Rapports sociaux et villes au XVIIIe siècle

1968 ◽  
Vol 23 (2) ◽  
pp. 241-267 ◽  
Author(s):  
Jean-Claude Perrot

Comment ne pas donner à ce sujet la plus vaste extension et rappeler pour commencer la place privilégiée des villes dans l'observation des rapports sociaux ? Celles-ci réunissent en effet des hommes de tous ordres et toutes classes. Là se diversifient par excellence les positions de chacun, dans la production et les relations de production, le statut juridique, dans la richesse et la culture, puis pour finir dans la notoriété. Les paysans mêmes n'échappent pas à l'étude puisque la plupart des cités englobent un certain terroir et possèdent des écarts. Ce constat pourrait donc conduire très simplement à étudier l'ensemble des problèmes relatifs à la société du XVIIIe selon le plus classique des déroulements : inventaire des groupes sociaux, étude de leurs rapports respectifs. En dépit de son ampleur, il n'est pas sûr que la démarche soit suffisante.

2011 ◽  
Vol 64 (1) ◽  
pp. 31-70
Author(s):  
Laurent Turcot1

La promenade, qu’elle se pratique à cheval, à pied ou en carrosse, constitue le loisir par excellence de l’élite européenne. Parce qu’elle implique une dimension publique du « voir et être vu », elle sert la distinction sociale. Le Canada du XVIIIe siècle est lui aussi le théâtre de pratiques de loisir qui fondent des rapports sociaux. La question que le présent article cherchent à répondre est le suivante : y a-t-il des divertissements spécifiquement canadiens au XVIIIe siècle ? La promenade devient ici une porte d’entrée dans le domaine de l’histoire culturelle, et plus spécifiquement dans l’histoire des loisirs, souvent confiné au XIXe siècle. Si le modèle européen est repris, il est cependant adapté et transformé pour permettre l’émergence d’une pratique typiquement canadienne : la promenade hivernale. Les conditions de la promenade, avec ses voitures, ses lieux fréquentés et ses normes sociales sont quelques unes de ces formes de transformations. Le but de cet article est de montrer les transferts culturels entre la France, l’Angleterre et le Canada, mais également de montrer comment se mettent en place les conditions de loisirs dans la colonie.


Moreana ◽  
1973 ◽  
Vol 10 (Number 38) (2) ◽  
pp. 43-54
Author(s):  
Jean-Claude Margolin
Keyword(s):  

Moreana ◽  
1981 ◽  
Vol 18 (Number 70) (2) ◽  
pp. 53-54
Author(s):  
Jacques Gury

Gesnerus ◽  
2004 ◽  
Author(s):  
Séverine Pilloud ◽  
Stefan Hächler ◽  
Vincent Barras
Keyword(s):  

2013 ◽  
pp. 40-47
Author(s):  
Geneviève Di Rosa

In the 18th century, the Bible felt the full force of criticism by radical Enlightenment thinkers who read it piece by piece and denounced the process of its creation as an imposture – thus extending the break initiated by moral and historical critiques of the previous century. In doing so, they nevertheless failed to grant it the literary status of a “profane work”. Yet, Rousseau, who produced a literary rewriting of the Book of Judges with his Levite of Ephraim, pondered over the violence inflicted on biblical intertextuality during his exile in Môtiers: in his Letters Written from the Mountain, he compared it to the violence caused to his own literary works. By draw-ing this parallel, he opened a reflection on the different manners of reading a text, as well as the possibility of regulating the reader’s violence through proposing an ethics of literary reception. Analogy might not work as a substitute; however, it enabled Rousseau to go beyond the mistreatment which anti-philosophers or philosophers inflicted on his works, by giving, among other things, an autobiographical orienta-tion to his writing: one in which the author is ready to take responsibility for giving himself to the reader. The ambivalence of the sacred and the profane, the perception of a common essence of religion – defined either by sacrifice or gift – were thus what helped Rousseau invent the autobiographical pact.


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