scholarly journals Za jednu nauku o naucnom polju

2007 ◽  
Vol 18 (3) ◽  
pp. 199-236
Author(s):  
Ana Biresev

(fra) Cet article traite de l?analyse du champ scientifique de Bourdieu. Dans la premi?re partie de ce texte l?auteure examine la vision bourdieusienne de la structure et de la dynamique du champ de la science. La deuxi?me partie est consacr?e ? la consid?ration des pr?suppositions ?pist?mologiques et m?thodologiques fondamentales d?une science du champ scientifique d?velopp?es par Bourdieu ? travers un dialogue avec quatre traditions, d?apr?s lui relevantes de la sociologie et de la philosophie de la science: la tradition structuro-fonctionnaliste ou mertonienne de sociologie de la science, la th?orie de la science normale et des r?volutions scientifiques de Thomas Kuhn, le programme dit fort de David Bloor et les ?tudes de vie de laboratoire. La troisi?me partie de ce texte est une esquisse da la critique sociologique, voir bourdieusienne, de la raison scolastique, notamment de ses manifestations dans le domaine de la connaissance, dans le domaine de l??thique et dans le domaine de l?esth?tique.

2005 ◽  
Vol 15 (2-3) ◽  
pp. 167-199 ◽  
Author(s):  
Marcel Fournier

Il est une idée communément admise non seulement par les historiens et les philosophes des sciences mais aussi par les scientifiques eux-mêmes, à savoir que la science a « une vie propre, une histoire immanente » et qu'elle se développe sur la base des connaissances antérieurement accumulées et selon une séquence logique. Il n'est donc guère étonnant que les premiers sociologues qui se sont intéressés à l'étude du développement de disciplines scientifiques aient tenté de démontrer que celui-ci est cumulatif et qu'il suit, comme le développement de la plupart des phénomènes naturels, la forme d'une courbe logistique. La publication en 1962 du livre de Thomas Kuhn, La structure des révolutions scientifiques, incite les sociologues d'une part à multiplier les recherches empiriques en sociologie de la science et, d'autre part, à découper le développement de disciplines scientifiques en périodes ou étapes. D'abord descriptives, ces études, qui sont le plus souvent effectuées par des chercheurs américains, s'inspirent habituellement d'une problématique soit « interactioniste » soit « institutionnaliste » : les transformations d'une discipline scientifique sont en effet principalement déterminées, pour les uns, par des modifications dans la structure des relations ou interactions entre les scientifiques et, pour les autres, par des modifications dans les organisations ou institutions scientifiques. Et, si ce n'est d'établir une vague relation entre l'apparition de nouvelles occupations intellectuelles et le changement de certaines « valeurs sociales », on tend à reconnaître l'autonomie du champ scientifique, évitant ainsi de déduire directement la structure, son fonctionnement et sa fonction de l'état des rapports de force entre groupes ou classes sociales. Il est évidemment difficile de nier qu'un champ scientifique dispose, en raison même de sa fonction propre de production de connaissances, une relative autonomie par rapport aux demandes externes qui sont toujours retraduites conformément à la logique propre du champ5. Cependant, il serait quelque peu idéaliste de croire que la structure et le fonctionnement d'un champ scientifique ne dépendent en aucune façon des fonctions différentes et parfois contradictoires que les divers groupes ou classes sociales objectivement intéressés à son fonctionnement lui confèrent en fonction même de leur position dans la structure sociale: le développement d'une discipline scientifique a en effet d'autant plus de chances d'être rapide et important que les praticiens de cette discipline obtiennent l'appui de groupes sociaux qui s'intéressent (au double sens du terme) à la recherche scientifique et qui la subventionnent directement ou exercent des pressions auprès de l'État pour que celui-ci en assume la responsabilité. La constitution d'une « communauté » scientifique, l'acquisition par ses membres d'une légitimité culturelle qui se matérialise dans l'obtention de postes universitaires n'apparaissent donc pas totalement indépendantes de la contribution que ces membres apportent au développement des forces productives, à la rationalisation de la gestion publique ou à l'élaboration d'idéologies. Il suit de cette proposition qu'il faut, dans une étude du développement de la sociologie au Québec, non pas réduire cette discipline à l'idéologie ou l'analyser comme une idéologie, mais rendre compte de l'utilisation que des groupes ou classes sociales ont faite de ce savoir et des intérêts qu'ils ont eus à l'utiliser: non seulement description des transformations de la structure et du fonctionnement d'un sous-champ scientifique, cette étude devient aussi l'analyse des transformations de la structure des rapports entre, d'une part, le sous-champ scientifique et, d'autre part, les champs politique, religieux et économique.


2019 ◽  
Vol 17 (2) ◽  
pp. 125-139
Author(s):  
Christopher A. Shrock

Thomas Reid often seems distant from other Scottish Enlightenment figures. While Hume, Hutcheson, Kames, and Smith wrestled with the nature of social progress, Reid was busy with natural philosophy and epistemology, stubbornly loyal to traditional religion and ethics, and out of touch with the heart of his own intellectual world. Or was he? I contend that Reid not only engaged the Scottish Enlightenment's concern for improvement, but, as a leading interpreter of Isaac Newton and Francis Bacon, he also developed a scheme to explain the progress of human knowledge. Pulling thoughts from across Reid's corpus, I identify four key features that Reid uses to distinguish mature sciences from prescientific arts and inquiries. Then, I compare and contrast this scheme with that of Thomas Kuhn in order to highlight the plausibility and originality of Reid's work.


2018 ◽  
Vol 6 (1) ◽  
pp. 49-64
Author(s):  
Muhammad Wildan ◽  
Muhammad Wildan

The term “economy” comes from Greek word “oikonomia” consisting of “oikos” which means household and “nomos” which means regulation. The word “oikonomia” can be defined as the applicable regulation to fulfill the needs in a household. Islamic economics aims to build the economic independence of society collectively, meanwhile conventional economics is still individualistic. In the amidst of globalization, the efforts of sharia economist in covering coventional economic flow are already good enough. System that is already ingrained in society cannot easily be changed. The good strategic plan is required in instilling Islamic economic system in the middle of society. Thomas Kuhn says: ”every system has paradigm and the core of Islamic economic paradigm is definitely from Qur’an and Sunnah”.


2009 ◽  
Author(s):  
Daniela Bailer-Jones ◽  
Cord Friebe
Keyword(s):  

1994 ◽  
Vol 1 (1) ◽  
pp. 7-18 ◽  
Author(s):  
Ilana Löwy

O médico e epistemologista Ludwik Fleck desenvolveu, nas décadas de 1920-30, uma abordagem bastante original para o estudo das ciências. Ele apoiou sua epistemologia em duas bases: por um lado, em sua própria experiência profissional de bacteriologista e imunologista; por outro, na reflexão da Escola Polonesa de Filosofia da Medicina sobre as práticas dos médicos. Tal escola julga que os 'fatos científicos' são construídos por comunidades de pesquisadores - segundo os termos de Fleck, "coletivos de pensamento". Cada coletivo de pensamento elabora um "estilo de pensamento" único, composto pelo conjunto de normas, saberes e práticas partilhados por tal coletivo. Os recém-chegados são socializados em seu estilo de pensamento particular e adotam, portanto, seu olhar específico sobre o mundo. Os fatos científicos produzidos pelos membros de um dado coletivo de pensamento trazem sempre a marca de seu estilo de pensamento. Graças a isso, eles são incomensuráveis com os 'fatos' produzidos por outros coletivos de pensamento. A incomensurabilidade dos fatos científicos, aumentadas pela necessidade de 'traduzi-los' em outro estilo de pensamento para sua utilização pelas outras comunidades profissionais é, aos olhos de Fleck, uma fonte importante de inovação nas ciências e na sociedade. Por muito tempo esquecidas, as idéias de Fleck foram redescobertas nas décadas de 1960-70, em primeiro lugar por Thomas Kuhn (que, na introdução de The structure of scientific revolutions presta uma homenagem explícita à sua obra), depois pelos sociólogos das ciências. Além de sua influência diretamente perceptível, a epistemologia de Fleck mostra profundas afinidades com as novas tendências que se afirmam no estudo das ciências: a consideração das práticas dos pesquisadores e o interesse por suas técnicas materiais, discursivas e sociais.


Dialogue ◽  
1971 ◽  
Vol 10 (2) ◽  
pp. 223-242 ◽  
Author(s):  
William R. Shea

The mainstream of the philosophy of science in the second quarter of this century—the so-called “logical empiricist” or “logical positivist” movement—assumed that theoretical language in science is parasitic upon observation language and can be eliminated from scientific discourse by disinterpretation and formalization, or by explicit definition in or reduction to observational language. But several fashionable views now place the onus on believers in an observation language to show how such a language is meaningful in the absence of a theory.In the present paper, I propose to show why logical positivism failed to do justice to the basic empirical and logical problems of philosophy of science. I also wish to consider why the drastic reaction, typified by Thomas Kuhn and Paul Feyerabend, fails t o provide a suitable alternative, and to suggest that the radical approaches of recent writers such as Mary Hesse and Dudley Shapere hold out a genuine promise of dealing effectively with the central tasks that face the philosopher of science today.


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