Carl Menger, Recherches sur la méthode dans les sciences sociales et en économie politique en particulier

Lectures ◽  
2011 ◽  
Author(s):  
Guillaume Arnould
1958 ◽  
Vol 13 (1) ◽  
pp. 94-109 ◽  
Author(s):  
Henri Longchambon

Nous englobons dans cette étude sous le vocable sciences humaines les disciplines traditionnelles : philosophie, philologie, langues classiques, langues étrangères, littérature, histoire, géographie — nous y sommes assez brillants — et les sciences sociales nouvelles : économie politique, sociologie, ethnographie, psychologie sociale, biométrie, démographie, etc., et là nous ne sommes pas aussi fiers de nous. Or, ces sciences neuves ou relativement neuves, vivent sans doute ; disons plutôt qu'elles subsistent, malgré les barrages et les asphyxies que signifie pour elles un enseignement qui les prévoit mal et les alimente plus mal encore, alors qu'elles répondent, comme les sciences exactes, à des besoins nationaux grandissants et exigeants. L'activité générale du pays, publique et privée, réclame, de plus en plus, des économistes mathématiciens, des statisticiens, des spécialistes de recherche opérationnelle, des techniciens de psychologie industrielle, voire de psychologie militaire, des cartographes (la carte est devenue un langage), des ethnographes.


Criminologie ◽  
2008 ◽  
Vol 41 (1) ◽  
pp. 153-175
Author(s):  
Michael Kempa

Résumé Le présent article vise à alimenter la réflexion sur les façons par lesquelles les criminologues pourraient étudier, voire réformer, les processus policiers dans le contexte de la mondialisation. Les virages socio-politico-économiques et écologiques imposés par ladite mondialisation présentent des problèmes de « sécurité humaine » auxquels on répond par de nouvelles formes d’« intervention policière » étrangères aux paradigmes existants de la criminologie. Dans cet article, nous présentons un aperçu de ces nouvelles tendances. On avance que la conception actuelle des services policiers, à savoir la notion des processus techniques perfectibles, continue à dominer la pensée des criminologues, praticiens et spécialistes, et ce, au détriment de l’atteinte d’une sécurité humaine à long terme. En nous inspirant d’un vaste corpus d’ouvrages en sciences sociales, nous proposons aux criminologues de situer la police et les « processus policiers » à l’intérieur de la notion de « gouvernance de la sécurité », celle-ci étant elle-même inscrite dans le cadre plus large d’une « économie politique de la sécurité humaine » : une architecture de transformation socio-politico-économique ancrée dans des idées, des croyances et des valeurs occidentales considérée tour à tour comme étant exploitée sciemment par les élites, fondamentalement viciée ou encore contraignante, le tout aux dépens de la sécurité humaine à long terme.


2016 ◽  
Vol 11 (2) ◽  
pp. 129-151
Author(s):  
Patrick Dieuaide

Le présent article s’interroge sur les perspectives ouvertes par le programme de recherche développé dans le cadre de la revue Nouvelles Perspectives en Sciences Sociales autour d’une « sociologie de la relation ». Mutatis mutandis, nous nous proposons de réfléchir à quelques propositions qui pourraient aider à cerner les contours de ce que l’on pourrait dénommer une « économie politique de la relation ». Pour ce faire, nous nous intéressons plus particulièrement à la place et au rôle de la communication dans les relations de travail dans les entreprises. Deux pistes de réflexion sont explorées : une première piste développe la notion de « travail cognitif » et souligne la diversité des modèles relationnels par lesquels la communication rend possible le rassemblement d’individus autour d’une vision partagée de l’organisation et de l’activité de travail. Cette réflexion conduit à caractériser la communication comme une activité productive de règles d’usage au fondement d’un agir collectif. Une seconde piste examine la question plus générale de la place et du rôle des règles dans la gouvernance des relations de travail au sein des entreprises. Les débats autour des dimensions implicite et explicite et des écarts entre la règle et son interprétation sont rappelés; de même l’opposition entre la dimension publique des règles développées au coeur des relations de travail et la dimension privée du contrôle et de son application par le management. Ces réflexions conduisent à proposer une approche élargie de la communication considérée comme le vecteur d’une relation d’ordre dans les savoirs et les apprentissages mobilisés dans le travail. L’article conclut brièvement les tensions que soulève cette forme de communication entre la liberté de jugement et d’action et les contraintes imposées aux niveaux de l’organisation et de la mise en oeuvre de l’activité de travail.


1948 ◽  
Vol 3 (3) ◽  
pp. 267-278 ◽  
Author(s):  
Charles Bettelheim

Parmi les sciences sociales, l'Économie Politique est une des premières à avoir pris la forme d'une science. Elle est une des premières à avoir tenté de dépasser le particulier pour aboutir au général, à avoir voulu se débarrasser du normatif pour aboutir à l'explicatif. Qu'elle n'y soit pas toujours parvenue, on ne peut non plus, d'ailleurs, le contester.La Sociologie Économique, par contre, est une discipline récente. Elle tend à se développer dans le sillage de la Sociologie générale, mais elle n'a pas encore pris corps. Disons même qu'elle ne s'est pas encore affirmée en tant que science.


1949 ◽  
Vol 4 (3) ◽  
pp. 311-315
Author(s):  
Fernand Braudel
Keyword(s):  

Charles Morazé adore s'aventurer très en avant des lignes sagement, voire trop sagement tenues par ses confrères en histoire et en sciences sociales. Il lui faut l'ivresse des coups de main, des raids et de la solitude, car il a besoin de nous quitter pour nous surprendre ou nous irriter au retour — plus encore, pour se justifier à ses yeux de sa passion dévorante pour l'Histoire. Pour elle, n'a-t-il pas successivement trahi, hier, les mathématiques et la philosophie — qui d'ailleurs, rassurons-nous, en tireront vengeance tout au long de sa vie ?


1961 ◽  
Vol 16 (1) ◽  
pp. 136-146
Author(s):  
Robert Mandkou

Nos lecteurs connaissent les ouvrages et la vivante école de sociologie religieuse de Gabriel Le Bras : les termes mêmes de ses classifications (détachés, saisonniers, observants, dévots) sont passés dans le langage courant des sciences sociales, en même temps que leur auteur, approfondissant pendant un bon quart de siècle sa recherche, faisait progresser sa propre problématique en passant des dénombrements de la pratique à la mesure, plus difficile, de la vitalité religieuse.


2000 ◽  
Vol 55 (6) ◽  
pp. 1229-1253 ◽  
Author(s):  
Jackie Assayag
Keyword(s):  

RésuméAprès un siècle d'études, il subsiste une zone en friche dans le champ des sciences sociales de l'Asie du Sud : celle de la ou des classes moyennes. Se posent non seulement les questions de son estimation numérique et de sa recomposition depuis cent cinquante ans, mais aussi celle de sa forfaiture puisque d'aucuns la considèrent comme responsable de la fabrication de la démocratie la plus inégalitaire dans le monde. Ces questions sont abordées à partir de réflexions sociologiques, historiques et épistémologiques.


1999 ◽  
Vol 54 (5) ◽  
pp. 1137-1156 ◽  
Author(s):  
Thomas Späth
Keyword(s):  

De prime abord, elles n'ont rien de commun. Et pourtant, les quatre publications dont ici il sera question présentent, chacune à sa manière mais toutes de manière quelque peu iconoclaste, un défi aux représentations prétendument bien établies de l'histoire du principat romain. Aussi distinctes que soient leurs thématiques, les auteurs partagent un même objectif : mieux saisir la spécificité et donc la différence de Rome par rapport aux valeurs et aux modèles du politique du 19esiècle européen, qui ont largement dominé la conceptualisation de l'histoire romaine, domination peutêtre plus forte dans lesAltertumswissenschaftenallemandes qu'ailleurs.


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