scholarly journals Tourisme culturel et milieu minoritaire

Ethnologies ◽  
2006 ◽  
Vol 26 (2) ◽  
pp. 259-273 ◽  
Author(s):  
Karine Laviolette

Résumé Bien qu’elle soit durement frappée par les effets de l’assimilation, la Saskatchewan compte un nombre important d’associations et d’institutions vouées à la promotion du fait français. Les membres de ces différents organismes commencent à envisager leur patrimoine culturel comme un attrait touristique et élaborent aujourd’hui des stratégies pour attirer les touristes dans leur communauté. Le tourisme est à la fois un outil de développement économique et un moyen de revaloriser l’identité fransaskoise. Cette note de recherche doctorale, issue de premières observations de terrain, tente de cerner la place que les membres de la communauté accordent au tourisme et de comprendre les mécanismes du tourisme dans cette francophonie minoritaire.

Ethnologies ◽  
2017 ◽  
Vol 38 (1-2) ◽  
pp. 127-153
Author(s):  
Selma Zaiane-Ghalia

Depuis son indépendance, la Tunisie a consacré des efforts importants à la valorisation du patrimoine culturel dans un objectif de développement économique misant sur le secteur touristique. Les diverses institutions gouvernementales concernées par la sauvegarde et la valorisation des richesses patrimoniales, telles que le ministère de la Culture et le ministère du Tourisme, ont mis en place plusieurs actions de médiation culturelle à cet effet. De nombreux rapports et publications mentionnent ces données mais l’on a peu écrit sur l’apport important des citoyens et des organisations communautaires à ce domaine de la médiation culturelle. Or le mouvement associatif a toujours été fort en Tunisie et il s’est renforcé depuis la révolution de 2010. À partir de visites et de rencontres personnelles effectuées sur le terrain et complétées par des données récentes colligées sur Internet – sur des blogues, des pages sociales ou des sites plus professionnels –, nous nous proposons d’examiner la place de la participation citoyenne dans la médiation culturelle en Tunisie. Nous prendrons à cet effet des exemples de projets concrets.


2021 ◽  
Vol 32 (62) ◽  
pp. 163-190
Author(s):  
Laurence Arrighi ◽  
Émilie Urbain

En nous appuyant sur les discours publiés dans les principaux médias francophones de la région ces cinq dernières années, nous examinons les discours sur la langue française en circulation dans une communauté francophone minoritaire du Canada, l’Acadie du Nouveau-Brunswick. L’objectif de notre article est de dresser un portrait des débats sur la qualité du français et la norme linguistique qui émergent dans cette région caractérisée par l’usage répandu de vernaculaires marqués par la variation linguistique (que ce soit en termes d’archaïsmes, de variation morphosyntaxique ou encore de contact des langues). Dans un contexte minoritaire où les contacts linguistiques avec la langue dominante, l’anglais, sont nombreux et multiformes, les discours sur la qualité du français parlé (ou écrit) dans la région sont politiquement chargés et s’articulent à des questions de nationalisme, de représentation politique et de droit. Notre étude montre ainsi comment les propos sur la langue, qu’ils soient portés par des acteurs sociaux ordinaires ou par des personnalités publiques, donnent à voir des enjeux sociaux, politiques et économiques plus larges. En particulier, nos analyses révèlent que les discours souvent critiques sur le français des Acadiens et des Acadiennes s’articulent fréquemment autour de questions d’accès et de partage des ressources: accès au marché de l’emploi, accès à des services publics, accès à la francophonie internationale et les opportunités de développement économique qu’elle pourrait permettre.


Author(s):  
Jabir Touré

Depuis 1956, date à laquelle l’ONU a créé la première Opération de Maintien de la Paix (OMP), la Force d’Urgence des Nations Unies (FUNU) pour gérer la crise de Suez, jusqu’en 2014 avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), toutes ces missions n’ont qu’un seul objectif : mettre fin à une crise (conflit, guerre, crise socio-politique, etc.). Mais toutes les publications faites sur ces OMP font référence à des questions classiques (surveiller un cessez-le-feu, protéger la population, construire l’appareil administratif ou judiciaire de l’État, moyen humain et technique, etc.). On aboutit toujours à un résultat négatif : l’échec de la mission. D’où l’idée de développer une nouvelle approche théorique, à savoir le maintien de la paix par le renforcement du « lien social » avec la population. Il s’agit, entre autre, de la maîtrise de la langue du pays d’intervention, de l’aide humanitaire aux victimes, de la protection du patrimoine culturel, de la contribution au développement économique du pays, de la participation au dialogue intercommunautaire, de la participation aux activités sportives et culturelles, du soutien sanitaire, etc. Autant de facteurs qui sont des sources de paix, mais absents dans les études universitaires, ou dans le jargon analytique des chercheurs et spécialistes des questions liées au maintien de la paix et de la sécurité.


2018 ◽  
Vol 23 (3) ◽  
pp. 872
Author(s):  
Marta Carolina Giménez Pereira

Les signes distinctifs protégés par la propriété intellectuelle sont une possibilité concrète de reconnaissance et de développement économique d'une région. Le titre de patrimoine culturel immatériel l'UNESCO est le moyen de parvenir à la représentation et à la préservation culturelle et historique d'un pays. Les deux se conjuguent et se rencontrent pour atteindre leurs objectifs, localement et sur la scène supranationale. Le texte analysera ses succès et ses échecs, dans une perspective de droit comparé. 


2019 ◽  
pp. 117-121
Author(s):  
Didier Roult

L'hydroélectricité reste la plus importante des énergies renouvelables. Ses apports au système énergétique sont indéniables. Offrant à la fois la possibilité de stockage à différentes échelles de temps (de l'heure à l'année), une grande flexibilité et permettant de répondre aux besoins de services systèmes, l'hydroélectricité joue un rôle essentiel dans la transition énergétique. L'hydroélectricité participe largement au développement économique des territoires. L'usage multiple de l'eau (eau potable, irrigation, soutien d'étiage, navigation) est devenu la règle. Au-delà de la production énergétique, elle est au centre des enjeux liés à la gestion des ressources en eau et au développement des territoires. Mais, dans un contexte énergétique en pleine mutation, l'hydroélectricité doit s'adapter. La question environnementale reste une priorité, avec notamment de nombreuses solutions à apporter sur la continuité piscicole, reposant sur des actions de recherche et d'innovation importantes. De nouvelles technologies sont testées, telles que le couplage énergie photovoltaïque/ STEP, l'installation d'hydroliennes fluviales, et un nouveau regard est porté sur l'énergie des marées. Ce document présente une synthèse de la conférence internationale HydroES 2019 ≪ Quel avenir voulons-nous pour l'hydroélectricité en France et en Europe ? », organisée par la SHF et accueillie par INP ENSE3 à Grenoble, les 29 et 30 janvier 2019.


1957 ◽  
Vol 12 (2) ◽  
pp. 243-257 ◽  
Author(s):  
Rondo E. Cameron

L'angletebre a le Plus Contribué au développement économique du monde du XIXe siècle. Avant 1850 en particulier, les Anglais ont aidé à la mise en place de l'industrie moderne chez leurs voisins du Continent, y compris la France. Mais, à partir de 1850, l'Angleterre se tourne de plus en plus vers les espaces d'outre-mer, laissant aux autres Européens la tâche d'assurer leur propre salut. Si l'on prend le XIXe siècle comme un tout, le pays qui a le plus contribué au développement économique de l'Europe, c'est la France. En ce qui concerne les exportations de capitaux, par exemple, les investissements britanniques en Europe (y compris l'Empire Ottoman et l'Egypte) ont atteint leur sommet (environ un demi-milliard de livres, soit 12 1/2 milliards de francs-or) en 1873, pour décliner ensuite fortement jusqu'à moins de 300 millions de livres (ou sept milliards de francs) en 1914 : à cette époque, ils représentent seulement 7 1/2% des investissements britanniques à l'extérieur. Les Français, vers 1870, ont investi en Europe au moins autant que les Anglais et cet effort n'a fait que croître, pour atteindre un total de 30 milliards de francs en 1914.


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