Contribution et rôle de l’économie sociale au processus de revitalisation en milieu rural fragile : radioscopie de cas de succès et d’insuccès
Depuis plusieurs années, l’économie sociale joue un rôle d’avant-plan dans la vie sociale et économique du Bas-Saint-Laurent. S’inscrivant d’abord dans le cadre d’un mouvement communautaire de type régionaliste, l’économie sociale tend aujourd’hui à constituer, au sein de cette région comme ailleurs au Québec, un modèle de développement visant à satisfaire des besoins que l’appareil étatique et le secteur privé parviennent difficilement à combler. S’appuyant sur le modèle de dynamisme local qui illustre l’effet structurant de l’initiative locale dans le processus de développement, cet article a pour but d’examiner, à partir de deux études de cas effectuées en milieu rural fragile, la contribution de la mobilisation et du leadership comme conditions essentielles à la mise en oeuvre de projets issus de l’économie sociale. À cette fin, nous nous intéresserons à deux communautés rurales qui ont misé sur l’économie sociale en vue de donner un second souffle à leur économie. L’un représente une « histoire à succès », en l’occurrence Sainte-Irène-de-Matapédia, alors que l’autre, Saint-Bruno-de-Kamouraska, constitue plutôt un cas problématique.