scholarly journals Le concept de capital social et ses usages

2002 ◽  
pp. 23-33 ◽  
Author(s):  
Maurice Lévesque ◽  
Deena White

RÉSUMÉ Plusieurs travaux consacrés au capital social le définissent par sa fonction ou par les effets qui lui sont attribués. Le concept reçoit ainsi une multiplicité de définitions qui entraîne des limites sérieuses pour la recherche et pour l'intervention. L'examen présenté ici tend à montrer que les approches qui conçoivent le capital social comme une « ressource potentielle découlant de la participation à des réseaux sociaux » permettent de mieux préciser le concept et de mener des recherches empiriques plus systématiques. Mais quelles que soient les définitions retenues, deux sujets de controverse subsistent : existe-il un capital social « négatif », et à quelles conditions peut-on parler de capital social « individuel » et de capital social « collectif »?

2004 ◽  
Vol 23 (4) ◽  
pp. 375-377
Author(s):  
Karen Kobayashi

RÉSUMÉCette collection éditée contient les essais d'auteurs de neuf pays qui analysent les retombées du vieillissement de la population sur les familles aux niveaux individuel, collectif et socio-structurel. Fondés sur la notion de perspectives du tracé de vie et de la modernisation, les thèmes clés comprennent, notamment : 1) l'importance continué de la solidarité familiale et intergénérationnelle dans la vie des personnes âgées; 2) l'incidence de la longévité croissante des aînés sur la prise en charge par les familles; 3) la diversité et la complexité croissantes des relations familiales, et leur incidence sur les transferts et le soutien intergénérationnels; 4) les rapports entre attentes et attitudes et transferts et soutien intergénérationnels; et 5) les liens d'interdépendance entre la solidarité publique (d'État) et privée (la famille). L'ouvrage, qui réunit les perspectives diverses d'un groupe de chercheurs internationaux spécialisés dans le trajet de vie et le vieillissement, permet d'amorcer un débat mondial sur des sujets émergents, tels que le rôle du capital social dans la création de réseaux sociaux pour les personnes âgées prises en charge par leur famille, et l'importance de la nature et du sens des transferts privés sur la solidarité intergénérationnelle et le bien-être des familles.


2017 ◽  
Vol 38 (2) ◽  
pp. 167-182
Author(s):  
Philippe Verduyn ◽  
Oscar Ybarra ◽  
Maxime Résibois ◽  
John Jonides ◽  
Ethan Kross ◽  
...  

Les réseaux sociaux ont rapidement changé la façon dont les gens interagissent entre eux. Le réseau social le plus populaire est Facebook, avec un nombre croissant de personnes qui consacrent de plus en plus de temps sur ce site chaque jour. Dans cet article, nous discutons de l’impact de l’utilisation de Facebook sur le bonheur. La revue de littérature révèle que le bonheur serait influencé différemment selon une utilisation passive ou active de Facebook. L’utilisation active de Facebook stimule le capital social et le sentiment de connexion, qui, à leur tour, ont un impact positif sur le bonheur. L’utilisation passive de Facebook mène souvent à une hausse de la comparaison sociale et de l’envie, qui, à leur tour, ont un impact négatif sur le bonheur. Les gens sont en général plus passifs qu’actifs sur Facebook et ainsi, leur utilisation du site tend à diminuer plutôt qu’à augmenter leur bonheur. Nous terminons cet article en discutant de pistes de recherches futures.


2011 ◽  
Vol 24 (1) ◽  
pp. 145-156 ◽  
Author(s):  
V. ALARY ◽  
G. DUTEURTRE ◽  
B. FAYE

Par sa faculté à se développer dans des espaces restreints ou dans des milieux agro-écologiques difficiles, l’élevage constitue une opportunité pour une très grande diversité de groupes sociaux dans presque tous les milieux géographiques. Objet de nombreux échanges économiques, sous forme de troc ou d’échanges monétaires, l’élevage génère aussi des prestations sociales sous forme de dons, d’héritages ou de confiages. L’activité d’élevage permet ainsi dans de nombreux contextes la structuration de réseaux sociaux qui participent à la solidarité et à la sécurité des groupes humains, et constitue un facteur important de renforcement des actifs économiques et du capital social des familles. L’élevage est ainsi un objet complexe aux rôles multiples qui constituent autant d’atouts ou d’opportunités pour les éleveurs. Mais cette multifonctionnalité explique aussi que l’élevage soit au cœur de nombreux enjeux de développement pour les régions, à l’interface entre les objectifs de sécurité alimentaire et les objectifs de développement humain, environnemental et sociétal. Le rôle de l’élevage est ainsi l’objet de controverses qui s’expriment notamment au niveau des familles d’éleveurs, mais aussi au niveau des économies locales et nationales. Cette revue du rôle de l’élevage dans les sociétés du Sud montre en quoi l’élevage constitue un moyen de lutte contre la pauvreté dans des milieux agro-écologiques ou sociaux contraints sans pour autant négliger le


2019 ◽  
pp. 121-137 ◽  
Author(s):  
Ariane Ollier-Malaterre

Certains réseaux sociaux numériques, comme Facebook, Twitter, Instagram ou Google+ par exemple, offrent la possibilité de se connecter à des contacts aussi bien professionnels que personnels, et de partager des informations (messages, photos, vidéos, etc.) relevant des deux domaines. Les cercles sociaux d’un individu, qui sont largement segmentés dans la vie courante, entrent ainsi en collision sur les réseaux sociaux numériques, avec des conséquences parfois très bénéfiques, et parfois très néfastes pour les relations interpersonnelles et pour les réputations professionnelles. Cet article propose une analyse conceptuelle de la gestion des frontières entre identités professionnelle et personnelle sur les réseaux sociaux numériques comme étant une compétence numérique et une forme de capital culturel technologique à la Bourdieu (1979). Dans un premier temps, l’article définit la gestion des frontières entre rôles et identités comme une compétence à part entière. Ensuite, il présente les spécificités des interactions médiées publiques sur les réseaux sociaux numériques par rapport aux interactions directes et aux interactions médiées privées ; ces spécificités impliquent que la compétence de gestion des frontières doit être transposée à la sphère numérique. L’article se poursuit en illustrant cette nouvelle compétence numérique par la présentation d’une typologie de quatre stratégies de gestion des frontières entre identités professionnelle et personnelle sur les réseaux sociaux numériques. Enfin, l’article analyse la compétence numérique de gestion des frontières en ligne comme une forme de capital culturel incorporé et, plus précisément, comme un capital culturel technologique qui agit en tant que capital symbolique permettant de construire et de développer le capital social d’un individu.


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