scholarly journals Liens entre tracas de la vie quotidienne à l’âge scolaire et symptômes dépressifs : apports des échelles ISQVE©

2016 ◽  
Vol 43 (2) ◽  
pp. 66-86
Author(s):  
Fabienne Lemétayer ◽  
Jean-Baptiste Lanfranchi

La présente étude a pour objectif d’identifier les domaines de vie de l’Inventaire systémique de qualité de vie pour enfants (ISQVE©) (Missotten, Étienne et Dupuis, 2007) les plus en mesure de rendre compte des tracas quotidiens à l’âge scolaire. Elle a également pour but de vérifier la valeur prédictive de ces tracas sur la santé psychologique des enfants, un an après une première évaluation. Dans cette perspective, 106 enfants scolarisés en milieu scolaire régulier, âgés de 8 à 12 ans, ont répondu à deux questionnaires : l’ISQVE© et le CDI. Tous ont été rencontrés lors de deux entretiens menés à un an d’intervalle (T1 et T2). Les analyses, menées avec l’approche PLS-PM, ont permis de retenir à chaque entretien sept domaines de vie perçus comme difficiles d’accès par les enfants sur les 20 domaines de vie évalués à l’aide de l’ISQVE©. Ces analyses ont également permis de montrer l’effet prédicteur de certaines difficultés ressenties sur un intervalle d’un an. De même, ces difficultés perçues ont permis de prédire des symptômes dépressifs de manière immédiate (sur une même période d’évaluation), mais pas sur un intervalle d’un an. La discussion porte sur l’intérêt et l’importance d’examiner plus attentivement les domaines de vie perçus comme difficiles d’accès par les enfants d’âge scolaire afin de prévenir les risques de symptômes dépressifs.

2020 ◽  
pp. 27-42
Author(s):  
Rénatou Sama Traoré ◽  
Béatrice Vincent ◽  
Caroline Lecoeuvre ◽  
Virginie Gallet

La dyspraxie est un trouble de l’exécution des gestes. Induite par un dysfonctionnement des processus de planification et/ou de programmation des mouvements, elle génère des difficultés de coordination souvent en association avec des comorbidités plus ou moins intriquées (dysgraphie, dyscalculie, dysorthographie, dyslexie…). En réponse aux troubles des apprentissages suscités, affectant la réussite scolaire et les activités de la vie quotidienne (AVQ) des personnes concernées, en France, la Loi du 22 février 2005 a prescrit des aménagements compensatoires. Cette étude se propose d’évaluer l’inclusion réellement pratiquée, dans le milieu scolaire, au regard de l’inclusion prescrite. La méthodologie du « récit de vie » a permis de recueillir, à l’échelle nationale, la perception de 29 parents à la fois du vécu de leurs enfants dyspraxiques, en milieu scolaire, et de la mise en application réelle des aménagements préconisés. Les résultats obtenus convergent vers un besoin de sensibilisation, de formation et d’information des équipes enseignantes comme amorce de la mise en œuvre des aménagements recommandés.


2009 ◽  
Vol 1 (1) ◽  
pp. 137 ◽  
Author(s):  
Antoinette Prouteau ◽  
Olivier Grondin ◽  
Joël Swendsen

2008 ◽  
Vol 32 (2) ◽  
pp. 209-224 ◽  
Author(s):  
Juliette Sablier ◽  
Emmanuel Stip ◽  
Nicolas Franck ◽  
Sylvain Giroux ◽  
Hélène Pigot ◽  
...  

Résumé La schizophrénie est associée à des troubles du fonctionnement mnésique et exécutif qui altèrent la capacité des patients à organiser leurs Activités de la Vie Quotidienne (AVQ). Afin d’améliorer leur autonomie et d’alléger la charge de leurs aidants, nous proposons de programmer des organiseurs en fonction des besoins spécifiques de chaque patient. Ces agendas électroniques permettent de rappeler au patient ses AVQ, et d’augmenter la communication avec l’aidant. Cette étude de convivialité vérifie que l’organiseur pressenti est fonctionnel. Malgré les problèmes techniques rencontrés, tous les participants ont été séduits par l’utilisation des organiseurs. Les aidants ont été convaincus que ces outils amélioreraient la qualité de vie des patients et constitueraient un complément de travail précieux. Les agendas seront améliorés d’après les commentaires des participants et testés dans une étude ultérieure.


2016 ◽  
Vol 172 ◽  
pp. A115 ◽  
Author(s):  
Seybou Hassane Diallo ◽  
Youssoufa Maiga ◽  
Moueké Koné ◽  
Kassim Kayentao ◽  
Salimata Diallo ◽  
...  

2008 ◽  
Vol 28 (4) ◽  
pp. 166-173
Author(s):  
T. Gadalla

La prévalence des troubles de l’humeur est plus élevée chez les personnes atteintes d’une maladie physique chronique comparativement aux personnes ne souffrant pas d’une telle maladie. Ces troubles augmentent le degré d’incapacité associé à l’affection physique et exercent un effet défavorable sur l’évolution de cette dernière, contribuant ainsi aux difficultés professionnelles, à une perturbation des relations familiales et interpersonnelles, à un mauvais état de santé et au suicide. La présente étude est fondée sur les données recueillies dans l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, cycle 3.1 (2005); elle vise à examiner les facteurs associés aux troubles de l’humeur concomitants et à évaluer leur association avec la qualité de vie des personnes vivant en Ontario. Les résultats ont indiqué que les sujets atteints du syndrome de fatigue chronique, de fibromyalgie, d’un trouble intestinal ou d’ulcères gastriques ou intestinaux présentaient les taux les plus élevés de troubles de l’humeur. La probabilité de présenter un trouble de l’humeur concomitant était plus élevée chez les femmes, les célibataires, les démunis, les personnes nées au Canada et les personnes âgées de 30 à 69 ans. La présence de troubles de l’humeur concomitants était associée de manière significative à l’incapacité de courte durée, au besoin d’aide pour exécuter les activités instrumentales de la vie quotidienne et à l’idéation suicidaire. Il convient d’encourager les dispensateurs de soins à dépister de façon proactive les troubles de l’humeur chez les patients atteints d’une maladie chronique, particulièrement dans les sous-groupes considérés comme étant à risque élevé de présenter de tels troubles.


2009 ◽  
Vol 38 (9) ◽  
pp. 1319-1324 ◽  
Author(s):  
Amélie Cannesson ◽  
Emmanuel Boleslawski ◽  
Nicole Declerck ◽  
Philippe Mathurin ◽  
François René Pruvot ◽  
...  

2021 ◽  
Vol 42 ◽  
pp. A74
Author(s):  
A. Nicolas ◽  
D. Launay ◽  
D. Christelle ◽  
C. Isabelle ◽  
M.D. Sandrine ◽  
...  

2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S17-S18
Author(s):  
K. Dujardin

L’apathie est un trouble invalidant, présent dans de nombreuses pathologies neurologiques et psychiatriques. Il s’agit d’un trouble de la motivation caractérisé par des manifestations comportementales, cognitives et émotionnelles telles qu’une perte d’intérêt et une moindre participation aux activités de la vie quotidienne, un manque d’initiative, peu de persévérance dans les activités entamées, une indifférence et un émoussement affectif. Il ne s’agit pas uniquement d’un symptôme de la dépression ou d’un signe d’entrée dans la démence mais l’apathie existe en tant que syndrome à part entière. Elle a été longtemps sous-diagnostiquée en raison d’une absence de consensus au sujet de sa définition. Néanmoins, des critères de diagnostic ont récemment été publiés et leur validité a été éprouvée et démontrée dans plusieurs maladies neuropsychiatriques . De plus, un certain nombre d’échelles sont aujourd’hui reconnues pour leur validité dans le dépistage ou l’évaluation du syndrome apathique . D’un point de vue physiopathologique, les mécanismes à l’origine du syndrome apathique restent encore à élucider mais il est généralement admis que les comportements motivés mettent en œuvre le système limbique. Le circuit striato-frontal ventral (reliant le striatum ventral aux régions ventro-médianes du cortex préfrontal) semble particulièrement impliqué. Le rôle des voies dopaminergiques est également démontré même si d’autres neuro-modulateurs semblent également impliqués. L’apathie accroît fortement le fardeau des aidants et compte tenu de son impact sur le niveau fonctionnel et la qualité de vie des patients, elle mérite une attention particulière, notamment un dépistage systématique et une prise en charge précoce.


Sign in / Sign up

Export Citation Format

Share Document