scholarly journals Le haut lieu touristique comme objet spatial linéaire : le somin Volcan (île de La Réunion)

2014 ◽  
Vol 57 (162) ◽  
pp. 379-405 ◽  
Author(s):  
Christian Germanaz

La route, qu’elle soit du sel ou de la soie, la ligne, céleste de Mermoz ou océanique des Polynésiens, le chemin, qu’il mène à Compostelle ou à Machu Picchu, tous participent depuis très longtemps au développement d’un imaginaire collectif attaché au voyage et à l’ailleurs. Le regain d’intérêt pour les routes touristiques et les itinéraires culturels résulte de l’attention particulière que leur accordent les voyagistes de la planète tourisme, obsédés par le renouvellement permanent de leur offre de destinations. À travers l’exemple du somin Volcan (île de La Réunion), nous nous interrogeons sur les processus à l’origine des pratiques et des représentations spatiales conduisant une structure géographique élémentaire comme la ligne à devenir un itinéraire identitaire aux caractères touristiques affirmés. La morphologie et les dynamiques de cet objet spatial, ancré à la fois dans le passé et le présent, sont interpellées pour aider à comprendre la transformation des spatialités attachées à l’évolution des pratiques touristiques du somin Volcan. Positionnées entre mémoire et développement et guidant le déroulement de notre analyse, trois périodes ont été identifiées dans cette évolution. La première correspond à la fabrication de l’itinéraire ; elle explique sa pérennité et ses propriétés. La banalisation constitue le second temps, marqué par des postures sociales d’appropriation culturelle de la part des habitants de l’île. Sous la pression contemporaine des politiques de protection environnementale et de patrimonialisation, la dernière époque caractérise la reconfiguration de la nature mythologique du somin Volcan, offrant de nouvelles perspectives aux visiteurs de la Fournaise. Cet exemple, peut-il avoir une valeur heuristique pour appréhender l’essence et les métamorphoses du haut lieu touristique linéarisé ?

2005 ◽  
Vol 15 (4) ◽  
pp. 439-459 ◽  
Author(s):  
Valérie Soti ◽  
Aurélie Botta ◽  
Agnès Bégué ◽  
Marc Despinoy ◽  
François Colin

2005 ◽  
Vol 9 (4) ◽  
pp. 457-484 ◽  
Author(s):  
A. Barcelo ◽  
J. Coudray

L'implantation de douze pluviographes, de 220 à 2490 mètres d'altitude, dans des sites difficilement accessibles des versants sud et est du massif du Piton de la Fournaise à la Réunion, apporte de nouveaux éléments pour le tracé des isohyètes annuelles. Un pluviographe situé à 1600 mètres d'altitude, à l'amont d'un alignement orienté sud-nord dans la zone du Baril sur la planèze sud-est du Volcan, a enregistré une précipitation annuelle supérieure à 18 000 mm en 1993. Dans cette zone, les cartes d'isohyètes moyennes inter-annuelles admises jusqu'alors présentaient des lames d'eau de lordre de 5000 à 6000 mm.an-¹. Les enregistrements obtenus en 1994 puis en 1995 sur le même pluviographe et sur des stations situées à l'est du massif à 1400 et à 1940 mètres d'altitude confirment qu'une très forte pluviométrie affecte cette zone. Une couche d'inversion thermique est fréquemment observée par ballon-sondage entre 2000 et 2500 mètres d'altitude, principalement en hiver austral. Cette inversion est l'une des causes principales de la présence d'une zone de maximum pluviométrique située entre 1400 et 1940 mètres d'altitude sur les planèzes du Volcan. Selon la position de l'inversion, la Réunion est soit dans la situation des îles très hautes, avec des sommets émergeant des nuages, soit dans la situation des îles hautes, pour lesquelles les précipitations sont fortes près des sommets. Les fortes pentes des versants du massif et la présence de grands encaissements contribuent également à expliquer l'emplacement de la zone de maximum pluviométrique et les lames d'eau importantes qui y sont enregistrées. Une nouvelle carte des isohyètes annuelles est proposée pour prendre en compte les nouvelles données. Une zone de maximum pluviométrique définie par l'isohyète 12 000 mm de moyenne annuelle est localisée entre 1300 et 1800 mètres d'altitude, localement jusqu'à 2000 m, sur le versant oriental du massif exposé aux vents dominants. De part et d'autre de cette zone la pluviométrie diminue: les lames d'eau moyennes annuelles décroissent jusqu'à 4000 mm au niveau de la mer, elles représentent 7000 mm au sommet à 2632 mètres d'altitude. L'atténuation rapide des précipitations sur les versants nord-ouest et sud-ouest est liée au changement de l'orientation des versants par rapport aux flux générateurs de précipitations mais sans doute également à l'influence de grandes discontinuités topographiques orientées perpendiculairement aux vents dominants.


2005 ◽  
Vol 7 (1) ◽  
pp. 69-79
Author(s):  
E. Soler ◽  
G. de Marsily ◽  
C. Jusserand ◽  
J. J. Bourrand

On étudie, par des mesures en plongée sous-marine, les émergences en mer des écoulements souterrains dans le Piton de la Fournaise (île de la Réunion) dans le cadre de recherches sur les relations entre circulations souterraines, flux de chaleur et phénomènes magmatiques. On établit: - que l'ensemble des émergences se situe au niveau du rivage, et non en profondeur - que grâce à des mesures approchées des phénomènes de mélange des eaux, on peut estimer le débit moyen des résurgences en mer à 0,4 m3s-1 par kilomètre de côte sur la façade sud de l'île. Ce chiffre est cohérent avec des estimations indirectes obtenues à partir du bilan hydrique.


2013 ◽  
Vol 61 (4) ◽  
pp. 329-337 ◽  
Author(s):  
J.-L. Solet ◽  
P. Renault ◽  
J.-C. Denys ◽  
G. Teulé ◽  
R.-M. Dennemont ◽  
...  

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