scholarly journals Le général de Gaulle et la francophonie

2008 ◽  
Vol 16 (1) ◽  
pp. 61-74
Author(s):  
Valérie-Barbara Rosoux
Keyword(s):  

Résumé Cet article tente d’analyser l’attitude du général de Gaulle vis-à-vis de la francophonie. La première partie se concentre sur les relations bilatérales que la France entretient avec les pays francophones (particulièrement avec l’Afrique noire et l’Algérie). La seconde partie concerne la réserve que de Gaulle manifeste à l’égard de l’institutionnalisation de la francophonie. En effet, de Gaulle ne croit pas à la nécessité de créer des institutions pour faire vivre la francophonie, puisqu’il juge la politique bilatérale comme l’instrument le plus efficace pour établir des liens tout en respectant chacun des États concernés. Finalement, nul ne peut nier qu’en dépit de sa tiédeur et de ses hésitations à l’égard d’une expression politique de la francophonie, de Gaulle fut indirectement l’un des artisans importants de ce mouvement.

Author(s):  
Aymeric Durez

Inventé par le géographe français Onésime Reclus en 1880 pour définir l'espace de diffusion de la langue française au niveau mondial, le mot francophonie refait surface en novembre 1962 à l’occasion d’un numéro spécial de la Revue Esprit consacré au « Français langue vivante ». À partir de 1964, le président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, propose même la création d’une organisation intergouvernementale de la Francophonie. Malgré le soutien de ses homologues africains, Senghor se heurte à l'opposition de la France. Tout en reconnaissant l'existence d'une « réalité francophone », de Gaulle refuse de remettre en cause la politique franco-africaine fondée sur le bilatéralisme au profit de l'édification d'un projet de Francophonie multilatérale. Au cours des années suivantes, la position de la France va toutefois s’infléchir et permettre la création en 1970 d’une première organisation intergouvernementale : l'Agence de Coopération culturelle et technique (ACCT) qui voit le jour à l'issue de deux conférences à Niamey en 1969 et 1970. Si cette évolution n’aurait pas eu lieu sans l’insistance de Léopold Sédar Senghor et le soutien de ses homologues de l’Organisation commune africaine et malgache (OCAM), cet article a pour objet de démontrer que c’est avant tout les enjeux liés à la relation avec le Québec qui ont conduit la diplomatie française à endosser le projet de création d'une Francophonie intergouvernementale. Dans la première partie, nous verrons que la volonté du gouvernement du Québec de fonder sa personnalité extérieure sur une union linguistique a conduit le gouvernement français à adopter une attitude plus positive face aux initiatives sur la Francophonie. Dans la deuxième partie, nous verrons que tout en s'appuyant sur l'existence d'un « lobby du Québec » et sur le Secrétariat général aux Affaires africaines et malgaches (SGAAM), le général de Gaulle a souhaité conserver la haute main sur la politique française de la Francophonie en veillant à la fois au maintien de la priorité québécoise et à la préservation des intérêts de sa politique africaine.


1993 ◽  
Vol 27 (4) ◽  
pp. 403-412
Author(s):  
Georges Rozencweig
Keyword(s):  

1998 ◽  
Vol 32 (3) ◽  
pp. 479-495
Author(s):  
Louis Deblock ◽  
Delphine Mourot ◽  
André Eberhardt
Keyword(s):  

2018 ◽  
Vol 19 (2) ◽  
pp. 65-76
Author(s):  
Claire Lambert de Cursay ◽  
Denis Lebel ◽  
Jean-François Bussières

Contexte : Exercer une profession dans le domaine de la santé s’accompagne de la nécessité de respecter les exigences législatives et les standards de pratique tout en ayant la capacité de faire des choix. Ces choix reposent notamment sur la sélection de traitements et de modes d’intervention. Buts : L’objectif principal est d’évaluer la perception du niveau d’aisance d’étudiants en pharmacie exposés à un dispositif didactique contextualisé portant sur la validation d’ordonnances d’un nouveau médicament. L’objectif secondaire est d’évaluer les perceptions des étudiants en ce qui concerne leur formation entourant la prise de décision. Méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive transversale. L’étude cible une population d’étudiants en pharmacie dans le cadre d’un cours de 3e année au doctorat professionnel en pharmacie, à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal. Il n’existe pas de groupe contrôle. La première partie porte sur un dispositif didactique contextualisé de 10 étapes. La deuxième partie est un questionnaire en ligne. Cette étude a été réalisée à partir d’un outil en ligne (SurveyMonkey, Palo Alto (CA), USA). Résultats : Un total de 176 répondants a fourni des réponses complètes et exploitables (taux de participation : 95 %). Le dispositif didactique contextualisé permet de sensibiliser les participants au fait qu’ils doivent prendre des décisions raisonnables (p.ex. choisir ou non de valider une ordonnance). Conclusion : Cette étude illustre la faisabilité de réaliser un dispositif didactique contextualisé portant sur l’analyse et la dispensation d’un nouveau médicament. Les données recueillies mettent en évidence la capacité de faire varier le niveau d’aisance à réaliser différentes actions à partir d’éléments d’information. Une majorité des répondants se dit assez formée pour évaluer l’efficacité d’un médicament, sa sécurité et la conformité aux règles mais beaucoup moins pour évaluer le coût d’un médicament. Il apparaît utile d’envisager davantage de formation sur la prise de décision incluant le coût en pharmacie.


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