scholarly journals Criteria in Arbitration of Wage Disputes: Theory and Practice in the Canadian Federal Public Service

2005 ◽  
Vol 43 (3) ◽  
pp. 547-570
Author(s):  
A.V. Subbarao

Étant donné que l'arbitrage des conflits d'intérêts est devenu une méthode notable de règlement des impasses dans le secteur public et que les débats sur les salaires retiennent l'attention de la population, la recherche théorique et empirique sur les désaccords salariaux a intéresse les chercheurs dans les universités. De toutes les théories élaborées sur cette question, celle de Farber (1981) s'appuyant sur « la notion de solution équitable » et celle de Bazerman (1985) fondé sur « les normes d'équité » sont les plus significatives en ce qui a trait à l'analyse des décisions des arbitres dans les différends portant sur les salaires. Selon Farber, la norme de solution équitable de l'arbitre est le fondement de sa décision et ce sont des critères « exogènes » plutôt que les offres finales des parties qui l'influencent. Alléguant la théorie de l'équité, Bazerman énonce trois règles qui peuvent agir sur la décision de l'arbitre. Un arbitre tranchant selon la norme d'« équité absolue » basera sa décision en matière de salaires sur les éléments suivants : comparaisons des salaires avec des entreprises similaires, examen de la situation financière de la firme, évolution du cout de la vie. D'autre part, un arbitre qui considère le différend suivant « une norme de parité » rendra sa sentence en coupant la poire en deux entre les revendications finales d'une des parties et l'offre finale de l'autre. Pour un arbitre qui fait reposer son jugement sur « l'équité préétablie », la convention collective existante constitue une ancre naturelle et ne comporte que des rajustements aux salaires actuels fondes sur le pourcentage moyen des augmentations dans des entreprises comparables. Les arbitres de la fonction publique fédérale doivent tenir compte des cinq facteurs (critères) énoncés dans la Loi des relations de travail dans la Fonction publique en rendant des sentences arbitrales en matière de salaires. On ne les oblige, toutefois, ni à expliquer leurs décisions ni à apprécier ces facteurs et leurs sentences n'en font pas mention. Dans l'étude, des hypothèses relatives à l'influence des critères sur les décisions des arbitres, en ce qui concerne les traitements, ont été élaborées et vérifiées à partir des sentences rendues au cours d'une période de cinq ans (1969-1974). Cette période paraissait la plus appropriée pour la présente recherche, parce que les contrôles obligatoires de la Loi anti-inflation de 1975 et de la Loi sur les restrictions salariales dans le secteur public de 1982 ont eu plus de poids que les autres critères dont il a été question précédemment. L'analyse régressive des sentences sur les traitements révèle que les arbitres œuvrant dans la fonction publique fédérale ne se guidaient pas sur « la norme de parité » non plus qu'ils ne procédaient à un partage entre les réclamations des syndicats et les offres de l'employeur qui, de fait, étaient très éloignées les unes des autres. Les décideurs ne s'appuyaient pas sur « la norme d'égalité absolue » ni sur les majorations des salaires accordés dans les secteurs industriel et non commercial prives. Les résultats de l'enquête confirment que les arbitres suivaient la norme de « l'égalité préétablie » et leurs décisions dans les différends en matière de traitements se fondaient sur le pourcentage moyen pondéré des augmentations de salaires des catégories professionnelles dans la fonction publique fédérale. On leur fournissait les statistiques relatives aux majorations de salaires par occupation ou fonction ainsi que les données se rapportant aux différences de traitements, lesquelles indiquaient que les taux de salaires des fonctionnaires fédéraux étaient plus élevés que ceux de groupes comparables dans le secteur prive. Suivant les recommandations du Comite préparatoire (1965), on estimait que les arbitres auraient à maintenir la cohésion des taux de salaires entre les catégories professionnelles de même qu'à l'intérieur de ces dernières tel que cela avait été établi au début du régime de négociation collective dans la fonction publique fédérale. Les décisions des arbitres fondés sur des majorations de salaires du secteur prive qui étaient plus élevées que celles de la fonction publique fédérale peuvent avoir déséquilibre les rapports entre les taux dans la structure des salaires, tandis que les sentences basées sur des comparaisons de salaires par profession ou métier dans la fonction publique ont eu pour résultat de maintenir les rapports entre les catégories professionnelles et à l'intérieur de celles-ci. Les arbitres ont accepté les taux de salaires touchant la structure et les classes des conventions collectives existantes comme des ancres naturelles et les ont ajustés conformément au pourcentage moyen des augmentations de salaires annuelles de la catégorie professionnelle à laquelle appartenait l'unité de négociation des employés en arbitrage. Les majorations des salaires par profession ou métier devinrent une norme de solution équitable et c'est la norme « d'équité préétablie » qui a influencé les arbitres de la fonction publique fédérale dans leurs décisions en matière de différends sur les traitements.

Revista Foco ◽  
2017 ◽  
Vol 10 (2) ◽  
pp. 208
Author(s):  
Ana Cristina De Albuquerque Lima Rodrigues ◽  
Beatriz Quiroz Villardi

Os professores gestores dos Programas de Pós-Graduação da Universidade Federal Rural do Rio de Janeiro são oriundos de áreas diversas à Administração. A ausência de formação específica orientada para o desempenho das funções da gestão levou ao objetivo desta pesquisa: descrever como o professor gestor de Programa de Pós-Graduação em Instituição Federal de Ensino Superior – IFES aprende e desenvolve suas competências gerenciais, mesmo sem capacitação específica para a gestão. Para alcançá-lo na pesquisa, adotou-se metodologia qualitativa indutiva de análise de dados, nos termos de Thomas, pela qual os resultados emergem dos dados pesquisados. Da análise resultaram formas, fontes e conteúdo da aprendizagem gerencial destes docentes, e o que desejam aprender, que permitiram identificar assuntos para capacitação na gestão. Neste artigo especificamente, que tem por objetivo evidenciar a ausência de formação do docente para a função de gestor, considerou-se a capacitação para o desenvolvimento de competências e consequente desempenho das funções no serviço público federal, assim como a transição do docente para função de gestor.  As recomendações finais envolvem processos de aprendizagem na prática da gestão, necessidade de reflexão para desenvolver competências considerando a relação entre contexto social, indivíduo e suas experiências vividas. The management professors of the Post-Graduation Programs of the Federal Rural University of Rio de Janeiro come from different areas to the Administration. The lack of specific training oriented to the performance of the management functions led to the objective of this research: To describe how the professor of postgraduate program in Federal Institution of Higher Education – IFES Learns and develops their managerial skills, even without specific training for management. To reach it in the research, it was adopted a qualitative inductive methodology of data analysis, according to Thomas, by which the results emerge from the data surveyed. From the analysis resulted the forms, sources and content of managerial learning of these teachers, and what they want to learn, which made it possible to identify subjects for training in management. In this article specifically, which aims to evidence the absence of teacher training for the role of manager, it was considered the qualification for the development of competences and consequent performance of the functions in the federal public service, as well as the transition from teacher to manager. The final recommendations involve learning processes in the management practice, need for reflection to develop competencies considering the relationship between social context, individual and their lived experiences.


2013 ◽  
Vol 8 (1) ◽  
Author(s):  
Daniel Kübler ◽  
Émilienne Kobelt ◽  
Stephanie Andrey

AbstractDrawing on the concept of representative bureaucracy, this article examines how two multilingual states – Canada and Switzerland – deal with issues related to the participation of different linguistic communities in the federal public service. Following a political mobilization of the linguistic cleavage, strategies to promote multilingualism in the public service have been adopted in both countries. The Canadian strategy focuses on equal treatment of Anglophones and Francophones in the public service. In Switzerland, adequate representation of the linguistic communities is the primary goal. These differences are explained by the characteristics of the linguistic regimes in each of the two countries as well as by the peculiarities of consociational democracy in Switzerland. In both countries, the linguistic origins of public administration staff, overall, mirrors the proportions of the linguistic communities in the wider society. Within administrative units, however, linguistic diversity is hampered by the logics of language rationalization, where minorities are under pressure to communicate in the language of the majority.


2020 ◽  
Vol 16 (4) ◽  
pp. 393-410
Author(s):  
Tim A. Mau

PurposeThe public administration literature on representative bureaucracy identifies several advantages from having a diverse public service workforce, but it has not explicitly focused on leadership. For its part, the public sector leadership literature has largely ignored the issue of gender. The purpose of this paper is to rectify these limitations by advancing the argument that having a representative bureaucracy is fundamentally a leadership issue. Moreover, it assesses the extent to which representativeness has been achieved in the Canadian federal public service.Design/methodology/approachThe paper begins with a discussion of the importance of a representative bureaucracy for democratic governance. In the next section, the case is made that representativeness is fundamentally intertwined with the concept of administrative leadership. Then, the article provides an interpretive case study analysis of the federal public service in Canada, which is the global leader in terms of women's representation in public service leadership positions.FindingsThe initial breakthrough for gender representation in the Canadian federal public service was 1995. From that point onward, the proportion of women in the core public administration exceeded workforce availability. However, women continued to be modestly under-represented among the senior leadership cadre throughout the early 2000s. The watershed moment for gender representation in the federal public service was 2011 when the number of women in the executive group exceeded workforce availability for the first time. Significant progress toward greater representativeness in the other target groups has also been made but ongoing vigilance is required.Research limitations/implicationsThe study only determines the passive representation of women in the Public Service of Canada and is not able to comment on the extent to which women are substantively represented in federal policy outcomes.Originality/valueThe paper traces the Canadian federal government's progress toward achieving gender representation over time, while commenting on the extent to which the public service reflects broader diversity. In doing so, it explicitly links representation to leadership, which the existing literature fails to do, by arguing that effective administrative leadership is contingent upon having a diverse public service. Moreover, it highlights the importance of gender for public sector leadership, which hitherto has been neglected.


Sign in / Sign up

Export Citation Format

Share Document