Écouter et réécouter

Protée ◽  
2010 ◽  
Vol 38 (2) ◽  
pp. 29-40
Author(s):  
Erik Bertin
Keyword(s):  

Résumé Cet article explore l’écoute de la musique comme pratique, et plus précisément le phénomène de l’audition répétée d’un même morceau de musique. Au fil des écoutes, une interaction se construit entre une forme répétée à l’identique et un sujet potentiellement soumis à des variations modales, cognitives et passionnelles. Un cycle de vie de l’écoute répétitive se dégage, qui mène du surgissement émotionnel lié à la découverte d’une musique à son appropriation progressive par le sujet, puis parfois à son déclin et à son abandon. Cette interaction répétée articule étroitement logique passionnelle et logique de la programmation, donnant lieu à différentes modulations des tensions entre ressentir et découvrir. C’est la création d’un blogue d’une quinzaine de sujets-auditeurs décrivant régulièrement leurs perceptions et leurs impressions dans un processus de familiarisation avec un morceau de musique qui a permis de constituer le corpus soumis à l’analyse sémiotique.

2012 ◽  
Vol 15 (5) ◽  
pp. 479-497
Author(s):  
Dhaker Abbes ◽  
André Martinez ◽  
Gérard Champenois ◽  
Jean Paul Gobert

2012 ◽  
Vol 17 (4) ◽  
pp. 119-140
Author(s):  
Diana Penciuc ◽  
Marie-Hélène Abel ◽  
Didier Van Den Abeele
Keyword(s):  

2013 ◽  
Vol 18 (2) ◽  
pp. 103-128
Author(s):  
Benjamin Bertin ◽  
Vasile-Marian Scuturici ◽  
Jean-Marie Pinon ◽  
Emmanuel Risler

2015 ◽  
Vol 11 (2) ◽  
pp. 37-76 ◽  
Author(s):  
Gilianne Kern ◽  
Sandra Holgado ◽  
Michel Cottin
Keyword(s):  

1995 ◽  
Vol 50 (3) ◽  
pp. 645-686 ◽  
Author(s):  
Bernard Derouet
Keyword(s):  

La détention en commun de biens ou de droits d'usage était l'une des bases constitutives de la notion de « communauté », dans les anciennes sociétés rurales européennes. Bien sûr, ce n'était pas la seule. Mais elle est d'un intérêt particulier, à cause de la variété des critères qui, ici ou là et selon les moments, ont pu entrer en jeu pour servir de fondement à la définition des groupes concernés. Plusieurs logiques paraissent avoir ici interféré, coexisté ou s'être affrontées, donnant lieu à des compromis ou à des conflits révélateurs. Qui a droit aux « biens communaux » ?


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S104-S104
Author(s):  
E. Karsinti ◽  
K. Piani ◽  
R. Icick ◽  
V. Bloch ◽  
F. Bellivier ◽  
...  

La littérature suggère qu’une enfance instable engendrerait une résilience plus faible, et qu’une résilience faible serait prédictrice d’un plus haut risque de dépendance et de complications psychiatriques [1,2]. Dans ce contexte, notre objectif a été d’étudier l’ensemble de ces facteurs en une même étude afin d’affiner les trajectoires des patients consommateurs de cocaïne. Nous avons réalisé une étude préliminaire sur 200 patients régulièrement suivis dans 6 centres de soin parisiens. Nous avons évalué la résilience à l’aide de la CD-RISC [3] qui est un auto-questionnaire en 25 questions évaluant 5 dimensions et donnant lieu à un score total. De plus, nous avons procédé à des hétéro-évaluations concernant les variables psychiatriques et les antécédents familiaux (évalués rétrospectivement) et mesuré les dépendances aux différentes substances à l’aide des critères du DSM-IV. Les facteurs de vulnérabilité nous montrent que l’abus (ou dépendance) d’alcool du père, ainsi que le nombre de ruptures parentales sont associés à une plus faible résilience. L’étude des variables psychiatriques révèle qu’une faible résilience serait associée à un plus haut risque de commettre au moins une tentative de suicide dans sa vie, à un plus haut risque d’hospitalisation en service de psychiatrie et de diagnostic de schizophrénie. S’agissant des comorbidités addictives, une faible résilience est prédictrice d’un plus haut risque de dépendance aux opiacés, ainsi qu’aux benzodiazépines, et d’injection de cocaïne. Enfin, les facteurs du CD RISC sont associés à plus de sevrages hospitaliers. En reprenant la théorie de Didier, les adolescents s’intègrerait dans un groupe de pairs dépendants pour palier à une cellule familiale insecure [2]. Une faible résilience de ces patients pourrait conduire à plus de dépendance aux produits anesthésiants comme stratégie de coping. Pour aller plus loin, il pourrait être pertinent d’étudier conjointement résilience, traumatismes et style parentaux.


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