scholarly journals Évolution de la pratique contraceptive au Mexique : l’expérience de trois générations de femmes

Revista Trace ◽  
2018 ◽  
pp. 92
Author(s):  
Carole Brugeilles

Au cours du XXe siècle, le Mexique a enregistré une baisse importante de la fécondité. Le nombre moyen d’enfants par femme est passé de 6.7 en 1970 à 3.1 en 1995. Cette baisse a été rendue possible grâce au développement de la politique démographique autorisant une large diffusion de la contraception. En effet, en raison de son entrée dans un processus de transition démographique, le Mexique a connu une croissance très rapide de sa population, notamment dans les années 1950-1970. Cette croissance a entraîné un changement radical de l’analyse des questions de population par le gouvernement. Jusque dans les années 1970, les gouvernements successifs ont affirmé une position nataliste. Mais à la fin des années 1960, le contexte économique et politique se dégrade. Le chômage, le sous-emploi, l’inflation, l’augmentation de la dette extérieure sont préoccupants. Le progrès social n’entraîne pas de baisse de la fécondité et le modèle de développement économique n’arrivera ni à intégrer la main d’oeuvre toujours plus nombreuse, ni à permettre un niveau de vie décent à la population. Les courants néo-malthusiens se développent et trouvent un écho au niveau international lors de la Conférence Internationale sur la Population à Bucarest en 1974. Après la conférence, de nombreux pays en voie de développement décident de mettre en place des programmes de planification familiale. Le Mexique, qui avait abrogé les lois interdisant la contraception en 1973, se dote alors d’une politique démographique malthusienne motivée par la volonté de réduire la croissance de la population. Elle est fondée sur la Constitution et sur une Ley General de la Población (Loi générale de la population). La loi légalise la contraception, autorise l’offre de services en matière de planification familiale et fixe les bases de son organisation par le secteur public, notamment celui de la santé. Cette offre publique s’inscrit dans le cadre de programmes de planification familiale intégrés à la politique démographique gouvernementale.

2019 ◽  
pp. 117-121
Author(s):  
Didier Roult

L'hydroélectricité reste la plus importante des énergies renouvelables. Ses apports au système énergétique sont indéniables. Offrant à la fois la possibilité de stockage à différentes échelles de temps (de l'heure à l'année), une grande flexibilité et permettant de répondre aux besoins de services systèmes, l'hydroélectricité joue un rôle essentiel dans la transition énergétique. L'hydroélectricité participe largement au développement économique des territoires. L'usage multiple de l'eau (eau potable, irrigation, soutien d'étiage, navigation) est devenu la règle. Au-delà de la production énergétique, elle est au centre des enjeux liés à la gestion des ressources en eau et au développement des territoires. Mais, dans un contexte énergétique en pleine mutation, l'hydroélectricité doit s'adapter. La question environnementale reste une priorité, avec notamment de nombreuses solutions à apporter sur la continuité piscicole, reposant sur des actions de recherche et d'innovation importantes. De nouvelles technologies sont testées, telles que le couplage énergie photovoltaïque/ STEP, l'installation d'hydroliennes fluviales, et un nouveau regard est porté sur l'énergie des marées. Ce document présente une synthèse de la conférence internationale HydroES 2019 ≪ Quel avenir voulons-nous pour l'hydroélectricité en France et en Europe ? », organisée par la SHF et accueillie par INP ENSE3 à Grenoble, les 29 et 30 janvier 2019.


1957 ◽  
Vol 12 (2) ◽  
pp. 243-257 ◽  
Author(s):  
Rondo E. Cameron

L'angletebre a le Plus Contribué au développement économique du monde du XIXe siècle. Avant 1850 en particulier, les Anglais ont aidé à la mise en place de l'industrie moderne chez leurs voisins du Continent, y compris la France. Mais, à partir de 1850, l'Angleterre se tourne de plus en plus vers les espaces d'outre-mer, laissant aux autres Européens la tâche d'assurer leur propre salut. Si l'on prend le XIXe siècle comme un tout, le pays qui a le plus contribué au développement économique de l'Europe, c'est la France. En ce qui concerne les exportations de capitaux, par exemple, les investissements britanniques en Europe (y compris l'Empire Ottoman et l'Egypte) ont atteint leur sommet (environ un demi-milliard de livres, soit 12 1/2 milliards de francs-or) en 1873, pour décliner ensuite fortement jusqu'à moins de 300 millions de livres (ou sept milliards de francs) en 1914 : à cette époque, ils représentent seulement 7 1/2% des investissements britanniques à l'extérieur. Les Français, vers 1870, ont investi en Europe au moins autant que les Anglais et cet effort n'a fait que croître, pour atteindre un total de 30 milliards de francs en 1914.


1954 ◽  
Vol 9 (4) ◽  
pp. 517-518
Author(s):  
Pierre Chaunu

Une école d'historiens hispano-américains s'est efforcée, ces années dernières, de rendre justice à un passé colonial, sommairement condamné, bien souvent par une historiographie éloignée des sources. Elle s'est appliquée, non sans courage, à lutter contre une attitude dictée par un sentiment profond : l'hostilité à l'égard des anciennes métropoles. Cette hostilité, il est vrai, issue des longues guerres de l'Indépendance, plus encore que de trois siècles de domination coloniale, va, aujourd'hui, en s'estompant.L'oeuvre de Sergio Bagú n'appartient pas à ce courant, qui n'a pas encore réussi à déborder beaucoup le cadre du Mexique. On devine l'auteur, bien qu'il évite de le trop laisser paraître, avant tout soucieux d'expliquer le retard du développement économique de l'Amérique latine, par rapport à l'Amérique anglo-saxonne, obsédant terme de référence.


1985 ◽  
Vol 40 (3) ◽  
pp. 579-603 ◽  
Author(s):  
Giorgio Fuà

Depuis plusieurs années, un groupe d'économistes — surtout, mais pas exclusivement, italiens et espagnols — se consacre à l'étude des problèmes spécifiques des pays européens qui ont connu un développement économique récent. La rédaction des Annales m'ayant invité à présenter les résultats de ces travaux, je ne proposerai pas ici une synthèse générale, qui n'aurait pas grand intérêt, mais m'attacherai plutôt à deux thèmes :a. J'indiquerai tout d'abord les caractéristiques particulières qui distinguent les pays européens dont le développement est plus récent (désignés désormais par le sigle PDR) de ceux dont le développement est plus ancien (PDA), et les facteurs qui rendent compte de ces différences.b. Je prendrai en second lieu un exemple particulier, qui démontre comment une zone qui fait partie des PDR peut trouver une voie de développement qui lui convient : il s'agit de l'industrialisation de l'Italie du Nord-Est et du Centre («modèle NEC »).


1978 ◽  
Vol 33 (2) ◽  
pp. 389-407
Author(s):  
Iván T. Berend ◽  
György Ránki

Nous n'avons pas cherché à présenter ici un tableau d'ensemble du développement économique entre les deux guerres mondiales, mais à poser quelques questions théoriques encore peu élaborées, et dont l'étude peut permettre de mieux comprendre l'histoire économique de cette période.Pendant tout l'entre-deux-guerres, l'exportation agricole croissante des territoires américains, accompagnée d'une stagnation de la consommation ouesteuropéenne, détermina de sérieuses fluctuations des prix agricoles d'abord, puis une crise agricole. Les réactions furent cependant très diverses selon les pays ou les régions.Les pays de l'europe occidentale, en majorité importateurs de produits agricoles, purent s'assurer un développement sensible grâce à la défense de leurs marchés intérieurs et à l'encouragement donné à la production nationale.


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