Échelle auto-rapportée de psychopathie de Levenson : adaptation française et validation
L’échelle auto-rapportée de psychopathie de Levenson (LSRP ; Levenson, Kiehl & Fitzpatrick, 1995) est un instrument visant à évaluer les traits de personnalité psychopathiques au sein de la population générale. Il conceptualise la psychopathie en deux facteurs distincts, mais interreliés, appelés psychopathie primaire et secondaire. La validité de l’instrument dans son format original est bien démontrée, mais aucune donnée n’est disponible en ce qui a trait à l’adaptation francophone de l’instrument. L’étude vise donc à évaluer la structure factorielle et la validité convergente de la version française auprès d’une population de jeunes adultes. Un échantillon de 2529 participants âgés de 15 à 26 ans remplissent l’échelle auto-rapportée de psychopathie, le NEO-FFI et répondent aussi à des questions sur leurs habitudes à l’égard de la consommation de substances psychoactives. Les résultats des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires montrent que l’adaptation francophone respecte la structure en deux facteurs, avec des coefficients de saturation et de consistance interne pour les deux échelles se comparant à ceux de la version originale anglaise. Les modèles de mesure pour les hommes et les femmes se sont avérés partiellement invariants ; les hommes obtiennent des résultats supérieurs à ceux des femmes aux échelles de psychopathie primaire et totale. Enfin, le LSRP démontre de bons indices de validité convergente.