scholarly journals Fonctions et limites de la participation publique

2014 ◽  
Vol 55 (1) ◽  
pp. 31-52 ◽  
Author(s):  
Éric Gagnon ◽  
Michèle Clément ◽  
Marie-Hélène Deshaies ◽  
Émilie Raizenne

Les comités de résidents en centre d’hébergement font partie d’un vaste réseau de comités implantés dans l’ensemble des établissements de santé et de services sociaux au Québec. Composés de résidents des centres d’hébergement et de proches parents, ils se réunissent pour discuter de leurs préoccupations et de leurs besoins, et formuler des demandes et des recommandations à la direction touchant les conditions de vie, le respect des droits et la qualité des services. Leur statut et leur mandat incertains posent la question de leur autonomie au sein des établissements et de leur capacité à changer et à élargir la compréhension des problèmes. Nous montrons comment ces mécanismes de participation publique s’insèrent dans l’organisation et deviennent un instrument de gestion, mais comment aussi ils parviennent à acquérir une autonomie, à apporter un point de vue original sur les réalités discutées et à exercer une influence.

2008 ◽  
Vol 4 (1) ◽  
pp. 133-140
Author(s):  
Paul-R. Bélanger

Résumé La Commission Rochon a observé le profond malaise qui sévit parmi les praticiens sociaux, et les commissaires l'ont attribué au style de gestion qualifié de tayloriste. Pour remédier à ce problème, les commissaires ont proposé un style de gestion participatif. S'agit-il réellement d'un nouveau style de gestion, ou est-ce une nouvelle version du taylorisme pourtant décrié? Le modèle des ressources humaines constitue-t-il une véritable solution de rechange ou quels sont les éléments d'un style de gestion renouvelé? Voilà les questions que l'auteur traite dans cet article.


2009 ◽  
Vol 41 (1) ◽  
pp. 195-215 ◽  
Author(s):  
Jacques Rhéaume

Résumé Il est fait état dans ce texte de développements récents au Québec, d’un type de recherche sociale intégrée dans des établissements de santé et de services sociaux, des centres affiliés universitaires ou instituts de recherche. L’examen plus spécifique d’un cas, un centre de recherche sociale dans un CSSS permet de mettre en lumière une approche particulière de la pratique sociologique, la sociologie clinique. Plusieurs dimensions de l’approche sont ainsi explorées : le concept d’individu sujet et acteur social, l’échange des savoirs, des dispositifs d’une recherche participative illustrée à travers un exemple de recherche, les enjeux éthiques. Il est fait état finalement des limites et des conditions de développement d’un tel type de recherche en partenariat, universités et établissements de santé. La contribution spécifique de la sociologie pourrait être définie comme une clinique du social, où l’individu, comme sujet et acteur social, occupe une place centrale.


2015 ◽  
Vol 16 (1) ◽  
pp. 35-48
Author(s):  
Bernard-Simon Leclerc ◽  
Joey Jacob ◽  
Ogougbé Akpaki ◽  
Julie Paquette

Archives ◽  
2017 ◽  
Vol 47 (1) ◽  
pp. 153-183
Author(s):  
Nancy Gadoury

Nancy Gadoury, bibliothécaire et archiviste au Centre intégré de santé et de services sociaux de Lanaudière, nous présente les étapes qui ont mené à la diffusion de photographies conservées au fil des années par les différentes entités composant le centre. À la suite d’une réorganisation administrative des établissements de santé et de services sociaux, un projet de gestion des documents administratifs a été mis en branle, projet qui comprenait, en plus de la révision des outils de gestion documentaire et du réaménagement des locaux, le traitement et la diffusion de la collection de photographies. L’auteure survole donc les moyens mis en oeuvre pour atteindre cet objectif, dans un contexte où les ressources sont limitées. La collection comprenant plus de 11000 photographies, dont certaines conservées dans des conditions mettant en danger leur conservation à long terme, le travail a été organisé en tenant compte du contexte particulier des milieux de santé. Ce contexte a notamment eu un impact sur les critères de tri ainsi que sur la façon de classer et de décrire les pièces. L’équipe en charge de ce projet a dû faire appel à de nombreux employés actuels et retraités afin de procéder à l’indexation des photographies de façon plus précise. Ce texte expose les réussites ainsi que les difficultés rencontrées dans ce processus et dresse un bilan somme toute positif de l’expérience compte tenu du potentiel évocateur des images et de la lumière différente qu’elles jettent sur les services de santé qui sont souvent perçus négativement par le public.


2019 ◽  
Vol 49 (2) ◽  
pp. 290-309
Author(s):  
Jacques Cherblanc ◽  
Guy Jobin

Ce texte présente une partie des résultats d’une recherche menée auprès des Intervenants et intervenantes en soins spirituels du Québec (ISS) qui travaillent dans les établissements de santé et de services sociaux du Québec. Il présente l’analyse des récits de pratique et de journées typiques de 23 ISS aux profils et pratiques diversifiés. Les ISS sont les successeurs des aumôniers ou animateurs de pastorale hospitalière, aussi appelés chaplains, et ont pour particularité de devoir offrir des services de soins spirituels à tout usager de l’institution de santé, quelle que soit son appartenance ou non à une organisation religieuse. C’est ainsi qu’ils offrent un accompagnement « spirituel » et non « religieux », cette distinction étant fondamentale pour eux. Or, pour démontrer leur pertinence et leur « utilité », les ISS doivent actuellement faire montre de la particularité de leur travail d’accompagnement spirituel (par rapport à la psychologie ou au travail social, par exemple), mais aussi de leur capacité à le faire quelles que soient les croyances du patient. Pour ce faire, ils ont élaboré un savoir pratique, basé sur leur expérience auprès des patients et des soignants, et ont, pour ce faire, élaboré une théorisation du spirituel pratiqué, présentée dans cet article. Cette théorie du spirituel pratiqué qui émerge de la pratique des ISS est constituée de six dimensions : les rituels, l’appartenance, les valeurs, la transcendance, l’identité et le sens.


2014 ◽  
Vol 39 (1) ◽  
pp. 175-193 ◽  
Author(s):  
Jean-François Pelletier ◽  
Sylvain D’Auteuil ◽  
Christian Ducasse ◽  
Lourdes Rodriguez del Barrio

Le Plan d’action en santé mentale 2005-2010 (PASM) en appelait à une plus grande participation des personnes utilisatrices de services de santé mentale aux instances locales, régionales et nationales du réseau de la santé et des services sociaux du Québec. Cet article propose un regard rétrospectif sur cette participation en lien avec le PASM. Il emprunte diverses perspectives pour faire ressortir des convergences et des tendances en se basant sur des écrits gouvernementaux et sur des recherches en cours sur la participation des usagers à de telles instances. Au cours de la période couverte, la fonction de porte-parole assumée par les individus concernés s’est complexifiée, particulièrement avec l’évolution d’une parole s’exprimant à la première personne du singulier, puis à la première personne du pluriel. La notion de participation publique a ainsi pavé la voie à celle de participation citoyenne. Les conditions et modalités de participation pourraient cependant être mieux définies et plus prévisibles.


2013 ◽  
Vol 8 (1) ◽  
pp. 70-90
Author(s):  
Michèle Clément ◽  
Éric Gagnon

Le respect de la vie privée et de l’intimité est un droit reconnu aux usagers des services de santé et des services sociaux par différents codes d’éthique, par laCharte des droits et libertés de la personne du Québecet par laLoi sur les services de santé et les services sociaux.Pour autant, la signification que prend ce droit demeure incertaine. Il n’y a pas une signification, mais bien des significations. S’appuyant sur un important travail d’observation dans deux comités d’éthique clinique situés dans des établissements de santé et de services sociaux, les auteurs présentent et analysent ici un certain nombre de situations litigieuses dans lesquelles une interprétation du droit à la vie privée et à l’intimité a été faite. Au terme de l’exercice, il ressort entre autres que, selon les situations analysées, les discussions qui se font dans les CÉC conduisent à des modalités différentes (« déplacement et hiérarchisation », « opposition et évitement », « ouverture et compromis », « élargissement et remise en question ») qui ont pour effet de changer le regard porté sur l’usager et plus spécifiquement de faire comprendre son point de vue. En outre, si le droit à la vie privée et à l’intimité contribue à modifier l’interprétation que l’on se fait d’une situation ou des usagers, il est lui-même objet d’interprétation. C’est la diversité de sens qu’il peut prendre qui lui préserve son pouvoir d’interroger.


2008 ◽  
Vol 9 (2) ◽  
pp. 77-103 ◽  
Author(s):  
Jacques La Haye

RÉSUMÉ Dans cet article, l’auteur expose la façon dont se pose le problème de la planification de la main-d’oeuvre du réseau des établissements de santé et de services sociaux du ministère des Affaires sociales du Québec. L’auteur apporte diverses considérations notamment sur la dimension de ce réseau, les problêmes reliés à la connaissance quantitative et qualitative des personnels, les principaux éléments de la problématique de la planification de cette main-d’oeuvre ainsi que sur la nature des questions que soulève cette problématique. L’auteur met plus particulièrement en relief la nature du défi que constitue l’harmonisation des deux problématiques des besoins et des effectifs, compte tenu des éléments souvent complexes qui les composent. L’auteur s’attarde également à présenter quelques aspects particuliers du travail de planification de la main-d’oeuvre en décrivant quelques dossiers spécifiques qui sont en cours au Service de planification et développement de la main-d’oeuvre : l’évolution des effectifs médicaux, la répartition géographique des professionnels de la santé et le chevauchement des tâches.


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