LA PARTICIPATION ET L’IDENTIFICATION À UN NOUVEAU GROUPE SOCIAL : FONDEMENTS THÉORIQUES ET CONSÉQUENCES POUR L’IDENTITÉ D’ORIGINE
Le soi est malléable et capable d’intégrer de nouvelles identités sociales. Des recherches ont démontré que la participation à un nouveau groupe social prédit une plus forte identification à ce dernier. Par contre, ces recherches n’expliquent pas les mécanismes psychologiques responsables de cette identification accrue ainsi que ses conséquences sur l’identité d’origine. Dans cet article, nous proposons un modèle théorique qui caractérise ces éléments. Nous proposons que la participation à un nouveau groupe active 1) le besoin de cohérence et 2) la perception de typicalité. Ces deux mécanismes mènent à une plus forte identification à la nouvelle culture. Cette plus forte identification au nouveau groupe social peut être associée soit positivement (c.-à-d., patron additif) soit négativement (c.-à-d., patron soustractif) à l’identification au groupe d’origine. Dans ce modèle théorique, nous proposons que la relation entre la nouvelle identité et l’identité d’origine dépende du statut et des similarités perçues. Lorsque de grandes différences sont perçues et que le nouveau groupe est vu comme ayant un fort statut, une relation négative est attendue.