scholarly journals L’activité langagière en sciences à l’école primaire : quels enjeux et quels problèmes pour les élèves et les enseignant·e·s ?

2020 ◽  
Vol 42 (3) ◽  
pp. 582-596
Author(s):  
Joël Bisault

Cet article examine les enjeux et les problèmes liés à l’utilisation de la langue dans les activités scientifiques à l’école primaire en France. Nous utilisons quatre exemples de moments scolaires tirés de nos travaux de recherche antérieurs en didactique des sciences pour analyser les difficultés rencontrées par les élèves et les enseignant·e·s lors d’activités langagières en sciences. Nous montrons l’ambigüité de certaines tâches langagières ainsi que l’imbrication des difficultés scientifiques et langagières. Une prise en compte insuffisante du contexte spécifique de chaque moment et de son enjeu cognitif peut conduire à une incertitude dans le contrat entre les élèves et leur enseignant·e. Le problème réside moins dans l’acquisition d’une langue scientifique que dans l’acquisition d’un usage scientifique de la langue qui se distingue à la fois d’autres usages scolaires et des usages non scolaires de la langue.

2009 ◽  
Vol DMTCS Proceedings vol. AK,... (Proceedings) ◽  
Author(s):  
Charles Buehrle ◽  
Mark Skandera

International audience We use the polynomial ring $\mathbb{C}[x_{1,1},\ldots,x_{n,n}]$ to modify the Kazhdan-Lusztig construction of irreducible $S_n$-modules. This modified construction produces exactly the same matrices as the original construction in [$\textit{Invent. Math}$ $\mathbf{53}$ (1979)], but does not employ the Kazhdan-Lusztig preorders. We also show that our modules are related by unitriangular transition matrices to those constructed by Clausen in [$\textit{J. Symbolic Comput.}$ $\textbf{11}$ (1991)]. This provides a $\mathbb{C}[x_{1,1},\ldots,x_{n,n}]$-analog of results of Garsia-McLarnan in [$\textit{Adv. Math.}$ $\textbf{69}$ (1988)]. Nous utilisons l'anneau $\mathbb{C}[x_{1,1},\ldots,x_{n,n}]$ pour modifier la construction Kazhdan-Lusztig des modules-$S_n$ irréductibles dans $\mathbb{C}[S_n]$. Cette construction modifiée produit exactement les mêmes matrices que la construction originale dans [$\textit{Invent. Math}$ $\mathbf{53}$ (1979)], mais sans employer les préordres de Kazhdan-Lusztig. Nous montrons aussi que nos modules sont reliés par des matrices unitriangulaires aux modules construits par Clausen dans [$\textit{J. Symbolic Comput.}$ $\textbf{11}$ (1991)]. Ce résultat donne un $\mathbb{C}[x_{1,1},\ldots,x_{n,n}]$-analogue des résultats de Garsia-McLarnan dans [$\textit{Adv. Math.}$ $\textbf{69}$ (1988)].


2018 ◽  
Vol 27 (3) ◽  
pp. 670-681
Author(s):  
Nicolas Belorgey

Résumé La Nouvelle Gestion Publique (NGP) peut être définie comme un ensemble de pratiques et d’idées visant à importer dans le secteur public les méthodes de travail du secteur privé. Qu’advient-il, dans ce contexte, des agents publics, chargés de mettre en œuvre les politiques publiques, ceux dont les pratiques quotidiennes sont directement visées par cette volonté de transformation ? Pour répondre à cette question, nous utilisons des observations, entretiens et questionnaires réalisés dans le cadre d’une thèse sur les hôpitaux français dans les années 2000. Nous montrons qu’il y a bien différenciation au sein des professions de santé, mais que la NGP se heurte à l’opposition des segments dominants de celles-ci, tandis que les segments dominés composent davantage avec elle notamment parce qu’ils ont moins les moyens de lui résister.


2019 ◽  
pp. 150-158
Author(s):  
Gilles Nicolet ◽  
Nicolas Eckert ◽  
Samuel Morin ◽  
Juliette Blanchet

La gestion des risques dans les régions montagneuses nécessite une caractérisation des extrêmes neigeux. Nous utilisons le cadre des processus max-stables, qui relient statistique des valeurs extrêmes et géostatistique, pour étudier la dépendance spatiale des maxima hivernaux de chutes de neige cumulées sur 3 jours et de hauteurs de neige dans les Alpes françaises. Deux questions sont abordées : la sélection de modèle et la non-stationnarité temporelle. Nous commençons par introduire une procédure de validation-croisée que nous utilisons pour évaluer les capacités de plusieurs processus max-stables à capturer la structure de dépendance spatiale des maxima de chutes de neige. Ensuite, nous mettons en évidence une baisse de la dépendance spatiale des chutes de neige extrêmes durant ces dernières décennies. Enfin, nous montrons comment modéliser des tendances temporelles dans une structure de dépendance spatiale des extrêmes à travers l'exemple des maxima de hauteurs de neige. Pour les extrêmes de chutes comme de hauteurs de neige, la dépendance spatiale est fortement impactée par le changement climatique, premièrement par l'effet de la hausse de la température sur la phase (neige ou pluie) de la précipitation, et ensuite par la baisse du cumul hivernal des chutes de neige.


2015 ◽  
Vol DMTCS Proceedings, 27th... (Proceedings) ◽  
Author(s):  
Sara Billey ◽  
Matthew Fahrbach ◽  
Alan Talmage

International audience Given a permutation $\pi=\pi_1\pi_2\cdots \pi_n \in S_n$, we say an index $i$ is a peak if $\pi_{i-1} < \pi_i > \pi_{i+1}$. Let $P(\pi)$ denote the set of peaks of $\pi$. Given any set $S$ of positive integers, define ${P_S(n)=\{\pi\in S_n:P(\pi)=S\}}$. Billey-Burdzy-Sagan showed that for all fixed subsets of positive integers $S$ and sufficiently large $n$, $|P_S(n)|=p_S(n)2^{n-|S|-1}$ for some polynomial $p_S(x)$ depending on $S$. They conjectured that the coefficients of $p_S(x)$ expanded in a binomial coefficient basis centered at $max(S)$ are all positive. We show that this is a consequence of a stronger conjecture that bounds the modulus of the roots of $p_S(x)$. Furthermore, we give an efficient explicit formula for peak polynomials in the binomial basis centered at $0$, which we use to identify many integer roots of peak polynomials along with certain inequalities and identities. Etant donné une permutation $\pi=\pi_1\pi_2\cdots \pi_n \in S_n$ du groupe symétrique, nous disons qu’un indice i est unsommet si $\pi_{i-1} < \pi_i > \pi_{i+1}$. Soit $P(\pi)$ l’ensemble des sommets de $\pi$. Billey-Burdzy-Sagan ont montré que,pour tout sous-ensemble d’entiers positifs S et n suffisamment grand, le nombre de permutations de $n$ éléments avecensemble de sommets $S$ est $|P_S(n)|=p_S(n)2^{n-|S|-1}$ pour un certain polynôme $p_S(x)$ dépendant de $S$.. Ils ont fait la conjectureque les coefficients du polynôme $p_S(x)$ exprimé dans une base de coefficients binomiaux centrée en $max(S)$ sont touspositifs. Nous montrons que cela découle d’une conjecture plus forte qui borne le module des racines du polynôme$p_S(x)$. De plus, nous donnons une formule explicite efficace pour les polynômes sommets dans la base binomialecentrée en $0$, que nous utilisons pour identifier plusieurs racines entières de polynômes sommets, ainsi que certainesinégalités et identités.


2011 ◽  
Vol DMTCS Proceedings vol. AO,... (Proceedings) ◽  
Author(s):  
Anders Claesson ◽  
Mark Dukes ◽  
Martina Kubitzke

International audience This paper introduces two matrix analogues for set partitions; partition and composition matrices. These two analogues are the natural result of lifting the mapping between ascent sequences and integer matrices given in Dukes & Parviainen (2010). We prove that partition matrices are in one-to-one correspondence with inversion tables. Non-decreasing inversion tables are shown to correspond to partition matrices with a row ordering relation. Partition matrices which are s-diagonal are classified in terms of inversion tables. Bidiagonal partition matrices are enumerated using the transfer-matrix method and are equinumerous with permutations which are sortable by two pop-stacks in parallel. We show that composition matrices on the set $X$ are in one-to-one correspondence with (2+2)-free posets on $X$.We show that pairs of ascent sequences and permutations are in one-to-one correspondence with (2+2)-free posets whose elements are the cycles of a permutation, and use this relation to give an expression for the number of (2+2)-free posets on $\{1,\ldots,n\}$. Ce papier introduit deux analogues matriciels des partitions d'ensembles: les matrices de composition et de partition. Ces deux analogues sont le produit naturel du relèvement de l'application entre suites de montées et matrices d'entiers introduite dans Dukes & Parviainen (2010). Nous démontrons que les matrices de partition sont en bijection avec les tables d'inversion, les tables d'inversion croissantes correspondant aux matrices de partition avec une relation d'ordre sur les lignes. Les matrices de partition s-diagonales sont classées en fonction de leurs tables d'inversion. Les matrices de partition bidiagonales sont énumérées par la méthode de matrices de transfert et ont même cardinalité que les permutations triables par deux piles en parallèle. Nous montrons que les matrices de composition sur l'ensemble $X$ sont en bijection avec les ensembles ordonnés (2+2)-libres sur $X$. Nous prouvons que les paires de suites de montées et de permutations sont en bijection avec les ensembles ordonnés (2+2)-libres dont les éléments sont les cycles d'une permutation, et nous utilisons cette relation pour exprimer le nombre d'ensembles ordonnés (2+2)-libres sur $\{1,\ldots,n\}$.


2018 ◽  
Vol 46 ◽  
pp. 08006
Author(s):  
Marine Wauquier ◽  
Cécile Fabre ◽  
et Nabil Hathout

Dans ce travail, nous examinons sur le plan distributionnel le sens de dérivés morphologiques, et plus précisément des noms d’agent déverbaux en-eur,-euse et-rice, et des noms d’action dé verbaux en-age, - ion et-ment. Nous utilisons une approche distributionnelle automatisée et un lexique dérivationnel. Nous proposons une représentation de l’information distributionnelle permettant d’examiner le sens prototypique des dérivés et l’instruction sé mantique prototypique des suffixes. Nous montrons notamment que la différence entre les suffixes-eur,-euse et-rice ne relève pas seulement du genre et que les dérivés en-age,-ion et-ment présentent des profils spécifiques sur le plan distributionnel.


2018 ◽  
Vol 61 (174) ◽  
pp. 553-577
Author(s):  
Valérie JOUSSEAUME ◽  
Hélène BAILLEUL ◽  
Laurent CAILLY

De nombreux travaux portant sur les modes d’habiter ont permis d’appréhender la complexité des changements sociospatiaux à l’oeuvre dans les campagnes proches des villes. Nous proposons ici d’en renouveler l’approche en reconsidérant l’articulation systémique entre la trajectoire résidentielle des personnes et les formes de leur mobilité quotidienne. À partir du dépouillement du carnet de bord de 64 adultes, nous utilisons l’analyse factorielle pour faire émerger une typologie synthétique des formes d’ancrage. L’étude fait apparaître un plan de clivage assez attendu entre les « survenus », souvent d’origine urbaine et très mobiles au quotidien, et les populations natives, plus ancrées localement. Cependant, un deuxième plan de clivage « inverse» apparaît, incarné par deux autres types : les « survenus en quête de local » et les « enracinés mobiles ». Nous montrons ainsi que la relation entre la trajectoire résidentielle et la mobilité quotidienne n’est pas mécanique, mais que ces deux éléments se combinent et coagissent dans l’élaboration et la différenciation des modes d’habiter.


2017 ◽  
Vol 11 (4) ◽  
pp. 243-251 ◽  
Author(s):  
A. Santarpia ◽  
E. Brabant ◽  
E. Dudoit

Objectif : Cette étude qualitative vise à décrire les effets narratifs d'un protocole d'écoute musicale (musique classique) chez une patiente atteinte d'un cancer avancé, Mme M. (60 ans). Matériel et méthodes : Il s'agit d'un protocole d'écoute musicale composé de quatre étapes (temps) : l'entretien préliminaire (T1), un premier moment d'écoute musicale (T2), une deuxième rencontre d'écoute musicale (T3), l'entretien final (T4). Nous utilisons d'abord le logiciel T-Lab 9.1.3 pour le calcul des associations de mots (cooccurrences) et ensuite une interprétation du récit selon l'approche humaniste/existentielle. Résultats : Nous montrons les effets narratifs avant et après l'expérience d'écoute musicale. Plus précisément, dans un premier temps (T2), nous avons identifié un effet hédonique, sensoriel et imagé de la musique. Dans un second temps (l'entretien final, T4), nous avons observé un effet spirituel (mythologique et archétypique) de la musique classique centré sur l'évocation de l'image de la célèbre chanteuse française « Barbara ». Conclusion : Le « travail psychique avec la musique classique » peut non seulement éloigner le patient d'une narration somatique de la maladie (symptômes, plaintes, gènes et douleurs physiques), mais aussi générer des expériences corporelles agréables et une narration riche d'éléments symboliques et spirituels.


2015 ◽  
Vol DMTCS Proceedings, 27th... (Proceedings) ◽  
Author(s):  
Myrto Kallipoliti ◽  
Eleni Tzanaki

International audience In the present paper, the relation between the dominant regions in the $m$-Shi arrangement of types $B_n/C_n$, and those of the $m$-Shi arrangement of type $A_{n-1}$ is investigated. More precisely, it is shown explicitly how the sets $R^m(B_n)$ and $R^m(C_n)$, of dominant regions of the $m$-Shi arrangement of types $B_n$ and $C_n$ respectively, can be projected to the set $R^m(A_{n-1})$ of dominant regions of the $m$-Shi arrangement of type $A_{n-1}$. This is done by using two different viewpoints for the representative alcoves of these regions: the Shi tableaux and the abacus diagrams. Moreover, bijections between the sets $R^m(B_n)$, $R^m(C_n)$, and lattice paths inside a rectangle $n\times{mn}$ are provided. Dans cet article, nous étudions la relation entre les régions dominantes du $m$-arrangement de Shi de types $B_n/C_n$ et ceux du $m$-arrangement de Shi de type $A_{n-1}$. Plus précisément, nous montrons comment les ensembles $R^m(B_n)$ et $R^m(C_n)$, des régions dominantes du $m$ -arrangement de Shi de types $B_n$ et $C_n$ respectivement, peuvent être projetés sur l’ensemble $R^m(A_{n-1})$ des régions dominantes du $m$-arrangement de Shi de types $A_{n-1}$. Pour cela nous utilisons deux points de vue différents sur les alcôves représentatives de ces régions: les tableaux de Shi et les diagrammes d’abaques. De plus, nous fournissons des bijections entre les ensembles $R^m(B_n)$, $R^m(C_n)$, et les chemins à l’intérieur d’un rectangle $n\times{mn}$.


Author(s):  
Mutsuko Tomokiyo ◽  
Mathieu Mangeot ◽  
Christian Boitet

Savoir si un exemple dans un dictionnaire bilingue est un proverbe, une expression idiomatique, une collocation ou un simple exemple d’utilisation serait très utile aux utilisateurs, mais est rarement indiqué. Dans cet article, nous présentons une classification manuelle et une annotation d’exemples dans un dictionnaire bilingue japonais-français, le « Cesselin » (145000 entrées), dérivées de l’analyse manuelle de 500 entrées, et décrivons les étapes d’automatisation du processus d’annotation. Quant aux proverbes, nous utilisons simplement des dictionnaires de proverbes. Pour les autres cas, notre méthode consiste à comparer la traduction (automatique) en anglais d’un exemple original (japonais) et sa traduction (française) dans le dictionnaire. La comparaison est basée d’abord sur le nombre de lexèmes communs aux deux sorties (anglaises), et deuxièmement sur le nombre de lexèmes synonymes, qui peuvent être trouvés en utilisant un grand dictionnaire UNL-UW. Nous montrons notre procédure de classification en détail et son automatisation future.


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