scholarly journals Jeunesse et conjugaison des temps

2002 ◽  
Vol 28 (1) ◽  
pp. 13-22 ◽  
Author(s):  
Claudine ATTIAS-DONFUT
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Résumé Cet essai aborde des questions théoriques liées à la définition de la jeunesse dans une perspective d'ensemble de l'organisation des âges et de la dynamique des générations. Il propose une approche multidimensionnelle de la jeunesse qui conduit à un repérage de l'espace temporel des jeunes, clans ses différents axes : - l'étape de vie oriente vers un parcours largement inconnu, ouvert sur l'avenir ; - les rapports aux autres générations assurent un ancrage dans une filiation au passé ; - l'identification collective à une génération, à travers différentes formes de regroupements, médiatise l'appropriation du temps social et accomplit la création du présent. Il débouche une interrogation relative à la complexité des liens entre ces trois dimensions.

L Homme ◽  
2004 ◽  
pp. 151-172
Author(s):  
Jean Lambert
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2005 ◽  
Vol 50 (3) ◽  
pp. 590-616 ◽  
Author(s):  
Patrick Rozenblatt
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En France, comme dans la plupart des pays européens depuis les années quatre-vingts, se développe l'idée que face à un taux de chômage à deux chiffres une issue à l'état d'anomie dans lequel s'installe la société peut venir d'une flexibilité massive de la force de travail. L'article étudie comment émergent, dans les actions engagées autour des licenciements et des reconversions d'emploi, les éléments essentiels constitutifs d'un mythe des temps modernes énonçant la capacité des élites à produire une modernisation régulée de nos sociétés industrielles. L'auteur approche cette question en l'insérant dans le cadre plus large d'une sociologie du temps social.


2020 ◽  
Vol 75 (2) ◽  
pp. 249-282
Author(s):  
Jan Dumolyn ◽  
Jelle Haemers
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Mauvais Mercredi et Vendredi saint: Conflits politiques urbains et temps liturgique dans les Pays-Bas du Moyen Âge tardifCet article examine la manière dont les groupes sociaux représentaient les conflits politiques dans les Pays-Bas de la fin du Moyen Âge, en étudiant non seulement comment l’on se souvenait de ces événements, mais aussi comment ils pouvaient être recyclés et manipulés. Il a déjà été démontré que la politique de la fin du Moyen Âge devait être générationnelle, les personnes impliquées dans les révoltes conservant activement la mémoire des luttes de leurs prédécesseurs. Cette étude soutient cependant que les formes de ces mémoires cycliques des révoltes passées ont été façonnées par la matrice sociale et religieuse fondamentale qu’était le temps liturgique chrétien et qui se reflétait dans des noms aussi parlants que « Vendredi saint » ou « Mauvais Mercredi», donnés par les artisans urbains à leurs soulèvements. Cette pratique consistant à se souvenir des conflits politiques par l’utilisation des jours de la semaine, qui semble être une allusion au cycle de la Passion, est fréquemment attestée, en particulier dans la Flandre du xive siècle. L’étude de cet usage, ainsi que celle de la représentation et de l’utilisation de symboles liturgiques dans ces révoltes, montrent que les citoyens du Moyen Âge tardif n’étaient pas de simples récepteurs passifs des catégorisations ecclésiastiques du temps imposées d’en haut ; ils réinterprétaient activement les éléments chronologiques en façonnant et en modifiant la représentation des événements, politiques ou autres, en fonction des publics. Ainsi, les différentes manières de nommer les événements politiques importants témoignent de la façon dont les groupes sociaux ont forgé une représentation des passés communs au sein d’un « temps social » pertinent pour leur identité de groupe, même si ces discours étaient basés sur une conception chrétienne largement partagée du temps historique influencée par la pratique liturgique collective.


Author(s):  
Benoît Hachet

Cadre de la recherche :L’intérêt renouvelé de la sociologie pour les dimensions temporelles de l’activité sociale offre des perspectives éclairantes sur le fonctionnement des groupes familiaux. Le temps social dominant impose un cadre pour la coordination des activités des différents membres des familles, et, comme durée, il offre la possibilité de narrations multiples et de projections variées dans l’à venir.Pour les familles, le temps est à la fois une contrainte et une ressource.Objectifs :L’introduction de ce numéro sur « les temps des familles », dont le pluriel veut souligner l’irréductibilité du temps à une seule dimension, pose une double question. Comment les temps construisent les familles ? Comment les familles construisent leurs temps ?Méthodologie :Sont recensés dans cette introduction des travaux qui relèvent de la sociologie du temps dans ce qu’ils peuvent éclairer les pratiques des familles, aussi bien dans une perspective synchronique que diachronique, pour l’ensemble du groupe, ou pour certains de ses membres.Résultats :Les temporalités de la scolarité, comme celles de l’activité professionnelle constituent des cadres socio-temporels qui s’imposent à toutes les familles, aussi bien dans la nécessité de construire une organisation calendaire adaptée, que dans la préparation du futur. Les niveaux d’adaptation aux contraintes sociales et physiques du temps varient selon les milieux sociaux et selon le genre. Les femmes ont un rôle privilégié dans l’organisation du temps familial et dans la transmission des savoirs faire temporels.Conclusions :Le temps n’est pas un milieu extérieur dans lequel se déploient les activités des individus et les familles. Les acteurs familiaux travaillent leurs différents temps, ensemble ou de façon séparée, pour remplir des objectifs de reproduction, physique, familiale ou sociale, de façon stratégique et planifiée, ou opportuniste et dispersée. Les temps des familles ne sont pas seulement subis, ils sont agis.Contribution :En plus d’être une contribution à une analyse temporelle des dynamiques familiales, cette introduction ouvre des pistes peu explorées sur les manières dont les familles travaillent les différents temps qui les façonnent.


1971 ◽  
Vol 12 (2) ◽  
pp. 272
Author(s):  
William Grossin ◽  
Rudolf Rezsohazy
Keyword(s):  

2005 ◽  
Vol 7 (3) ◽  
pp. 281-304 ◽  
Author(s):  
Denise Lemieux

Le caractère social des catégories de temps et d'espace a maintes fois retenu l'attention de chercheurs appartenant à différentes disciplines. Halbwachs y avait fait large place dans ses travaux sociologiques. On pourrait également citer un grand nombre d'études d'histoire, de psychologie, de philosophie, de phénoménologie des religions et de littérature qui contiennent de riches analyses ou des observations permettant de cerner de plus près certains aspects de ces phénomènes. L'angle particulier sous lequel nous avons abordé l'étude du temps social peut sembler nous éloigner de celui-ci. La fête qui constitue un moment privilégié de nos existences pourrait, à première vue, nous dé tourner des réalités quotidiennes et nous livrer des images de la vie sociale trop exceptionnelles et trop partielles pour être valables. Mais, en cela même qu'elle institue un temps particulier et extraordinaire, la fête se détache du temps quotidien et, par contraste, peut rendre mieux perceptibles les multiples composantes de la dimension temporelle de la vie humaine. Dans cette perspective, nous avons cherché à dégager le sens et l'importance que garde dans nos vies le moment particulièrement privilégié de l'année que l'on appelle populairement « le temps des fêtes ». Pour éclairer notre analyse, nous esquisserons d'abord à grands traits le modèle théorique qui nous sert à poser le problème général du temps social.


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