scholarly journals Byzantin-Balkans-Europe from universal to national: From national to supra national Europe

Author(s):  
Bosko Bojovic

(francuski) Les liens entre Byzance, les Balkans et l'Europe sous-tendent une relation d'interaction dans la longue dur?e. Afin de mieux comprendre la sp?cificit? sud-est europ?enne, il est n?cessaire de tenir compte des particularit?s de son patrimoine culturel et historique. Il est notamment important d'avoir en vue les caract?ristiques structurelles r?gionales telles que les rapports entre les institutions d'Etat et les corps de soci?t?, les sp?cificit?s structurelles, culturelles et anthropologiques h?rit?es des p?riodes r?volues, ainsi que des disparit?s quant ? la dynamique des ?chang?s dans le domaine de l'?conomie d'Etat relay?e par l'?conomie de march?. L'inertie des corps repr?sentatifs, les insuffisances des institutions d?mocratiques, la d?liquescence des rapports sociaux, la faiblesse de la soci?t? civile, les lacunes de l'urbanisation. Ph?nom?nes dont les effets entravent de mani?re significative l'apaisement des antagonismes ethno-confessionels, le processus de modernisation, ainsi que la dynamique des int?grations europ?ennes dans la r?gion. Situ? sur un plan g?opolitique cet espace implique une ant?riorit? de zone de contact faite d'enchev?trement, de frictions et d'animosit?s interethniques et confessionnelles issus d'universalismes les plus souvent antagonistes et peu compatibles. Le Sud-Est europ?en comprend en outre un consid?rable potentiel d'alternance entre brassages et synth?ses de diff?rents syst?mes et d'hi?rarchies de valeurs, d'une part, et de charge conflictuelle d'autre part. Faut-il rappeler ainsi l'exp?rience d'un pass? aussi bien r?cent que plus lointain, celui qui ?nonce que c'est dans cette partie de notre Continent que l'Europe joue tout ou partie de son devenir? .

2019 ◽  
Vol 58 (2) ◽  
pp. 143-150
Author(s):  
Pascale Molinier

La psychodynamique du travail a étendu les conditions sociales de la sublimation au travail ordinaire et à la dynamique de la reconnaissance. Selon Christophe Dejours, la reconnaissance porte sur le faire mais elle se capitalise dans le registre de l’être. Or ce que les femmes font est généralement confondu avec ce qu’elles sont. D’où un déficit chronique de reconnaissance de leurs contributions, bien sûr aggravé par les rapports sociaux de domination (voir l’effet Mathilda dans les sciences). Ce constat sera ici principalement argumenté à partir des analyses psychodynamiques du travail féminisé (les activités de care) qui se caractérisent par leur discrétion. De la sous-estimation du travail féminin, il résulte de nombreuses conséquences, tant sur le plan théorique que clinique : la sublimation dépend-elle nécessairement de la reconnaissance ? – on déplacera cette question autour de l’expressivité et de la voix.


1982 ◽  
Vol 37 (2) ◽  
pp. 246-254 ◽  
Author(s):  
Janusz Tazbir

M'étant interrogé, il y a quelques années, sur l'accueil réservé aux œuvres de Thomas More et sur leur diffusion en Pologne, j'ai tenté de définir les raisons pour lesquelles les utopies classiques n'avaient pas trouvé de résonance parmi les citoyens de la République nobiliaire. Elles sont multiples. Ainsi, presque toutes les représentations de la société idéale, depuis la Politique de Platon, les visions de More ou de Campanella, jusqu'aux utopies du siècle des Lumières, préconisent une ingérence très poussée dans la vie privée des citoyens, un contrôle continu exercé sur eux par des censeurs spécialement institués à cette fin, la soumission à des normes très rigoureuses de discipline sociale — en un mot, un fonctionnement de l'État qui est en contradiction flagrante avec les institutions de la Pologne des xvie-xviie siècles. Comme le remarque à juste titre Claude Backvis, l'utopie naît dans des conditions où elle ne peut en aucune mesure être réalisée. Elle réclame tout parce qu'elle n'est en mesure de rien obtenir ; son maximalisme vient de ce qu'on pense impossible de modifier, de quelque façon que ce soit, les rapports sociaux et politiques existants. C'est la raison pour laquelle la noblesse polonaise qui, à l'époque de la Renaissance, avait largement les moyens de transformer l'État, ne recherchait pas de compensation dans la création imaginaire d'un monde idéal, utopique. Plus tard, le conservatisme de l'État polonais, son hostilité déclarée à tout changement, s'opposèrent efficacement tant à la création de variantes polonaises qu'à la réception des versions étrangères de l'utopie.


2017 ◽  
Vol 124 (1) ◽  
pp. 33-42
Author(s):  
Anne Roulin-Perriard ◽  
Jean-Pierre Tabin
Keyword(s):  

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