scholarly journals Échelle auto-rapportée de psychopathie de Levenson : adaptation française et validation

Criminologie ◽  
2014 ◽  
Vol 47 (2) ◽  
pp. 263-293 ◽  
Author(s):  
Claudia Savard1 ◽  
Yvan Lussier ◽  
Stéphane Sabourin

L’échelle auto-rapportée de psychopathie de Levenson (LSRP ; Levenson, Kiehl & Fitzpatrick, 1995) est un instrument visant à évaluer les traits de personnalité psychopathiques au sein de la population générale. Il conceptualise la psychopathie en deux facteurs distincts, mais interreliés, appelés psychopathie primaire et secondaire. La validité de l’instrument dans son format original est bien démontrée, mais aucune donnée n’est disponible en ce qui a trait à l’adaptation francophone de l’instrument. L’étude vise donc à évaluer la structure factorielle et la validité convergente de la version française auprès d’une population de jeunes adultes. Un échantillon de 2529 participants âgés de 15 à 26 ans remplissent l’échelle auto-rapportée de psychopathie, le NEO-FFI et répondent aussi à des questions sur leurs habitudes à l’égard de la consommation de substances psychoactives. Les résultats des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires montrent que l’adaptation francophone respecte la structure en deux facteurs, avec des coefficients de saturation et de consistance interne pour les deux échelles se comparant à ceux de la version originale anglaise. Les modèles de mesure pour les hommes et les femmes se sont avérés partiellement invariants ; les hommes obtiennent des résultats supérieurs à ceux des femmes aux échelles de psychopathie primaire et totale. Enfin, le LSRP démontre de bons indices de validité convergente.

2018 ◽  
Vol 16 (1) ◽  
pp. 103-116
Author(s):  
Sébastien Tessier ◽  
Lina Noël

Contexte : En 2013, environ 3 millions de Canadiens de 15 ans et plus ont rapporté avoir déjà consommé du cannabis. Les adolescents et les jeunes adultes représentent les groupes où l’on retrouve les plus grandes proportions de consommateurs de cannabis au Québec et au Canada. Objectif : Établir un portrait de la consommation de cannabis au Québec et au Canada selon l’âge, le sexe et le lieu de résidence. Méthodes : Les données utilisées pour établir le portrait de l’usage de cannabis au cours de la vie et au cours des 12 derniers mois proviennent d’enquêtes canadiennes et québécoises sur la santé de la population réalisées entre 2004 et 2013. Les analyses statistiques ont été réalisées par l’entremise de l'Infocentre de santé publique à l'Institut national de santé publique du Québec. Résultats : En 2013, la prévalence de la consommation de cannabis au cours de la vie chez les Canadiens âgés de 15 ans et plus s'élevait à 33,7 %. Au cours de l’année précédant l’enquête, 10,6 % de la population générale canadienne rapportait avoir fait usage de cannabis. L’enquête de 2008 menée auprès de la population québécoise indiquait que 12 % des Québécois de 15 ans et plus avaient consommé du cannabis au cours de l’année précédente. Les adolescents (15 à 17 ans) et les jeunes adultes (18 à 24 ans) représentaient les groupes où l’on retrouvait la plus grande proportion de consommateurs de cannabis, soit respectivement 30,2 % et 35,3 % d’entre eux. La consommation de cannabis dans la dernière année chez les Canadiens de 15 ans et plus a diminué au cours de la dernière décennie, passant de 14,1 % en 2004 à 10,6 % en 2013. La diminution de la consommation de cannabis est aussi observable chez les jeunes du secondaire au Québec entre 2000 et 2013 avec une baisse de 17,7 %. Conclusion : Le cannabis est une substance consommée par un grand nombre d’individus dans la population. Cependant, il importe de mentionner qu’une baisse de la consommation de cannabis au cours des 12 derniers mois a été observée depuis le début des années 2000, surtout chez les plus jeunes. Comme le gouvernement fédéral s’apprête à légaliser cette substance, il serait tout indiqué de suivre l’évolution de la consommation de cannabis et des problèmes connexes dans la population.


2020 ◽  
Vol 18 (2) ◽  
pp. 120
Author(s):  
Marie-Hélène Poulin ◽  
Myriam Laventure ◽  
Kelly Tremblay ◽  
Emma Beuchot

2017 ◽  
Vol 15 (2) ◽  
pp. 1-18
Author(s):  
Myriane Tétrault ◽  
Frédérique Courtois

Certains groupes sociaux afficheraient une plus forte prévalence de consommation de substances psychoactives que la population générale, comme c’est le cas pour les personnes ayant subi une blessure à la moelle épinière. Le premier objectif de cet article est d’évaluer la prévalence d’usage d’alcool, de drogues illicites et de médicaments psychotropes chez les personnes lésées médullaires en fonction du type de consommateurs. Le second objectif est d’évaluer l’évolution de l’usage selon les périodes précédant la lésion, de réadaptation fonctionnelle et de retour à domicile. Un échantillon de 85 adultes avec une lésion à la moelle épinière présentement au retour à domicile a été interviewé entre 2007 et 2008 à l’aide de la grille de dépistage/évaluation du besoin d’aide-Alcool et Drogues. Les résultats montrent que le nombre de consommateurs à haut risque d’alcool diminue de manière significative de la période précédant la lésion médullaire à celle du retour à domicile. Les résultats ne se sont pas avérés significatifs pour la consommation de drogues et de médicaments sédatifs. Les résultats sur la consommation réduite de SPA durant la période de réadaptation fonctionnelle soulèvent la nécessité de motiver les institutions à rester vigilantes sur la consommation de leurs bénéficiaires LM et les médecins sur leurs prescriptions de médicaments.


2015 ◽  
Vol 13 (2) ◽  
pp. 49-65
Author(s):  
Didier Acier ◽  
Françoise Facy ◽  
Jean-Luc Pilet ◽  
Carmen Chaillou

Introduction. L’orientation temporelle est une donnée essentielle du psychisme humain, qui module notre façon de nous situer par rapport aux temps de la vie. Elle est la perception subjective, dans l’ici et maintenant, du positionnement psychique à l’égard du passé, du présent et du futur. Plusieurs jeunes rencontrés en consultation psychologique présentent une orientation confuse au temps, étant quelquefois englués dans des souvenirs ou dans une suite incessante d’activités sans temps d’arrêt. Le test d’orientation temporelle (TOT) vise à mesurer ce rapport au temps de la vie, à partir de quatre dimensions : 1) le court terme ; 2) l’anticipation ; 3) l’immédiateté ; 4) le long terme.Objectifs. Cette étude présente les liens entre différentes dimensions de l’orientation temporelle et la consommation de substances psychoactives (tabac, alcool et cannabis). Elle présente aussi une façon d’utiliser le test d’orientation temporelle dans le travail auprès d’adolescents et de jeunes adultes en situation à risque.Méthodes. L’échantillon est constitué de 507 jeunes âgés de 15 à 26 ans résidents de la région nantaise et issus de plusieurs établissements d’enseignement. Les outils utilisés sont le test d’orientation temporelle et des mesures de consommation de substances.Résultats. Les résultats montrent des corrélations significatives entre la consommation et plusieurs dimensions de l’orientation temporelle. Ainsi, les orientations centrées sur l’immédiateté et le court terme sont des prédicteurs de la consommation d’alcool, de tabac et de cannabis.Conclusion. Cette étude avance que l’orientation temporelle est un construit psychologique utile pour travailler avec des jeunes à risques.


2016 ◽  
Vol 14 (1) ◽  
pp. 171-195 ◽  
Author(s):  
Mathieu Goyette ◽  
Jorge Flores-Aranda

Si l’importance de considérer l’ensemble des sphères de vie des jeunes aux prises avec un problème de consommation fait consensus, la sexualité demeure encore aujourd’hui en retrait. Cet article dresse un portrait d’ensemble des connaissances entourant la sexualité chez les jeunes adultes aux prises avec un problème de consommation de substances psychoactives en vue d’effectuer des recommandations entourant l’offre de service, la prise en charge et la recherche. Une revue narrative de la documentation est réalisée entourant la consommation relativement aux thèmes des comportements sexuels à risque et des infections transmissibles sexuellement et par le sang, des troubles sexuels, de l’orientation sexuelle ainsi que des activités et de la satisfaction sexuelles. Les constats issus de la démarche proposée soulèvent la nécessité de considérer un ensemble de facteurs qui dépasse les activités sexuelles en soi afin de circonscrire la présence de comportements sexuels à risque associés à la consommation. Alors qu’il est probable que la consommation amène ces jeunes à éprouver des problèmes quant à leur fonctionnement sexuel, cette dimension fait rarement l’objet d’une évaluation ou d’interventions. Pour plusieurs, la consommation semble également être utilisée afin d’améliorer la satisfaction sexuelle et peut être fortement associée à la sexualité au point de représenter en soi un facteur de risque de rechute. Parmi les pratiques recommandées auprès des jeunes adultes issus de minorités sexuelles ayant un problème de consommation, il est suggéré d’adopter une vision multidimensionnelle de l’orientation sexuelle ainsi qu’un ensemble précis d’attitudes en lien à la sexualité. Différentes suggestions sont émises quant au déploiement d’une offre de service intégrant la sexualité à la réadaptation en dépendance, l’utilisation de balises à l’évaluation et à l’orientation ainsi que l’adoption d’une vision globale et positive de la sexualité. Les recherches se doivent dès lors d’intégrer les multiples dimensions de la sexualité et de considérer la relation complexe qu’elle peut avoir avec la consommation.


2016 ◽  
Vol 64 ◽  
pp. S212-S213
Author(s):  
L. Pryor ◽  
S. Lioret ◽  
J. Van Der Waerden ◽  
E. Fombonne ◽  
B. Falissard ◽  
...  

2014 ◽  
Vol 12 (2) ◽  
pp. 1-19 ◽  
Author(s):  
Jean-Michel Costes ◽  
Sylvia Kairouz ◽  
Maud Pousset

Avant l’enquête nationale sur les jeux de hasard et d’argent (JHA) de 2010, la France ne disposait pas de mesure de la prévalence du jeu et du jeu problématique dans la population. Objectif : Cette étude présente un premier portrait des JHA en France, décrivant le profil sociodémographique des joueurs courants, les pratiques de jeu des joueurs dits assidus, c’est-à-dire de joueurs qui jouent fréquemment et qui dépensent beaucoup, ainsi que les associations entre les problèmes de jeu et l’usage de substances psychoactives. Méthodologie : Un module sur les pratiques de JHA fut introduit dans l’enquête nationale Baromètre santé. Lors d’une entrevue téléphonique, les participants répondaient à des questions au sujet de la fréquence à laquelle ils jouent et au sujet de la quantité d’argent qu’ils dépensent au jeu. On a mesuré la gravité des problèmes de jeu en utilisant l’indice canadien de jeu excessif (ICJE) et des mesures sur la consommation de substances psychoactives. Participants : L’enquête générale a été menée en 2010 auprès d’un échantillon représentatif de 25 034 répondants âgés de 18 à 75 ans. Résultats : Les résultats révèlent que près de 12 % de la population générale est constituée de joueurs assidus qui ont joué 52 fois ou plus ou qui ont misé 500 euros ou plus au cours des 12 derniers mois. La proportion de joueurs excessifs parmi les joueurs assidus est estimée à 3,7 % et celle des joueurs à risque modéré à 7,1 %. Ces joueurs problématiques sont plus souvent des hommes issus de milieux socioéconomiques modestes. L’enquête met en évidence une relation significative entre les pratiques de jeu les plus à risque et la consommation problématique d’alcool, de tabac ou de cannabis. Conclusion : L’inclusion d’un ensemble élargi de conduites de jeux de hasard et d’argent à d’autres pratiques de santé assurera une meilleure compréhension des facteurs de risques et de vulnérabilité au jeu problématique.


Author(s):  
Donatile Geisler ◽  
Céline Clement ◽  
Florian Citarelli

Tandis que le taux de chômage des personnes porteuses de handicap est plus élevé que celui de la population générale, des études récentes sur l’orientation professionnelle des personnes porteuses de handicap visuel ont montré l’importance de bien se connaître pour mieux comprendre et expliquer sa pathologie en milieu scolaire et professionnel, alors même que ce besoin ne semble pas perçu à l’adolescence. Ainsi, l’objectif du présent travail de recherche est de préciser les connaissances et besoins perçus en éducation thérapeutique des jeunes présentant une déficience visuelle. Pour ce faire une méthodologie qualitative est proposée en croisant les regards de jeunes adultes sortis des dispositifs d’accompagnements et de parents de jeunes porteurs de déficience visuelle. Ce sont sept jeunes adultes et quatre parents qui ont été interrogés. Les résultats montrent des besoins en éducation thérapeutique, la plupart émergeant a posteriori sur plusieurs thématiques, partagées entre jeunes adultes et parents.


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