scholarly journals Les Inversions de l’héritage littéraire entre Eric-Emmanuel Schmitt et Romain Gary

2021 ◽  
Vol 6 (3) ◽  
pp. 29-40
Author(s):  
Molleen Shilliday
Keyword(s):  

A travers un jeu de reflets intertextuels et d’inversions diégétiques dans « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » (2001), Eric-Emmanuel Schmitt rend hommage à Romain Gary et à « La Vie devant soi » (1975). Dans cet article, nous explorerons l’héritage littéraire qui lie ces deux romans et les divergences esthétiques qui les différencient et créent des mondes inversés. Chez Gary, le jeune orphelin Mohammed devient Moïse, chez Schmitt, Moïse devient Mohammed. Chez les deux écrivains, l’orphelin demeure au centre, refuse son parent biologique et adopte un parent qui partage ses valeurs humanistes. Alors que « La Vie devant soi »met en lumière la complexité de la mémoire, l’indicibilité du traumatisme et la richesse de la subtilité langagière, « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran» souligne la force libératrice de l’oubli, la possibilité de la guérison et la joie de la simplicité. Au fond, ces deux œuvres représentent un plaidoyer de l’amour et de l’empathie qui réunissent les êtres séparés par la race et la religion.

Genesis ◽  
2008 ◽  
Vol 29 (1) ◽  
pp. 171-173
Author(s):  
Valentina Chepiga
Keyword(s):  

Poetics Today ◽  
1993 ◽  
Vol 14 (1) ◽  
pp. 225
Author(s):  
Véronique Markman-Raffeld ◽  
Pierre Bayard ◽  
Veronique Markman-Raffeld
Keyword(s):  

1951 ◽  
pp. 51
Author(s):  
Jean Boorsch
Keyword(s):  

Tangence ◽  
2012 ◽  
pp. 25-44
Author(s):  
Francesca Lorandini

L’oeuvre autobiographique de Gary-Ajar constitue un unicum dans le panorama de la littérature française contemporaine : en travaillant à la frontière des genres, l’auteur arrive à réaliser un déracinement total afin de mettre en doute la validité d’une identité stable, miroir d’un sujet défini. À travers une analyse de l’incertitude formelle qui marque La promesse de l’aube, La nuit sera calme, Pseudo et Vie et mort d’Émile Ajar, il s’agira de voir comment Romain Gary arrive à déplacer l’intérêt du lecteur de questions comme l’authenticité ou la véridicité de l’écrit et à dépasser la partition entre document et fiction, pour accomplir son « rêve d’un roman total, à la fois personnage et auteur ». En s’attaquant à ce qu’il considère comme les tendances intimistes de son époque, Gary oblitère le caractère narcissique propre à l’écriture autobiographique pour donner le jour à une forme qui permet au sujet de s’engendrer.


2019 ◽  
Vol 16 (2) ◽  
pp. 22-36
Author(s):  
Lou Mourlan

Cet article interroge la représentation de la forêt dans Éducation européenne (1945) de Romain Gary : lieu de vie des personnages du roman, elle en est de facto le cadre romanesque. Mais n’est-t-elle pour autant qu’une localisation géographique ou un effet de réel ? En tant qu’espace sauvage et préservé de la guerre qui fait rage dans le reste du roman, mais aussi en tant qu’espace où émerge et se concentre la critique de la barbarie humaine, la forêt devient alors une hétérotopie telle que la théorise Michel Foucault et dont nous proposons ici une lecture écopoétique. Gary fait de la forêt un espace qui fait sens et qui, paradoxalement, symbolise la survivance de l’humanisme dans les temps où il est le plus menacé.


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