Mortalité par suicide dans les collectivités inuites au Canada : taux et effets des caractéristiques des collectivités

2010 ◽  
Vol 38 (2) ◽  
pp. 311-343 ◽  
Author(s):  
Christopher Penney ◽  
Sacha Senécal ◽  
Ellen Bobet

À défaut de pouvoir identifier spécifiquement les Inuit dans les statistiques de l’état civil à l’échelle du Canada, il est possible au moyen d’une approche géographique de produire une analyse démographique de la mortalité au sein des collectivités inuites du Canada. Nous avons ainsi estimé la mortalité par suicide dans les quatre régions du Canada où sont localisées les collectivités inuites, soit le Nunavut, le Nunavik (Nord du Québec), le Nunatsiavut (Labrador) et la région des Inuvialuit (Territoires du Nord-Ouest) pour les périodes 1989-1993, 1994-1998 et 1999-2003. L’analyse révèle des taux de suicide de 6 à 11 fois plus élevés dans l’ensemble des régions inuites, d’importantes variations des taux d’une région inuite à l’autre et une augmentation marquée des taux lors de la dernière période analysée. Les taux estimés de suicide ont été jumelés au recensement de la population du Canada de 2001 ainsi qu’à l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2001 de Statistique Canada afin de cerner certains facteurs explicatifs.

Author(s):  
N Doggett ◽  
S Dogra

Introduction Notre analyse visait à déterminer l’association entre l’asthme et le niveau d’activité physique ainsi qu’avec le nombre d’heures d’activités sédentaires chez les adultes autochtones et visait à comprendre l’influence de l’inactivité physique et du nombre d’heures d’activités sédentaires sur l’utilisation des soins de santé par les adultes autochtones asthmatiques. Méthodologie Notre analyse a porté sur 20 953 répondants adultes de l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2006. Nous avons considéré que les répondants étaient atteints d’asthme « actuel » s’ils avaient déclaré avoir reçu un diagnostic d’asthme de la part d’un médecin et s’ils avaient une ordonnance valide pour des médicaments contre l’asthme. Notre définition d’une activité physique insuffisante correspondait au fait de pratiquer moins de 3 heures d’activité physique modérée à intense par semaine, et notre définition d’un nombre élevé d’heures passées devant la télévision correspondait au fait de regarder la télévision pendant plus de 10 heures par semaine. Nous avons évalué l’utilisation des soins de santé à l’aide du nombre de consultations de professionnels de la santé et du nombre d’hospitalisations d’au moins une nuit. Résultats Les adultes autochtones asthmatiques étaient plus susceptibles de déclarer un nombre élevé d’heures passées devant la télévision (RC = 1,16; IC : 1,11 à 1,22) et une activité physique insuffisante (RC = 1,15; IC : 1,10 à 1,20) que les non-asthmatiques. Les asthmatiques ayant déclaré un nombre élevé d’heures passées devant la télévision ont signalé plus de consultations de professionnels de la santé au cours des 12 derniers mois (RC = 2,59; IC : 2,34 à 2,87), plus d’hospitalisations d’au moins une nuit au cours de la dernière année (RC = 1,95; IC : 1,82 à 2,08) et plus d’hospitalisations d’au moins une nuit au cours des 5 dernières années (RC = 1,13; IC : 1,07 à 1,18). Les résultats étaient moins cohérents pour l’activité physique et l’utilisation des soins de santé. Conclusion Ces résultats laissent penser que les adultes autochtones asthmatiques sont moins actifs que leurs pairs non asthmatiques et que ce mode de vie est lié à une utilisation accrue des soins de santé. Ces résultats sont importants pour les stratégies de promotion de l’activité physique et de lutte contre le comportement sédentaire ciblant les adultes autochtones asthmatiques.


Author(s):  
Alexandra Kent ◽  
Charlotte Loppie ◽  
Jeannine Carriere ◽  
Marjorie MacDonald ◽  
Bernie Pauly

Introduction Si la recherche sur l’équité en santé et la recherche sur la santé autochtone ont toutes deux pour objectif de promouvoir des résultats équitables en santé parmi les populations marginalisées et à moindre accès aux soins, elles fonctionnent souvent de manière indépendante et sans collaboration, conduisant à une sous-représentation des populations autochtones dans la recherche sur l’équité en santé relativement au fardeau disproportionné des inégalités subies. Dans cet article méthodologique, nous présentons Milieux relationnels Xpey’, un cadre analytique qui décrit certains obstacles et éléments facilitateurs en matière d’équité en santé pour les peuples autochtones. Méthodologie La recherche sur l’équité en santé doit se concentrer sur les populations autochtones et les méthodologies autochtonisées, changement qui pourrait combler les lacunes dans les connaissances et contribuer à combler le fossé observé en santé autochtone. Dans ce cadre, le programme de recherche Optique d’équité en santé publique (Equity Lens in Public Health, ELPH) a adopté le cadre analytique Milieux relationnels Xpey’ pour que la recherche sur la priorisation et la mise en oeuvre de l’équité en santé soit davantage centrée sur les populations autochtones. Le cadre analytique a ajouté à notre méthodologie une optique autochtonisée d’équité en santé qui a facilité la reconnaissance des déterminants sociaux, structurels et systémiques de la santé autochtone. Pour éprouver ce cadre analytique, nous avons mené une étude de cas pilote portant sur l’une des autorités sanitaires régionales de la Colombie-Britannique, consistant en un examen des politiques et des plans de référence et intégrant des entrevues et des groupes de travail avec du personnel de première ligne, des gestionnaires et des hauts dirigeants. Conclusion L’application à ELPH de Milieux relationnels Xpey’ illustre l’utilité de ce cadre analytique pour explorer et conceptualiser l’équité en santé autochtone dans le système de santé publique de la Colombie-Britannique. Des applications du cadre analytique devront être intégrées aux méthodes de recherche sur les Autochtones.


2019 ◽  
Vol 27 (4) ◽  
pp. 445-451
Author(s):  
Marie Roué

Une journée en hommage à Claudine Friedberg, qui s’est éteinte le 27 juillet 2018, a été organisée le 16 novembre 2018 au Muséum national d’histoire naturelle. Elle a réuni sa famille, ses amis, ses collègues et ses anciens doctorants qui venaient de France, mais aussi d’Angleterre, d’Indonésie, du Portugal. Cette journée en l’honneur de cette grande chercheuse en ethnoscience fut aussi un colloque scientifique de qualité, faisant écho aux riches discussions et échanges que nous avons eus avec elle pendant des décennies. Née dans les années 1950, l’ethnoscience, nommée aussi « new ethnography », décrit et analyse l’étendue des systèmes de savoirs des peuples autochtones. Si cette discipline a perduré, c’est parce qu’elle a évolué et su explorer de nombreuses pistes fécondes. Son centre d’intérêt initial dans le domaine de l’anthropologie cognitive, en relation avec la linguistique, la philosophie et les sciences naturelles, était les dénominations et classifications autochtones des objets naturels (ethnobotanique, ethnozoologie, ethnomédecine, analysées et comparées aux taxonomies scientifiques). Aujourd’hui, elle se déploie aussi, sous diverses appellations, telles que celles des savoirs locaux ou autochtones, dans le cadre de grandes conventions internationales et dans celui de la défense de la biodiversité et de la gestion traditionnelle des peuples autochtones et des communautés locales.


2010 ◽  
Vol 6 (1) ◽  
Author(s):  
Kahente Doxtater (Horn Miller)

As Indigenous peoples we have found it necessary both to react to and to differentiate ourselves from the beliefs, values and practices that have been imposed upon us through colonization. To make our resistance effective, we sometimes use the tools of the dominant society. The Unity Flag in the incarnation that is commonly known as the ‘Mohawk Warrior Flag’ is one example of this phenomenon. Flown all over the world, it serves as a symbol for the unity of Indigenous peoples, illuminating our discordant relationship with a world that remains dominated by beliefs and values that are alien to us. This paper will introduce a Kanienkehaka perspective on the Flag, reconstructing its symbols and history and illustrating how it carries the message of unity-in-resistance for the various peoples who have turned to it for support in their ongoing struggles with colonialism. En tant que peuples Autochtones nous avons trouvé nécessaire de réagir et de se différencier des croyances, valeurs et pratiques qui nous étaient imposées par la colonisation. Pour rendre notre résistance efficace, nous utilisons parfois les outils de la société dominante. Le Drapeau de l’Unité dans l’incarnation, plus souvent connu sous le nom de « Drapeau du Guerrier Mohawk » est un exemple de ce phénomène. Flottant partout dans le monde, il sert de symbole de l’unité des peoples autochtones, mettant en lumière nos relations discordantes avec un monde qui reste dominé par des croyances et valeurs qui nous sont étrangères. Cet article introduit une perspective Kanienkehaka sur le Drapeau, reconstruisant ses symboles et son histoire et illustrant la façon dont le Drapeau porte le message de l’unité-en-résistance pour les divers peuples qui se sont tournés vers lui comme soutien dans leurs luttes en cours contre le colonialisme.


Author(s):  
Jasmin Bhawra ◽  
Martin Cooke ◽  
Yanling Guo ◽  
Piotr Wilk

Introduction Les enfants autochtones sont deux fois plus susceptibles d’être classés comme obèses et trois fois plus susceptibles de vivre dans l’insécurité alimentaire que les autres enfants canadiens. Le but de cette étude est d’explorer la relation entre l’insécurité alimentaire et le poids chez les enfants et les jeunes métis et des Premières Nations vivant hors réserve à l'échelle du Canada. Méthodologie Nous avons obtenu des données sur les enfants et les jeunes de 6 à 17 ans (n = 6 900) tirées de l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2012. Nous avons testé les relations bivariées à l’aide des tests du chi-carré de Pearson et utilisé des régressions logistiques binaires imbriquées pour examiner la relation entre l’insécurité alimentaire et le poids, en tenant compte de la dimension spatiale, des caractéristiques des ménages ainsi que de l'environnement scolaire et de facteurs culturels. Résultats Environ 22 % des enfants et des jeunes métis et des Premières Nations souffraient d’embonpoint et 15 % étaient classés comme obèses. Plus de 80 % des répondants ont signalé ne pas souffrir d’insécurité alimentaire, 9 % ont fait état d’une sécurité alimentaire faible et 7 % d’insécurité alimentaire grave. Les enfants et les jeunes autochtones vivant hors réserve dans des ménages à très faible sécurité alimentaire présentaient un risque accru d’embonpoint ou d’obésité, quoique ce risque accru ne se soit pas révélé indépendant du statut socioéconomique du ménage et qu'il se soit trouvé réduit en tenant compte du revenu du ménage après ajustement en fonction de la taille de ce dernier. Un environnement scolaire négatif s'est révélé également être un prédicteur important du risque d’obésité, indépendamment des facteurs démographiques, spatiaux et liés aux ménages. Conclusion L’insécurité alimentaire et l’obésité étaient répandues parmi les groupes autochtones étudiés, et nos résultats laissent penser que les enfants et les jeunes en situation d’insécurité alimentaire souffrent également en grande proportion d’embonpoint ou d’obésité. Cette étude renforce l’importance d’inclure les déterminants sociaux de la santé tels que le revenu, l’environnement scolaire et la dimension spatiale dans les programmes ou les politiques ciblant l’obésité infantile.


ARCTIC ◽  
2019 ◽  
Vol 72 (2) ◽  
pp. 181-196
Author(s):  
Nicole Gombay

Des lignes directrices et des pratiques exemplaires visant à faire participer les peuples autochtones des régions arctiques à la recherche biophysique sont publiées depuis les années 1990. Malgré ces lignes directrices, les scientifiques généraux ont toujours de la difficulté à créer des relations de travail efficaces avec les peuples autochtones et à les faire participer à leurs recherches. Nous avons fait face à cet enjeu quand nous avons visité trois collectivités de la côte ouest de l’Alaska pour étudier les événements climatiques percutants et la formation de « bermes de bouillie de glace » susceptibles de protéger les localités des ondes de tempête. Quand nous avons essayé de nouer des liens avec les résidents des diverses localités, nous avons constaté que les lignes directrices actuelles sont souvent utiles pour nous indiquer quoi faire (par exemple, elles mettent l’accent sur l’importance des communications face à face), mais les chercheurs doivent aussi penser à comment le faire (les compétences) et à comment se présenter (attributs personnels). Pour prouver aux Autochtones qu’ils valorisent et respectent leur culture, les chercheurs pourraient apprendre à employer du vocabulaire qui est compréhensible et qui tient compte d’une démarche de collaboration au lieu d’une démarche hiérarchique du sommet à la base. Il faudrait que nous soyons prêts à adapter nos emplois du temps et à aider la collectivité que nous visitons au lieu de nous concentrer seulement sur nos propres besoins. Il faudrait aussi considérer les avantages pour la collectivité et nous assurer que les résidents comprennent la recherche que nous faisons et soient satisfaits. Parmi les attributs nécessaires pour ces travaux de recherche, notons la curiosité, l’honnêteté, la sensibilisation aux besoins d’autrui, l’empathie, la flexibilité et l’ouverture d’esprit. Même si les compétences et les attributs dont il est question ici aident à combler l’écart entre les cultures, nous tenons à souligner qu’aucune formule particulière ne garantit le succès.


2017 ◽  
Vol 33 (1) ◽  
pp. 187
Author(s):  
Nancy Sandy

This article is a journey to uncover the foundation of the laws that kept children safe at T’exelc – the place where the salmon charge up the river.  T’exelc is one village on Secwepemculécw – land of the Secwepemc People.  The people who live at T’exelc are known as ST’exelcemc.      The ST’exelcemc laws are drawn from the land and unearthed in the stories of the Stet’ex7ém – the Elders reminiscing about how they were raised, the stories they heard and how they lived their lives. The Stet’ex7ém place themselves first on the land to describe the activity they are involved in and with the people who they do their work with.  This rich methodology is our legal process to define the laws that still govern our relationships to the land and its resources, with our kinship ties in our community of relations, and those of other surrounding Indigenous nations.  As the Stet’ex7ém describe these legal relationships they recognize they only speak about their laws - Stsqey'ulécw re st'exelcemc – St’exelemc Laws From The Land, and each story captures the values and legal principles that form the ctk’wenme7iple7ten – all the laws in every aspect of our lives.  Those laws, values and principles are expressed in Secwepemctsín – our language to tell us what is right and what is wrong – the heart of any legal regime.  It is important you hear these stories and transmit this knowledge for all of our kw’séltken – all our relatives so others know we like all other Indigenous Peoples had our own government and our own laws since time immemorial.   This witnessing is an important journey to reconciliation for the revival of S’texlecemc governance and nation-building.  The Stet’ex7ém stories are a healing and living testament to the power of how we utilized our laws to continually maintain our legal order in the face of colonialism. Cet article constitue un voyage exploratoire visant à découvrir le fondement des lois qui ont permis d’assurer la sécurité des enfants à T’exelc – l’endroit où le saumon remonte la rivière. T’exelc est un village situé à Secwepemculécw – soit le territoire des Secwepemc. Les personnes qui vivent à T’exelc sont appelées les ST’exelcemc.      Les lois des ST’exelcemc sont tirées des enseignements de la terre et se dégagent des récits des Stet’ex7ém, dans lesquels les Anciens racontent la façon dont ils ont été élevés et ont vécu leurs vies, et les histoires qu’ils ont entendues. Les Stet’ex7ém se placent d’abord sur la terre pour décrire l’activité à laquelle ils se livrent et les personnes avec lesquelles ils travaillent. Cette riche méthodologie représente la base de notre processus juridique servant à définir les lois qui régissent encore nos rapports avec la terre et ses ressources, avec les autres membres de notre collectivité et avec les autres nations autochtones environnantes. Dans leur description de ces liens juridiques, les Stet’ex7ém reconnaissent qu’ils parlent uniquement de leurs lois –  Stsqey'ulécw re st'exelcemc – les lois de la terre des St’exelemc, et chaque récit couvre les valeurs et les principes de droit qui forment le ctk’wenme7iple7ten – soit l’ensemble des lois qui gouvernent chaque aspect de nos vies. Ces lois, valeurs et principes sont exprimés en langue Secwepemctsín – la langue dont nous nous servons pour décrire ce qui est bien et ce qui est mal – soit le cœur de tout régime juridique. Il est important que vous entendiez ces récits et que vous transmettiez ce savoir pour tous nos kw’séltken – tous nos parents, afin que les autres sachent que nous avons déjà, à l’instar de tous les autres peuples autochtones, notre propre gouvernement et nos propres lois depuis des temps immémoriaux. Ce témoignage constitue une étape importante du processus de réconciliation à suivre afin de faire revivre la gouvernance des S’texlecemc et de donner un nouveau souffle à leur nation. En racontant dans leurs récits la façon dont nous avons utilisé nos lois pour préserver notre ordre juridique malgré les pressions exercées par le colonialisme, les Anciens des Stet’ex7ém nous lèguent un précieux héritage dont nous pouvons nous servir pour cheminer vers la réconciliation. 


1965 ◽  
Vol 5 ◽  
pp. 136
Author(s):  
J. Dommanget
Keyword(s):  

Au cours de recherches bibliographiques diverses, nous avons remarqué que bien des observateurs se sont servis et se servent encore de formules par trop approximatives pour calculer – lorsqu’ils le font – les erreurs moyennes affectant leurs mesures.Nous croyons important et opportun de rappeler ici la formule correcte dont nous avons donné une démonstration à une autre occasion (1959).


1965 ◽  
Vol 5 ◽  
pp. 52-54
Author(s):  
A. N. Deutsch
Keyword(s):  

L’observatoire de Poulkovo a publié dans plusieurs mémoires les mouvements propres des 50000 étoiles jusqu’à la 15-me grandeur photographique obtenus par l’astrographe de la Carte du Ciel. Dans la présente étude nous avons utilisé 74 aires de Kapteyn et 25 autres aires ayant au centre les amas stellaires, les nébuleuses planétaires, les Novae etc. Nous avons profité en outre de résultats du catalogue de Radcliffe [9] qui nous a fourni 41 aires de Kapteyn de plus. Donc on peut admettre que nous avons examiné 200 degrés carrés c’est à direde la sphère céleste.


Swiss Surgery ◽  
2002 ◽  
Vol 8 (5) ◽  
pp. 220-223 ◽  
Author(s):  
Halkic ◽  
Abdelmoumene ◽  
Kianmanesh ◽  
Vuilleumier

Introduction: Le syndrome de l'anse borgne désigne classiquement les complications des montages chirurgicaux en cul-de-sac de l'intestin grêle (stase entérale, prolifération microbienne, anémie mégaloblastique par malabsorption de la vitamine B12). Le but de ce travail est d'attirer l'attention sur d'autres étiologies, plus rares. Patients et méthode: Ces 20 dernières années, nous avons opéré 9 malades: 5 après anastomose latéro-latérale iléo-iléale et 4 après iléo-transversostomie termino-latérale (2) ou latéro-latérale (2). Leur résection de l'intestin grêle avait été motivée dans 8 cas par l'infarcissement d'une anse grêle sur une bride post-opératoire (appendicectomie 7 fois, opération gynécologique 1 fois) et dans 1 cas par une tumeur. Les manifestations cliniques du syndrome de l'anse borgne ont été: douleurs abdominales en crampes, vomissements, amaigrissement important, diarrhées, asthénie, anémie, altération de l'état général. Le diagnostic a été très tardif, posé en moyenne 18 ans après la résection intestinale. Résultats: Tous les patients ont été traités par antibiothérapie au long cours, résection de leur anastomose latéro-latérale ou termino-latérale et rétablissement termino-terminale de la continuité digestive. Conclusion: Une anastomose iléo-iléale ou iléo-transverse latéro- ou termino-latérale peut créer un cul-de-sac responsable d'une stase fécale avec pullulation bactérienne. Outre une antibiothérapie, le traitement doit rétablir une continuité intestinale termino-terminale.


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