scholarly journals Pratique infirmière et holisme (témoignage)

Author(s):  
Sylvie Auger

Ce texte présente le témoignage d’une infirmière en santé communautaire qui oeuvre également en tant que thérapeute holiste. D’abord initiée à la pratique professionnelle traditionnelle en milieu hospitalier puis en CLSC, elle a décidé de poursuivre sa formation à travers une démarche alternative holiste. Un stage prolongé en Californie (au Healing Center de San Francisco) lui a donné l’occasion de participer à plusieurs cours (Shiatsu, réflexologie...); une fois revenue au Québec, elle a peu à peu intégré les éléments de cette formation à sa pratique professionnelle officielle, puis à une pratique hors-réseau. Les différents moments de sa réflexion sur le sens de cette plongée dans l’univers alternatif et sur son rapport avec le système de santé sont esquissés.

2013 ◽  
Vol 9 (31) ◽  
pp. 177-179
Author(s):  
Marc Jamoulle

Peu après l’accouchement de son cinquième enfant ma soeur a consulté son gynécologue. Elle sentait une masse dans son sein et était inquiète. Il l’a rassuré. Elle l’a cru. On était en Espagne, dans les années 80. Ma soeur était avocate et mère de famille. Une femme très occupée. Elle a fait confiance à son docteur. C’était un mauvais docteur. 15 ans plus tard elle mourrait de cachexie cancéreuse après d’innombrables radiothérapies, chimiothérapies, examens diagnostiques et complications en tout genre, entourée de ses enfants et dans la souffrance.Quand on est médecin praticien soi-même et qu’on travaille avec ce souvenir on est très sensibilisé et on cherche par tous les moyens d’éviter à ses propres patients de vivre un calvaire aussi affreux. J’étais très organisé dans ma pratique professionnelle. Nous apprenions aux femmes l’autopalpation, nous avions un échéancier pour les prévenir de faire leur mammographie de dépistage et nous étions satisfaits de trouver de temps en temps un cancer peu évolué, gardant l’impression d’avoir sauvé un patiente qui nous le rendait bien.La Belgique n’a pas de système de santé organisé et le dépistage se faisait et se fait encore de façon pittoresque et épisodique. L’état ou les hôpitaux ou quelques médecins de famille organisés lancent des campagnes qui sensibilisent toujours les mêmes femmes et en « sauvent » quelques-unes, fiers d’avoir mis en place un système de médecine dit préventive.Ce système ne prévient rien du tout et le taux de mortalité par cancer du sein n’a pas changé pendant toutes ses années. On recrute plus tôt, allongeant la période de conscience de la présence du mal. Les cancers fulgurants tuent toujours aussi vite et nous laissent démunis.Dans son article “Principios Éticos y Prevención Cuaternaria: ¿es posible no proteger el ejercicio del principio de autonomía?” le confrère Pizzanelli fait état d’un projet de dépistage systématique dont son pays, l’Uruguay, envisage de se doter, avec une contrainte d’obligation et de risque de perdre l’emploi pour les femmes qui le refuserait.Au moment où dans le monde entier, des voix s’élèvent contre le dépistage de masse, ou les médecins généralistes tentent de s’organiser pour identifier et accompagner les femmes porteuses de risque, des politiques, certainement emportés par leur désir de bien faire et probablement seulement de faire, proposent de mettre en place un système coercitif et obsolète. Cette attitude est politiquement risquée, éthiquement injustifiable et scientifiquement dépassée.Politiquement risquée parce qu’elle va engager des sommes importantes du budget de la santé dans une suffusion administrative (prévenir, en santé publique, c’est d’abord organiser) et dans des investissements majeurs pour du matériel couteux. En même temps s’installera un climat de contrôle et de suspicion qui ne peut que nuire à la convivialité d’une société.Ethiquement injustifiée parce que la maladie et la mort sont de l’ordre de l’intime et du symbolique et que la décision d’examiner un corps pour le savoir ou non malade n’appartient qu’à la personne elle-même et non à la société. Contrôler le corps est une main mise inacceptable sur le devenir humain et revient à assimiler la maladie à une tache ou une faute que le corps social s’autorise à châtier.Scientifiquement obsolète parce qu’on sait maintenant que le soi-disant dépistage ne met à jour que des cancers lents, qui n’auraient probablement pas tué la personne et qui rate les cancers rapides qui eux sont de toute façon mortels. Cette attitude repose sur une croyance d’après-guerre et son vocabulaire militaire. Combattre le cancer et croire qu’en arrivant plus tôt on pouvait le vaincre a été le leitmotiv de toutes les campagnes de masse depuis lors.On sait maintenant que les humains vivent avec le cancer, qu’ils arrivent parfois à s’en défendre et qu’ils ne meurent pas tous. On sait aussi que certaines femmes sont plus à risque que d’autres et qu’une écoute attentive et un relevé minutieux de leur histoire familiale permet de dégager des groupes à risque qu’il est bon de conseiller. Mais investir dans la communication n’a pas la même visibilité ni le même rendement qu’investir dans la technologie et il faudra beaucoup de courage aux politiques pour décider d’investir dans un système de première ligne performant et bien géré qui permettra de mettre la connaissance des grands nombres au sein des consultations individuelles des acteurs de soins primaires.Le Dr Pizzanelli est un collègue courageux. Il dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas et il doit être soutenu, pas ses pairs d’abord dans son pays, et par tous les collègues du monde qui pensent que la science c’est aussi cultiver le doute et se méfier de ses propres erreurs. 


2019 ◽  
Vol 31 (2) ◽  
pp. 315
Author(s):  
Panaveyi Vicky Malou Adom ◽  
Charles Patrick Makoutodé ◽  
Edgard Marius Ouendo ◽  
Michel Makoutodé

Author(s):  
László G. Kömüves

Light microscopic immunohistochemistry based on the principle of capillary action staining is a widely used method to localize antigens. Capillary action immunostaining, however, has not been tested or applied to detect antigens at the ultrastructural level. The aim of this work was to establish a capillary action staining method for localization of intracellular antigens, using colloidal gold probes.Post-embedding capillary action immunocytochemistry was used to detect maternal IgG in the small intestine of newborn suckling piglets. Pieces of the jejunum of newborn piglets suckled for 12 h were fixed and embedded into LR White resin. Sections on nickel grids were secured on a capillary action glass slide (100 μm wide capillary gap, Bio-Tek Solutions, Santa Barbara CA, distributed by CMS, Houston, TX) by double sided adhesive tape. Immunolabeling was performed by applying reagents over the grids using capillary action and removing reagents by blotting on filter paper. Reagents for capillary action staining were from Biomeda (Foster City, CA). The following steps were performed: 1) wet the surface of the sections with automation buffer twice, 5 min each; 2) block non-specific binding sites with tissue conditioner, 10 min; 3) apply first antibody (affinity-purified rabbit anti-porcine IgG, Sigma Chem. Co., St. Louis, MO), diluted in probe diluent, 1 hour; 4) wash with automation buffer three times, 5 min each; 5) apply gold probe (goat anti-rabbit IgG conjugated to 10 nm colloidal gold, Zymed Laboratories, South San Francisco, CA) diluted in probe diluent, 30 min; 6) wash with automation buffer three times, 5 min each; 7) post-fix with 5% glutaraldehyde in PBS for 10 min; 8) wash with PBS twice, 5 min each; 9) contrast with 1% OSO4 in PBS for 15 min; 10) wash with PBS followed by distilled water for5 min each; 11) stain with 2% uranyl acetate for 10 min; 12) stain with lead citrate for 2 min; 13) wash with distilled water three times, 1 min each. The glass slides were separated, and the grids were air-dried, then removed from the adhesive tape. The following controls were used to ensure the specificity of labeling: i) omission of the first antibody; ii) normal rabbit IgG in lieu of first antibody; iii) rabbit anti-porcine IgG absorbed with porcine IgG.


2011 ◽  
Vol 20 (1) ◽  
pp. 17-18 ◽  
Author(s):  
Lateef McLeod

Abstract Individuals with significant communication challenges need to communicate across many different venues. The author, from the perspective of an individual who uses AAC, discusses the strengths and weaknesses of both traditional AAC technologies and new mobile AAC technologies. He describes how access to AAC has allowed him to fulfill his dreams as a presenter and writer. He successfully manages a blog in San Francisco, writes grants, and has published his first book of poetry. Not one AAC device fits all of his communication needs; however, access to mobile technology tools has increased his flexibility across environments and given him another successful tool for communication.


2005 ◽  
Vol 173 (4S) ◽  
pp. 34-34
Author(s):  
Viraj A. Master ◽  
Jennifer Young ◽  
Jack W. McAninch

Sign in / Sign up

Export Citation Format

Share Document