scholarly journals Les noms de personnes au Burundi

2005 ◽  
Vol 29 (1) ◽  
pp. 167-181 ◽  
Author(s):  
Léandre Simbananiye

Résumé Le système de nomination des personnes au Burundi participe à la construction et à l’explication des rapports sociaux qui lient les personnes entre elles et avec l’ensemble du monde environnant. Les noms burundais reflètent les enjeux qui structurent le champ social. L’acte de nomination est une opération d’interlocution où sont impliquées trois instances représentées respectivement par la personne qui nomme, la personne que l’on nomme et la personne à qui le message est destiné. La nomination est à l’oeuvre dans la constitution de l’identité et dans l’ensemble de la dynamique sociale. Les noms de personnes sont investis de fonctions et de sens qui permettent de comprendre la conception que les Burundais ont de la personne et du monde.

2005 ◽  
Vol 8 (1) ◽  
pp. 75-97
Author(s):  
Marie France Labrecque

Après un bref historique de la colonisation dans la région du lac La Cocha, cet article analyse deux projets de développement qui s'y déroulent présentement : un projet générateur de revenus et l'autre visant l'implantation de réserves naturelles privées. L'auteure analyse ensuite les deux processus à la lumière des notions de « champ social» et de « développement durable ».


2019 ◽  
pp. 174-182
Author(s):  
Claude Wacjman

Les lignes qui suivent sont basées sur le recueil des données écrites recueillies entre le mois de janvier et le mois de mai 2019. Elles reflètent les intérêts professionnels de l’auteur, ce qui les fait apparaître biaisées, à juste titre. Cette compilation se situe après de nombreux travaux dont : « La fabrication de l’”autiste handicapé” : chronique d’un passage à l’acte », [avec Olivier Douville], Psychologie clinique, no 2, 1996, p. 105-134, repris dans Figures de la psychanalyse. Logos-Anankè, no 24, 2012/2, p. 99-129; Travailler avec des enfants malades mentaux, Paris, Dunod, 1997; « Que nous enseigne la controverse sur l’autisme ? », Psychologie Clinique, no 36, 2013/2; « Enfants anormaux, inadaptés, handicapés : une continuité idéologique ? », Vie Sociale, 4/2013; Clinique institutionnelle des troubles psychiques. Des enfants autistes à ceux des ITEP, Toulouse, Èrès, 2013, p. 9-100; « L’autisme depuis 2012, année grande cause nationale », Psychologie Clinique, no 38, 2014/2, p. 8-29; « Vers une police de l’autisme (2013-2014) », Psychologie Clinique, no 39, 2015/1, p. 7-24; Le grand imbroglio de l’autisme, Nîmes, Champ social éditions, 2018.


2019 ◽  
Vol 58 (2) ◽  
pp. 143-150
Author(s):  
Pascale Molinier

La psychodynamique du travail a étendu les conditions sociales de la sublimation au travail ordinaire et à la dynamique de la reconnaissance. Selon Christophe Dejours, la reconnaissance porte sur le faire mais elle se capitalise dans le registre de l’être. Or ce que les femmes font est généralement confondu avec ce qu’elles sont. D’où un déficit chronique de reconnaissance de leurs contributions, bien sûr aggravé par les rapports sociaux de domination (voir l’effet Mathilda dans les sciences). Ce constat sera ici principalement argumenté à partir des analyses psychodynamiques du travail féminisé (les activités de care) qui se caractérisent par leur discrétion. De la sous-estimation du travail féminin, il résulte de nombreuses conséquences, tant sur le plan théorique que clinique : la sublimation dépend-elle nécessairement de la reconnaissance ? – on déplacera cette question autour de l’expressivité et de la voix.


1982 ◽  
Vol 37 (2) ◽  
pp. 246-254 ◽  
Author(s):  
Janusz Tazbir

M'étant interrogé, il y a quelques années, sur l'accueil réservé aux œuvres de Thomas More et sur leur diffusion en Pologne, j'ai tenté de définir les raisons pour lesquelles les utopies classiques n'avaient pas trouvé de résonance parmi les citoyens de la République nobiliaire. Elles sont multiples. Ainsi, presque toutes les représentations de la société idéale, depuis la Politique de Platon, les visions de More ou de Campanella, jusqu'aux utopies du siècle des Lumières, préconisent une ingérence très poussée dans la vie privée des citoyens, un contrôle continu exercé sur eux par des censeurs spécialement institués à cette fin, la soumission à des normes très rigoureuses de discipline sociale — en un mot, un fonctionnement de l'État qui est en contradiction flagrante avec les institutions de la Pologne des xvie-xviie siècles. Comme le remarque à juste titre Claude Backvis, l'utopie naît dans des conditions où elle ne peut en aucune mesure être réalisée. Elle réclame tout parce qu'elle n'est en mesure de rien obtenir ; son maximalisme vient de ce qu'on pense impossible de modifier, de quelque façon que ce soit, les rapports sociaux et politiques existants. C'est la raison pour laquelle la noblesse polonaise qui, à l'époque de la Renaissance, avait largement les moyens de transformer l'État, ne recherchait pas de compensation dans la création imaginaire d'un monde idéal, utopique. Plus tard, le conservatisme de l'État polonais, son hostilité déclarée à tout changement, s'opposèrent efficacement tant à la création de variantes polonaises qu'à la réception des versions étrangères de l'utopie.


2017 ◽  
Vol 124 (1) ◽  
pp. 33-42
Author(s):  
Anne Roulin-Perriard ◽  
Jean-Pierre Tabin
Keyword(s):  

Quaderni ◽  
1995 ◽  
Vol 26 (1) ◽  
pp. 11-31 ◽  
Author(s):  
Pierre Bélanger ◽  
Serge Proulx ◽  
Jocelyne Voisin
Keyword(s):  

1994 ◽  
Vol 111 (1) ◽  
pp. 27-44
Author(s):  
Élisabeth Ascher-Campagnac
Keyword(s):  

Sign in / Sign up

Export Citation Format

Share Document