scholarly journals Dimension affective de la relation enseignant-élève avec les adolescents : revue des études longitudinales et perspective de l’attachement

2017 ◽  
Vol 45 (2) ◽  
pp. 405-430 ◽  
Author(s):  
Mael Virat

En France, la dimension affective de la relation enseignant-élève fait l’objet d’une controverse et les travaux en psychologie de l’éducation dans ce champ n’ont pas été intégrés aux formations d’enseignants. Pourtant, de très nombreux travaux ont montré les effets positifs pour les élèves d’une relation chaleureuse et peu conflictuelle avec l’enseignant. L’objectif de ce travail est de présenter la première synthèse francophone des résultats des études longitudinales montrant les effets de la relation affective enseignant-adolescents. Les 24 études recensées mettent en évidence des effets positifs tant scolaires qu’extrascolaires. Ces résultats sont ensuite interprétés à la lumière de la théorie de l’attachement et des systèmes comportementaux. Les perspectives de recherche et les implications pratiques de cette interprétation sont discutées en conclusion.

2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S62-S62
Author(s):  
M.C. Genet ◽  
E. Devouche ◽  
G. Apter

Les résultats d’une étude constituant un suivi longitudinal prospectif d’une cohorte de dyades de mères présentant une pathologie borderline/limite avec leur enfant, dans une approche comparative avec une population témoin de dyades avec des mères sans trouble psychique apporte des pistes de réflexion sur les mécanismes d’une possible transmission de ces pathologies. Les interactions précoces à 3 mois au Still-face permettent d’appréhender comment les bébés peuvent précocement présenter des difficultés en lien avec des particularités du fonctionnement intrapsychique et interpersonnel maternel impactant la régulation émotionnelle dyadique. La grossesse, crise identitaire et narcissique, ébranle l’identité de ces mères aux pathologies limites déjà fragilisée par un narcissisme défaillant. Le bébé, par la relation de dépendance qu’il lui impose, réactive les particularités du fonctionnement interpersonnel de cette dernière et propre à cette pathologie. Les interactions précoces reflèteraient l’incapacité maternelle à s’accorder aux rythmes propres et aux mouvements affectifs et émotionnels de leur enfant. La notion de partage intersubjectif troublé éclaire la façon dont nous pouvons envisager les difficultés maternelles à aider le bébé à réguler ses émotions. Cette étude, par l’utilisation du protocole de la situation étrange, donne également un éclairage sur la manière dont les comportements d’attachement de ces enfants, à 13 mois, s’ancrent dans la particularité de ces dysfonctionnements interactifs. L’évaluation des représentations d’attachement et de la narrativité des enfants, entre 4 et 8 ans, met en lumière différentes évolutions dans la qualité de leur attachement. Ces différents résultats soulèvent, d’une part, la question de la transmission intergénérationnelle des modalités d’attachement – avec l’importance de sa qualité et des capacités de fonction réflexive maternelles – et d’autre part, celle de la désorganisation de l’attachement dans les pathologies limites. Enfin, une approche psychodynamique des narratifs des enfants au test des histoires à compléter éclaire les particularités de leur fonctionnement psychique.


2017 ◽  
Vol 45 (1) ◽  
pp. 131-148 ◽  
Author(s):  
Bernard Michallet ◽  
Anouchka Hamelin

Les séquelles et les impacts du traumatisme craniocérébral grave (TCC G) sur la réalisation des habitudes de vie des personnes qui l’ont subi sont assez bien connus. En revanche, les difficultés et les besoins rencontrés par les parents ayant subi un TCC G à l’égard de leur rôle parental sont peu documentés. Les résultats des études longitudinales sur les séquelles psychologiques, cognitives et comportementales suggèrent que des difficultés pourraient être présentes dans la réalisation du rôle parental des personnes ayant subi un TCC G. Objectif : Cette étude vise à présenter les difficultés et les besoins perçus par ces parents vivant avec les séquelles d’un TCC G, et à décrire les impacts de ces difficultés sur la vie familiale. Méthode : des groupes de réflexion ont été menés auprès de 13 parents ayant subi un TCC G, six proches et huit intervenants. Les données recueillies ont été analysées en utilisant la Démarche réflexive d’analyse en partenariat (DRAP) qui combine des techniques qualitatives et quantitatives. Résultats : devant l’ampleur des besoins identifiés, le soutien, formel et informel, semble nécessaire au fonctionnement familial et à la santé mentale des membres des familles concernées. Un programme de soutien destiné à ces parents et à leurs proches devrait être élaboré.


Population ◽  
1974 ◽  
Vol 29 (4/5) ◽  
pp. 909
Author(s):  
L. H.

Criminologie ◽  
2007 ◽  
Vol 35 (1) ◽  
pp. 53-67 ◽  
Author(s):  
Michel Born

RÉSUMÉ L'adolescence et le début de l'âge adulte sont les deux périodes de la vie où le taux de délinquance est le plus élevé, mais les statistiques n'indiquent pas si ce sont les mêmes personnes qui sont responsables de ces taux. L'hypothèse d'une délinquance limitée à l'adolescence est testée dans deux études longitudinales réalisées, d'une part, sur un échantillon de jeunes représentatifs de la population générale d'une zone urbaine et, d'autre part, sur un échantillon représentatif des jeunes contrevenants placés en institution. Loin de confirmer l'arrêt majoritaire de la délinquance à l'issue de la période adolescente, cette étude met en évidence, chez la plupart des sujets, une continuité de la délinquance. Cette continuité s'avère d'autant plus probable que le jeune s'est rendu coupable de délits variés, s'il a été victimise et s'il a consommé précocement de la drogue. L'abandon des conduites illicites arrivera, le cas échéant, plus tardivement, non en raison d'un changement de statut, mais en raison d'une prise de responsabilités affectives et sociales.


Author(s):  
Fanny Limousin ◽  
Marion Blondel

L’étude présentée ici vise à déterminer les paramètres gestuels de la prosodie et leur évolution dans deux études longitudinales, celle d’une enfant sourde (LSF) et celle d’une enfant entendante bilingue (français-LSF), entre 8 et 25 mois. Nous proposons que l’intensité, la fréquence et la durée sont des paramètres prosodiques pertinents pour l’étude des gestes vocaux, manuels et non-manuels. Nous soulignons les tendances dans les changements progressifs de la structure prosodique observés dans ces deux études de cas : un changement continu dans la combinaison des articulations manuelles et non-manuelles avec des frontières d’unités dessinées de façon de plus en plus précise et une maîtrise de plus en plus grande des valeurs contrastées de durée, d’amplitude et de tension musculaire. L’acquisition précoce présente des séquences spécifiques qu’on ne retrouve pas chez l’adulte et offre ainsi un effet loupe sur les patrons prosodiques émergents.


2013 ◽  
Vol 28 (S2) ◽  
pp. 30-30
Author(s):  
F. Perquier ◽  
A. Lasfargues ◽  
S. Mesrine ◽  
F. Clavel-Chapelon ◽  
G. Fagherazzi

IntroductionLes études précédentes ont suggéré une association positive entre la dépression et le surpoids et/ou l’obésité notamment au sein de populations nord-américaines [2]. Notre objectif était d’identifier les associations transversales entre la dépression primo-incidente ou récurrente et différentes mesures anthropométriques au sein d’une population de femmes françaises post-ménopausées. MethodsChez 38 974 femmes de la cohorte E3N en 2005, la dépression a été définie selon l’échelle CES-D (CESD ≥ 23) puis classée en dépression récurrente ou primo-incidente, selon l’existence ou non d’un antécédent autodéclaré de traitement pour trouble psychologique. Les associations entre les mesures anthropométriques, découpées en quartiles, et le risque de dépression ont ensuite été estimés grâce à des modèles logistiques multinomiaux. RésultatsUn faible poids (< 55 kg) et un faible indice de masse corporel (IMC < 20 kg/m2) étaient associés au risque de dépression primo-incidente (respectivement OR = 1,14 ; 95 % IC 1,01–1,29 et OR = 1,20 ; 95 % IC 1,05–1,36) et récurrente (OR = 1,26, 95 % IC 1,12–1,40 et OR = 1,33, 95 % IC 1,18–1,50). L’augmentation de risque associé à un faible tour de hanche (TH < 93 cm) disparaissait après ajustement sur l’IMC. Les catégories les plus élevées de poids, d’IMC ou de TH étaient associées à un risque plus élevé de dépression récurrente. Une augmentation du tour de taille (TT) ou du ratio taille/hanche était significativement associée à une augmentation du risque des deux types de dépression (p-trend < 0,001), indépendamment de l’IMC. ConclusionLes femmes les plus minces [1] ainsi que chez celles ayant un TT ou un ratio taille/hanche élevé [3] pourraient avoir un risque plus élevé de dépression, et notamment de dépression primo-incidente. De nouvelles études longitudinales sont cependant nécessaires afin de préciser la temporalité des associations entre ces mesures anthropométriques et la dépression et appuyer ces hypothèses.


2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 664-664
Author(s):  
G. Saba

RésuméParmi les facteurs de résistance thérapeutique d’un épisode dépressif majeur (EDM), on peut évoquer d’emblée l’association aux pathologies somatiques, au premier rang desquelles figurent les affections endocriniennes, cardiovasculaires et métaboliques. Plusieurs d’entre elles sont d’ailleurs susceptibles d’engendrer la survenue d’un EDM, en pérenniser les manifestations cliniques, et conduire à la résistance aux traitements classiquement proposés dans cette indication. La co-occurrence d’une pathologie somatique et d’un EDM n’est pas une situation rare en pratique clinique quotidienne dans la mesure où elle concerne 25 % de la population hospitalisée pour pathologie somatique [1]. Des études longitudinales montrent que les EDM contemporains d’une pathologie somatique sont plus à risque d’évoluer vers la chronicité ou la résistance aux stratégies thérapeutiques standards que les EDM sans comorbidité somatique [2].Réciproquement, la dépression majeure est aujourd’hui reconnue pour accroître singulièrement le risque de développer un cancer, un trouble métabolique ou une pathologie cardiaque comme les cardiopathies ischémiques, avec un retentissement important sur l’évolution et le pronostic de la maladie somatique [3].Cette comorbidité, à l’origine d’une résistance croisée entre les deux pathologies, est fréquemment méconnue en pratique clinique, souvent du fait d’une attention sélectivement portée sur la pathologie ayant motivé la prise en charge, mais aussi en raison des difficultés diagnostiques liées à la superposition des troubles.Sur le plan thérapeutique, les implications sont considérables. En effet, un traitement antidépresseur bien conduit montre souvent une efficacité, non seulement en réduisant l’intensité des symptômes dépressifs, mais également en améliorant le cours évolutif de la pathologie somatique, ainsi que son pronostic [4]. Une meilleure connaissance de ces intrications s’avère donc indispensable de façon à permettre le traitement de la pathologie associée, mais aussi limiter l’impact négatif de cette dernière sur le diagnostic et l’évolution de l’affection primitivement reconnue.


Author(s):  
Moe Zandy ◽  
Vicky Chang ◽  
Deepa P. Rao ◽  
Minh T. Do

Introduction La majorité des études sur l’exposition à la fumée du tabac et la qualité du sommeil se fondent sur le tabagisme autodéclaré, ce qui peut entraîner des erreurs de classification de l’exposition et des biais liés à l’autodéclaration. L’objectif de cette étude consistait à étudier les associations entre la concentration de cotinine urinaire – un marqueur biologique de l’exposition à la fumée du tabac – et diverses mesures de la qualité du sommeil, soit le temps de sommeil, la continuité ou l’efficacité du sommeil, la satisfaction à l’égard du sommeil et le degré de vigilance durant les heures normales d’éveil. Méthodologie À l’aide des données d’un échantillon national de 10806 adultes (âgés de 18 à 79 ans) tiré de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé (2007-2013), nous avons effectué des analyses de régression logistique binaire pour estimer les associations entre concentration de cotinine urinaire et mesures de la qualité du sommeil, en tenant compte des facteurs de confusion éventuels. De plus, nous avons effectué une régression logistique ordinale pour évaluer les associations entre concentration urinaire de cotinine et présence d’un nombre plus élevé de troubles du sommeil. Résultats Dans l’ensemble, 28,7 % des répondants à l’enquête ciblant les adultes canadiens présentaient des concentrations de cotinine urinaire supérieures à la limite de détection, et la prévalence de chaque trouble du sommeil variait entre 5,5 % et 35,6 %. Une concentration élevée de cotinine dans l’urine (4e quartile par rapport à une concentration inférieure à la limite de détection) était associée à une probabilité significativement plus élevée d’avoir un temps de sommeil trop court ou trop long (rapport de cotes [RC] = 1,41; IC à 95 % : 1,02 à 1,95; tendance p = 0,021), d’avoir de la difficulté à s’endormir ou à rester endormi (RC = 1,71; IC à 95 % : 1,28 à 2,27; tendance p = 0,003), de ressentir une insatisfaction à l’égard du sommeil (RC = 1,87; IC à 95 % : 1,21 à 2,89; tendance p = 0,011) et de présenter un nombre plus élevé de troubles du sommeil (RC = 1,64; IC à 95 % : 1,19 à 2,26; tendance p = 0,001). Les relations observées étaient plus marquées chez les femmes que chez les hommes. Conclusion Notre étude, qui a fait appel à un marqueur biologique de l’exposition à la fumée du tabac, contribue à l’ensemble de la littérature traitant de l’effet de l’exposition aux substances toxiques de l’environnement sur la qualité du sommeil en montrant qu’il existe une relation entre l’exposition à la fumée du tabac et un sommeil de mauvaise qualité. Pour tenir compte des limites inhérentes à la nature transversale du plan d’étude et pour mieux évaluer les effets sur le long terme de l’exposition à la fumée de tabac sur la qualité du sommeil, il est nécessaire de réaliser des études longitudinales.


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