scholarly journals Un portrait de l’étudiant de l’Université de Montréal

2006 ◽  
Vol 9 (2) ◽  
pp. 37-48
Author(s):  
Francine Boucher
Keyword(s):  

Résumé Chaque année, 5 000 étudiants consultent le Service d'orientation et de consultation psychologique de l'Université de Montréal. Quel portrait peut-on brosser de ces jeunes? Leurs demandes décrivent leurs préoccupations : 80 % d'entre eux consultent sur des questions scolaires et professionnelles. Les étudiants d'aujourd'hui, comme ceux d'autrefois, veulent d'abord et avant tout réussir leurs études. Cependant, la conjoncture économique actuelle, l'absence de débouchés sur le marché du travail, le choix précoce d'une carrière et les problèmes de contingentement accentuent leurs difficultés d'orientation scolaire et professionnelle. Vingt pour cent de la clientèle consulte sur des problèmes psychologiques. Les motifs de consultation ont peu changé depuis 10 ans, mais les difficultés éprouvées sont souvent plus sérieuses. Les psychologues notent de nouveaux comportements ou attitudes chez les consultants. Alors que certains sont très compétitifs dans leurs études, d'autres prennent moins leurs tâches à coeur. La plupart ne sont ni activistes, ni révolutionnaires mais plutôt solitaires. Ils recherchent des relations intimes stables et durables mais la confusion des rôles masculins et féminins et leurs difficultés de communication les empêchent souvent de réaliser cet idéal. En dépit de leur angoisse face à l'avenir, les étudiants sont déterminés à survivre coûte que coûte. Pour y parvenir, ils ont développé une nouvelle morale : celle du respect de leur être.

Author(s):  
Lynn McDonald

RÉSUMÉCette recherche examine les facteurs qui influent sur les conditions économiques des veuves qui ont été sur le marché du travail au cours de leur vie. Dans le cadre de l'Enquête sur le vieillissement et l'autonomie, on compare les veuves aux femmes mariées, séparées/divorcées et même aux célibataires retraitées. On compare aussi les veuves qui sont au-dessus et au-dessous du seuil de faible revenu (SFR) selon Statistique Canada. On établit des modèles permettant de prévoir qui, des femmes et des veuves, se situera éventuellement sous le SFR. Les résultats indiquent que 49 pour cent des veuves vivent sous le SFR. Parmi les facteurs associés au fait de vivre sous le seuil de la pauvreté, on compte le veuvage, un plus petit ménage, un faible niveau d'éducation et une occupation au bas de la hiérarchie professionnelle. Les sources de revenus qui accroîtraient la possibilité d'être au-delà du seuil de la pauvreté, comme les R.E.É.R., les placements et une rente liée à un emploi, ne sont pas habituelles pour ces femmes, en dépit de leur appartenance antérieure au marché du travail.


2006 ◽  
Vol 19 (1) ◽  
pp. 111-137 ◽  
Author(s):  
A. Gordon Darroch ◽  
Michael Ornstein

Résumé Suite aux travaux pionniers de Pentland, un grand nombre d'historiens canadiens du 19e siècle ont postulé l'existence d'un marché du travail partagé pendant la période cruciale s'étendant de 1850 à 1870. D'après cette hypothèse, on assiste à cette époque à la création d'un prolétariat sans terres, élément essentiel à la transformation du pays, d'une économie agricole et commerciale à une économie industrielle et capitaliste. Ce groupe naissant était partagé suivant l'ethnie, les travailleurs Anglais et Ecossais occupant les emplois spécialisés, les Irlandais étant relégués aux emplois non spé- cialisés. On soutient que ce partage interne, s ajoutant aux salaires élevés versés aux travailleurs les plus prévilégiés, permit au Canada d'éviter en grande partie le radi- calisme ouvrier, alors que la réserve de personnel compétent épargna aux industries canadiennes les coûts élevés de la formation. Cependant une étude des recensements de 1861 et 1871 dans le centre-sud de l'Ontario indique que, en majorité, les immigrants irlandais catholiques et protestants travaillaient non pas à des emplois industriels peu rémunérés, mais bien à Vagriculture. Une enquête informatisée sur 10,000 hommes cou verts par les deux recensements et dont l'emploi est connu, fournit des renseignements sur un certain nombre de questions. L'analyse des données révèle les différences suivantes dans la composition de la population active masculine entre 1861 et 1871: a) la proportion de personnes nées en Ontario passer de 27 à 40 pour cent, alors que le nombre de personnes nées en Irlande baisse de 24 à 15 pour cent; la proportion de personnes nées en Ecosse et en Angleterre demeure essentiellement inchangée: b) pour ce qui est des emplois, il y aun mouvement du travail d'ouvriers vers iagriculture et, dans une moindre mesure, vers les occupa- tions artisanales et non-manuelles; la grande majorité des fermiers (84 pour cent en 1871) est propriétaire et non locataire; c) ni l'ethnicité ni la religion ne déterminaient l'occupation; à l'exception d'une concentration d'Irlandais d'origine dans les milieux ouvriers, la population active ne semble pas avoir été départagée suivant l'ethnicité ou Vappartenance religieuse. Une proportion relativement élevée de travailleurs nés en Ontario (30 pour cent en 1861 et 25 pour cent en 1871) était constituée de fermiers et de leurs fits; d) pendant cette période les différences entre nationalités au sein des groupes occupationnels s'aténuent, quoique les Irlandais catholiques continuent d'être sur- représentés chez les ouvriers, tout comme les Anglais d'origine dans les occupations bourgeoises et artisanales. S'il y a une certaine spécialisation occupationnelle par groupe ethnique, la concertration n'est pas assez prononcée pour appuyer l hypothèse selon laquelle la population était profondément partagée suivant l'ethnicité; e) une analyse des emplois par groupes d'âge laisse croire qu'il n'y a pas de mouvement d'abandon de l'agriculture et, conséquemment, pas de prolétarisation de la population au cours des années 1860. Au contraire, il y eu un accroissement de la proportion de fermiers et une diminution de la proportion d'ouvriers. Chaque groupe occupationnei suit un modèle de croissance particulier, avec des variations dans le temps; f) i établisse- ment de liens entre les données des deux recensements permet certaines conclusions sur la question de la permanence dans l'emploi. Près de 90 pour cent de ceux qui étaient fermiers en 1861 se réclamaient du même groupe occupationnei une décennie plus tard, alors que seulement un tiers des ouvriers faisaient de même. Dans l'ordre, les artisants, les professionnels et les marchands/fabricants se situent au centre de l'échelle pour ce qui est de la permanence. Un nombre relativement peu élevé de fils de fermiers (7 pour cent) sont devenus ouvriers ou artisans. Le groupe occupationnei le moins stable est celui des travailleurs non-manuels, où seulement 30 pour cent ont gardé le même genre d'emploi. Les données indiquent une mobilité occupationnelle assez élevée dans le temps, et l'absence de dépeuplement rural ou d'une crise de l'agriculture; g) sauf pour les travailleurs non-spécialisés, la mobilité semble dépendre plus de l'occupation que de l'âge. Le taux de mobilité est le plus élevé pour les travailleurs âgés de moins de 25 ans, particulièrement chez les ouvriers, alors qu'il est moins prononcé entre 25 et 54 ans. Au delà de cet âge, seuls les artisans ont une certaine mobilité. En tenant compte de l'ethnicité dans les calculs, un seul phénomène important peut être identifié: les ouvriers Irlandais catholiques avaient plus fortement tendance à demeurer dans cette catégorie pendant assez longtemps. A une époque où Vindustrialisation urbaine prenait de l'ampleur, la production indé- pendante de produits de base pas des familles d'agriculteurs devint également plus courante. La mobilité occupationnelle était généralisée, ce manifestant particulière- ment du groupe des ouvriers, vers celui des agriculteurs.


2012 ◽  
Vol 33 (1) ◽  
pp. 1-12
Author(s):  
L McLaren ◽  
M Zarrabi ◽  
DJ Dutton ◽  
MC Auld ◽  
JCH Emery

Introduction Depuis quelques décennies, deux tendances marquées s'observent au Canada comme ailleurs : une hausse de la prévalence de l'excès de poids et de l'obésité chez les enfants, et une proportion à la hausse des femmes (dont les mères) sur le marché du travail et des besoins en matière de garde d'enfants. Même si une association entre la garde des enfants et leur indice de masse corporelle (IMC) est plausible et aurait une importance sur le plan des politiques, ni son existence ni sa nature n'ont été établies au Canada. Méthodologie Au moyen des données de l'Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, nous avons examiné l'exposition à trois types de garde à 2-3 ans (garde par une personne non apparentée, garde par un membre de la parenté, garde dans une garderie) et sa relation avec le changement de percentile d'IMC (continu et catégorique) entre 2-3 ans et 6-7 ans, et avons tenu compte des corrélats sanitaires et socio-démographiques. Résultats La garde par une personne non apparentée était associée à une hausse du percentile d'IMC entre 2-3 ans et 6-7 ans chez les filles vivant dans un ménage à faible revenu et chez les garçons. Conclusion Vu les bienfaits potentiels d'une garde structurée de grande qualité pour toute une série de résultats de nature sanitaire et sociale et vu les effets néfastes possibles de certains types de garde non structurée relevés dans notre étude et d'autres, nos résultats font ressortir la nécessité de poursuivre les recherches concernant les répercussions de divers types de garde sur un ensemble de résultats, dont ceux liés au poids.


2001 ◽  
Vol 150 (4) ◽  
pp. 33-45 ◽  
Author(s):  
Aomar Ibourk ◽  
Sergio Perelman
Keyword(s):  

2002 ◽  
Vol 20 (3) ◽  
pp. 323-345 ◽  
Author(s):  
Laurence Broze ◽  
Mathilde Steinauer ◽  
Isabelle Thomas
Keyword(s):  

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