Le processus de construction des inégalités dans l’apprentissage de la régulation émotionnelle en classe préparatoire littéraire

2020 ◽  
pp. 43-58
Author(s):  
Cédric Laheyne
2012 ◽  
Vol 13 ◽  
pp. A94
Author(s):  
L. Quiban ◽  
F. Salomé ◽  
F. Gillot ◽  
M. Helbert ◽  
E. De Chauvigny ◽  
...  

Author(s):  
Gillian C. Williams ◽  
Adam G. Cole ◽  
Margaret de Groh ◽  
Ying Jiang ◽  
Scott T. Leatherdale

Introduction Une meilleure compréhension des facteurs individuels associés à l’initiation à la cigarette électronique contribuerait à l’amélioration des mesures de prévention. Ainsi, cette étude vise à 1) relever les caractéristiques de départ associées à l’initiation à la cigarette électronique et 2) déterminer si des changements dans ces caractéristiques sont associés à l’initiation à la cigarette électronique chez les adolescents canadiens. Méthodologie Cette étude a utilisé les données de l’année 6 (2017-2018, année de référence) et de l’année 7 (2018-2019, année de suivi) de l’étude COMPASS. L’échantillon final comprenait 12 315 élèves de la 9e à la 11e année qui avaient déclaré ne jamais avoir essayé la cigarette électronique au cours de l’année de référence. Les renseignements fournis par les élèves portaient sur leurs caratéristiques individuelles, la consommation d’autres substances, les comportements scolaires, l’activité physique, les comportements sédentaires, les troubles du sommeil, les symptômes d’anxiété et de dépression, la régulation émotionnelle et l’épanouissement. Des modèles hiérarchiques faisant appel aux équations d’estimation généralisées (EEG), stratifiés selon le sexe, ont permis d’analyser l’association entre 1) les caractéristiques de départ et l’initiation à la cigarette électronique lors de l’année de suivi et 2) des changements dans les caractéristiques de départ et l’initiation à la cigarette électronique lors de l’année de suivi. Résultats Au total, 29 % des élèves qui n’avaient encore jamais essayé la cigarette électronique ont déclaré en avoir fait l’usage au moment du suivi. Les élèves de 10e et 11e année étaient proportionnellement moins nombreux à avoir essayé la cigarette électronique. La consommation d’autres substances, l’école buissonnière et le respect des directives en matière d’activité physique pendant l’année de référence ainsi que des changements vers ces comportements mesurés au moment du suivi ont été associés à l’initiation à la cigarette électronique à la fois chez les garçons et chez les filles. Certaines différences ont été observées entre les filles et les garçons. Conclusion Étant donné que d’autres comportements liés à la santé ont été associés à l’initiation à la cigarette électronique, les stratégies de prévention devraient cibler les combinaisons de comportements à risque pour la santé afin de prévenir l’usage de la cigarette électronique chez les jeunes. De plus, mettre en œuvre des approches en milieu scolaire au début ou pendant le premier cycle du secondaire serait certainement bénéfique.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S62-S62
Author(s):  
M.C. Genet ◽  
E. Devouche ◽  
G. Apter

Les résultats d’une étude constituant un suivi longitudinal prospectif d’une cohorte de dyades de mères présentant une pathologie borderline/limite avec leur enfant, dans une approche comparative avec une population témoin de dyades avec des mères sans trouble psychique apporte des pistes de réflexion sur les mécanismes d’une possible transmission de ces pathologies. Les interactions précoces à 3 mois au Still-face permettent d’appréhender comment les bébés peuvent précocement présenter des difficultés en lien avec des particularités du fonctionnement intrapsychique et interpersonnel maternel impactant la régulation émotionnelle dyadique. La grossesse, crise identitaire et narcissique, ébranle l’identité de ces mères aux pathologies limites déjà fragilisée par un narcissisme défaillant. Le bébé, par la relation de dépendance qu’il lui impose, réactive les particularités du fonctionnement interpersonnel de cette dernière et propre à cette pathologie. Les interactions précoces reflèteraient l’incapacité maternelle à s’accorder aux rythmes propres et aux mouvements affectifs et émotionnels de leur enfant. La notion de partage intersubjectif troublé éclaire la façon dont nous pouvons envisager les difficultés maternelles à aider le bébé à réguler ses émotions. Cette étude, par l’utilisation du protocole de la situation étrange, donne également un éclairage sur la manière dont les comportements d’attachement de ces enfants, à 13 mois, s’ancrent dans la particularité de ces dysfonctionnements interactifs. L’évaluation des représentations d’attachement et de la narrativité des enfants, entre 4 et 8 ans, met en lumière différentes évolutions dans la qualité de leur attachement. Ces différents résultats soulèvent, d’une part, la question de la transmission intergénérationnelle des modalités d’attachement – avec l’importance de sa qualité et des capacités de fonction réflexive maternelles – et d’autre part, celle de la désorganisation de l’attachement dans les pathologies limites. Enfin, une approche psychodynamique des narratifs des enfants au test des histoires à compléter éclaire les particularités de leur fonctionnement psychique.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S29-S29 ◽  
Author(s):  
N. Ballon ◽  
S. Berthoz ◽  
P. Brunault ◽  
N. Rigal

Si l’étude du comportement alimentaire est complexe et nécessite une approche intégrative, des travaux récents ont conforté l’idée que les psychologues et les psychiatres ont un rôle fondamental à jouer dans la prise en charge d’un spectre large de désordres de la prise alimentaire. Trois communications actualisées permettront d’aboutir à une meilleure compréhension et à une meilleure prise en charge des déterminants psychologiques et psychiatriques de la modulation de la prise alimentaire chez l’enfant et l’adulte :– la 1re portera sur le concept d’alimentation émotionnelle, définit comme le fait de moduler la consommation alimentaire en réponse à un ressenti émotionnel plutôt qu’à celui de la faim ou de la satiété . Nous présenterons l’évolution des instruments d’évaluation et la littérature épidémiologique, clinique et expérimentale, établissant que l’affectivité – négative mais aussi positive – fait partie des traits psychologiques qui modulent la consommation alimentaire et le contrôle du poids et quel(s) rôle(s) de médiation peuvent avoir différentes stratégies de régulation émotionnelle ou comportementale ;– la 2e présentera le concept d’addiction à l’alimentation, qui a été récemment proposé en appliquant les critères diagnostiques DSM de dépendance à une substance dans le champ de l’alimentation . Après avoir précisé comment mesurer ce concept, nous présenterons la littérature sur les facteurs biologiques, psychologiques et psychiatriques associés à cette addiction chez les patients obèses. Ceci nous permettra de suggérer de nouvelles pistes thérapeutiques pour ces patients ;– enfin, la 3e communication illustrera la mise en évidence de liens entre tempérament et alimentation dès l’enfance. Après la présentation du modèle de Rothbart et al. , qui définit le tempérament par le niveau de réactivité des enfants ainsi que par leur capacité d’autorégulation, nous testerons la valeur de ce modèle tempéramental dans le domaine alimentaire enfantin au travers de deux études.


2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 559-560
Author(s):  
S. Berthoz

L’idée que certaines dimensions de la personnalité et du fonctionnement affectif prédisposent à l’émergence de comportements à risque pour la santé physique et/ou soient des facteurs de vulnérabilité pour différents troubles psychiatriques n’est pas nouvelle. Dans la lignée de ce courant, plusieurs instruments auto-rapportés de l’évaluation de la personnalité et/ou du fonctionnement socio-affectif ont été développés. Toutefois, la capacité de ces instruments à rendre compte des mécanismes neurobiologiques sous-jacents reste limitée, et le fait qu’ils constituent des reflets pertinents de mécanismes génétiques et cérébraux spécifiques est de plus en plus discuté [1]. Les échelles de personnalité développées par J. Panksepp et al. pallieraient cette limite. Plutôt que de se baser sur un lexique descriptif du ressenti émotionnel, leur construction repose sur les avancées dans le domaine des neurosciences affectives et l’identification des circuits cérébraux et neuromédiateurs impliqués dans la réaction et la régulation émotionnelle [2]. Ces « échelles neuroaffectives de personnalité » (Affective Neuroscience Personality Scales [ANPS]) permettraient l’évaluation d’endophénotypes émotionnels. Les ANPS rendraient compte du fonctionnement et de l’équilibre entre 6 systèmes émotionnels primaires (3 positifs : la maternance, la jovialité, l’exploration ; 3 négatifs : la peur, la colère et la tristesse). Leur élaboration, validation en langue française ainsi que les données de la littérature émergente en faveur de leur utilisation seront présentées. Les pistes proposées pour en améliorer les qualités psychométriques seront discutées ([3,4]).


2011 ◽  
Vol Numéro 515 (5) ◽  
pp. 471 ◽  
Author(s):  
Gérald Delelis ◽  
Véronique Christophe ◽  
Sophie Berjot ◽  
Caroline Desombre

2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 567-567
Author(s):  
K. M’Bailara ◽  
A. Desage ◽  
L. Zanouy ◽  
I. Minois ◽  
M. Bouteloux ◽  
...  

La réactivité émotionnelle est définie par l’intensité émotionnelle avec laquelle un individu réagit à son environnement. Il est désormais admis que les patients ayant reçu un diagnostic de trouble bipolaire ont, en moyenne, une réactivité émotionnelle de base plus intense que les sujets n’ayant pas la pathologie [1–3]. Afin d’affiner cette observation, il paraît maintenant important de déterminer s’il existe différents profils de dysrégulation émotionnelle (hyporéactivité émotionnelle versus hyperréactivité émotionnelle). Les liens entre émotion et adaptation n’étant plus à démontrer, affiner la description des profils de dysrégulation émotionnelle peut être un levier pour mieux saisir les différences de fonctionnement entre les patients. En effet, le niveau de handicap associé aux troubles bipolaires semble variable et les déterminants de cette variabilité sont encore peu connus. L’objectif de cette étude est de tester le lien entre profils de réactivité émotionnelle et niveau de fonctionnement chez des patients normothymiques ayant reçu un diagnostic de troubles bipolaires. Cette étude a été réalisée auprès de 67 patients normothymiques et ayant reçu un diagnostic de trouble bipolaire. La réactivité émotionnelle a été évaluée avec la Multidimensional Assessment of Thymic State (MATHYS) et le fonctionnement avec le FAST. Les résultats montrent que la distribution des scores de fonctionnement diffère entre les groupes (test de Kruskall-Wallis 11,7 ; ddl = 2 ; p = 0,003). À la fois, les patients présentant une hypo-réactivité (MATHYS < 16) et ceux présentant une hyper-réactivité émotionnelle (MATHYS > 24) ont un niveau de fonctionnement général altéré, avec une perturbation particulière pour les dimensions autonomie, activité professionnelle, fonctionnement cognitif et relations interpersonnelles. Il existe donc différents profils de dysrégulation émotionnelle chez les patients. Tenir compte de ces profils paraît pertinent pour orienter certains patients vers un travail de régulation émotionnelle en termes de réduction de l’intensité émotionnelle alors que d’autres mériteraient de davantage réagir à leur environnement.


Author(s):  
Samuele Dallaire-Habel ◽  
Geneviève Ouellet ◽  
Frédéric Thériault-Couture ◽  
Véronique Massicotte ◽  
Hans Ivers ◽  
...  

Compte tenu des effets néfastes des pensées négatives sur la détresse psychologique et la peur de la récidive du cancer (PRC), la pensée positive est souvent proposée comme une option de rechange avantageuse. Toutefois, l’optimisme irréaliste, un construit apparenté, est associé à la détresse psychologique. Cette étude a pour objectifs d’examiner les associations transversales et prospectives entre les pensées négatives/positives et la PRC chez les femmes atteintes d’un cancer du sein et d’explorer le rôle médiateur des stratégies de régulation émotionnelle (RE) dans la relation entre ces deux variables. Au T1, une PRC plus élevée est associée à une plus grande fréquence des pensées tant négatives que positives. Aucun effet indirect significatif des stratégies de RE n’est observé dans la relation entre les pensées négatives/positives et la sévérité de la PRC. Des analyses additionnelles indiquent que la relation entre la suppression et la PRC est significativement médiée par la fréquence de pensées négatives/positives et que la relation entre l’évitement et la PRC est significativement médiée par la fréquence de pensées négatives seulement. En somme, tant les pensées négatives que positives sont associées à la PRC et les pensées semblent jouer un rôle médiateur entre la RE et la PRC.


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