scholarly journals Contribution de la coopération, de l’économie sociale et des entreprises collectives dans le développement territorial des Îles Lamèque et Miscou en Acadie du Nouveau-Brunswick1

2011 ◽  
Vol 41 (1) ◽  
pp. 49-81 ◽  
Author(s):  
Omer Chouinard ◽  
André Leclerc ◽  
Maurice Beaudin ◽  
Gilles Martin ◽  
Pricette Donovou-Vinagbe

La contribution de l’économie sociale, de la coopération et de l’intercoopération a marqué le territoire insulaire de Lamèque-Miscou depuis les années 1930 et 1940. La présente étude met en perspective l’intercoopération entre les coopératives de pêche, de consommation et de services financiers pour favoriser de nouvelles entreprises collectives. C’est au moyen de l’analyse des rapports annuels, d’entrevues semi-dirigées et de validation par groupe de discussion que nous avons mené cette recherche. Nous montrons que la mobilisation des coopératives en partenariat avec les municipalités et diverses agences gouvernementales a permis l’investissement en ressources monétaires et en capital humain dans des domaines aussi variés que l’habitation, les arts et la culture, les loisirs, l’énergie renouvelable et l’environnement. Il en ressort une capacité de résilience des entreprises collectives et une contribution remarquable au développement territorial.

Author(s):  
Agnès d’Arripe ◽  
Alexandre Oboeuf ◽  
Cédric Routier

Cet article montre pourquoi nous avons fait le choix d’une approche inductive dans une recherche interdisciplinaire effectuée au sein d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Nous indiquons les conditions qui ont impliqué le recours à cette approche et son intérêt. Cinq facteurs sont discutés : l’interdisciplinarité, la flexibilité du travail collaboratif, la dimension « action » de la recherche, notre proximité avec l’interactionnisme symbolique et notre ancrage communicationnel. Nous montrons enfin comment les résultats de ce travail reflètent notre démarche inductive.


Author(s):  
Ahmed Marchane ◽  
Lionel Jarlan ◽  
Lahoucine Hanich ◽  
Abdelghani Boudhar
Keyword(s):  

Dans le Sud de la Méditerranée, de nombreux bassins versants sont caractérisés par un fonctionnement pluvio-nival où une partie des ressources en eau est stockée en hiver sous forme de neige en montagne alors que la zone de consommation se situe en plaine souvent dominée par l'agriculture irriguée. L'objectif de ce travail est double : (1) évaluer les capacités de la télédétection visible/proche infrarouge pour caractériser la variabilité interannuelle de l'enneigement sur l'Atlas marocain comme alternative aux données in situ éparses sur ces zones difficiles d'accès ; (2) identifier les déterminants climatiques qui gouvernent cette variabilité. Dans cet objectif, nous avons analysé plus de 10 ans d'acquisitions journalières issues du capteur MODIS (produits MOD10A1). Dans un premier temps, nous nous sommes attachés à corriger les produits bruts contaminés par la couverture nuageuse à l'aide de méthodes de filtrage basées sur le voisinage spatial et temporel et nous les avons confrontées à des mesures d'équivalent en eau de la neige mesurée à la station nivale de l'Oukamaïden, près de Marrakech, entre 2009 et 2011. Dans un deuxième temps, nous avons caractérisé la variabilité interannuelle à l'aide d'indicateurs saisonniers: enneigement maximum et moyen, et date des premières neiges. Enfin, nous avons mis en évidence une relation significative entre la valeur de l'oscillation Nord Atlantique (ONA) moyenne sur le mois de mars et l'enneigement maximum. Nous montrons également qu'il existe une relation significative entre les anomalies de températures de surface de l'Atlantique équatorial et tropical à la fin de l'été et l'enneigement maximum rencontré sur l'Atlas marocain l'hiver suivant. Ces résultats ouvrent des perspectives pour la prévision saisonnière de l'enneigement sur la région.


2006 ◽  
Vol 81 (3) ◽  
pp. 521-534 ◽  
Author(s):  
Sébastien Dupuch ◽  
Christelle Milan

Résumé Cet article s’intéresse aux déterminants des investissements directs étrangers européens dans les pays d’Europe centrale et orientale. L’estimation est effectuée en données de panel et porte sur la période 1993-1998. Nous montrons que les écarts de coûts salariaux entre les PECO ne constituent pas un facteur déterminant des investissements étrangers contrairement au différentiel de salaire entre les pays de l’Union européenne (UE) et les pays candidats. L’effet du capital humain apparaît sensible à la construction de la variable d’éducation et au choix de l’échantillon tandis que l’importance de la taille des marchés, de la proximité géographique et du choix de méthode de privatisation contribuent à expliquer les flux d’investissements directs européens à destination des PECO.


Author(s):  
Michel De Vroey ◽  
Luca Pensieroso

Depuis quelques années, un vent de contestation souffle dans les facultés d’économie de nombreuses universités européennes. On y voit des étudiants et des étudiantes se plaindre de ce qu’ils considèrent être une absence de pluralisme dans la discipline économique. La plainte peut se résumer en deux propositions. La production théorique à l’intérieur de la discipline manque de pluralisme car elle est dominée par ce qu’on appelle un "mainstream" identifié à l’approche néoclassique. Cette critique porte sur un manque de pluralisme méthodologique. Cette prépondérance n’est pas neutre dans la mesure où il s’avère que la théorie néoclassique est largement au service de la cause dite néolibérale. Ici la critique porte sur un manque de pluralisme idéologique. Cette démarche des étudiants nous interpelle en tant qu’économistes et intellectuels. Elle doit être prise au sérieux, et tel est l’esprit dans lequel nous avons entrepris d’écrire ce numéro de Regards économiques. Son objectif est de passer ces deux propositions au crible de la critique. Notre analyse nous amène à objecter aux deux propositions. La première de celle-ci affirme la domination de l’approche néoclassique dans la profession. Notre étude montre le caractère pluriel et les frontières mouvantes de l’approche néoclassique, depuis son essor jusqu’à aujourd’hui. Nous mettons aussi en avant que la composition du mainstream a évolué au cours du temps et que, parmi les courants non-mainstream, plusieurs sont néoclassiques. De plus, les années récentes ont mis en avant la présence dans le mainstream d’une composante non-néoclassique. La seconde proposition affirme que l’approche néoclassique est au service du néolibéralisme, entendu comme plein libéralisme ou laissez-faire. De notre analyse, il apparaît clairement qu’aucun lien univoque entre les divers courants néoclassiques et le néolibéralisme ne peut être établi. Nous montrons aussi, à l’aide d’exemples, que l’appareillage conceptuel de l’approche néoclassique, ainsi d’ailleurs que celui de l’approche classique qui l’a précédée, a été mis au service de causes idéologiques différentes. Notre étude n’a pas abordé les aspects plus proprement sociologiques motivant le mouvement des étudiants et des chercheurs dit-hétérodoxes, les questions d’organisation de l’enseignement et de la recherche. On songe à la question de savoir s’il faut enseigner les courants minoritaires dans le curriculum d’étude et, si oui, en quelle mesure et à quel niveau. On songe aussi à la question des règles de gouvernance institutionnelles permettant d’éviter les entraves d’ordre non-scientifique à l’éventuelle montée en puissance des courants minoritaires. Ces questions renvoient à un autre clivage, qui concerne la définition des standards de scientificité en science économique. Dans ce dernier débat, la dimension sociologique, les rapports de force dans la profession et la dimension méthodologique s’interpénètrent. Les démêler implique une recherche plus ambitieuse et complexe que celle que nous avons entreprise. Nous sommes toutefois convaincus que les questions méthodologiques que nous avons abordées dans cet article constituent un préalable nécessaire pour les débats ultérieurs.


Author(s):  
OUSSAMA ELKHALFI ◽  
Rachid CHAABITA ◽  
Chafik GUEMIMI

La relation entre le capital humain et la croissance économique  a évoquée une littérature empirique  abondante à partir le début des années 90 avec des aboutissements opposés. En fait, la plupart des apports des analyses théoriques ont affirmé que le capital humain joue un rôle positif et  significatif sur la croissance économique. Pour notre part, nous envisageons à évaluer cette relation dans l’optique de l’enseignement supérieur et sa qualité dans la croissance et le développement cette fois. À cet égard, nous tendons  d’affranchir  en séries chronologiques la relation entre l’enseignement supérieur et la croissance économique pour un groupe de pays d’Afrique qui englobe (Maroc, Tunisie, Sénégal et Niger), couvrant la période  2002-2018.Pour ce faire, nous avons opté pour un modèle économétrique panel  de type à effets individuels fixes qu’est plus adapté à la structure de nos données. Les résultats auxquels nous avons abouti attestent que plus  le stock de capital humain composé par des individus arriveraient à l’université  est important, plus le niveau du Pib par tète est élevé et que ce dernier est impacté selon le niveau de la qualité des systèmes d’enseignement supérieur et l’économie des pays.  


2018 ◽  
Vol 4 (1) ◽  
pp. 52-66 ◽  
Author(s):  
Virginie Maris ◽  
Jean-Pierre Revéret
Keyword(s):  

Devant le constat du déclin toujours plus rapide de la diversité biologique et les limites des ressources disponibles pour l’enrayer, il est nécessaire de déterminer quels moyens devraient être engagés dans sa protection. Pour ce faire, une méthode efficace serait d’évaluer les bénéfices tirés de la biodiversité afin d’estimer rationnellement les coûts légitimes de sa protection. L’évaluation économique, qui se présente d’emblée sur un mode quantitatif, serait alors un outil précieux. Dans ce texte, nous présentons différentes méthodes d’évaluation économique de la biodiversité ainsi que certaines de leurs limites méthodologiques. Par la suite, nous montrons qu’en dépit de ses avantages pratiques, l’évaluation économique échoue à représenter l’ensemble des valeurs en jeu dans la protection de la biodiversité. Nous décrivons alors trois types de valeurs incommensurables avec des bénéfices économiques : la valeur de legs, qui renvoie aux obligations de transmission du patrimoine naturel dont nous avons hérité ; la valeur d’existence, qui renvoie à la considération morale d’intérêts autres que ceux des êtres humains ; la valeur de transformation, qui renvoie à la capacité d’examiner et de critiquer nos préférences et inclinaisons afin d’inclure celles-ci dans une vision du monde rationnelle et cohérente. Pour conclure, nous plaidons en faveur de l’élaboration de méthodes de concertation et d’évaluation participatives et pluralistes permettant de rendre compte de la diversité et de l’hétérogénéité des valeurs de la biodiversité.


2014 ◽  
Vol 18 (2) ◽  
pp. 195-208 ◽  
Author(s):  
Carole Jean-Amans ◽  
Mahamat Abdellatif
Keyword(s):  

Cette contribution vise à analyser le choix de s’engager sur les marchés étrangers sous la forme d’entreprises conjointes ou de filiales totalement détenues dans le contexte des PME. Cette recherche s’appuie sur une série d’entretiens semi-directifs conduits sur la période de juillet 2010 à septembre 2010 auprès de 10 PME françaises internationalisées. Nous avons adopté une analyse quali-quantitative comparée (AQQC), méthode initiée par Ragin (1987) et bien adaptée pour étudier un petit nombre de cas, particulièrement dans une démarche comparative. Nous montrons que l’implantation d’une filiale industrielle dans un pays culturellement perçu éloigné de la France se fait par recours à un partenariat local, tandis que les filiales totalement détenues sont le fait de PME s’inscrivant dans un modèle d’internationalisation rapide.


Semiotica ◽  
2017 ◽  
Vol 2017 (214) ◽  
pp. 373-391
Author(s):  
Diana Luz Pessoa de Barros

RésuméLe propos de cette étude est de montrer comment les sémioticiens de ligne française ont contribué, surtout au Brésil, à produire des connaissances sur les discours sociaux. Lors de précédentes études, nous avons montré que l’une des préoccupations majeures des sémioticiens latino-américains était d’expliquer les processus de signification de l’homme et de la société dans leurs pays. Selon nous, la cause en revient à deux questions principales : d’une part, le paradigme dans lequel s’inscrivent la théorie et la méthodologie de la sémiotique ; d’autre part, les conditions d’accueil et de développement de la sémiotique au Brésil et plus généralement en Amérique latine. Trois parties composent notre article : dans la première partie, nous montrons que les relations de la proposition sémiotique avec la société, avec l’histoire et la culture sont préalablement données, en raison du paradigme théorico-méthodologique de la sémiotique et de son projet analytique. Nous y soulignons également que la sémiotique n’implique ni les excès du formalisme qui nie l’histoire, ni ceux de l’idéologisme qui ignore l’intégration entre la réalité sociale et l’organisation linguistique ; dans la deuxième partie, nous traitons des conditions d’accueil de la sémiotique au Brésil et en Amérique latine ; enfin, dans la troisième partie, nous présentons deux exemples brésiliens de ces études de société.


1979 ◽  
Vol 12 (1) ◽  
pp. 21-54
Author(s):  
William R. Schonfeld

Nous nous attaquons à un paradoxe de la science politique contemporaine. En effet on fait des sondages sur les attitudes des gens face au politique et l'on ne semble pas tenir compte de l'idée reçue selon laquelle le politique n'est pas important pour la majorité des citoyens. Est-il raisonnable de solliciter les opinions des gens sur une question qui selon toute vraisemblance les laisse indifférents?Pour élucider cette contradiction nous avons élaboré un instrument de mesure de l'importance du politique et nous l'avons appliqué à des él èves d'écoles secondaires de France. Nous avons choisi notre échantillon de façon à vérifier rigoureusement notre hypoth èse.Nos conclusions montrent en premier lieu que pour 16.4 pour cent des personnes interrogées le politique est tr ès important; pour 23.3 pour cent, il importe mats relativement peu et pour 60.3 pour cent, il n'est pas important. Nos conclusions indiquent en deuxi ème lieu que la place accordée au politique varie selon l'engagement politique et les orientations partisanes.Nous traitons à la fin des conséquences de ces découvertes pour la recherche en science politique. En particulier, nous nous demandons ce que les politologues étudient vraiment lorsqu'ils analysent les réponses que donnent la plupart des gens aux sondages. En outre nous montrons l'utilité de mesurer l'importance du politique pour d'autres recherches.


Author(s):  
Chantale Mailhot ◽  
Gaudet Stephanie ◽  
Émilie Drapeau ◽  
Jose Fuca
Keyword(s):  

Dans les projets éducationnels de l’entrepreneuriat social, il y de plus en plus de chevauchements entre les concepts d’entrepreneuriat et de citoyenneté. Dans cet article, nous avons analysé une expérience menée par un organisme sans but lucratif dont la mission est d’augmenter la participation citoyenne. Nous nous intéressons aux discours et aux outils dont il se sert dans sa formation en entrepreneuriat social. Notre objectif est de repérer les normes et valeurs sous- tendant la conception de citoyenneté transmise au cours de la formation. Nous montrons qu’il y a des tensions entre les objectifs de citoyenneté démocratique promus par l’organisme et le concept de citoyen sous-tendant la formation en en- trepreneuriat social. Notre contribution a deux facettes : 1) Nous enrichissons la littérature sur l’éducation pour une ci- toyenneté démocratique en analysant une nouvelle approche, celle de l’éducation en entrepreneuriat social; 2) Nous jetons un regard critique sur le concept d’entrepreneuriat social quand il est utilisé dans les formations à la citoyenneté démocratique en analysant cette pratique et en la situant dans le domaine de l’innovation sociale.


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