scholarly journals La psychothérapie focalisée sur le transfert

2007 ◽  
Vol 32 (1) ◽  
pp. 17-34 ◽  
Author(s):  
Frank Yeomans ◽  
Jill C. Delaney ◽  
André Renaud

Résumé La psychothérapie focalisée sur le transfert (PFT) est une version modifiée de la psychothérapie psychodynamique classique et spécialisée pour les troubles graves de la personnalité. Elle se fonde sur les principes de la psychanalyse et sur la théorie des relations objectales. L’organisation du monde psychique se structure à partir de l’expérience des interrelations personnelles impliquant une pulsion venant buter contre un objet et produisant un affect agréable ou désagréable. L’expérience ainsi vécue structure une dyade relationnelle impliquant une représentation de Soi et une représentation de l’autre liées par l’affect éprouvé. Par la suite, les représentations s’intègrent les unes aux autres pour former un monde interne évolué, souple, dynamique, adaptée à la réalité externe ou, au contraire, un monde primitif, rigide et fréquemment en conflit avec la réalité externe. La psychothérapie focalisée sur le transfert se propose justement de faire évoluer la structure de la personnalité par le biais d’une analyse soutenue de l’expérience relationnelle vécue avec le psychothérapeute, la mise à jour des représentations de soi et de l’autre et de l’affect qui les lie et la prise de conscience des désirs et motifs inconscients de la personne. Une phase de diagnostic différentiel par le biais d’une entrevue structurale et l’élaboration d’un contrat psychothérapique précède la psychothérapie proprement dite. Le premier but de la psychothérapie focalisée sur le transfert est d’engager la personne dans une observation et une prise de conscience des représentations d’elle-même et des autres. Ces représentations sont le plus souvent biaisées par l’organisation inconsciente du monde interne.

2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 590-590 ◽  
Author(s):  
M. Assouline

La clinique générale de l’autisme est bien connue mais le triptyque troubles des interactions sociales, de la communication verbale et non verbale, et intérêts restreints est peu spécifique. La connaissance de particularités sensorielles, sensori-motrices et cognitives est insuffisamment répandue. Pourtant, les arborescences de symptômes singulières pour chaque personne autiste deviennent familières à ses accompagnants proches (parents et professionnels).Mais tous se trouvent conjoncturellement démunis par des troubles du comportement :– soit parce que les symptômes de l’autisme sont amplifiés ou modifiés ;– soit parce que des syndromes psychiatriques s’ajoutent à l’autisme ;– soit parce que des maladies du corps sont associées à l’autisme (génétiques ou neurologiques) et ont aussi une expression psychique et comportementale.Ces différentes causes sont souvent confondues dans les services, d’autant plus qu’elles peuvent interférer.Or les traitements ne sont pas les mêmes, qu’ils soient éducatifs, institutionnels ou médicamenteux. Une approche psychiatrique exclusive sera erronée. Notamment les traitements médicamenteux sont souvent inappropriés, source de conflits entre les professionnels, avec les familles, et aussi, parfois, avec la justice. Inversement, tout rapporter à l’autisme peut nous égarer.Seront présentés des éléments pour le diagnostic différentiel avec des exemples qui relèvent de ces trois causes :– ce qui est dû à l’accentuation des troubles autistiques : ici, la poussée de l’adolescence et la sexualité seront des facteurs importants ;– des maladies psychiatriques que l’on peut reconnaître malgré le mélange avec la pathologie autistique : la comorbidité psychiatrique proprement dite ;– ce qui relève de la comorbidité somatique d’expression psychiatrique (des maladies organiques : génétiques, neurologiques dont l’épilepsie, et des algies diverses).


Praxis ◽  
2002 ◽  
Vol 91 (4) ◽  
pp. 129-132 ◽  
Author(s):  
Sierro ◽  
Suter ◽  
Vetter

La pathogenèse de l'«adiposis dolorosa» (maladie de Dercum), décrite pour la première fois en 1892, demeure aujourd'hui encore énigmatique. Après description d'un cas souffrant de ce syndrome, une courte revue de la littérature est proposée, avec un accent particulier sur les hypothèses physiopathologiques, le diagnostic différentiel et le traitement chirurgical de cette lipomatose.


Swiss Surgery ◽  
2003 ◽  
Vol 9 (6) ◽  
pp. 315-319 ◽  
Author(s):  
Peloponissios ◽  
Gillet ◽  
Halkic

L'agénésie isolée de la vésicule biliaire (AVB) est une anomalie rare. Vingt-trois pour cents des porteurs de cette malformation présentent des douleurs de l'hypochondre droit accompagnées de nausées et d'intolérance aux graisses dont l'étiologie reste souvent inexpliquée. Que la méthode d'investigation initiale soit un ultrason ou une cholangiographie intraveineuse, le diagnostic retenu à tort est dans la grande majorité des cas celui d'une vésicule exclue ou scléro-atrophique. Il résulte de cette erreur une indication chirurgicale inutile avec un risque accru de lésion des voies biliaires. Le but de ce travail et de déterminer s'il est possible, malgré les pièges de l'imagerie radiologique, d'obtenir un diagnostic préopératoire et de préciser la marche à suivre en cas de découverte pré ou peropératoire d'une AVB. A partir de deux cas isolés que nous présentons dans ce travail, nous avons effectué une revue de la littérature. C'est en fait la méconnaissance de cette pathologie et sa non-évocation dans le diagnostic différentiel qui conduit à une prise en charge chirurgicale inutile et dangereuse. L'absence de structures anatomiques normales et l'impossibilité de réaliser une traction sur l'infundibulum afin de mener la dissection du triangle de Calot représente un risque accru de lésion des voies biliaires. L'évocation de ce diagnostique par le radiologue ou le chirurgien est essentielle lors de l'interprétation de l'imagerie radiologic. En cas de doute on réalisera une cholangiographie-IRM. Une transmission héréditaire de l'AVB a été observée. Les membres d'une même famille doivent être investigués.


2019 ◽  
Vol 45 (280) ◽  
pp. 57-74
Author(s):  
Clotilde Coron

Le1 contraste entre la prégnance des notions d’analytique et de big data ressources humaines (RH) dans les discours managériaux actuels et le faible nombre de travaux académiques sur le sujet invite à s’interroger sur la réalité du changement introduit par ces notions. En mobilisant le concept de justification pour analyser de l’observation participante complétée par dix entretiens semi-directifs, les auteurs montrent que les dispositifs d’analytique RH font l’objet de discours similaires à ceux sur le reporting, alors que les dispositifs de big data RH donnent lieu à de nouvelles justifications. Cela invite donc à conclure que l’analytique RH ne constitue pas une rupture proprement dite, alors que le big data RH correspond à un réel changement.


2021 ◽  
Vol 177 ◽  
pp. S24
Author(s):  
Alexandra Pressigout ◽  
Gilles Fénelon ◽  
Philippe Remy ◽  
Hayet Salhi ◽  
Jean-Marc Gurruchaga ◽  
...  

2017 ◽  
Vol 63 (5) ◽  
pp. 349-355 ◽  
Author(s):  
P. Vermersch ◽  
O. Outteryck ◽  
D. Ferriby ◽  
H. Zéphir

Africa ◽  
1974 ◽  
Vol 44 (2) ◽  
pp. 151-162 ◽  
Author(s):  
J. Zempleni-Rabain

Opening ParagraphAen croire les documents anciens, l'histoire des Wolof jusqu'à la conquête coloniale aurait surtout consisté en une succession de pillages, de razzias, de révoltes, d'usurpations sur un territoire divisé en plusieurs royaumes et en état de guerre quasi-permanent. Pour échapper aux razzias des mercenaires ceddo, nombre de paysans badolo se sont convertis à l'Islam et regroupés derrière des marabouts par l'acte de ‘Jibulu’, serment d'allégeance. Pourtant à l'heure actuelle, les Wolof offrent l'image d'une société relativement paisible. Ce que l'opinion publique occidentale considère généralement comme des indices d'agressivité sociale—la criminalité, la délinquance—semble peu développé. Les suicides comme les meurtres sont relativement rares. Des combats d'antan, on ne trouve plus que les compétitions sportives et parmi elles, seule la lutte sénégalaise (lamba) semble susciter quelque intérêt. Il faut encore préciser ce qu'est la lutte sénégalaise. Ses séances se déroulent de la manière suivante: après des heures d'attente pendant lesquelles on parle, les lutteurs (mbör) arrivent, équipés d'un arsenal magique spécifique, avec leurs assistants (suhö) sur un rythme de tambour qui leur est propre. Ils exécutent alors une chorégraphie étrange qui consiste en des simulacres de gestes de saisir, d'attraper qui sont à mi-chemin entre la danse et le simulacre d'empoignade. Les assistants du mbör font les mêmes gestes que lui. Au bout d'un certain temps, se produit la lutte proprement dite, très courte, au terme de laquelle, sans que le spectateur européen comprenne pourquoi, l'un des protagonistes est proclamé vainqueur.


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