scholarly journals L’impact de la structure de la famille sur le développement des petites entreprises familiales en hypogroupe

Author(s):  
Imen Mzid Ben Amar ◽  
Lassaâd Mezghani

Résumé La structure de la famille est le système d’interactions au sein de la famille qui influence le comportement de chaque membre et sa perception de la réalité (Todd, 1983). La diversité des structures peut avoir une influence sur le développement stratégique des entreprises familiales. En fait, le développement des entreprises familiales, notamment de petite taille, introduit l’idée de l’organisation stratégique en hypogroupe susceptible de permettre la mise en oeuvre des stratégies de croissance par création de nouvelles unités. Ainsi, notre ambition, à travers cette recherche, est d’étudier l’impact de la structure de la famille sur le développement de l’entreprise familiale en hypogroupe. L’information est collectée par le biais d’entretiens semi-directifs auprès des dirigeants propriétaires de cinq cas d’hypogroupes. Les données ont fait l’objet d’une analyse de contenu thématique. Nous avons pu conclure que l’organisation stratégique en hypogroupe est adoptée par les dirigeants qui souhaitent accorder à chacun des successeurs les mêmes opportunités pour réaliser les objectifs personnels de ces derniers. L’égalité entre les successeurs permet d’éviter les conflits internes qui peuvent peser sur la pérennité de l’entreprise. Le choix de l’activité de l’unité nouvellement créée dépend du profil du successeur. Étant donné que les successeurs ont des profils différents, le développement en hypogroupe se réalise à travers la diversification.

Author(s):  
Véronique Favre-Bonté ◽  
Sébastien Tran

La diffusion des TIC chez les PE demeure faible (Eurostat 2010) et pourtant, parmi les applications IT, Internet est pour les PE une source d’opportunités de développement de leurs affaires (Scaglione, Schegg et Murphy, 2009). L’un des enjeux est donc de savoir si Internet peut être utilisé efficacement par ces petites structures et comment sa mise en oeuvre peut contribuer à améliorer leur positionnement stratégique. Nous avons étudié quatre cas d’entreprises dans l’hébergement touristique qui est un secteur très en avance dans l’utilisation des TIC en général et d’Internet en particulier (Kalika et Rival, 2009 ; Aldebert et Loufrani-Fedida, 2010). Notre recherche montre que les PE peuvent utiliser Internet comme un outil de différenciation, notamment sur les dimensions liées à la relation client (marketing, distribution). La réussite, quant à l’utilisation d’un site Internet, repose sur un choix très judicieux de la technologie par rapport au positionnement de l’entreprise. La mise en place d’une stratégie doit donc se faire à partir d’une véritable réflexion quant au métier de la PE, car cela conditionne les services et les fonctionnalités proposées à partir des technologies. Enfin, ce n’est pas tant le profil technophile qui importe que le profil innovant et preneur de risques du dirigeant et son aptitude à percevoir l’utilité des technologies.


2013 ◽  
Vol 10 (2) ◽  
pp. 131-150 ◽  
Author(s):  
Érick Falardeau ◽  
Denis Simard

Cet article vise à présenter les résultats d’une recherche exploratoire sur la relation entre le rapport à la culture d’étudiants en enseignement et la mise en œuvre d’une approche culturelle dans la discipline « français », ainsi qu’à préciser un cadre théorique du rapport à la culture. Nous avons analysé les textes de 35 étudiants, dans lesquels ils devaient définir ce que signifie pour eux la culture et leur conception du rôle de l’enseignant dans le développement culturel des élèves. Une analyse de contenu nous a permis de circonscrire quatre types de rapport à la culture : désimpliqué, instrumentaliste, scolaire et intégratif-évolutif, ainsi que deux plans, individuel et pédagogique — soit l’accompagnement de l’élève dans son développement culturel.


Author(s):  
Jean-Marie Courrent ◽  
Martine Spence ◽  
Jouhaina Gherib

Plusieurs travaux récents portant sur la responsabilité sociale et le développement durable dans les petites entreprises ont montré que les dirigeants des entreprises de petite taille adoptent souvent des pratiques durables non pas uniquement (ou essentiellement) par conviction, mais aussi (ou surtout) parce qu’ils en retirent, ou espèrent en retirer, des bénéfices de type économique. L’objet principal de cette étude est d’analyser l’influence des caractéristiques individuelles de ces dirigeants sur leur adhésion à l’argument économique de la responsabilité sociale de leur entreprise (RSE). L’observation a été réalisée sur 188 entreprises canadiennes de moins de 100 salariés. Les résultats montrent que le genre, l’âge, l’expérience et la formation du dirigeant n’expliquent pas l’adhésion à l’argument économique de la RSE. En revanche, ses valeurs personnelles, appréhendées par son éthique et son sentiment d’appartenance à un espace géographique local, de même que la recherche de pérennité de l’entreprise et la priorité donnée à la performance financière dans les objectifs de la firme, sont positivement liées à l’argument économique de la RSE. En particulier, les résultats des analyses montrent un effet positif significatif de l’éthique activiste du dirigeant sur la conviction que cela permet d’acquérir de la légitimité et d’accéder à de nouveaux marchés.


Author(s):  
Ya Assanhoun Guillaume KOUASSI

Cette étude vérifie les effets du capital santé approximée par l’espérance de vie sur la croissance économique en Côte d’Ivoire de 1974 à 2014. Nous avons recours à un modèle vectoriel à correction d’erreur (VECM) et au test de non-causalité de granger par approche séquentielle. Nos résultats suggèrent qu’il existe une relation de causalité unidirectionnelle à court et à long terme, allant du capital santé vers la croissance économique. Ces résultats suggèrent la mise en œuvre de programmes de santé plus robustes, capables de favoriser la croissance économique ivoirienne. Cela implique un accroissement du budget alloué au secteur de la santé en Côte d’Ivoire afin que ce dernier contribue davantage à la croissance économique de long terme dans ce pays.


Author(s):  
Françoise Quairel ◽  
Marie-Noëlle Auberger

Les grands textes et références internationales confient aux grandes entreprises la responsabilité de diffuser les valeurs environnementales et sociales dans leur sphère d’influence. Cette vision « messianique » de leur responsabilité les conduit à promouvoir des pratiques RSE au sein de leur chaîne d’approvisionnement, notamment auprès de leurs fournisseurs et sous-traitants PME. Dans une vision managériale, elles demandent à leurs fournisseurs de signer des codes de conduite et autres clauses contractuelles pour se protéger des risques liés à un comportement non responsable. Quelle que soit la vision, les grandes entreprises sont considérées comme des acteurs majeurs de la diffusion de pratiques socialement et environnementalement responsables pour les PME de leur chaîne d’approvisionnement. À partir de cinq études de cas de grands groupes industriels considérés comme socialement responsables et à partir d’une enquête auprès de PME françaises, cet article se propose d’analyser les facteurs, freins ou leviers qui expliquent l’influence exercée sur les PME par la gestion « durable » de la relation fournisseurs. Il cherche à répondre à la question : dans quelle mesure les PME sont-elles poussées à adopter des politiques RSE par les grandes entreprises clientes ? Dans les pays développés comme la France, cette influence est faible, même lorsque les grands clients se disent engagés dans la RSE. Nous avons dégagé les principaux déterminants de cette influence : le degré de formalisation et surtout de contrôle des engagements demandés au fournisseur, le degré des contradictions entre les exigences économiques de prix toujours plus bas et les exigences de conformité avec les codes de conduite ou autres standards, la nature de la relation commerciale entre les acteurs basée sur un rapport de force économique dans une approche de stricte conformité ou basée sur la confiance, les relations personnelles et le partenariat gagnant-gagnant. Les grandes entreprises, même proactives, ne sont que de faibles leviers de la diffusion de la RSE chez leurs fournisseurs PME parce que tous ces facteurs jouent faiblement ou comme des freins, ce qui traduit une mise en œuvre encore très partielle des objectifs annoncés de développement durable au sein des services achat. Les objectifs et l’engagement du chef d’entreprise dans la PME constituent des facteurs clés pour l’adoption de stratégies RSE dans les PME et donc pour aller au-delà de la stricte conformité et transformer les exigences RSE du client en opportunités. Nous proposons huit types de réponses stratégiques des PME fournisseurs aux exigences de leurs clients en fonction des facteurs dégagés ci-dessous.


Author(s):  
Isabelle Géniaux ◽  
Sylvie Mira Bonnardel

L’approche «resource based» est à l’honneur dans la réflexion en management stratégique et devrait même devenir, pour de nombreux chercheurs, la colonne vertébrale des problématiques de recherche en management pour le prochain millénaire. Des travaux sur des pratiques d’entreprises en soulignent les portées opératoires. Cependant, nous devons constater que la plupart de ces études concernent de grandes entreprises. La question reste posée pour les PME pour lesquelles nous avons encore peu de visibilité en matière de management des connaissances et des compétences : ceci résulte-t-il d’une faible médiatisation ou de l’absence de formalisation des pratiques ? Cet article vise à apporter des éléments de réponse à cette question. À cet effet, nous avons observé plus attentivement les pratiques des PME en matière de management des ressources et des compétences et nous y avons retrouvé des modes opératoires et organisationnels particulièrement structurés et orientés vers un management global des connaissances et des compétences. Cette étude exploratoire confirme que la problématique de management des ressources et des compétences est bien présente dans les réflexions des dirigeants de ces PME qui ont su mettre en œuvre des outils et méthodes particulièrement sophistiqués.


2008 ◽  
Vol 35 (2) ◽  
pp. 161-174
Author(s):  
Yannick Védaste Banturiki ◽  
Didier Nganawara ◽  
Laurence Thomsin

Résumé Depuis quelques années, les recherches sur les inégalités existant entre les individus par rapport à leur santé se focalisent sur l’influence exercée par les conditions sociales tout au long du cycle de vie. En somme, c’est l’aspect dynamique de la santé qui est de plus en plus privilégié. Cependant, la collecte d’un événement de santé au moyen de l’approche biographique a été rarement mise en oeuvre dans les recueils biographiques. La présente note vise à présenter le cheminement conceptuel et la démarche méthodologique que nous avons suivis pour définir un événement de santé et l’intégrer dans une enquête biographique mise en place en Belgique. La première partie de cette note présente succinctement les définitions allouées à l’état de santé d’un individu. La deuxième partie met en lumière les avantages et les limites de la collecte longitudinale et montre l’intérêt de l’approche biographique. La troisième partie, enfin, est consacrée à la présentation de l’approche innovatrice que nous avons mise en oeuvre, autour de l’idée des interruptions d’activités, pour collecter un événement de santé dans un dispositif biographique.


2019 ◽  
Vol 38 (03) ◽  
pp. 397-406 ◽  
Author(s):  
James L. Silvius ◽  
Ameera Memon ◽  
Mubashir Arain

RÉSUMÉLa légalisation de l’aide médicale à mourir (AMM) au Canada a permis aux médecins, aux décideurs politiques et aux patients de réexaminer les soins de fin de vie. Cet article présente les principales caractéristiques du programme albertain d’AMM, dans le contexte des programmes d’AMM mis en place dans les autres provinces. Nous avons également comparé les politiques et les pratiques en matière d’AMM dans différentes provinces et territoires du Canada. De plus, nous avons utilisé la base de données de l’AMM de l’Alberta pour dresser un portrait des données démographiques sur les patients et l’accès aux services d’AMM en Alberta en 2017-2018. Des différences significatives ont été relevées dans les processus et les pratiques des divers programmes provinciaux et territoriaux d’AMM. Les programmes de l’Alberta, de l’Ontario et du Québec sont plus complets. L’Alberta a mis en place des ressources dédiées pour l’AMM. L’âge médian des personnes qui ont reçu des services d’AMM en Alberta de juillet 2017 à avril 2018 était de 70 ans. Les bénéficiaires étaient majoritairement des hommes (55 %) et des patients ayant un cancer (70 %). Environ 39 % des prestations d’AMM ont été réalisées en milieu hospitalier et 38 % au domicile des patients.Nous concluons avec quelques recommandations sur le développement, la mise en œuvre et l’évaluation du programme d’AMM, en nous fondant sur l’expérience de l’Alberta dans ce domaine au cours des deux dernières années.


2017 ◽  
Vol 42 (2) ◽  
Author(s):  
Catherine Bouko ◽  
Laura Calabrese

In 2014, French and Belgian Facebook members witnessed the flourishing of numerous Facebook groups dedicated to their town or village that shared the same rallying cry, “You’re a real … if …” This trend spread like wildfire, to the extent that more than 160 towns/villages now have an active page on the social network. Seniors are among the most active members of these groups. In this context, the general objective of our study consisted of identifying the mechanisms through which these pages participate in building a real geo-cultural community in which the oldest Facebook members play a central role. To do so, we performed a content analysis of the 842 posts and 5,314 comments written between December 5, 2014 and January 5, 2015 in the groups representing the cities of Hannut and Jodoigne (Belgium) as well as Fourmies and Harnes (France). Our study concerns the topics of the posts, the types of actions performed by the members and the interactions among them. Our research shows that such groups create intergenerational “affinity spaces,” which debunks common misconceptions about how seniors approach the digital world.Apparus en 2014, les groupes Facebook intitulés « T’es un vrai … si … », qui rassemblent les « vrais » habitants d’une ville, se sont développés comme une traînée de poudre. Aujourd’hui, plus de 160 groupes de ce type existent sur le réseau social. Les seniors font partie des membres les plus actifs de ces groupes. Dès lors, afin d’identifier dans quelle mesure de tels groupes créent une dynamique intergénérationnelle, nous avons procédé à une analyse de contenu des 842 billets et 5 314 commentaires rédigés entre le 5 décembre 2014 et le 5 janvier 2015 au sein des groupes dédiés aux villes de Hannut et Jodoigne (Belgique) ainsi que Fourmies et Harnes (France). Notre analyse porte sur les types de sujets traités, sur les types d’actions réalisées et sur les modes d’interaction. Il en ressort que ces groupes construisent des « espaces d’affinités » intergénérationnels, qui viennent tordre le cou aux représentations souvent négatives du rapport entre le numérique et la « personne âgée ».


2005 ◽  
Vol 40 (2) ◽  
pp. 285-311 ◽  
Author(s):  
Paul-Antoine Bien-Aimé ◽  
Louis Maheu

L'analyse du «travail réflexif», celui où le praticien offre un service direct à la personne, ne peut faire l'impasse sur la logique professionnelle mise en œuvre en réponse à celle des appareils de gestion du social. C'est ainsi que nous avons dégagé une typologie des référents professionnels des praticiens d'un établissement de services sociaux. Ces référents sont à la fois des pôles intégrateurs des pratiques et des sources d'interventions novatrices. La possibilité pour plusieurs intervenants de s'inscrire comme sujets autonomes dans leurs pratiques interpelle la thèse de la crise de l'identité professionnelle des intervenants sociaux.


Sign in / Sign up

Export Citation Format

Share Document