scholarly journals Perception, préférences et consommation alimentaires chez les personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer

Cliniques ◽  
2013 ◽  
Vol 6 (2) ◽  
pp. 217 ◽  
Author(s):  
Virginie Pouyet ◽  
Agnès Giboreau ◽  
Gérard Cuvelier ◽  
Linda Benattar
Author(s):  
Tiana B. Rust ◽  
Sheree T. Kwong See

RÉSUMÉCette étude des mesures répétées a examiné les croyances des étudiants de premier cycle concernant le vieillissement et la maladie d’Alzheimer (MA) dans les domaines cognitifs, physiques et socials. Les étudiants ont evalué les personnes typiques de 25 ans (cible jeune), les personnes typiques de 75 ans (cible vieux), et les personnes institutionnalisées typiques avec MA (MA cible) sur 46 déclarations sur les capacités cognitives, physiques et sociaux. Croyances sur le vieillissement se sont avérés pour être généralement négative dans les domaines cognitifs et physiques mais positive dans le domaine social, ce qui est compatible avec la littérature des stéréo-types de l’âge. La maladie d’Alzheimer est perçu comme une maladie essentiellement de l’esprit, mais on croit, qu’en comparaison avec les différences prévues au vieillissement, que la prouesse physique est renforcée. Documenter les croyances, un premier pas vers la modification des comportements stéréotypes, pourrait avoir des effets significatifs sur la santé et le bien-être des personnes agées et des personnes atteintes de MA.


2017 ◽  
pp. 113-132
Author(s):  
Marion Villez

Cette contribution se centre sur l’accompagnement professionnel en hébergement collectif (singulièrement en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes – EHPAD) des personnes atteintes de maladies d’Alzheimer ou de maladies apparentées. Elle analyse la manière dont cet accompagnement est pensé et l’expérience effective qu’en font tant les encadrants que les professionnels de première ligne. La question des modes d’accompagnement des personnes atteintes de troubles cognitifs en établissement d’hébergement est largement spatialisée, principalement au travers de l’identification d’unités dites spécifiques au sein des établissements. À partir d’une enquête qualitative au sein d’un corpus d’établissements en France, il apparaît que, bien que le débat soit sans cesse rejoué, cette spécialisation s’est imposée comme la forme incontournable d’adaptation au nouveau « public cible » constitué par les personnes atteintes de troubles cognitifs, invisibilisant par le fait même l’autre voie qui aurait pu s’avérer une réelle alternative : l’absence d’unités spécifiques. Il est également mis en évidence que la réalité, au quotidien, est plus complexe. Afin de « faire tenir ensemble » la collectivité des résidents, les professionnels construisent et réinventent sans cesse de subtils équilibres « dosant » les formes de spécialisation. Il s’opère ainsi une « pensée du commun en actes » autour d’une double tension : relier le séparé et séparer le relié.


2014 ◽  
Vol 29 (S3) ◽  
pp. 667-667
Author(s):  
M. Chagneau

Vieillir est une expérience unique. Elle s’intègre dans le développement des individus et apporte des changements profonds, propres à chacun. Dans cet exposé, nous commencerons par présenter les processus de vieillissement normal dans ses aspects physiques, psychiques, identitaires et sociologiques pour ensuite aborder le vieillissement pathologique.Nous présenterons alors les atteintes cognitives, communicationnelles et comportementales dans les troubles neurodégénératifs chez la personne âgée.Dans la littérature, nous remarquons que l’efficacité de la musicothérapie et des thérapies non verbales auprès des personnes souffrant de pathologies neurodégénératives été montrée selon différentes dimensions [1–3]. Nous présenterons l’étude clinique élaborée par l’équipe de recherche en musicothérapie de Nantes évaluant l’efficacité de la musicothérapie auprès de personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. Cette étude débutera au cours de l’année 2014 et nous discuterons sa méthodologie ainsi que les résultats envisagés. Nous illustrerons nos propos à partir de vignettes cliniques et nous mettrons en évidence l’intérêt de la médiation musicale dans l’accompagnement thérapeutique des personnes âgées.


Author(s):  
Alina-Alexandra Sava ◽  
Floriane Delphin-Combe ◽  
Pierre Krolak-Salmon ◽  
George A. Michael ◽  
Hanna Chainay

RÉSUMÉLa théorie de l’esprit (TdeE) est définie comme la capacité de reconnaître les états cognitifs et émotionnels d’autres personnes que soi. Les études évaluant la TdeE chez les personnes âgées en santé et celles atteintes de la maladie d’Alzheimer font état de résultats contradictoires. Cependant, il est reconnu que l’âge avancé (Ruffman, Henry, Livingstone, & Phillips, 2008) et la maladie d’Alzheimer (Elferink, Tilborg, & Kessels, 2015) n’affectent pas de manière uniforme la capacité d’identifier ou d’inférer différentes émotions. On a demandé à 17 personnes avec maladie d’Alzheimer, 21 personnes âgées et 25 jeunes adultes d’inférer les états émotionnels de personnages présentés sans détails faciaux dans des contextes émotionnels. Nous avons observé des résultats similaires chez les jeunes adultes et les adultes plus âgés, mais les performances des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer étaient plus faibles pour les émotions de dégoût, de tristesse et de surprise, sans qu’une différence soit notée pour les cas de colère, de peur ou de joie. Ces résultats suggèrent que les personnes avec maladie d’Alzheimer éprouvent des difficultés à inférer plusieurs états émotionnels, mais pas tous, lorsque de l’information contextuelle est fournie en l’absence d’indices faciaux.


2015 ◽  
Vol 30 (S2) ◽  
pp. S119-S119
Author(s):  
G. Ben-Sadoun ◽  
G. Sacco ◽  
J. Piano ◽  
P. Foulon ◽  
R. David ◽  
...  

La prise en charge non-pharmacologique de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées (MA) représente un enjeu de santé majeur chez les personnes âgées . L’environnement Enrichi (EE), combinaison de stimulations cognitive, physique et d’engagement social en contexte émotionnel positif, apparaît comme une méthode efficace pour lutter contre la progression d’une MA . La principale difficulté est de proposer aux patients un EE adapté et motivant. Les serious games peuvent aider dans ce sens . Xtorp est un Serious exerGame (à activité physique, SeG) d’action/aventure développé pour KinectTM. Le joueur pilote un sous-marin (Fig. 1). Il doit devenir Amiral 5 étoiles en collectant de l’expérience au cours de batailles et missions. Dix patients (MA stade léger) et 8 témoins ont suivi un programme d’entrainement avec le jeu durant 1 mois, réparties en 12 séances. Les performances au jeu, les émotions perçues (PANAS) et l’intensité d’effort physique induite par le jeu ont été étudiées. Tous les participants ont terminé au moins une fois Xtorp. Les patients ont une capacité de jeu inférieure aux témoins (temps total de jeu et vitesse de progression patents : 420 minutes et 185 points d’expérience/minute, témoins : 489 minutes et 287 points d’expérience/minute). Les patients et les témoins n’ont quasiment ressenti que des émotions positives, légèrement plus fortes pour les témoins (PANAS positifs patients : 27/50, témoins, 36/50 ; PANAS négatifs patients : 12/50, témoins 11/50). Enfin, le jeu a été stimulant physiquement mais à un moindre degré chez les patients (fréquence cardiaque de réserve moyenne et pic par séance patients : 33 % et 53 %, témoins : 44 % et 62 %). En conclusion Xtorp est un EE utilisable, motivant qui permet de réaliser une activité physique potentiellement modérée chez des patients présentant des troubles cognitifs.


Author(s):  
Arnaud Campéon ◽  
Céline Rothé

Cadre de la recherche : Reconnue comme un problème de santé publique majeur, la maladie d’Alzheimer fait l’objet d’un investissement significatif de la part des pouvoirs publics depuis les années 2000 en France. Trois plans se sont ainsi succédés depuis 2001, dont le dernier a fait de l’aide aux aidants un axe d’intervention prioritaire et mis en exergue l’importance de leur accorder du répit. Objectifs : Si des travaux sur le non-recours aux dispositifs d’aide pour les personnes âgées dépendantes ont été menés sur l’utilisation de certaines prestations, peu se sont en revanche intéressés aux logiques qui sous-tendent le recours aux dispositifs de répit. Cet article se propose donc de questionner les modalités de recours à ces dispositifs pour en comprendre les logiques d’usages et les modalités d’appropriation. Méthodologie : Notre méthodologie repose sur la réalisation d’une enquête qualitative, menée auprès d’une quarantaine de proches aidants de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, rencontrés dans trois régions différentes en France. Tous les entretiens réalisés ont été enregistrés et l’ensemble des données recueillies a donné lieu à une retranscription intégrale et à une analyse transversale. Résultats : Les résultats de cette recherche mettent en évidence deux logiques de recours principales aux dispositifs de répit (logique pragmatique et logique de résistance), qui caractérisent à la fois des temporalités de recours différentes, mais également des conceptions différenciées de la maladie et du rapport aux normes professionnelles. Conclusion : Nos résultats permettent de mieux percevoir le travail des aidants pour préserver la vie quotidienne et les identités des personnes qu’ils accompagnent, de comprendre comment ce travail se traduit sous forme de logique d’utilisation des aides aux aidants. Contribution : Ce travail se veut donc une réflexion sur les enjeux de recours des aidants aux dispositifs de répit et sur la manière dont ils sont mobilisés pour soutenir et accompagner les proches aidants de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Il démontre également que comprendre les modes de recours aux dispositifs de répit implique nécessairement de dépasser la seule focalisation sur les besoins tels qu’ils peuvent être définis par le corps médical.


2018 ◽  
Vol 202 (1-2) ◽  
pp. 307-320
Author(s):  
Jacques Hugon ◽  
Julien Dumurgier ◽  
Emmanuel Cognat ◽  
Claire Paquet

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