scholarly journals Kim-Speak : l’effet du genre dans la médiatisation de Kim Campbell durant la campagne pour l’élection nationale canadienne de 1993

2010 ◽  
Vol 23 (1) ◽  
pp. 29-52 ◽  
Author(s):  
Linda Trimble ◽  
Natasja Treiberg ◽  
Sue Girard1
Keyword(s):  

À l’occasion d’une élection opposant des chefs de parti de sexe différent, il se peut que la couverture médiatique reflète une conception du leadership politique marquée par la spécificité de genre. Les auteures ont cherché, dans leur étude, à vérifier la présence et l’ampleur de ce phénomène par la comparaison de la couverture médiatique de Kim Campbell et celle de son principal adversaire, le chef libéral Jean Chrétien, lors de l’élection fédérale de 1993, dans le quotidien anglophone national The Globe and Mail. À l’aide de techniques d’analyse de contenu et de critique du discours, elles ont analysé les représentations de la personnalité de chaque chef, ainsi que de son comportement et de ses discours durant la campagne. Bien que la couverture fasse état du sexe de Campbell, le discours journalistique l’inscrivait néanmoins dans une arène mâle, où elle était présentée comme étant aussi combative et pugnace que son adversaire masculin. L’effet du genre était particulièrement évident dans les descriptions des discours électoraux des chefs, où les auteurs ont observé que Campbell était plus souvent jugée sur des questions de style oratoire que son adversaire. De plus, ces jugements marqués par le genre étaient profondément négatifs. Se basant sur ces résultats, les auteures soutiennent que la représentation médiatique des prestations électorales de Kim Campbell a pu affaiblir la perception de sa légitimité en tant que chef politique et de sa capacité à diriger le pays à titre de première ministre.

2014 ◽  
Vol 27 (81) ◽  
pp. 148-164
Author(s):  
Federmán Rodríguez M.
Keyword(s):  

El propósito del artículo consiste en explicar los discursos liberales y realistas que han sustentado la Política de Seguridad Internacional de Canadá (PSIC) durante la posguerra fría. En especial, se ofrecen evidencias orientadas a demostrar que los gobiernos canadienses se debaten inevitablemente entre valores cosmopolitas e intereses estratégicos, al formular sus respectivas políticas de seguridad internacional. Luego de considerar, en el seno de la literatura sobre la PSIC, cómo se han estudiado las orientaciones liberales y realistas de esta política, se explican los discursos liberales y realistas específicos que han configurado las políticas de seguridad internacional de los gobiernos de Jean Chrétien (1993-2003), Paul Martin (2003-2006) y Stephen Harper (2006). Como una consideración final, se pretende dilucidar el modo progresivo en el que los distintos gobiernos canadienses han venido adoptando los intereses y valores cosmopolitas de Estados Unidos en materia de seguridad internacional.


2004 ◽  
Vol 37 (3) ◽  
pp. 505-529 ◽  
Author(s):  
François Petry ◽  
Matthew Mendelsohn

Abstract. This study examines the consistency between public opinion and public policy during the period 1994–2001 by matching responses to national survey questions on 230 issues with enacted policy proposals on the same issues. Policy outcomes were consistent with majority opinion 49 per cent of the time. This represents a significant drop from 69 per cent during the Mulroney years (1985–1993). Low opinion-policy consistency since 1994 is primarily attributable to divergences between public majorities that are increasingly supportive of a change toward the right and the policies of Jean Chrétien that are more leftist and status quo oriented than those of his predecessor. We argue that these divergences go largely unnoticed by the public because they tend to occur on low-profile issues. On the other hand, the evidence suggests a much tighter correlation between opinion and policy on a small number of high-profile issues of which the public is much more aware, thereby creating the appearance of attentiveness to Canadian public opinion.Résumé. En comparant les décisions sur 230 enjeux de politiques publiques avec les résultats de sondages nationaux sur ces mêmes enjeux, cet article cherche à quantifier le degré d'adéquation entre l'opinion publique et la politique gouvernementale entre 1994 et 2001. Les calculs révèlent que seulement 49 pour cent des décisions du gouvernement de Jean Chrétien sont allées dans le même sens que l'opinion publique, en nette diminution par rapport aux 69 pour cent observés pendant la période Mulroney (1985–1993). La baisse de corrélation depuis 1994 est principalement attribuable à la divergence entre une opinion publique de plus en plus favorable au changement et idéologiquement orientée à droite et la politique du gouvernement de Jean Chrétien sensiblement plus résistante au changement et idéologiquement plus à gauche que celle de son prédécesseur. Le public a tendance à ignorer le manque de corrélation entre l'opinion et les politiques gouvernementales parce que les enjeux en question sont relativement peu importants. Par contre, il semble que la corrélation entre l'opinion et les politiques soit beaucoup plus forte dans un petit nombre d'enjeux importants que le public reconnaît, créant ainsi l'apparence d'un gouvernement attentif aux souhaits de l'opinion publique canadienne.


1999 ◽  
Vol 29 (4) ◽  
pp. 11
Author(s):  
Jean Chretien
Keyword(s):  

2019 ◽  
Author(s):  
David Houle

Dans le contexte canadien, les gouvernements provinciaux jouent un rôle important dans l’élaboration des politiques de lutte aux changements climatiques, notamment par leurs efforts de mise en œuvre de mécanismes de tarification du carbone. Cet ensemble diversifié d’instruments de politiques publiques vise à imposer un prix sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) avec l’objectif d’inciter les consommateurs et les entreprises à tenir compte de l’impact de leurs décisions sur le climat. L’intérêt des gouvernements provinciaux en matière de protection du climat n’est pas nouveau. Les premiers plans d’action provinciaux dans ce domaine datent de 1995. À l’époque, après avoir considéré l’adoption d’une taxe carbone dans les années 1990s (Macdonald et coll., 2011), le gouvernement fédéral libéral avait annoncé un ensemble d’actions en changements climatiques afin de mettre en œuvre le Protocole de Kyoto, ratifié par le Premier Ministre Jean Chrétien en décembre 2002 (Harrison, 2007). Durant cette période, les actions fédérales en matière de protection du climat culminèrent par la publication, le 16 juillet 2005, de l’Avis d’intention pour réglementer les émissions des gaz à effet de serre qui sont produites par les grands émetteurs finaux, une réglementation visant les grandes entreprises et qui incluait plusieurs mécanismes de tarification du carbone .L’élection d’un gouvernement fédéral conservateur en 2006 changea la donne de manière fondamentale. Pour plusieurs observateurs et dirigeants provinciaux, il semblait maintenant peu probable que le gouvernement fédéral s’engage sur la voie de la tarification du carbone. L’approche privilégiée par le nouveau gouvernement fédéral était celle d’une réglementation sectorielle, basée sur des normes réglementaires traditionnelles (une approche parfois d’écrite comme ‘command-and-control’) consistant essentiellement à fixer des cibles d’émission que les industries devaient respecter sans que des mécanismes de flexibilité (par exemple, des permis échangeables) soit disponibles. Bien que des négociations aient été entamées avec de nombreux secteurs industriels (Munroe, 2016), seulement deux secteurs ont été réglementés, celui des transports et des centrales au charbon (Commissaire à l’environnement, 2012). C’est dans ce contexte que les provinces, de plus en plus au fait des impacts des changements climatiques sur leur territoire et des opportunités économiques créées par la croissance des industries vertes, devinrent plus actives en matière de changements climatiques. Elles craignaient moins, comme cela était le cas sous les précédents gouvernements fédéraux de Jean Chrétien et Paul Martin, un possible dédoublement de leurs efforts avec ceux du fédéral (Houle et coll., 2014, Houle, 2015). Certains gouvernements provinciaux incluant le Québec, l’Ontario, la Colombie-Britannique, le Manitoba, et l’Alberta adoptèrent des approches innovatrices en matière de changements climatiques. Simultanément, ces provinces firent preuve d’une préférence en faveur de la tarification du carbone, qui constitua un élément central de leur politique climatique, via l’adoption de taxes sur le carbone ainsi que de systèmes d’échange de droits d’émission (Houle, 2015). De manière inattendue, l’adoption de ces instruments peut être observée autant dans les provinces où une majorité de la population supporte la tarification du carbone que dans celles où seulement une minorité d’électeurs s’expriment en sa faveur. Doit-on en conclure que les décideurs publics ne tiennent pas compte de l’opinion publique sur la question de la tarification du carbone? Ce chapitre va explorer cette question tout d’abord en définissant la tarification du carbone et montrant le momentum à l’échelle international en faveur de son adoption. Par la suite, pour comprendre le lien entre l’opinion publique et l’émergence de la tarification du carbone dans le contexte canadien nous examinons tout d’abord l’évolution de l’opinion publique à ce sujet et, en particulière, les différences interprovinciales. La dernière section de ce chapitre propose des études de cas, en commençant par celui de la Colombie-Britannique où la taxe carbone instaurée dans cette province fit l’objet d’une intense controverse, surtout pendant les élections provinciales de 2009. Nous comparons ensuite cette campagne électorale avec d’autres élections provinciales de cette période, notamment celles de l’Ontario de 2011 et du Québec en 2012. Ces comparaisons nous permettent de constater, lorsqu’elles sont associées aux observations des données d’opinion publique, que le manque de support initial pour la tarification du carbone n’a, règle générale, empêcher les gouvernements provinciaux de s’engager dans cette voie.


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