scholarly journals Le français, langue minoritaire, en milieu de travail : des représentations linguistiques à l’insécurité linguistique

2011 ◽  
Vol 6 (1) ◽  
pp. 17-63 ◽  
Author(s):  
Matthieu LeBlanc

Le présent article fait état de résultats partiels d’une étude ethnosociolinguistique menée dans un milieu de travail bilingue (anglais-français) au Nouveau-Brunswick. Nous nous penchons notamment sur les représentations qu’entretiennent les locuteurs de la langue minoritaire, les francophones, à l’égard de leur langue et de celle des autres, l’objectif étant de voir en quoi les représentations sont intimement liées aux pratiques langagières et, dans le cas à l’étude, à l’insécurité linguistique. Ces questions permettent de mieux comprendre ce que veut dire être « minoritaire » en milieu de travail et, surtout, pourquoi il importe de tenir compte de la dimension symbolique de la langue dans l’analyse des situations sociolinguistiques.

2005 ◽  
Vol 30 (3) ◽  
pp. 599-609
Author(s):  
Jean-Louis Baudouin
Keyword(s):  
Cas A ◽  

Le présent article examine de façon critique la partie de l'Avant-projet de réforme du Code civil portant sur la responsabilité civile. Le projet est, dans l'ensemble, la codification sous une forme différente des règles législatives et jurisprudentielles actuelles. Il innove cependant dans certains domaines notamment celui de l'évaluation et des méthodes d'indemnisation du dommage compensatoire. Il cherche dans la plupart des cas à mieux adapter la règle de droit aux réalités modernes.


2006 ◽  
Vol 10 (2) ◽  
pp. 99-113 ◽  
Author(s):  
Sylvie de Grosbois ◽  
Donna Mergler

Résumé Grâce à leurs propriétés chimiques, les solvants organiques ont une affinité particulière avec le système nerveux, de sorte qu'ils peuvent interférer avec le fonctionnement d'un élément ou d'un ensemble d'éléments de ce système. Des études de cas et des études épidémiologiques ont démontré une association entre l'exposition à long terme à certains solvants et le risque de neuropathies, d'encéphalopathies et de troubles psychiatriques. Mais entre l'état de bien-être et la maladie, il existe un continuum de détérioration de la santé mentale. Le présent article vise à poser le problème de la détérioration du bien-être chez des personnes exposées à des agents neurotoxiques, à partir d'une étude menée auprès de 71 traavilleurs exposés professionnellement à l'éther éthylique ou l'éthanol dans une usine d'explosifs et de 74 travailleurs non exposés. Il s'agit d'une étude de nature exploratoire, portant sur la prévalence de symptômes qui pourraient résulter de l'expositon professionnelle à ces agents neurotoxiques. Les résultats montrent que les personnes exposées, comparées aux personnes non exposées, manifestent davantage de symptômes prénarcotiques durant le travail, tels que des sensations d'ivresse, des difficultés à articuler les mots... Ces personnes rapportent également une fréquence plus élevée de symptômes généraux reflétant l'instabilité de l'humeur, des problèmes de fatigue, de sommeil, de mémoire et de concentration. Le nombre rapporté de symptômes prénarcotiques et de symptômes généraux augmente avec le degré d'exposition. La discussion porte sur la signification de ces résultats pour la santé mentale des personnes impliquées.


2011 ◽  
Vol 1 (2) ◽  
pp. 6-26
Author(s):  
Virginia García-Acosta

The concept of “social construction“ associated with risks has proved to be an increasingly useful analytical tool among disaster experts. However, as is natural with the creation and evolution of theoretical concepts to explain reality, it has acquired different meanings. This, in some cases, has generated some confusion in its use. This paper attempts to clarify some of the variations of the concept “social construction of risk“ by studying and reviewing its main usages and contents. In particular, it looks at the concept's association with perception and with vulnerability. It is basically a theoretical essay intended to help scholars who study disasters so they can use more fluently one of the concepts that will allow them to better comprehend the object of their studies.Spanish El concepto de “construcción social“ asociado con los riesgos ha demostrado una utilidad analítica cada vez mayor entre los estudiosos de los desastres. Sin embargo, como es natural que ocurra en la generación y evolución de planteamientos teóricos para la interpretación de la realidad, se le han atribuido significados diversos. Lo anterior ha contribuido en algunos casos a confusiones en su utilización. Este ensayo pretende contribuir a esclarecer algunas de las variaciones en el uso del concepto “construcción social del riesgo“ por medio del estudio y revisión de los principales manejos y contenidos que se le han dado, particularmente dos de ellos: el que lo asocia con la percepción y el que lo hace con la vulnerabilidad. Se trata de un ensayo básicamente de corte teórico, cuyo objetivo último es aportar elementos para que los estudiosos de los desastres puedan disponer con mayor fluidez de uno de los conceptos que permitan comprender el objeto de su estudio con más destreza.French Le concept de « construction sociale » associé aux risques a démontré une utilité grandissante en tant qu'outil d'analyse pour les spécialistes qui étudient les catastrophes. Toutefois, comme c'est le cas de tout processus naturel de création et de développement des approches théoriques qui servent à l'interprétation de la réalité, des significations diverses ont été données à ce concept. Ce e diversité a contribué dans certains cas à créer des confusions dans son utilisation. Le présent article éclaircit des variations du concept de construction sociale du risque par l'étude et la révision des principaux usages et contenus qui lui ont été donnés, dont deux en particulier : celui qui l'associe à la perception, et celui qui l'associe à la vulnérabilité. Cet essai a comme objectif d'offrir une réflexion de nature théorique sur l'utilisation d'un des concepts fréquemment utilisés par ceux qui s'adonnent à l'étude des catastrophes.


Author(s):  
Catherine Beaudry ◽  
Mélanie Gagnon

Les employeurs se montrent de plus en plus préoccupés par le bien-être au travail du personnel pour diverses raisons. Les conséquences négatives associées au mal-être au travail alimentent cet intérêt pour la question, au nombre desquelles sont recensés l’absentéisme et le présentéisme, la diminution de la performance organisationnelle, une hausse des conflits en milieu de travail ainsi que de mauvaises relations avec la clientèle et une augmentation du taux de roulement. Or, avoir la volonté d’améliorer le bien-être au travail nécessite une réflexion profonde sur les sources de la souffrance au travail. Le présent article propose, sur la base de la littérature existante en la matière, de se doter d’un cadre conceptuel pour mieux cibler et comprendre ces sources de souffrance. Il s’efforce donc de mettre en évidence les facteurs organisationnels contribuant à la souffrance au travail. Bien que non exhaustives, les sources de souffrance variant en fonction des individus, l’analyse de quatre catégories de facteurs se veut féconde : l’organisation du travail, les conditions de travail, les relations interpersonnelles et le déséquilibre entre les contributions et les rétributions. C’est en décelant les facteurs de souffrance en milieu de travail que les responsables des ressources humaines en organisation pourront déployer des pratiques de gestion favorisant le bien-être.


Author(s):  
Ali Smida ◽  
Nabil Khelil

Créer une entreprise demeure aujourd’hui une initiative très risquée. Même si les statistiques montrent que la disparition précoce d’une jeune petite entreprise est un destin plus probable que sa survie, la littérature scientifique sur l’entrepreneuriat se concentre sur la réussite entrepreneuriale. Les petites entreprises émergentes qui échouent demeurent un groupe peu étudié. En plus, il n’y a pas de consensus sur la signification de l’échec entrepreneurial qui, d’ailleurs, par sa nature multidimensionnelle et complexe, peut revêtir plusieurs configurations. Dans le but de mieux percevoir l’échec entrepreneurial, le présent article propose une typologie articulée autour des trois théories : la théorie d’écologie des populations des organisations, l’approche fondée sur les ressources et la théorie de la « brèche aspirations-réalisations ». L’écologie des populations des organisations perçoit l’échec en termes de mortalité. Basée sur la primauté des ressources, l’approche du même nom analyse l’échec en termes de défaillance économique. La troisième théorie accorde un rôle important à la motivation entrepreneuriale. Pour la théorie de la « brèche aspirations-réalisations », l’échec est associé à la déception personnelle du fondateur à la suite de la non-concrétisation de ses aspirations et attentes initiales. À travers la combinaison de ces trois approches, cet article élabore une typologie de huit catégories ou scénarios d’échec. Il tente d’aller au-delà de la dichotomie classique qui oppose l’ « échec total » et la « réussite absolue ». Il introduit les scénarios d’« échec marginal » et d’« échec partiel ». Une analyse qualitative exploratoire fondée sur l’étude de 10 cas a servi à illustrer cette typologie.


2019 ◽  
Vol 64 (2) ◽  
pp. 40-50
Author(s):  
Pascal Laforce ◽  
Sylvie Ratté

Le présent article propose un système de recommandations fondé sur le filtrage des documents associés à des notices bibliographiques MARC 21 et l’historique des emprunts de l’abonné provenant du système intégré de gestion de bibliothèque. L’expérience a été menée en 2017 à Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Le taux de précision élevé obtenu lors de la période d’évaluation prouve le potentiel et la faisabilité du système. Les résultats obtenus montrent que l’utilisation d’un système de recommandation adapté aux bibliothèques publiques permet d’améliorer la qualité des services offerts aux usagers avec un minimum d’impact sur les systèmes opérationnels déjà en place.


Author(s):  
Virginie Soulier

Abstract: Seventy-five years after the Spanish Civil War, the CIDER (Centre d’interprétation et de documentation sur l’Exil et la Retirade) of Argelès-sur-Mer retraces the history of that traumatic past. Reporting on the confinement of 200,000 Spanish Republicans in a barbed wire camp raises many heritage-related issues. This forced exile of half-a-million refugees is one of the most substantial European exoduses to occur during the last century. Many individuals are still affected and it still resonates today. This article discusses CIDER’s museographical project.  If social and institutional logic clash between times of emergence, construction and valorization in the course of patrimonialization, they overlap in the pedagogical aspect of the permanent exhibition. KEYWORDS: Museum study; museology; informal education; immigration; heritage; memorial; monument; Spanish Civil War; citizenship; Résumé: Soixante-quinze ans après la Guerre civile espagnole, le Centre d’interprétation et de documentation sur l’Exil et la Retirade (CIDER) d’Argelès-sur-Mer présente l’histoire de ce passé traumatique. Rendre compte de l’enfermement de plus de 200 000 Républicains espagnols dans un camp de barbelés soulève de nombreux enjeux patrimoniaux. Cet exil forcé d’un demi-million de réfugiés représente l’un des exodes européens les plus importants du siècle dernier. Il touche encore de nombreuses personnes et demeure en résonance avec l’actualité. Le présent article vise à rendre compte du projet muséographique du CIDER. Les logiques sociales et institutionnelles s’affrontent entre les moments d’émergence, de construction et de valorisation dans le processus de patrimonialisation, mais elles se recouvrent dans la perspective pédagogique de l’exposition permanente.MOTS CLES: Muséologie; éducation non formelle; immigration; patrimoine; memorial; Guerre d’Espagne; citoyenneté


Author(s):  
Victor Mignenan

Les études sur le capital humain, menées jusqu’à présent, ont bien révélé son importance pour les organisations. Cependant, sa construction en milieu de travail demeure peu explorée. Même les recherches sur son modèle sont peu nombreuses. Pour comprendre les variables à prioriser, une étude auprès des praticiens et théoriciens tchadiens de GRH a été réalisée. Nous avons appliqué la méthodologie mixte. La production des données a été réalisée au moyen de 11 entrevues semi-structurées et 178 sondages par enquête. L’approche de déconstruction par étape du processus de construction du capital humain, de l’accueil à la permanence, a été utilisée. Les résultats ont montré qu’à l’étape d’accueil du capital humain en milieu organisationnel, les pratiques d’encadrement favorisent les compétences pour exécuter, de façon structurée, les tâches. Ensuite, à l’étape d’intégration, les pratiques d’encadrement et les investissements en formation sont deux leviers d’efficacité. Enfin, à la phase de permanence, nous avons constaté un apport indéniable des investissements en formation, mais ce sont surtout des occasions d’expérience et l’environnement agile qui favorisent la construction de meilleurs talents, en milieu du travail. L’article est utile pour les chercheurs qui trouveront une définition renouvelée du capital humain avec de nouvelles variables et items éprouvés et qui se révèlent plus pertinents. Tandis que les gestionnaires et les consultants trouveront de nouvelles variables permettant de bonifier et valoriser efficacement le capital humain en milieu de travail. Le présent article s’inscrit dans la théorie des ressources et la théorie des compétences [...]


FORUM ◽  
2010 ◽  
Vol 8 (1) ◽  
pp. 73-101
Author(s):  
Mohammed Farghal ◽  
Mashael A. Al-Hamly
Keyword(s):  

La relation qui existe entre le Texte Source (TS) et le Texte Cible (TC) en traduction retient depuis longtemps l’attention des théoriciens de la traduction. Certains spécialistes, comme Nida (1964), Catford (1965), Newmark (1988), et De Waard et Nida (1986), perçoivent le TS comme un “original sacré” dans sa forme, dans sa fonction, ou dans les deux. D’autres théoriciens, tels que Vermeer (1989), Venuti (1995), Behl (2002), et Muhawi (2007), soutiennent, au contraire, que le traducteur doit devenir un participant actif dans la communication interlinguale s’il vise à offrir un TC naturel. Le présent article montre qu’il est essentiel de maîtriser le TC aux niveaux pragmatiques et culturels lorsque l’on traduit entre l’arabe et l’anglais. Il est proposé que le traducteur doit être sensible aux différences de force illocutoire, de normes de politesse, et des implicatures conversationnelles entre les deux langues. Cet article documente certains difficultés provenant des domaines sociaux, politiques ou religieux. L’authenticité des exemples cités est assurée par une sélection faîte, dans la plupart des cas, à partir de traductions publiées.


2009 ◽  
Vol 20 (2) ◽  
pp. 145-167 ◽  
Author(s):  
Denise Daoust

Résumé L’évaluation du travail de la francisation des termes techniques en milieu de travail, dans le contexte de la politique dL’aménagement linguistique du Québec, pose des problèmes particuliers pour l’analyse du choix des langues. En 1983, nous avons recueilli des données auprès de 453 employés d’une entreprise de transport qui ont rempli notre questionnaire. Nous avons identifié certains facteurs sociodémographiques, occupationnels, organisationnels et psychosociaux qui pèsent sur l’utilisation des langues en contexte de concurrence et de changement linguistiques, et plus particulièrement sur le choix de langue (l’anglais ou le français) pour une dizaine de termes spécifiques. Dans le présent article, nous confrontons les résultats obtenus en 1983 à des données comparables receuillies en 1986 auprès de 361 travailleurs de deux entreprises du secteur manufacturier. Afin de vérifier le bien-fondé de certaines hypothèses retenues suite aux analyses du corpus de 1983, nous examinons le rôle de deux facteurs sociodémographiques et occupationnels importants, le sexe et le poste, en regard du comportement terminologique et de certaines attitudes.


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