scholarly journals L’anax précoce au Québec : une libellule migratrice

2014 ◽  
Vol 138 (1) ◽  
pp. 20-31 ◽  
Author(s):  
Michel Savard

Dans le cadre des travaux du Migratory Dragonfly Partnership, les limites nord des aires de dispersion et de reproduction de l’anax précoce (Anax junius) au Québec ont été mises à jour à partir de la documentation scientifique et des données inédites des participants à l’Initiative pour un atlas des libellules du Québec. Chaque année, dans les basses terres de l’Outaouais et du Saint-Laurent, les premiers adultes immigrant des États-Unis se montrent en mai, exceptionnellement à la fin avril. L’espèce est occasionnellement rapportée dans les contreforts laurentiens et appalachiens de même que dans les régions habitées situées plus au nord du 47e parallèle, sans apparemment dépasser le 50e parallèle le long des côtes de l’estuaire maritime et du golfe du Saint-Laurent. L’émergence de populations estivantes de naïades se produit régulièrement dans la zone tempérée feuillue entre la mi-août et le début octobre tandis que l’émergence de populations hivernantes de naïades s’observe rarement en juin ou au début juillet dans l’extrême sud du Québec. Dans la zone tempérée mixte, des émergences peuvent se produire dans l’enclave bioclimatique du Témiscouata et fort possiblement dans celle du Saguenay–Lac-Saint-Jean. D’après le modèle climatique de Gérardin et McKenney (2001), la limite nord de reproduction de l’anax précoce pourrait atteindre le 49e parallèle, suivant l’isotherme de 15,7 °C pour les 3 mois les plus chauds. Il semble peu probable que l’anax précoce puisse compléter un cycle vital dans la zone boréale, par exemple à l’île d’Anticosti. L’impact des changements climatiques devrait se manifester sur la précocité de l’arrivée printanière des adultes immigrants et sur l’augmentation de la fréquence des émergences de populations hivernantes et estivantes de naïades.

2007 ◽  
pp. 85-92
Author(s):  
A. Heduit ◽  
R. Pujol ◽  
B. Tisserand ◽  
X. Delebarre ◽  
T. Pichard

1965 ◽  
Vol 20 (5) ◽  
pp. 899-922 ◽  
Author(s):  
Emmanuel Le Roy Ladurie

Ces dernières années, diverses réunions scientifiques ont pris pour thème de leurs discussions les fluctuations climatiques récentes : ainsi, une conférence, convoquée à New York en 1961, sous les auspices de la société météorologique américaine, a étudié les changements climatiques et les phénomènes géophysiques s'y rapportant. Le colloque international d'Obergürgler (septembre 1962) s'est consacré aux « variations des glaciers existants » et aux causes qui déterminent ces variations. Quant à la conférence d'Aspen (Colorado, juin 1962), organisée par le Comité de Paléoclimatologie de l'Académie des Sciences des États-Unis, elle se situe dans le même courant de recherche fondamentale : son objet, c'est, en effet « le climat des XIe et XVIe siècles ».


2014 ◽  
Vol 44 (1) ◽  
pp. 7-80 ◽  
Author(s):  
Jacques Papy

Le 1er janvier 2012, le Québec a lancé, dans le cadre de la Western Climate Initiative, un système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre (SPEDE), l’un des premiers systèmes du genre en Amérique du Nord. Le SPEDE est la clé de voûte de la politique de la province en matière de lutte contre les changements climatiques. Il appartient cependant à une catégorie d’instruments économiques de protection de l’environnement encore peu connue de la communauté juridique québécoise. Son étude paraît donc d’une grande actualité. L’article a pour objectif de proposer une première analyse des règles qui encadrent le SPEDE, à la lumière des enseignements de l’analyse économique du droit. L’analyse permet de dresser une nomenclature cohérente et intelligible des règles du SPEDE structurée autour de leur utilité dans l’échange de droits d’émission. Elle fait ainsi ressortir les stratégies de diversification de l’échange, d’institutionnalisation de ses modalités, ainsi que les enjeux de la surveillance du marché du carbone dans un contexte de fragmentation des autorités de tutelle.


Author(s):  
Massimiliano Grava ◽  
Nicola Gabellieri ◽  
Giancarlo Macchi Janica

L’analyse des sources géohistoriques pour l’étude de la saisonnalité rurale du passé et des changements climatiques a commencé à susciter l’intérêt de la recherche internationale. Plusieurs chercheurs réclament de nouvelles sources afin de concevoir un cadre interprétatif qualitatif ou quantitatif. Dans cet esprit, l’article présente une élaboration cartographique d’un cadastre créé par le Grand-Duché de Toscane au XIXe siècle et auparavant inconnu, qui contient la liste de tous les produits agricoles et leurs temps de maturation dans les communautés toscanes. Sur la base de la cartographie du XIXe siècle, les données du registre ont été numérisées et géolocalisées à l’aide d’applications d’applications basées sur un SIG. Cette source permet de reconstituer la distribution spatiale et temporelle des semaines nécessaires dans le passé pour que ces produits murissent dans différentes régions de la Toscane. Ensuite, les périodes pendant lesquelles les espèces herbacées et arborées atteignaient la maturité et où elles étaient commercialisées ont été cartographiées. L’analyse montre qu’il existe entre les régions toscanes, au XIXe siècle, de nombreuses différences que les facteurs environnementaux ne suffisent pas à expliquer. De plus, l’examen des périodes de maturation du châtaignier entre le XIXe siècle et aujourd’hui nous permet d’étudier les effets de la hausse des températures sur la maturation. Pour conclure, nous présentons un portail SIG en ligne où les disciplines intéressées par la phytologie peuvent consulter les données.


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