scholarly journals La résistance génétique aux maladies animales

1998 ◽  
Vol 51 (2) ◽  
pp. 106-108
Author(s):  
Jean-Charles Maillard

Les moyens de lutte antivectoriels et les différentes campagnes d'éradication ont souvent eu des effets limités géographiquement et dans le temps, avec des mesures de conservation qui se sont révélées parfois décevantes. A partir de ce constat, la lutte génétique est devenue une alternative très prometteuse pour l'avenir dans le cadre de programmes de lutte intégrée contre les maladies des espèces domestiques d'intérêt zootechnique. L'Office international des épizooties (OIE) vient de publier un numéro spécial de sa Revue scientifique et technique qui est entièrement consacré à la "Résistance génétique aux maladies animales"

1997 ◽  
Vol 10 (1) ◽  
pp. 79-89 ◽  
Author(s):  
G. AUMONT ◽  
R. POUILLOT ◽  
R. SIMON ◽  
G. HOSTACHE ◽  
H. VARO ◽  
...  

Les parasitoses digestives, pathologie majeure des petits ruminants de la zone Caraïbe, sont dues essentiellement à une espèce de Nématode "Haemonchus contortus" et, dans une moindre mesure, à une espèce de Cestode, "Moniezia" sp., et un ensemble de protozoaires du genre "Eimeria". Des études en station expérimentale et en fermes ont permis de définir les dynamiques des larves infestantes d’Haemonchus contortus et de "Trichostrongylus colubriformis" sur le pâturage. Les risques d’infestation parasitaire ont été ensuite quantifiés par des modélisations et des simulations selon la saison, l’irrigation, la biomasse herbacée sur le pâturage et le mode de gestion du pâturage. En Guadeloupe, la diversité faunistique des populations vermineuses est faible : 10 espèces. Les prévalences d’Haemonchus sp. et "Trichostrongylus" spp. varient entre 80 et 100 %. Les incidences dépassent très fréquemment 60 % par mois pour ces genres. Les facteurs relatifs à l’eau (irrigation, régions sèches ou humides) ou à la réceptivité des hôtes (âge par exemple) sont les principales sources de variation du risque d’infestation parasitaire par les strongles digestifs. Plus des trois quarts de la mortalité avant le sevrage (soit 40 %) sont liés pour tout ou partie aux strongles gastro-intestinaux. L’utilisation fréquente des anthelminthiques a induit l’apparition de résistances d’Haemonchus contortus aux benzimidazoles dans toute la Guadeloupe et la Martinique. Les études en fermes ont confirmé que les strongyloses gastro-intestinales sont la pathologie dominante des petits ruminants des petites Antilles. Les recherches pour améliorer les techniques d’élevage au pâturage menées à l’Unité de Recherches Zootechniques de l’INRA (rotation, pâturage mixte avec les bovins) tiennent compte des répercussions des strongyloses sur les productions. Des études sont menées sur la résistance génétique aux strongles digestifs chez les caprins Créoles et l’intérêt de complémentations alimentaires dans des plans de lutte intégrée contre ces parasitoses.


2004 ◽  
Vol 84 (2) ◽  
pp. 105-113 ◽  
Author(s):  
Caroline Provost ◽  
Daniel Coderre ◽  
Éric Lucas ◽  
Gérald Chouinard ◽  
Noubar J. Bostanian

Résumé Les impacts d’une dose sublétale de lambda-cyhalothrine, une pyréthrinoïde de synthèse, sur des prédateurs intraguildes d’acariens phytophages en vergers de pommiers ont été évalués en laboratoire. Les niveaux de mortalité de différentes combinaisons de prédateurs ont été notés en absence et en présence de l’insecticide. Deux combinaisons de prédateurs étaient observées : 1) la coccinelle Harmonia axyridis en présence de la punaise prédatrice Hyaliodes vitripennis et 2) H. vitripennis en présence de l’acarien prédateur Amblyseius fallacis. L’application d’une dose sublétale de lambda-cyhalothrine a engendré une mortalité importante du prédateur intraguilde due à une seconde exposition au produit chimique lors de l’ingestion de la proie contaminée. De plus, cette mortalité varie en fonction des stades de développement impliqués. La mortalité de H. axyridis est plus importante en présence d’immatures de H. vitripennis. Chez H. vitripennis, la mortalité des stades immatures est plus importante en présence d’A. fallacis. Les effets d’une application d’insecticide sur les interactions entre prédateurs apparaissent donc comme des facteurs à considérer lors de l’établissement d’un programme de lutte intégrée en vergers de pommiers.


2009 ◽  
Vol 89 (2-3) ◽  
pp. 99-101
Author(s):  
Guy Bélair

Au cours des 100 ans de la Société de protection des plantes du Québec, la nématologie a évolué au même rythme dans notre belle province que dans les autres pays développés du monde. À la suite des premières observations de pertes majeures au champ effectuées dans les années 1940-1950, des enquêtes nématologiques à l’échelle provinciale ont été réalisées afin de définir les problématiques. Dans les années 1960, 70 et 80, des essais d’efficacité de nématicides ont été effectués par les compagnies de pesticides et le gouvernement fédéral. Dans les années 1980, on assiste à l’émergence des programmes de lutte intégrée, du dépistage des ravageurs et de la recherche de moyens de lutte de remplacement (rotation, date de semis, tolérances, etc.) dans le but de réduire la dépendance aux nématicides. La lutte intégrée passe par des connaissances sur la distribution spatiale des nématodes et le développement d’outils de dépistage rapide requis et adoptés par les réseaux de dépistage (scouting), un secteur qui demeure encore innovateur jusqu’à aujourd’hui en Amérique du Nord et en Europe. La découverte récente du nématode doré Globodera rostochiensis, un nématode de quarantaine au Canada, a plongé rapidement la nématologie dans le XXIe siècle avec l’utilisation des techniques d’identification à l’aide d’outils biomoléculaires, la mise en place d’un programme d’amélioration génétique avec marqueurs spécifiques pour identifier les gènes dominants de résistance ainsi que la mise au point de techniques PCR en temps réel pour quantifier le nombre d’oeufs viables dans le sol.


1990 ◽  
Vol 43 (2) ◽  
pp. 207-217
Author(s):  
Dominique Cuisance ◽  
H. Politzar ◽  
Issa Tamboura ◽  
P. Mérot

Le CRTA de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) a procédé durant quatre années à une campagne de lutte intégrée contre les glossines dans une zone pastorale de 300000 ha avec la pose de 7200 écrans insecticides durant la saison sèche, suivie de lâchers de mâles irradiés en saison des pluies. Après divers essais, trois barrières contre les glossines riveraines, constituées soit de pièges de capture, soit de pièges ou d'écrans insecticides (deltaméth r ine CE) espacés de 100 m, ont été mises en place. L'observation régulière durant plus de trois ans a montré la grande efficacité de ces systèmes dont le coût d'installation et de fonctionnement la première année a été d'environ 200000 francs CFA par kilomètre avec les pièges de capture (non imprégnés), 190000 avec les pièges insecticides et 150000 avec les écrans insecticides. Les années suivantes, les frais de maintenance ont été respectiv ement de 70000, 85000 et 64000 francs CFA par kilomètre et par an. Dans cette zone climatique et pour ce type de rivières et de galeries, l'étanchéité est obtenue avec 7 km de pièges insecticides ou 10 km de pièges de capture vis-à-vis G. tachinoides et G. p. gambiensis . Une utilisation mixte pièges-écrans pourrait constituer une formule intéressante. Le quadrillage d'une zone de passage de G. m. morsitans s'est révélé efficace mais d'un prix d'installation et d'entretien assez élevé; il sera vraisemblablemen t abaissé par l'emploi d'attractifs odorants.


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