scholarly journals Éthique clinique en psychiatrie : l’expérience de l’Hôpital Douglas

2006 ◽  
Vol 31 (1) ◽  
pp. 95-105 ◽  
Author(s):  
Camillo Zacchia ◽  
Jacques Tremblay

Les auteurs présentent un bref aperçu du comité d’éthique clinique de l’institut universitaire en santé mentale auquel ils sont rattachés, ainsi que l’évolution de son mandat au cours des dernières décennies. Les principales fonctions portent sur la consultation clinique, l’influence exercée sur la formulation des politiques de l’institution et l’éducation destinée au personnel et au grand public en ce qui a trait à l’éthique et la santé mentale. À partir d’exemples et de questions débattues au sein du comité, les auteurs illustrent comment ces fonctions sont inter-reliées. Ils estiment que le questionnement éthique aide à revoir les pratiques cliniques et favorise ultimement de meilleures pratiques dans le domaine de la santé mentale.

2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S144-S144
Author(s):  
C. Debien ◽  
G. Marcaggi

IntroductionL’information, la prévention et la déstigmatisation en matière de santé mentale sont des enjeux majeurs de santé publique. À l’ère du numérique, l’accès à l’information et au contenu pédagogique passe de plus en plus par des sites Internet dédiés, les réseaux sociaux, mais aussi par des vidéos hébergées sur des sites de partage, dont Youtube représente le leader mondial.Le projet : Inspirés par des vidéastes de talent connus du « Youtube francophone », comme Karim Debbache (Crossed) ou Bruce Benamran (E-penser), nous avons créé en 2014 une chaîne sur le site YouTube : le Psylab. La chaîne propose une publication régulière de vidéos de vulgarisation de la psychologie et de la psychiatrie, en lien avec la culture populaire. En effet, le propos est illustré par de courts extraits de films, de séries télévisées ou même de jeux vidéo. Très impliqués dans la formation des étudiants en médecine et des internes, nous envisagions au départ que nos vidéos soient à destination de ceux-ci. Mais la popularité grandissante de la chaîne nous a rapidement fait réaliser que la demande du grand public était très forte. Ainsi le projet pédagogique initial est rapidement devenu un projet d’information et de prévention à destination du grand public. Outre le contenu que nous proposons, nous établissons une correspondance la plus régulière possible avec nos abonnés via les réseaux sociaux (facebook, twitter) ainsi que dans la section des commentaires sur le site Youtube.Le PSYLAB en chiffres : à l’heure actuelle, la chaîne rassemble 22480 abonnés (reflet des spectateurs les plus fidèles), les 30 vidéos ont, au total, été vues 456 244 fois. Soixante-dix-sept pour cent des spectateurs sont âgés entre 18 et 34 ans, 70 % étant de sexe masculin.


2019 ◽  
Author(s):  
Robin Wollast ◽  
Matthias De Wilde ◽  
Philippe Bernard ◽  
Olivier Klein

L’objectification sexuelle, à savoir la tendance à considérer ou à traiter une personne comme un objet sexuel, est présente au quotidien dans les interactions interpersonnelles comme dans les médias. En effet, ceux-ci (télévision, magazines, internet, jeux vidéo…) véhiculent des images sexualisées, idéalisées et stéréotypées de femmes et des hommes qui ne sont pas sans conséquence pour le grand public. Actuellement, de nombreuses études mettent en évidence que l’impossibilité pour une personne de ressembler ou de s’identifier à une construction inatteignable ou à un modèle parfait peut avoir des conséquences négatives comme de la honte corporelle, de l’anxiété par rapport à son apparence, des troubles alimentaires ou encore de la dépression. L’objectif de cette revue de la littérature est triple. Primo, elle introduit le lecteur à la théorie de l’objectification, développée par Fredrickson et Roberts (1997), qui décrit l’influence de cette représentation omniprésente et idéalisée de la beauté sur la santé mentale des femmes. Secundo, cette littérature centrée sur le concept d’auto-objectification présente de manière synthétique et structurée les études phares qui ont significativement contribué au développement de la réflexion sur la manière dont les hommes et les femmes perçoivent leur propre corps. Tertio, ce manuscrit décrit les limites actuelles de cette théorie et présente de nouvelles perspectives de recherche.


Praxis ◽  
2020 ◽  
Vol 109 (1) ◽  
pp. 9-12
Author(s):  
Martin Preisig ◽  
Marie-Pierre F. Strippoli ◽  
Caroline L. Vandeleur

Résumé. PsyCoLaus, comportant une investigation de la santé mentale et du fonctionnement cognitif, vise à déterminer la prévalence et l’évolution des troubles mentaux et à étudier les mécanismes qui sous-tendent l’association entre ces troubles et les maladies cardiovasculaires. Cette investigation a mis en évidence un taux de prévalence vie-entière très élevé de 43,6 % pour les troubles dépressifs majeurs à Lausanne. Nous avons également observé que l’association entre la dépression et les facteurs de risque cardio-métaboliques est essentiellement attribuable au sous-type de dépression atypique, caractérisé par une augmentation de l’appétit, une lourdeur dans les membres, une hypersomnie et une réactivité affective conservée. Les patients présentant ce type de dépression ont un risque élevé de développer du surpoids, du diabète et un syndrome métabolique et méritent une attention particulière au niveau métabolique.


2020 ◽  
Vol 59 (3) ◽  
pp. 248-255
Author(s):  
Jean-Marc Guilé ◽  
Nicolas Benard ◽  
Olivier Bourdon ◽  
Yann Griboval ◽  
Hélène Lahaye ◽  
...  

Une intervention psychothérapeutique protocolisée a été mise au point par Stanley et associés pour aider à prévenir de futurs comportements suicidaires chez les personnes qui ont déjà fait une tentative de suicide. Le plan de sécurité (PS) fournit aux suicidants une planification écrite, personnalisée, étape par étape, des stratégies de protection et d’adaptation (coping) à mettre en œuvre en cas de crise suicidaire. Le PS comprend six éléments informatifs : (1) les signes avant-coureurs liés à une augmentation des impulsions suicidaires; (2) les stratégies d’adaptation internes que l’individu est capable de mettre en œuvre par lui-même; (3) les stratégies d’adaptation à mettre en œuvre avec le soutien d’amis et de parents; (4) les moyens qu’il/elle peut employer pour contacter les personnes significatives au sein de son réseau de soutien social; (5) les professionnels de la santé mentale et les services d’assistance téléphonique à éventuellement contacter en cas d’urgence suicidaire; et (6) les stratégies pour obtenir un environnement plus sûr au domicile. Les PS sont élaborés avec les suicidants au décours de la crise suicidaire. Les suicidants sont encouragés à partager le SP avec un proche de leur réseau de soutien. Ceci est obligatoire avec un suicidant mineur. Le parent ou le responsable légal doit être impliqué dans la préparation et le suivi du PS. Afin d’évaluer en permanence le risque suicidaire de l’individu, les PS sont revus tout au long du suivi thérapeutique. Le SP est une brève intervention, facile à mettre en œuvre à la suite d’une tentative de suicide. On dispose de résultats de recherche prometteurs concernant son efficacité dans la prévention des récidives de conduites auto-agressives.


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