scholarly journals Quinze années de recherche au RISQ : bilan des connaissances sur l’impact des traitements

2010 ◽  
Vol 8 (2) ◽  
pp. 187-231 ◽  
Author(s):  
Michel Landry ◽  
Serge Brochu ◽  
Louise Nadeau ◽  
Natacha Brunelle ◽  
Jacques Bergeron ◽  
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Cet article fait le bilan de six recherches évaluatives menées par une équipe de chercheurs du RISQ (Recherche et intervention sur les substances psychoactives – Québec) sur les traitements offerts au Québec, principalement dans les centres de réadaptation publics, entre 1991 et 2005. Objectifs. Ces études avaient pour but d’évaluer : 1) si les participants provenant de centres de traitement en toxicomanie du Québec améliorent leur situation pendant et après leur traitement ; 2) quelles sont les sphères de vie où se produisent ces améliorations ; et 3) y a-t-il un lien entre les changements observés et l’exposition des participants au traitement. Méthode. Il s’agit d’une méthode dite « naturaliste » : les participants ont été exposés au traitement régulier offert dans les centres où ils étaient suivis. À l’aide de l’IGT-ASI, leur situation en matière de consommation de substances psychoactives et leur situation biopsychosociale ont été évaluées lors de trois temps de mesure, soit à leur arrivée en traitement, puis à des intervalles d’environ six et 12 mois. On a également mesuré la quantité (heures d’exposition au traitement) et la durée de l’intervention qu’ils ont reçue. Résultats. On observe de façon constante, dans les six groupes à l’étude, une amélioration des participants aux échelles « alcool » et « drogues » de l’IGT-ASI de même qu’à la plupart des dimensions évaluées par cet instrument entre le temps 1 et le temps 2, de même que le maintien de cette amélioration au temps 3. Par ailleurs, il n’y a pas de différence significative entre les participants qui ont eu peu ou pas de traitement et ceux qui en ont eu beaucoup. Interprétation. Le sens et la portée de ces résultats sont discutés par les auteurs, notamment en lien avec les limites de ces études. Sont présentées également les stratégies de recherches développées ultérieurement pour répondre aux questions soulevées par ces études.

2010 ◽  
Vol 9 (1) ◽  
pp. 211-247 ◽  
Author(s):  
Natacha Brunelle ◽  
Karine Bertrand ◽  
Joël Tremblay ◽  
Catherine Arseneault ◽  
Michel Landry ◽  
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Depuis les années 2000, on estime que de 5 % à 8 % des jeunes Québécois éprouvent des difficultés importantes de consommation de substances psychoactives (SPA), ce qui pose la question cruciale des traitements de ces problèmes. Cet article propose d’abord un survol des principaux services offerts aux jeunes et des facteurs, liés ou non au traitement, pouvant expliquer les changements dans le processus de rétablissement des jeunes toxicomanes québécois. La présentation de cinq études dirigées par les auteurs du présent article permet une certaine réflexion sur les services offerts aux jeunes Québécois ayant un problème de consommation de SPA. Il ressort, notamment, qu’une diminution de la consommation de SPA survient dans les six à douze mois suivant l’admission des jeunes dans l’un des traitements. Il ne s’agit généralement pas d’une abstinence complète, ce qui n’est d’ailleurs pas visé par la plupart des jeunes en traitement. Des changements dans d’autres sphères de leur vie, les occupations par exemple, sont aussi observables. Les résultats sur la santé psychologique sont plus mitigés. La satisfaction des jeunes face à ces traitements semble généralement positive. Parmi les facteurs de changements identifiés par les jeunes, on retrouve notamment l’alliance thérapeutique, le contexte de traitement en groupe, le soutien parental, la fréquentation de pairs conformistes et des activités sportives ou artistiques alternatives à la consommation. Les résultats sur les trajectoires permettent de constater que plusieurs types de trajectoire de réadaptation existent, que le succès du traitement ne prend pas nécessairement la forme d’une abstinence et surtout pas d’une abstinence définitive et que les trajectoires sont sinueuses.


1959 ◽  
Vol 14 (4) ◽  
pp. 625-639 ◽  
Author(s):  
Takéo Tanioka
Keyword(s):  

Le Jôri est un système agraire établi au milieu du VIIe siècle dans le but de faciliter l'application de la loi du handen-shûju. Cette loi, établie par la Cour impériale de Yamato, décrétait que les terres cultivées seraient redistribuées entre les paysans tous les six ans. L'analyse du Jôri est un problème important pour l'historien japonais ; par l'influence qu'il a exercée sur l'habitat et sur le paysage rural actuels, il présente aussi un intérêt géographique de premier ordre.Bien que ce système fût en vigueur dès une époque très ancienne, l'étude n'en a été faite que récemment : le Shûkaishô, collection de notes sur les rites et les usages du XIVe siècle, comporte de simples références au Jôri. Puis Motoori et Kitaura, historiens de la fin de la période d'Edo (1603-1867), lui consacrèrent quelques études.


1959 ◽  
Vol 14 (2) ◽  
pp. 353-354
Keyword(s):  

Sources de Numismatique Austro-Hongroise. — Cette bibliographie 1, fruit de plus de trente ans de recherches, classe quelque 6 000 ouvrages relatifs à l'histoire des monnaies et de l'argent dans l'ancienne monarchie austro-hongroise, selon un plan bien conçu : après les généralités (i), elle passe en revue les pays et possessions habsbourgeois (II-III), les pays limitrophes (rv), les évêques et les seigneurs frappant monnaie (v-vi) ; et, finalement, les pays issus de la double monarchie (vu). Les six chapitres suivants sont consacrés au personnel et à la technique monétaires, à la fausse-monnaie, aux fouilles, à l'argent en papier, aux collections et aux collectionneurs. L'auteur recense enfin, par rapport à la numismatique, des ouvrages d'histoire de la finance, du commerce, des prix et des salaires ; des ouvrages de sigillographie, d'héraldique et de généalogie (peut-être cette partie aurait-elle pu être plus documentée) ; des travaux sur l'exploitation des mines et les transports des métaux ; des travaux sur la métrologie.


Author(s):  
Yann Kerr ◽  
Philippe Waldteufel ◽  
Jean-Pierre Wigneron ◽  
Jacqueline Boutin ◽  
Nicolas Reul ◽  
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La mission SMOS (Soil moisture and Ocean Salinity) a été lancée avec succès le 2 novembre 2009. Cette mission menée par l'ESA (Agence Spatiale Europénne) est dédiée à la mesure de l'humidité superficielle des sols sur les continents (avec une précision recherchée de 0,04m3/m3) et la salinité des océans (objectif 0.1psu). Ces deux quantités géophysiques sont très importantes car elle contrôle le budget énergétique à l'interface sol-atmosphère. Leur connaissance à l'échelle globale est utile pour les recherches sur le climat et la météorologie, en particulier pour les modèles de prévision numérique. Elles ont aussi un très grand potentiel un très grand nombre d'application, comme par exemple pour le suivi des ouragans ou la gestion des ressources en eau. Les six premiers mois ont été dédiés à la recette en vol qui a permis de vérifier le satellite le segment sol et l'étalonnage. Cette phase s'est achevée avec succès en mai 2010 et SMOS fonctionne de façon opérationnelle depuis, fournissant de données à la communauté internationale. Les performances de l'instrument sont globalement conformes aux spécifications. Cependant, les interférences radio sont présentes au-dessus de l'Europe, du Moyen-Orient et de l'Asie. Cesémissions parasites dans la bande protégée perturbent la mesure de façon significative. La génération des produits de niveau 2 et 3 est une activité en cours avec des améliorations régulières de sorties.


Therapies ◽  
2021 ◽  
Vol 76 (2) ◽  
pp. 174
Author(s):  
Marion Istvan ◽  
Marie Mainguy ◽  
Pauline Laigo ◽  
Benoit Schreck ◽  
Marie Grall-Bronnec ◽  
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