlahuepoche (la bruja), que es uno de los seres más característicos de la tradición oral indígena. A partir del mito y de lo que los xolotecos han escuchado de los más viejos, se puede conocer su apariencia física, el procedimiento para transformarse en guajolote, la manera en que ataca a sus víctimas y las formas de contrarrestar sus acciones nocivas; incluso, un mito referente a la tlahuepoche la ubica como la esposa de uno de los tlapetancame. Este artículo tiene dos objetivos: 1) esbozar una reconstrucción del antiguo panteón nahua xoloteco; y 2) interpretar los mitos de la tlahuepoche con base en el sistema indígena de eras, por medio de los cuales los contenidos culturales autóctonos han sido desplazados a un pasado remoto, que resultan inoperantes en el contexto actual.Abstract: Among the Nahuas of Xolotla, in the municipality of Pahuatlán de Valle, in the Sierra Norte de Puebla, there is an ancient oral tradition that refers us to an ensemble of supernatural beings grouped under the concept of chichipahuatzitzi, the ‘pure spirits’. These entities are embodied in different natural phenomena such as lightning bolts (tlapetancame), clouds (mexhuacante) and water (ahuacante). The Sirena (Zoliman) is included as well. Another character that is part of the repertoire of the supernature is the Coixehuatl (the Owner of the Mountain). This repertoire comprises also the tlahuepoche (the witch), who is one of the most characteristic beings of indigenous oral tradition. From the myth and what the Xolotecos have heard from the older ones, one can know the physical appearance of the tlahuepoche, the procedure to become a turkey, the way in which it attacks its victims and the ways to counteract its harmful actions; even, a myth referring to the tlahuepoche places her as the wife of one of the tlapetancame. This article has two objectives: In the first place, to outline a reconstruction of the ancient Nahua Xoloteco pantheon. Secondly, to interpret the myths of the tlahuepoche based on the indigenous system of eras, in so doing the native cultural contents have been displaced to a remote past, because they have become inoperative in the current context.Keywords: myth; supernatural entities; tlahuepoche; Nahuas; Pahuatlán.Résumé : Chez les Nahuas de Xolotla, dans la municipalité de Pahuatlán de Valle, dans la Sierra Nord de Puebla, il existe une ancienne tradition orale qui fait référence à un ensemble d’êtres surnaturels regroupés dans le concept de chichipahuatzitzi, les ‘esprits purs’. Ces entités sont incarnées dans plusieurs phénomènes naturels comme les foudres (tlapetancame), les nuages (mexhuacante) et l’eau (ahuacante) ; la Sirena (Zoliman) est aussi incluse dans ce groupe. Un autre personnage qui fait partie du répertoire du monde surnaturel est le Coixehuatl (le Maître de la Montagne). À cette liste il faut également ajouter la tlahuepoche (la sorcière), qui est l’un des êtres les plus caractéristiques de la tradition orale autochtone. A partir du mythe et de ce que les Nahuas de Xolotla ont écouté des personnes les plus âgées, on peut connaître l’apparence physique de la tlahuepoche, la procédure pour se transformer en dindon, la manière d’attaquer ses victimes et les façons de contre ses actions nocives; un mythe qui fait référence à la tlahuepoche la situe même comme l’épouse d’un des tlapetancame. Cet article a deux objectifs : en premier lieu esquisser une reconstruction de l’ancien panthéon Nahua de Xolotla ; et en deuxiòme lieu interpréter les mythes de la tlahuepoche sur la base du système indigène des époques, grâce aux quelles les contenus culturels autochtones ont été déplacés vers un passé distant, qui devient inopérant dans le contexte actuel.Mots-clés : mythe ; entités surnaturelles ; tlahuepoche ; Nahuas ; Pahuatlán.


1963 ◽  
Vol 18 (5) ◽  
pp. 1002-1006
Author(s):  
A. De Hautecloque
Keyword(s):  

Si le Cambodge a fait l'objet d'études archéologiques et épigraphiques innombrables, la documentation ethnographique s'y rapportant est d'une pauvreté regrettable. Or il arrive que les gestes s'usent et se dégradent plus vite que les pierres il y avait donc là une urgence. C'est pour faire face à cette urgence qu'a été créée la Commission des Mœurs et Coutumes du Cambodge, que Mme E. Porée-Maspero a dirigée de 1943 à 1950, et dont les manuscrits, provenant de toutes les régions du pays, ont fourni une grande partie des matériaux de l'importante étude que celle-ci consacre aux rites agraires des Cambodgiens. Mais c'est en fait une œuvre beaucoup plus ambitieuse que ne le laisserait supposer son titre que Mme Porée-Maspero a entreprise ici, ce dont elle s'explique dans l'introduction de ce premier tome, après avoir parlé de ses sources : la tradition, orale essentiellement, de ses informateurs : domestiques et paysans illettrés, mais aussi a£ar (maîtres de cérémonies) des monastères, enfin de ses méthodes d'enquête : l'observation directe le plus souvent possible.


1961 ◽  
Vol 16 (6) ◽  
pp. 1053-1065 ◽  
Author(s):  
František Graus
Keyword(s):  

En essayant d'esquisser une histoire des « pauvres » au bas Moyen Age et de son évolution, je me rends compte des écueils qui doivent se dresser et se dresseront sur ma route, du caractère provisoire aussi de la présente tentative. Cependant, si je me suis décidé à persévérer, c'est au moins pour deux raisons. En premier lieu, alors que les historiens examinent avec minutie l'histoire économique du bas Moyen Age et prêtent une très vive attention aux faits politiques, à la doctrine même de l'Etat et aux changements survenus dans la structure de ce même Etat, en contre-partie, il n'est paru aucun travail d'importance sur l'évolution sociale et notamment sur celle des groupes sociaux inférieurs.


1978 ◽  
Vol 33 (4) ◽  
pp. 720-728
Author(s):  
Daniel Roche
Keyword(s):  

Le baron d'Holbach n'a pas eu de chance. On ne dispose pas d'une édition complète, exhaustive et scientifique de son oeuvre ; sa correspondance est dispersée et mal connue. L'étude de ses ouvrages se heurte, bien sûr, au problème complexe des attributions clandestines et de la diffusion cachée ; elle a donné lieu à un débat qui porte sur deux points principaux : en premier lieu, dans quelle mesure peut-on arriver à une identification définitive des travaux personnels de d'Holbach dans des ensembles collectifs — l'Encyclopédie, la Correspondance Littéraire, le Militaire Philosophe — ? Interrogation difficile étant donné les prête-noms ; en second lieu, quels ont été les supports sociaux de la doctrine et des idées holbachiennes ? Cette deuxième question reste tout à fait présente, car elle met en cause le rôle des courants matérialistes dans la pensée des Lumières. Certains, comme P. Naville, voient dans le baron, un rôle premier, fécond et décisif et dans son oeuvre la « terre nourricière » du premier communisme.


1983 ◽  
Vol 38 (4) ◽  
pp. 773-789
Author(s):  
Robert Boyer ◽  
Jacques Mistral
Keyword(s):  

Le premier des deux articles consacrés à la présente crise a plaidé en faveur d'une fécondation réciproque des approches historique et économique pour rendre compte de la spécificité de la période actuelle. En s'appuyant sur le résultat de recherches plus systématiques menées dans cette perspective, le précédent article a permis de dégager trois points principaux.— En premier lieu, la crise actuelle n'est ni un accident passager (33 *)» ni la conséquence de l'abandon des préceptes keynésiens par des gouvernements séduits par le monétarisme (38), encore moins la phase descendante d'un cycle de Kondratieff prévisible de longue date (40) ; elle traduit plutôt l'arrivée à ses limites d'un mode de croissance original dont les succès, depuis la seconde guerre principalement, ont tenu à la conjonction d'un régime d'accumulation (” de type fordiste » pour être bref) et d'une forme de la régulation d'ensemble (” de type administrée »).


1983 ◽  
Vol 38 (3) ◽  
pp. 735-768 ◽  
Author(s):  
Jean Vassort
Keyword(s):  

Mobilité et enracinement : tel est le thème central de l'enquête dont on trouvera rassemblées ici les principales conclusions, et qui a cherché à mesurer, à partir des migrations (de faible comme de grande ampleur) et de la mobilité professionnelle, quels sont dans une société provinciale de l'extrême fin du XVIII e siècle, le poids relatif du mouvement et de la stabilité, les rapports entre ces deux tendances et leur influence réciproque. Pour essayer de répondre à ces questions, trois choix : celui d'un terrain d'observation, celui d'une source, celui d'une méthode.Le territoire du Vendômois, dans le cadre duquel s'inscrit cette étude, peut apparaître restreint : constitué depuis le début de la Révolution des districts de Vendôme et de Mondoubleau réunis sous le Consulat pour former l'arrondissement de Vendôme, il ne couvre en effet que 1718 km 2 et ne compte en 1801 que 68 971 habitants. Mais il compense cette relative exiguïté par deux caractéristiques précieuses. En premier lieu, cette petite région présente une structure de population analogue à celle qui se retrouve alors en bien d'autres secteurs de la province française.


1983 ◽  
Vol 38 (3) ◽  
pp. 614-627
Author(s):  
Solange Alberro ◽  
Serge Gruzinski
Keyword(s):  
De Se ◽  

Il n'y a vraiment rien d'étonnant à ce qu'un pays, un des rares du continent américain à être semé de milliers de sites archéologiques, d'innombrables coupoles et façades coloniales, un pays qui scrute ardemment son passé, y recherchant avec passion ses origines et son identité, place son histoire au cœur de son présent et peut-être de son avenir. Car le Mexique, depuis les premières migrations qui peuplèrent son sol, ne cesse de se souvenir, à travers le mythe, la tradition orale, la chronique, le récit, la légende, le livre, la chanson, l'archive, l'hémérothèque, l'ordinateur ou la pellicule, outils populaires ou savants, archaïques et sophistiqués, au service de la grande tâche collective. Voilà pourquoi on y fait de l'histoire un peu partout et de toutes les façons, académique ou militante, novatrice ou ronronnante, bon enfant ou hermétique ; qu'il nous suffise donc d'évoquer les principales institutions académiques comptant d'importants départements de recherche, assistés de services de publication, l'U.N.A.M. M.,l’I.N.A.H. etses dépendances, l'U.A.M. le Colegio de Mexico, l'Université ibéro-américaine, outre certaines universités de province. Les publications sont abondantes, fruit non seulement des recherches réalisées par les départements que nous venons d'évoquer, mais aussi résultat d'études commandées par des banques, des ministères, des commissions, des gouvernements provinciaux, des archives et fonds divers, des associations confessionnelles ou professionnelles, bref, le mécénat officiel ou privé sous toutes ses formes.


1974 ◽  
Vol 29 (6) ◽  
pp. 1465-1474
Author(s):  
Annie Schnapp
Keyword(s):  

Les historiens se prennent souvent de passion pour les périodes de « régression » ou de « déclin »; il semble que toute discontinuité, toute rupture introduite dans le cours linéaire de l' Histoire se doive d'être comblée en priorité. Et ainsi s'ébauche un foisonnement de reconstitutions, dont la hardiesse égale généralement la fragilité. Le « Moyen Age grec » (appellation impropre mais fréquente), ne fait pas exception à la règle. Une série de mythes historiques, cohérents d'ailleurs pour la plupart, s'est constituée, parfois dès l' Antiquité, afin d'établir une liaison satisfaisante pour l'esprit entre les données archéologiques dont le caractère spectaculaire frappait les imaginations (trésors de Mycènes, puissance des forteresses...) et la tradition orale (guerre de Troie, retour des Héraclides, etc.). Citons parmi ces mythes celui de la « conquête dorienne », responsable à la fois de l'effondrement du monde mycénien, de l'hilotisme à Sparte, de l'introduction de la métallurgie du fer, etc.


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