scholarly journals Châtelaine à Expo 67

2010 ◽  
pp. 257-278 ◽  
Author(s):  
Jocelyne Mathieu
Keyword(s):  
De Se ◽  
Les Six ◽  

Toutes les expositions universelles ont été l’occasion de mettre le monde à jour ; Expo 67 a joué son rôle donnant l’occasion au Québec de se valoriser et de se comparer. Le magazine Châtelaine s’est voulu complice de la vision nouvelle de soi et des autres, ce qui servait bien sa mission. Les six mois pendant lesquels plus de 50 millions de visiteurs ont déambulé à Expo 67 se sont avérés un moment favorable aux changements dans la vie quotidienne des Québécois et plus particulièrement des Québécoises. Nous proposons d’examiner de plus près Châtelaine durant cette période en nous attardant à l’année de l’exposition universelle et internationale de 1967, couramment nommée Expo 67. À cette époque, on assiste à un bouleversement des idées reçues, à l’intrusion de modes au quotidien et, par conséquent, à l’apparition de nouveaux genres de vie. La notion de modernité s’impose comme une nécessité qui s’inscrit dans un processus de mise à distance des habitus et des coutumes et par l’absorption de modèles internationaux. La modernité s’affiche comme libératrice du poids du temps, signifie le nouveau et donne préséance à l’individuel. Les magazines comme Châtelaine contribuent à l’éducation continue de leur lectorat. Durant la période de transition que sont les années 1960, les changements proposés s’inscrivent dans l’esprit de la Révolution tranquille, en quête de modernité et d’une ouverture explicite au monde.

2013 ◽  
Vol 13 (3) ◽  
pp. 613-637 ◽  
Author(s):  
Fanny Rinck ◽  
Léda Mansour
Keyword(s):  

Le copier-coller des étudiants est considéré comme du plagiat et interdit pour des raisons d'honnêteté académique. Cependant, il interroge les "new litteracy studies" et la question de la lecture et de l'écriture à l'ère du numérique et c'est ce que cet article explore dans la perspective de l'enseignement de l'écrit à l'université. Nous proposons d'analyser la pratique du copier-coller en termes d'acculturation : il s'agit d'une pratique spontanée des jeunes générations qui n'est pas reconnue comme une pratique légitime, en regard de questions liées à la notion d'auteur et aux sources de nos écrits et de nos connaissances. Nous interrogeons d'une part la culture des « digital natives », d'autre part les attentes académiques et les difficultés des étudiants. Le copier-coller apparaît ainsi comme une entrée intéressante pour mieux comprendre l'écriture à partir de sources plutôt que de se centrer uniquement sur l'exigence de citer.


2011 ◽  
Vol 4 (1) ◽  
pp. 53-70 ◽  
Author(s):  
Louis-Jacques Dorais
Keyword(s):  

La modernité autochtone est vécue au jour le jour par les résidentes et résidents des communautés amérindiennes et inuit. Ceux-ci perçoivent sans doute des différences entre l’ancien et le nouveau, le traditionnel et le moderne, mais, ce qui fait sens pour eux, ce sont des techniques, des relations sociales et des représentations culturelles d’usage courant, dont l’origine première, autochtone ou allochtone, peut avoir de l’importance quand il s’agit de se définir par rapport aux autres, mais qu’on essaie, dans la vie quotidienne, de concilier le plus harmonieusement possible. Cet article décrit quelques aspects de la modernité inuit québécoise telle que vécue au début des années 1990 à Quaqtaq, l’un des plus petits villages du Nunavik. Cette description est centrée sur deux concepts complémentaires - maqainniq (déplacement sur le territoire) et kiinaujaliurutiit (moyens pour faire de l’argent) - qui, pour les habitantes et habitants de Quaqtaq, symbolisent bien le rapport entre leur identité culturelle et la vie moderne en général. On voit tour à tour comment les gens de Quaqtaq tentent de concilier identité et modernité à travers les activités économiques, l’école, l’usage de la langue autochtone et les rapports, politiques et autres, avec l’extérieur. L’article conclut sur l’existence d’une continuité certaine entre le traditionnel et le moderne, le local et le global.


Author(s):  
Barry D. Adam ◽  
Richard Elliott ◽  
Winston Husbands ◽  
James Murray ◽  
John Maxwell

Résumé Cet article dresse un portrait des perceptions et des pratiques des hommes qui ont des rapports sexuels fréquents et non protégés avec d'autres hommes dans un climat sociolégal défini par la décision, en 1998, de la Cour suprême du Canada dans l'affaire R. c. Cuerrier. Depuis cette décision, les personnes séropositives se retrouvent de plus en plus souvent en cour et plusieurs d'entres elles essaient d'incorporer des raisonnements légaux dans leurs propres comportements. La construction judiciaire des comportements à risque en matière de transmission du VIH repose sur un ensemble de présuppositions concernant la responsabilité individuelle, les interactions rationnelles et contractuelles ainsi que les adultes consentants. Ces présuppositions suscitent une série d'ambiguïtés et d'incertitudes chez les personnes séropositives qui essaient de les incorporer dans leur vie quotidienne. Tandis que certaines personnes supportent le raisonnement dans l'affaire Cuerrier, d'autres luttent avec les dilemmes pratiques dans les interactions sexuelles, et une minorité avance un raisonnement éthique qui repose avant tout sur la mise en garde. Ce type de raisonnement est commun dans un environnement social dans lequel les personnes séropositives sentent des pressions les incitant à ne pas divulguer leur séropositivité, d'autant plus qu'elles risquent de faire face à un rejet ou une discrimination suite à cette divulgation. Un examen des conséquences sociales de Cuerrier mène à un questionnement sur la viabilité d'une stratégie de renforcement de la divulgation par la menace d'une poursuite en cour criminelle comme méthode efficace de prévention du VIH, d'autant plus que la prévention de la transmission du VIH a lieu, de façon pragmatique et quotidienne, lorsque les gens se protègent lors des rapports sexuels plutôt que de se fier sur la divulgation.


1969 ◽  
Vol 36 (3) ◽  
pp. 91-97
Author(s):  
Anne Gaylard

Cet article discute de thérapie avec des enfants ayant des difficultés de perception et avec des adultes qui montrent aussi cette difficulté à la suite de leur incapacité due à un accident cérébro-vasculaire. Les programmes de traitement pour les enfants sont assez bien développés et peuvent être utilisés pour les enfants souffrant de problèmes d'apprentissage, ceux atteints de paralysie cérébrale ou de troubles émotionnels ainsi que pour les retardés mentaux. Les programmes de traitement pour adultes ne sont pas très bien connus et cet article mentionne quelques-unes des conclusions d'un projet de recherche en cours à l'Institut de Réhabilitation de Détroit. Certains symptômes de troubles perceptuels se retrouvent chez les enfants et chez les adultes. Les adultes avec une hémiplégie droite montrent des problèmes dans la compréhension d'instructions verbales, dans l'incapacité de se rappeler une succession de noms et dans la lenteur d'exécution. Ceux atteints d'hémiplégie gauche manifestent surtout des troubles visuels, des problèmes d'organisation spaciale, des difficultés sensorielles et des distorsions de l'image corporelle, surtout du côté gauche. Dans le projet de Détroit, les physiothérapeutes traitent les désordres du sens de position et de mouvement, tandis que les ergothérapeutes font l'entrainement dans le domaine de la perception visuelle et tactile. Toutes les thérapeutes traitent les problèmes ayant trait à l'apraxie, à l'image corporelle, aux relations spaciales visuelles et à la formation de concepts. Les activités de la vie quotidienne sont utilisées comme base de traitement. Des exemples de techniques employées incluent: a) l'utilisation d'un miroir où la thérapeute mime la direction des mouvements pour aider le patient qui a de la difficulté à comprendre le language; b) bloquer la vision pour permettre la meilleure perception d'un stimulus tactile et proprioceptif chez un patient qui a des problèmes de perception visuelle. Comme les patients perçoivent et interprètent souvent mal un stimulus, il faut leur laisser le temps “d'apprendre à apprendre”. Il est préférable de pratiquer plusieurs exercices ayant une relation entre eux plutôt que de persister longtemps dans le même exercice. Les lecteurs devraient se référer à la bibliographie pour plus d'information ayant trait aux tests de problèmes perceptuels chez le patient adulte.


Author(s):  
Vincent Boutonnet

Alors que les pratiques d’enseignement restent encore magistrales et appuyées sur des documents aux fonctions illustratives, il importe de se questionner sur la formation initiale et continue des enseignants d’histoire et de géographie au secondaire. Cet article propose une grille d’analyse de documents variés concernant l’évolution du site patrimonial de la Chute des Chaudières entre Gatineau et Ottawa. Entre protection du patrimoine et revitalisation d’un site industriel désaffecté, nous proposons une approche problématisée afin d’analyser une variété de documents, dont des peintures et des photographies d’époque. Les analyses s’appuieront sur la perspective structurale de Lefebvre (1974) et la sémiotique architecturale d’Eco (1997). Il sera alors question de la production de l’espace par une société et comment elle peut être perçue ou analysée. Cet enjeu historique, géographique et civique permet de réfléchir au statut de l’image dans l’enseignement de ces disciplines et à l’intégration de pratiques centrées sur la critique d’une iconographie variée.


Author(s):  
Mathieu Lefebvre ◽  
Sergio Perelman ◽  
Pierre Pestieau

Depuis quelques années, il est admis qu’il y a lieu de s’inquiéter pour l’avenir de l’État providence. Des menaces croissantes pèsent en effet sur son fonctionnement. Elles ont pour noms vieillissement, concurrence fiscale, changements familiaux et segmentation du marché du travail. Pour toutes ces raisons, les États providences européens ont besoin de réformes, réformes qui permettraient une meilleure adéquation entre leurs structures et la réalité socio-économique actuelle, très différente de celle qui prévalait après la seconde guerre mondiale, lorsque les grands programmes de protection sociale ont été créés. Avant de procéder à toute réforme, il est nécessaire de se rappeler quels sont les objectifs de la protection sociale. En effet, pour juger de sa performance, il importe de savoir comment ces objectifs ont été atteints. Ces objectifs sont essentiellement de deux ordres : assurer une bonne protection contre les grands risques de la vie (le chômage, la maladie, l’invalidité, l’absence de qualification) et réduire au mieux les inégalités sociales et la pauvreté. Dans ce numéro de Regards économiques, nous proposons une mesure et un classement de la performance de la protection sociale des 27 pays membres de l’UE ainsi que des régions belges. On retrouve les suspects habituels dans le peloton de tête, à savoir les Pays Nordiques et les Pays-Bas. Parmi les derniers entrants, la Tchéquie et la Slovénie se comportent également très bien. Malgré les différences de performances observées entre les pays, une analyse de l’évolution dans le temps montre que les pays à la traine tendent à rattraper leur retard par rapport aux Etat les plus performants, ce qui semble indiquer l’absence de dumping social. Quant à la Belgique, elle se retrouve au milieu du classement des 27 pays. Ce n’est guère glorieux surtout par rapport à la réputation que notre pays pouvait avoir il y a deux décennies. Ce qui est intéressant, c’est de distinguer les deux principales régions belges. La Flandre se retrouve tout en haut du classement alors que la Wallonie est classée parmi les derniers.


2021 ◽  
Vol 47 (294) ◽  
pp. 79-97
Author(s):  
Émilie Ruiz ◽  
Albéric Tellier ◽  
Julien Pénin
Keyword(s):  

L’objectif de cet article est de revenir sur les profonds bouleversements touchant la musique enregistrée depuis l’avènement de la numérisation, qui a permis la dématérialisation des œuvres. Nous proposons un cadre général pour mieux cerner les défis à relever par les acteurs, en mobilisant une approche fondée sur le modèle d’affaires. Nous défendons l’idée qu’un nouvel écosystème de la musique est en train de se développer, nécessitant l’acceptation collective d’un « méta-modèle d’affaires » pour fonctionner. L’article présente également les travaux de ce numéro spécial.


2008 ◽  
Vol 32 (2) ◽  
pp. 209-224 ◽  
Author(s):  
Juliette Sablier ◽  
Emmanuel Stip ◽  
Nicolas Franck ◽  
Sylvain Giroux ◽  
Hélène Pigot ◽  
...  

Résumé La schizophrénie est associée à des troubles du fonctionnement mnésique et exécutif qui altèrent la capacité des patients à organiser leurs Activités de la Vie Quotidienne (AVQ). Afin d’améliorer leur autonomie et d’alléger la charge de leurs aidants, nous proposons de programmer des organiseurs en fonction des besoins spécifiques de chaque patient. Ces agendas électroniques permettent de rappeler au patient ses AVQ, et d’augmenter la communication avec l’aidant. Cette étude de convivialité vérifie que l’organiseur pressenti est fonctionnel. Malgré les problèmes techniques rencontrés, tous les participants ont été séduits par l’utilisation des organiseurs. Les aidants ont été convaincus que ces outils amélioreraient la qualité de vie des patients et constitueraient un complément de travail précieux. Les agendas seront améliorés d’après les commentaires des participants et testés dans une étude ultérieure.


Hawwa ◽  
2003 ◽  
Vol 1 (3) ◽  
pp. 275-305
Author(s):  
Dalenda Larguèche

AbstractSi la mémoire des femmes, et en particulier celle des femmes ordinaires, est absente du récit historique classique, elle n'est pas pour autant inexistante dans les archives. Ses traces dans les tiroirs des archives ont pu traverser l'épreuve du temps et se prémunir contre l'oubli. Recueils de fatâwî, registres charaïques et inventaires posthumes constituent le grenier de l'histoire des femmes ordinaires dont le quotidien, bien qu'apparemment structuré par le banal et l'immobilité, se laisse de temps à autre, pénétrer par l'inattendu et l'extraordinaire. Une richesse d'informations sur les éléments constitutifs de la vie quotidienne, dans son espace comme dans sa temporalité, nous est offerte par ces sources. La voie est alors libre et nous pouvons pénétrer dans les demeures et entrer dans l'intimité de la vie privée des femmes. L'occasion nous est ainsi donnée d'observer, d'apprécier les éléments constitutifs du cadre de leur vie matérielle et de saisir les gestes de leur vécu quotidien. A travers cette immersion dans la mémoire de ces femmes c'est tout leur vécu et toutes ses facettes que nous nous proposons de reconstituer. Bien qu'introverti et tourné vers l'intimité de l'espace familial, le vécu ne peut cependant nous cacher l'ingéniosité des femmes à brouiller les rôles et à déplacer les conventions.


2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 593-593
Author(s):  
J. Sauvêtre ◽  
A.-G. Samson ◽  
V. Taly ◽  
A. Viard ◽  
T. Demeillers

Cela fait à peine deux ans…et c’était alors un pari ambitieux : aménager un nouveau dispositif d’accueil thérapeutique pour les jeunes enfants avec troubles autistiques en associant leurs parents. Le « jeudi-jeu » est ainsi né d’une réflexion d’équipe pluridisciplinaire, avec en arrière-plan la référence aux travaux sur la transitionnalité de D. Winnicott. Les objectifs sont multiples : ouvrir l’espace de soin aux parents pour leur permettre de mieux appréhender la prise en charge thérapeutique proposée, tisser une alliance thérapeutique, rompre l’isolement familial, accompagner les parents dans l’observation partagée des conduites d’exploration de leur enfant, offrir un espace d’échanges entre parents, un espace de narration où les questionnements, les craintes et les espoirs peuvent se partager, contenir leurs projections et leur retourner « métabolisés » (Bion), proposer un temps « sas » pour faciliter les moments de séparation… Le groupe du « jeudi-jeu » se déroule sur la matinée du jeudi à l’hôpital de jour de Haute-Roche (Nantes) de 9 à 13 h. L’équipe se compose d’une part, d’un binôme, psychologue et assistante sociale, plus dédié à l’espace de parole des parents, et d’autre part, de cinq soignants (infirmières, éducateurs, psychomotricienne) qui accueillent les enfants et les parents, puis proposent des ateliers à médiation aux enfants au cours de la matinée. La matinée est structurée en 4 temps, le temps d’accueil parent-enfant (1 h), le temps d’atelier, un temps d’activité extérieure et de vie quotidienne, enfin un temps de repas. Le « jeudi-jeu » peut accueillir jusqu’à six dyades-triades, l’indication étant faite par le médecin référent. Nous proposons de faire le bilan de cette première tranche de vie de ce groupe.


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