scholarly journals Choix de consommation des ménages en présence de plusieurs décideurs

2006 ◽  
Vol 82 (1-2) ◽  
pp. 87-118 ◽  
Author(s):  
Anyck Dauphin ◽  
Abdel-Rahmen El Lahga ◽  
Bernard Fortin ◽  
Guy Lacroix

Résumé Récemment, un nouveau cadre théorique d’analyse s’est développé dans le but d’analyser les comportements des ménages avec deux conjoints. Cette approche, qualifiée de modèle collectif, suppose que chaque conjoint a des préférences individuelles et que les choix du ménage sont Pareto-optimaux. Toutefois, les études empiriques réalisées jusqu’à maintenant sur les modèles collectifs ont porté essentiellement sur des ménages à deux décideurs et ignorent le comportement des ménages qui en comptent potentiellement un plus grand nombre (p. ex., couples vivant avec des enfants adultes ou avec des personnes âgées dans les pays développés, familles élargies dans les pays en développement). Le but de cet article est double : dans un premier temps, nous présentons de façon synthétique les principaux tests qui ont été proposés pour vérifier empiriquement les contraintes du modèle collectif dans un tel contexte. Nous proposons également un test qui s’avère être équivalent à un autre test présenté dans la littérature mais qui dans certains cas s’avère plus facile à mettre en oeuvre. Dans un deuxième temps, nous testons le modèle collectif à plusieurs décideurs à l’aide d’une enquête sur des microdonnées britanniques. L’échantillon retenu comprend des couples avec un enfant de 16 ans et plus. Les résultats rejettent le modèle collectif avec un ou deux décideurs mais ne le rejettent pas dans le cas de trois décideurs.

Author(s):  
Franklyn P. Salimbene

SommaireAdopté en 1980 par une résolution de l'Assemblée générale, l'Ensemble de principes et de règles équitables convenus au niveau multilatéral pour le contrôle des pratiques commerciales restrictives (Ensemble de principes) énonce bon nombre de règles équitables qui visent à orienter les activités internationales des États et des entreprises commerciales en matière de contrôle des pratiques commerciales restrictives (PCR). L'un de ces principes a été l'objet d'un intérêt particulier lors de la Deuxième conférence de révision sur l'Ensemble de principes tenue en 1990 ainsi que lors de la dixième réunion du Groupe intergouvernemental d'experts en octobre 1991. Il s'agit du principe de consultation.Jusqu'à la tenue de la dixième réunion, la clause de consultation de l'Ensemble de principes n'avait jamais été invoquée. Bien qu'on ait alors tenté d'expliquer les raisons possibles de cet état de choses, chacun a convenu de l'importance d'encourager les consultations internationales pour le contrôle des PCR. En effet, le besoin de consultation se fait plus pressant pour assurer la coordination internationale des politiques de concurrence étant donné l'importance croissante du marché global pour les économies nationales et la difficile restructuration amorcée par un grand nombre d'anciennes économies à planification centrale.Les États participant à la Deuxième conférence de révision et à la dixième réunion ont abordé les discussions sur ce besoin de consultation dans le cadre de l'Ensemble de principes par l'intermédiaire de leurs blocs de négociation traditionnels le Groupe de 77 pour les pays en développement, le Groupe Β pour les pays à économie de marché et le Groupe D pour les anciennes économies à planification centrale de l'Europe de l'est. Bien que certains des anciens discours propres aux débats des années 1970 aient été repris, les groupes sont parvenus à s'entendre sur la nécessité de préciser la procédure de consultation prévue par l'Ensemble de principes. Ils ont donné leur appui au projet de rédaction d'une “liste de contrôle” normalisée des consultations, par laquelle un État donné pourrait demander à un autre de participer à des consultations et de fournir des renseignements concernant le contrôle des PCR. En outre, ils ont convenu d'appuyer un processus de consultation qui serait à la fois volontaire, informel et d'accès facile, qu On procède de façon multilatérale lors des réunions annuelles du Groupe intergouvernemental d'experts ou de façon bilatérale par cas d'espèce.


Author(s):  
William Parienté

Quel est l’effet des programmes d’accompagnement des demandeurs d’emploi? Quel est l’impact des politiques de lutte contre la pauvreté dans les pays en développement ? L’objectif d’une évaluation d’impact est de répondre de manière rigoureuse à ce genre de questions. Les évaluations aléatoires, qui consistent à comparer la situation de deux groupes tirés au sort, un groupe «traitement» recevant le programme alors que l’autre groupe «contrôle» ne le reçoit pas, connaissent un essor important et deviennent une méthode phare. Elles permettent de mesurer précisément la valeur ajoutée des politiques publiques. Cette mesure est indispensable pour modifier et améliorer les politiques. Selon une étude scientifique récente, les chômeurs flamands (en particulier les moins scolarisés d’entre eux) qui participent à une séance d’information collective obligatoire au courant du mois qui suit leur inscription au VDAB ont plus de chances de trouver rapidement un emploi que ceux qui participent à une telle séance au cours de leur sixième mois d’inoccupation. Cela peut paraître une évidence. Les chercheurs d’emploi qui ont une brève durée d’inoccupation ont de meilleures perspectives de retour à l’emploi que ceux qui sont inoccupés depuis déjà six mois. Attribuer cette différence à une information collective (un programme léger et peu coûteux comme le reconnaissent d’ailleurs les auteurs de l’étude) est donc plus que hasardeux. Mais c’est sans savoir que les chercheurs concernés ont mis en œuvre une méthodologie randomisée avec l’accord du VDAB. Concrètement, l’étude concernait les personnes âgées de 25 à 49 ans et s’inscrivant comme demandeuses d’emploi au VDAB entre les mois de janvier 2014 et 2015. Dès le premier jour de l’inscription, deux groupes ont été tirés au sort : un groupe «traitement» dont les membres étaient invités rapidement à une séance d’information collective et un groupe «contrôle» dont les membres ont été pris en charge moins rapidement que les autres. A la fin du quatrième mois qui suit l’inscription au VDAB, les chômeurs peu scolarisés du groupe de traitement comptent en moyenne 5 jours en emploi de plus que ceux du groupe de contrôle. Les deux groupes ayant été formés au hasard au sein d’une large population, il n’y aucune raison qu’ils aient des caractéristiques différentes quatre mois après leur inscription au VDAB, hormis le fait que les membres du groupe de traitement ont déjà participé à une séance d’information. On peut donc bien attribuer cet effet positif à une prise en charge rapide des demandeurs d’emploi via un programme d’information standard. En Belgique, en matière de politiques d’emploi, il est rare de trouver des mesures qui aient fait l’objet d’une évaluation qui permette réellement de se prononcer sur l’efficacité du dispositif. Nous en faisions déjà le constat dans le numéro 40 de Regards économiques publié en avril 2016. Face à l’ampleur des fonds publics investis dans ce domaine, il est pourtant essentiel d’évaluer le fonctionnement et les effets (bénéfiques ou nuisibles) des mesures mises en oeuvre. Dans ce numéro de Regards économiques, William Parienté présente la méthode de l’évaluation aléatoire et son apport, les conditions de sa mise en œuvre ainsi que son application à différents domaines de l’économie et des politiques publiques. Il discute également de certaines limites et présente les stratégies existantes pour les surmonter. Enfin il conclut sur l’intérêt de la méthode pour l’amélioration des politiques publiques et de son apport à la science économique.


Author(s):  
William Parienté

Quel est l’effet des programmes d’accompagnement des demandeurs d’emploi? Quel est l’impact des politiques de lutte contre la pauvreté dans les pays en développement ? L’objectif d’une évaluation d’impact est de répondre de manière rigoureuse à ce genre de questions. Les évaluations aléatoires, qui consistent à comparer la situation de deux groupes tirés au sort, un groupe «traitement» recevant le programme alors que l’autre groupe «contrôle» ne le reçoit pas, connaissent un essor important et deviennent une méthode phare. Elles permettent de mesurer précisément la valeur ajoutée des politiques publiques. Cette mesure est indispensable pour modifier et améliorer les politiques. Selon une étude scientifique récente, les chômeurs flamands (en particulier les moins scolarisés d’entre eux) qui participent à une séance d’information collective obligatoire au courant du mois qui suit leur inscription au VDAB ont plus de chances de trouver rapidement un emploi que ceux qui participent à une telle séance au cours de leur sixième mois d’inoccupation. Cela peut paraître une évidence. Les chercheurs d’emploi qui ont une brève durée d’inoccupation ont de meilleures perspectives de retour à l’emploi que ceux qui sont inoccupés depuis déjà six mois. Attribuer cette différence à une information collective (un programme léger et peu coûteux comme le reconnaissent d’ailleurs les auteurs de l’étude) est donc plus que hasardeux. Mais c’est sans savoir que les chercheurs concernés ont mis en œuvre une méthodologie randomisée avec l’accord du VDAB. Concrètement, l’étude concernait les personnes âgées de 25 à 49 ans et s’inscrivant comme demandeuses d’emploi au VDAB entre les mois de janvier 2014 et 2015. Dès le premier jour de l’inscription, deux groupes ont été tirés au sort : un groupe «traitement» dont les membres étaient invités rapidement à une séance d’information collective et un groupe «contrôle» dont les membres ont été pris en charge moins rapidement que les autres. A la fin du quatrième mois qui suit l’inscription au VDAB, les chômeurs peu scolarisés du groupe de traitement comptent en moyenne 5 jours en emploi de plus que ceux du groupe de contrôle. Les deux groupes ayant été formés au hasard au sein d’une large population, il n’y aucune raison qu’ils aient des caractéristiques différentes quatre mois après leur inscription au VDAB, hormis le fait que les membres du groupe de traitement ont déjà participé à une séance d’information. On peut donc bien attribuer cet effet positif à une prise en charge rapide des demandeurs d’emploi via un programme d’information standard. En Belgique, en matière de politiques d’emploi, il est rare de trouver des mesures qui aient fait l’objet d’une évaluation qui permette réellement de se prononcer sur l’efficacité du dispositif. Nous en faisions déjà le constat dans le numéro 40 de Regards économiques publié en avril 2016. Face à l’ampleur des fonds publics investis dans ce domaine, il est pourtant essentiel d’évaluer le fonctionnement et les effets (bénéfiques ou nuisibles) des mesures mises en oeuvre. Dans ce numéro de Regards économiques, William Parienté présente la méthode de l’évaluation aléatoire et son apport, les conditions de sa mise en œuvre ainsi que son application à différents domaines de l’économie et des politiques publiques. Il discute également de certaines limites et présente les stratégies existantes pour les surmonter. Enfin il conclut sur l’intérêt de la méthode pour l’amélioration des politiques publiques et de son apport à la science économique.


2011 ◽  
Vol 1 (2) ◽  
pp. 27-44 ◽  
Author(s):  
Mamadou Barry ◽  
Bruno Boidin ◽  
Stéphane Tizio

The aim of this article is to study the efficiency of health aid through an analysis of recommendations made by those working in development assistance. The central focus concerns the legitimacy of these recommendations. We show that recent directions in health aid still neglect equity and sustainability issues. We also discuss how to introduce ethical considerations into health aid.Spanish Este artículo examina las condiciones de la eficiencia de la ayuda para la salud, dadas las opciones de políticas de salud preconizadas por los actores de la ayuda al desarrollo. La pregunta sobre la legitimidad de estas preconizaciones constituye el centro de la reflexión. El artículo muestra que las recientes orientaciones en la ayuda al desarrollo en el campo de la salud dejan de lado asuntos de equidad y sostenibilidad de las políticas. En este contexto se proponen pistas que permitan introducir consideraciones éticas en la ayuda a la salud.French Cet article s'interroge sur les conditions d'efficacité de l'aide à la santé compte tenu des options de politiques de santé préconisées par les acteurs de l'aide au développement. La question de la légitimité de ces préconisations est au cœur de notre réflexion. Nous montrons que les orientations récentes de l'aide au développement dans le domaine de la santé négligent toujours les questions d'équité et de soutenabilité des politiques. Nous proposons alors des pistes perme ant d'introduire des considérations éthiques dans l'aide à la santé.


Author(s):  
Claude Marcotte ◽  
Pierre-André Julien

Deux hypothèses de recherche ont été examinées dans cette étude. La première établit une relation entre le partage d’information entre les partenaires d’une coentreprise, le mode de contrôle managérial utilisé, les coûts de transaction, les effets de synergie et la performance. La seconde hypothèse suggère que les PME diffèrent des grandes entreprises quant à la forme de contrôle managérial qu’elles privilégient dans les coentreprises. À l’aide d’une étude de cas effectuée auprès de sept coentreprises établies en Afrique, nous avons pu constater que la première hypothèse était partiellement confirmée alors que la deuxième l’était entièrement. Ces résultats qualitatifs devraient cependant être corroborés par d’autres études qui réuniraient un plus grand nombre de coentreprises et intégreraient certaines variables environnementales et structurelles.


Author(s):  
Rachel Weldrick ◽  
Amanda Grenier

RÉSUMÉAvec le vieillissement de la population canadienne, l’isolement social des personnes âgées constitue une préoccupation croissante et une priorité d’action au niveau national. Bien que les risques individuels de l’isolement social des personnes âgées et les conséquences négatives sur leur santé soient relativement bien connus, les impacts des trajectoires de vie et des expériences collectives sont rarement considérés. Les définitions actuelles et les réponses à cet isolement social se basent sur des programmes qui tendent à privilégier les approches individuelles. Ici nous proposons que la discussion soit élargie afin de considérer les aspects sociaux et culturels de l’isolement social des personnes âgées. En particulier, nous suggérons que les définitions et les approches prennent en compte trois dimensions : les facteurs temporels, les facteurs spatiaux et les liens entre l’isolement social et l’exclusion. Ainsi, nous pensons qu’il serait possible d’élaborer une approche d’intervention plus inclusive face à l’isolement social des personnes âgées, et de développer les capacités en ce sens chez un plus grand nombre d’aînés, en vue de pouvoir répondre, en particulier, aux besoins des personnes âgées les plus vulnérables ou marginalisées.


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