scholarly journals Les territoires de santé et la médecine libérale. Les enjeux d’une convergence

2005 ◽  
pp. 35-46 ◽  
Author(s):  
François-Xavier Schweyer

Résumé L’approche territoriale est devenue en France le cadre de mise en oeuvre des politiques de santé, et l’échelon régional est considéré comme le plus pertinent pour le pilotage des dispositifs. L’enjeu majeur pour l’avenir, qui se dégage après plus de dix ans d’expérience, est d’associer tous les acteurs de santé, et particulièrement la médecine libérale, au sein d’une politique de santé adaptée à un territoire. Or les médecins ont une approche curative individuelle qui ne donne pas sens à la notion de territoire, comme le prouve l’analyse des stratégies d’installation des généralistes. Dès lors, un déplacement du référentiel d’action professionnel devient la condition nécessaire à l’implication des médecins libéraux dans les politiques territoriales de santé. L’étude du fonctionnement des réseaux de santé met en lumière l’apprentissage collectif qui s’y développe et les difficultés à dépasser un modèle professionnel en l’absence d’un référentiel alternatif. Les territoires peuvent-ils être les outils d’une acculturation à une approche de santé publique ?

Author(s):  
Taryn Orava ◽  
Steve Manske ◽  
Rhona Hanning

Introduction Les agences provinciales, nationales et internationales de santé publique reconnaissent l’importance des politiques en matière de nutrition en milieu scolaire, qui contribuent à instaurer des environnements sains respectant les recommandations en matière d’alimentation saine à l’intention des jeunes. Le soutien à l’échelle de l’école d’un mode de vie sain reposant sur les piliers de l’approche globale de la santé en milieu scolaire (milieux social et physique; enseignement et apprentissage; politique de santé en milieu scolaire; partenariats et services) a été positivement associé à des améliorations encourageantes des comportements des élèves en matière de santé. Notre étude a utilisé l’approche globale de la santé en milieu scolaire pour classifier, comparer et décrire le soutien à une alimentation saine lors de la mise en oeuvre de la Politique de l’Ontario concernant les aliments et les boissons dans les écoles (N P/P 150). Méthodologie Nous avons recueilli des données provenant d’écoles élémentaires et secondaires consentantes d’une zone peuplée de l’Ontario à deux reprises, en 2012-2013 (période I) et en 2014 (période II). Des représentants des écoles ont rempli l’enquête Planificateur des écoles en santé ainsi qu’un document d’analyse environnementale de l’alimentation, qui ont fait l’objet d’une attribution de scores et d’analyses de contenu. Le soutien de chaque école en faveur d’une alimentation saine a été classé comme relevant de la phase « lancement », « prise de mesures » ou « maintenance » du continuum des écoles en santé pour les deux périodes, et comme étant « élevé/en hausse », « modéré », « faible/en baisse » entre la période I et la période II par rapport aux piliers de l’approche globale de la santé en milieu scolaire. Résultats Ont pris part à l’enquête 25 représentants scolaires (8 écoles élémentaires et 17 écoles secondaires). La plupart des écoles sont demeurées dans la catégorie « prise de mesures » (n = 20) au cours des deux périodes, avec des niveaux divers de soutien aux piliers de la santé en milieu scolaire. Le milieu physique a fait l’objet du soutien le plus élevé (100% de soutien « élevé/en hausse »), le milieu social a fait l’objet du soutien le plus faible (68 % de soutien « faible/en baisse »). Seules deux écoles ont atteint la plus haute note (maintenance) au cours de la période II. Les soutiens respectant la N P/P 150 semblent avoir été influencés par l’adhésion de l’administration, le soutien des intervenants et la pertinence du contexte local. Conclusion Une aide supplémentaire est nécessaire pour maintenir une alimentation saine dans les environnements alimentaires des écoles ontariennes.


2010 ◽  
Vol 22 (5) ◽  
pp. 571 ◽  
Author(s):  
Pierre-Henri Bréchat ◽  
Antoine Leenhardt ◽  
Marie-Christine Mathieu-Grenouilleau ◽  
Roland Rymer ◽  
François Matisse ◽  
...  

2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S6-S6
Author(s):  
D. Leguay

Notre système de soins psychiatriques est à la fois sophistiqué, intelligent, et dysfonctionnel. Ses moyens restent importants. Toutefois la satisfaction de ses clients est faible. Ses résultats thérapeutiques globaux pourraient être significativement améliorés. Son efficience économique pourrait être optimisée. Des données internationales existent qui montrent que certains parcours de soins offrent davantage d’opportunités de rétablissement, à l’aune de la réduction de la pathologie, et des paramètres d’insertion. Le système français pourrait se mobiliser pour évoluer. Pour cela, trois révolutions seraient à mettre en œuvre :– la première serait de définir à la politique de santé mentale des objectifs de santé publique. C’est en poursuivant des objectifs chiffrés que l’on avance ;– la deuxième est de mettre en œuvre des structures dédiées, intersectorielles, offrant à tous le « panier de soins » nécessaires. Ce panier de soins devrait être défini, et leur mise à disposition sur chaque territoire devrait être systématique ;– la troisième est d’opérer le « virage du handicap psychique », de développer l’accompagnement médicosocial, et de tirer parti de tous les outils introduits par la loi de 2005.L’intervenant développera les données disponibles qui justifient ces propositions, déclinera les leviers à utiliser, et les modalités de mise en œuvre de ces « révolutions ».


2008 ◽  
Vol 54 (1) ◽  
pp. 23-39 ◽  
Author(s):  
René Lachapelle ◽  
Denis Bourque

L’importance croissante des programmes de santé publique dans les CSSS et la contribution de plus en plus systématique des organisateurs communautaires (OC) à leur mise en oeuvre suscitent des questions quant à la pérennité des fondements de l’organisation communautaire dans les établissements publics. À l’aide du cadre conceptuel de l’approche socio-institutionnelle, a été menée une recherche visant à identifier, dans les pratiques d’organisation communautaire et dans les programmes de santé publique, les facteurs qui favorisent et ceux qui freinent la participation des milieux. Tout en reconnaissant le caractère exploratoire de ses conclusions, l’étude fait ressortir l’importance déterminante des territoires de mobilisation, de la gestion des fonds associés aux programmes, et du soutien institutionnel à l’action des OC pour associer à la mise en oeuvre des programmes le milieu et les personnes à rejoindre.


2010 ◽  
Vol 22 (1) ◽  
pp. 77-91 ◽  
Author(s):  
Hélène Laperrière

Les agences canadiennes de santé publique recourent à la mobilisation d’acteurs communautaires pour mettre en oeuvre leurs programmes au plan local. La logique sociétale de programmation diffère toutefois de la pratique communautaire de production et de mise en oeuvre des connaissances. Comment se produit la connaissance locale au sein du partenaire communautaire ? En quoi cette connaissance contribue-t-elle à la lutte contre le sida ?


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