scholarly journals Les carences de la traduction littéraire au Canada : des bibliographies et des traditions

2015 ◽  
Vol 59 (3) ◽  
pp. 517-536 ◽  
Author(s):  
Gillian Lane-Mercier

L’objectif de cet article est double. Dans un premier temps, il vise à mettre au jour deux carences de la traduction littéraire au Canada. La première est d’ordre empirique : il n’existe aucun répertoire complet des oeuvres littéraires canadiennes traduites dans les deux langues officielles. La deuxième est d’ordre théorique : si, en 1977, Philip Stratford a pu constater l’absence d’une tradition de traduction littéraire au Canada, plus de trente ans plus tard, tout porte à croire que la situation a changé. Or, non seulement il n’existe aucune étude d’envergure qui remet en question le constat de Stratford, mais aucun chercheur ne s’est penché sur ce qu’il conviendrait d’entendre par « tradition de traduction littéraire au Canada ». Après avoir exposé ces carences qui, à bien des égards, laissent perplexe en contexte de bilinguisme officiel, il s’agira, dans un deuxième temps, i) de définir l’idée de « tradition » ; ii) d’avancer l’hypothèse selon laquelle il existe depuis 1980 plusieurs traditions conflictuelles de traduction littéraire au Canada ; iii) de formuler des questions de méthodologie susceptibles d’en appréhender l’émergence, l’essor et, le cas échéant, l’étiolement ; iv) de souligner l’importance des bibliographies pour la mise au jour de nouvelles pistes analytiques d’ordre tant quantitatif que qualitatif dans le domaine de la traductologie.

Équivalences ◽  
1984 ◽  
Vol 15 (1) ◽  
pp. 13-20
Author(s):  
Françoise Wuilmart

Target ◽  
2006 ◽  
Vol 18 (1) ◽  
pp. 91-119 ◽  
Author(s):  
Hélène Buzelin

Si l’hétérolinguisme littéraire est aujourd’hui une chose reconnue et un phénomène amplement étudié par les critiques, les défis qu’implique la traduction, au sens le plus concret, de cette esthétique ont été encore peu abordés. Cet article tente d’apporter une contribution dans ce sens. Fondé sur un cas particulier, ma tentative de traduire en français The lonely Londoners, roman de l’écrivain indo-trinidadien Samuel Selvon, il interroge les enjeux esthétiques et éthiques de la pratique de la traduction littéraire dans un contexte minoritaire et un paradigme interprétatif fondé sur la valorisation de l’hybridité linguistique et culturelle des œuvres. Cette étude débouche sur une critique des positions défendues par Antoine Berman et Lawrence Venuti. Elle vise plus particulièrement à souligner que la traduction de l’hybridité linguistique dans le littéraire soulève des questions et exige des prises de position allant bien au-delà du choix entre le travail sur la lettre/foreignizing ou la traduction ethnocentrique/domesticating. Pour les traductologues, l’étude de ces phénomènes littéraires invite à concevoir le processus de traduction selon une perspective moins binaire et à repluser de la notion même de sujet traduisant.


Hermès ◽  
2007 ◽  
Vol n° 49 (3) ◽  
pp. 175
Author(s):  
Michel Masłowski

2017 ◽  
Vol 28 (1-2) ◽  
pp. 181-205
Author(s):  
Mélanie Rivet

Le milieu de l’édition de poésie au Québec est intrinsèquement lié au contexte canadien et à son système de subventions publiques, à son bilinguisme français-anglais et à son bassin de lecteurs de poésie plutôt réduit. Dans ce contexte, les maisons d’édition sont susceptibles d’entretenir un rapport fragile avec la publication de poètes étrangers en traduction, et ce, même si cette activité a le potentiel d’enrichir le patrimoine culturel canadien. La présente recherche s’inscrit dans une réflexion pancanadienne sur la portée de la traduction littéraire dans l’éclosion, le maintien et la redéfinition de l’identité de la nation. Nous dressons ici un premier constat de la présence des poètes étrangers traduits en français et publiés au Québec entre janvier 2000 et octobre 2014. Nous avons cherché à répondre aux questions suivantes : 1) Quels poètes étrangers traduit-on? 2) Quelles sont les tendances qui se dessinent en matière de langue et de lieu d’origine? 3) Quelles maisons d’édition sont les plus engagées? 4) Qui traduit les poètes étrangers? 5) Quelles sont les sources de financement associées aux publications du corpus? Cette étude exploratoire pourra servir de base à d’autres études sur la traduction et l’édition de poésie étrangère au Québec.


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