scholarly journals Retour au centre à Québec : la renaissance de La Cité est-elle durable ?

2008 ◽  
Vol 49 (1) ◽  
pp. 25-45 ◽  
Author(s):  
Paul Villeneuve ◽  
Catherine Trudelle

Les quartiers centraux de Québec qui forment l’arrondissement de La Cité ont connu, après plusieurs décennies de pertes, un regain démographique appréciable entre 1996 et 2001. Le texte explore les tenants et aboutissants de cette renaissance : arrivée plus forte de jeunes adultes que de personnes âgées, croissance de l’emploi local dans les nouveaux secteurs de l’économie, revalorisation chez certains du genre de vie urbain et politiques publiques municipales favorables. Jusqu’ici, cette renaissance n’est pas associée à une forte gentrification. Elle n’est pas non plus unique à Québec car elle participe à une résurgence urbaine d’échelle mondiale. Pour toutes ces raisons, on pourrait penser que la renaissance de La Cité sera durable, c’est-à-dire qu’elle se maintiendra tout en mettant de l’avant des pratiques de développement urbain durable. Cependant, elle est encore trop récente pour que nous soyons catégoriques à cet égard.

2009 ◽  
pp. 207-216
Author(s):  
Audrey Parron

Résumé Le mouvement des politiques publiques en France tend à promouvoir le travail en milieu ordinaire des personnes en situation de handicap. La filière spécialisée du travail adapté a été redéfinie dans la loi de 2005. L’objet de cet article est d’interroger des parcours d’emploi en milieu ordinaire et dans les filières spécialisées du handicap dans un contexte national qui valorise l’activité professionnelle. Il est basé sur l’étude de trajectoires professionnelles de jeunes adultes en situation de handicap psychique. Nous démontrons que l’ouverture de la filière spécialisée ne garantit pas l’accès ni le maintien d’une activité professionnelle en milieu ordinaire.


Author(s):  
Barry Edmonston ◽  
Sharon M. Lee

RÉSUMÉUne bonne compréhension des tendances et des déterminants de la mobilité résidentielle des Canadiens âgés est essentiel pour les politiques publiques et la planification. Étude des patrons, change au fil du temps, et les déterminants de la mobilité des Canadiens âgés sont devenus de plus en plus important que la population vieillit. La mobilité résidentielle des personnes âgées a diminué considérablement depuis 1971, et près de la moitié de cette baisse est due à des changements dans la composition de la population. Parce que l’analyse multivariée de ce document ne tient pas compte de la plupart des tendances à la baisse de la mobilité résidentielle, toutefois, d’autres travaux sont nécessaires sur les explications spéculatives abordés dans cet article.


Author(s):  
Xiaodong Ma ◽  
Yiwei Chen

RÉSUMÉL'objectif principal de cette étude était d'examiner les différences conditionnées par l'âge dans le traitement des stratégies de décisions émotionnellement difficiles. En outre, l'étude a testé les contributions pertinentes des mécanismes cognitifs et émotionnels à des différences dans le traitement de ces stratégies conditionnées par l'âge. Quarante jeunes adultes et quarante adultes plus âgés, en tout, ont été assignés au hasard soit à un niveau élevé ou à un niveau bas de difficulté émotionnelle qu'implique la décision d'acheter une automobile. MouselabWEB logiciel a été utilisé pour tracer les stratégies de traitement des partici- pants. Les résultats ont montré que les personnes âgées étaient plus susceptibles d'utiliser des stratégies de traitement basées sur les attributs, tandis que les jeunes adultes étaient plus susceptibles d'utiliser des stratégies de traitement basées sur des solutions de rechange à l'état très émotive. D'autre part, les jeunes adultes et les adultes plus âgés ont préféré utiliser des stratégies de traitement fondées sur des alternatives dans des conditions d'émotion faible. De plus, les résultats suggèrent que la mesure cognitive (c'est à dire, programmation de chiffres-symboles) n'était pas corrélée avec les effets de l'âge sur les stratégies de traitement.


Author(s):  
Hannah Mulet-Perreault ◽  
Allyson Bernier ◽  
Rose-Anne Paquin ◽  
Philippe Landreville ◽  
Pierre-Hugues Carmichael ◽  
...  

Plusieurs études montrent que les personnes âgées présentent moins d’anxiété que les jeunes adultes, mais sans préciser la nature de cette différence. La présente étude a pour but de mieux comprendre les différences entre ces deux populations sur le plan des symptômes anxieux. Pour ce faire, les données de 64 jeunes adultes et 78 personnes âgées à l'Inventaire d'anxiété de Beck sont utilisées. Les résultats obtenus à l’aide de tests t et d’un modèle d’analyse de variance multivariée à mesures répétées révèlent que les personnes âgées présentent moins d’anxiété de manière générale et moins de symptômes de type somatique et de type de panique et anxiété subjective que les jeunes adultes. Les résultats montrent aussi que la différence entre les deux groupes d’âge était la plus grande pour les symptômes de type somatique. Ces résultats soulignent le besoin d’étudier plus en profondeur les différences d’anxiété et de types de symptômes anxieux ressentis selon l’âge. L'étude permet d’en apprendre davantage sur les symptômes pouvant différer avec l’âge et offre aux professionnels de la santé des avenues pour mieux intervenir, dépister, diagnostiquer et traiter l’anxiété.


Author(s):  
William Parienté

Quel est l’effet des programmes d’accompagnement des demandeurs d’emploi? Quel est l’impact des politiques de lutte contre la pauvreté dans les pays en développement ? L’objectif d’une évaluation d’impact est de répondre de manière rigoureuse à ce genre de questions. Les évaluations aléatoires, qui consistent à comparer la situation de deux groupes tirés au sort, un groupe «traitement» recevant le programme alors que l’autre groupe «contrôle» ne le reçoit pas, connaissent un essor important et deviennent une méthode phare. Elles permettent de mesurer précisément la valeur ajoutée des politiques publiques. Cette mesure est indispensable pour modifier et améliorer les politiques. Selon une étude scientifique récente, les chômeurs flamands (en particulier les moins scolarisés d’entre eux) qui participent à une séance d’information collective obligatoire au courant du mois qui suit leur inscription au VDAB ont plus de chances de trouver rapidement un emploi que ceux qui participent à une telle séance au cours de leur sixième mois d’inoccupation. Cela peut paraître une évidence. Les chercheurs d’emploi qui ont une brève durée d’inoccupation ont de meilleures perspectives de retour à l’emploi que ceux qui sont inoccupés depuis déjà six mois. Attribuer cette différence à une information collective (un programme léger et peu coûteux comme le reconnaissent d’ailleurs les auteurs de l’étude) est donc plus que hasardeux. Mais c’est sans savoir que les chercheurs concernés ont mis en œuvre une méthodologie randomisée avec l’accord du VDAB. Concrètement, l’étude concernait les personnes âgées de 25 à 49 ans et s’inscrivant comme demandeuses d’emploi au VDAB entre les mois de janvier 2014 et 2015. Dès le premier jour de l’inscription, deux groupes ont été tirés au sort : un groupe «traitement» dont les membres étaient invités rapidement à une séance d’information collective et un groupe «contrôle» dont les membres ont été pris en charge moins rapidement que les autres. A la fin du quatrième mois qui suit l’inscription au VDAB, les chômeurs peu scolarisés du groupe de traitement comptent en moyenne 5 jours en emploi de plus que ceux du groupe de contrôle. Les deux groupes ayant été formés au hasard au sein d’une large population, il n’y aucune raison qu’ils aient des caractéristiques différentes quatre mois après leur inscription au VDAB, hormis le fait que les membres du groupe de traitement ont déjà participé à une séance d’information. On peut donc bien attribuer cet effet positif à une prise en charge rapide des demandeurs d’emploi via un programme d’information standard. En Belgique, en matière de politiques d’emploi, il est rare de trouver des mesures qui aient fait l’objet d’une évaluation qui permette réellement de se prononcer sur l’efficacité du dispositif. Nous en faisions déjà le constat dans le numéro 40 de Regards économiques publié en avril 2016. Face à l’ampleur des fonds publics investis dans ce domaine, il est pourtant essentiel d’évaluer le fonctionnement et les effets (bénéfiques ou nuisibles) des mesures mises en oeuvre. Dans ce numéro de Regards économiques, William Parienté présente la méthode de l’évaluation aléatoire et son apport, les conditions de sa mise en œuvre ainsi que son application à différents domaines de l’économie et des politiques publiques. Il discute également de certaines limites et présente les stratégies existantes pour les surmonter. Enfin il conclut sur l’intérêt de la méthode pour l’amélioration des politiques publiques et de son apport à la science économique.


Author(s):  
William Parienté

Quel est l’effet des programmes d’accompagnement des demandeurs d’emploi? Quel est l’impact des politiques de lutte contre la pauvreté dans les pays en développement ? L’objectif d’une évaluation d’impact est de répondre de manière rigoureuse à ce genre de questions. Les évaluations aléatoires, qui consistent à comparer la situation de deux groupes tirés au sort, un groupe «traitement» recevant le programme alors que l’autre groupe «contrôle» ne le reçoit pas, connaissent un essor important et deviennent une méthode phare. Elles permettent de mesurer précisément la valeur ajoutée des politiques publiques. Cette mesure est indispensable pour modifier et améliorer les politiques. Selon une étude scientifique récente, les chômeurs flamands (en particulier les moins scolarisés d’entre eux) qui participent à une séance d’information collective obligatoire au courant du mois qui suit leur inscription au VDAB ont plus de chances de trouver rapidement un emploi que ceux qui participent à une telle séance au cours de leur sixième mois d’inoccupation. Cela peut paraître une évidence. Les chercheurs d’emploi qui ont une brève durée d’inoccupation ont de meilleures perspectives de retour à l’emploi que ceux qui sont inoccupés depuis déjà six mois. Attribuer cette différence à une information collective (un programme léger et peu coûteux comme le reconnaissent d’ailleurs les auteurs de l’étude) est donc plus que hasardeux. Mais c’est sans savoir que les chercheurs concernés ont mis en œuvre une méthodologie randomisée avec l’accord du VDAB. Concrètement, l’étude concernait les personnes âgées de 25 à 49 ans et s’inscrivant comme demandeuses d’emploi au VDAB entre les mois de janvier 2014 et 2015. Dès le premier jour de l’inscription, deux groupes ont été tirés au sort : un groupe «traitement» dont les membres étaient invités rapidement à une séance d’information collective et un groupe «contrôle» dont les membres ont été pris en charge moins rapidement que les autres. A la fin du quatrième mois qui suit l’inscription au VDAB, les chômeurs peu scolarisés du groupe de traitement comptent en moyenne 5 jours en emploi de plus que ceux du groupe de contrôle. Les deux groupes ayant été formés au hasard au sein d’une large population, il n’y aucune raison qu’ils aient des caractéristiques différentes quatre mois après leur inscription au VDAB, hormis le fait que les membres du groupe de traitement ont déjà participé à une séance d’information. On peut donc bien attribuer cet effet positif à une prise en charge rapide des demandeurs d’emploi via un programme d’information standard. En Belgique, en matière de politiques d’emploi, il est rare de trouver des mesures qui aient fait l’objet d’une évaluation qui permette réellement de se prononcer sur l’efficacité du dispositif. Nous en faisions déjà le constat dans le numéro 40 de Regards économiques publié en avril 2016. Face à l’ampleur des fonds publics investis dans ce domaine, il est pourtant essentiel d’évaluer le fonctionnement et les effets (bénéfiques ou nuisibles) des mesures mises en oeuvre. Dans ce numéro de Regards économiques, William Parienté présente la méthode de l’évaluation aléatoire et son apport, les conditions de sa mise en œuvre ainsi que son application à différents domaines de l’économie et des politiques publiques. Il discute également de certaines limites et présente les stratégies existantes pour les surmonter. Enfin il conclut sur l’intérêt de la méthode pour l’amélioration des politiques publiques et de son apport à la science économique.


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