scholarly journals Risque épidémiologique de la peste équine africaine chez les ânes au Burkina Faso

Author(s):  
Madi Savadogo ◽  
Adama Sow ◽  
Laibané Dieudonné Dahourou ◽  
Aurélie Cailleau ◽  
Miguiri Kalandi ◽  
...  

Le virus de la peste équine africaine (PEA) provoque des épizooties sévères lorsqu’il est transmis aux chevaux par ses vecteurs, les culicoïdes. Une étude transversale a été réalisée dans cinq régions du Burkina Faso afin de déterminer la séroprévalence du virus chez les ânes et d’identifier les facteurs de risque potentiel. Au total, 460 sérums ont été prélevés dans 15 villages. Une analyse par dosage immunoenzymatique (ELISA) de compétition a été réalisée pour détecter les anticorps antivirus PEA. La séroprévalence apparente globale était de 72,6 %, témoignant du fait que les ânes étaient infectés par le virus de la PEA. Une analyse multivariée par régression logistique a été effectuée en vue de déterminer les facteurs affectant le niveau de séroprévalence. Celle-ci est apparue significativement différente entre les sites d’étude, confirmant le rôle de la zone agroécologique dans la survenue de la maladie. L’âge et le poids des animaux ont également eu un effet significatif sur la séroprévalence, contrairement au sexe, à la couleur de la robe et à la taille du troupeau. Cette étude a mis en évidence la circulation active du virus de la peste équine chez les ânes au Burkina Faso.

2021 ◽  
Vol 11 (1) ◽  
pp. 56-68
Author(s):  
Dadé Ben Sidi Haidara

INTRODUCTION : Les infections nosocomiales représentent un véritable problème de santé publique. L’objectif de cette étude était de déterminer les principaux facteurs de risque associés aux infections des plaies opératoires à l’hôpital zone de Ouidah de 2006 à 2007. MATERIEL et METHODES : Il s’agissait d’une étude rétrospective, descriptive et analytique. Une régression logistique a été effectuée pour étudier les facteurs de risque de l’infection de la plaie opératoire. RESULTATS: Au total 521 dossiers ont été dépouillés entre 2006 à 2007. L’âge médian des opérés était de 26 ans avec un minimum de 1 an et un maximum de 90 ans. 54,7 % des opérés étaient hospitalisés dans le service de Gynéco-obstétrique. Le sexe ratio était de 2 Femmes pour un Homme. La prévalence de l’infection a été 22,8%. Le risque de survenue de l’infection de la plaie opératoire est plus élevé chez les opérés ˃60 ans (OR = 3,61 ; IC à 95% = [1,66 – 7,84]). Ce risque est plus élevé (OR = 10,78 ; IC à 95% = [5,33 – 21,79]) chez les opérés ayant séjourné plus d’une semaine en analyse multivariée. L’analyse qualitative montrait des facteurs dépendant à la fois des malades, du personnel et de l’organisation des services. CONCLUSION: La prévalence de l’infection de la plaie opératoire a été de 22, 8%. Les principaux facteurs de risques associés ont été : la durée de l’intervention chirurgicale, la durée d’hospitalisation, le rythme du pansement et la classe d’antibiotique utilisée en per opératoire. MOTS CLES: Prévalence, Infection de la plaie opératoire, facteurs associés.


2020 ◽  
Author(s):  
Sead Alihodzic ◽  
Maurice Mboula Jean-Claude Didier Enguélégué ◽  
Idayat Hassan

Les pays du G5 Sahel – Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad – organiseront des élections en 2020 et 2021. Ces élections se dérouleront dans un contexte où tous sont confrontés à de grands défis humanitaires et sécuritaires, exacerbés par la fragilité de leurs institutions. La propagation de la pandémie de COVID-19 et ses impacts socio-économiques aggravent la situation et soulèvent même des questions sur la possibilité d’organiser des élections dans un environnement si volatil. Ce guide a été développé pour aider les décisionnaires et les praticiens dans ce contexte. Il présente 25 facteurs de risque liés aux processus susceptibles d’amener ou de contribuer à l’irruption de violences dans le cadre des élections. Les facteurs de risques internes sont propres à chaque élection et ne se manifestent pas hors du contexte électoral. Ils sont liés aux parties prenantes, événements, pratiques et équipements électoraux, qui peuvent saper la crédibilité des processus électoraux, voire, dans le pire des cas, susciter, à eux seuls ou combinés à d’autres facteurs, des violences électorales.


2017 ◽  
Vol 30 (2) ◽  
pp. 108-116
Author(s):  
P. Bonkoungou ◽  
M. Lankoandé ◽  
A. Simporé ◽  
S. I. S. Traoré ◽  
R. A. F. Kaboré ◽  
...  

Author(s):  
Ollo Sib ◽  
Valérie M.C. Bougouma-Yameogo ◽  
Mélanie Blanchard ◽  
Eliel Gonzalez-Garcia ◽  
Eric Vall

Dans l’ouest du Burkina Faso, des laiteries se heurtent à un problème d’approvisionnement en lait local, car la production est faible, saisonnée, atomisée et coûteuse à collecter. Cette étude a eu pour objectif d’identifier des leviers pour augmenter la production et réduire la saisonnalité. Elle a été réalisée chez 18 polyculteurs-éleveurs de la région des Hauts-Bassins impliqués dans la production de lait. Une analyse multivariée basée sur des variables de structures, de fonctionnement et de performance des exploitations a permis d’identifier cinq types de polyculteurs-éleveurs impliqués dans cette production : « les allaitants » à faible niveau d’intrants et à orientation pastorale à grands effectifs de vaches (T1), à effectifs moyens (T2) ; les allaitants à orientation agropastorale (T3) ; les laitiers spécialisés et à visée commerciale ayant peu recours aux fourrages verts (T4), ou à forte utilisation de fourrage vert (T5). Les types T1 et T2 se caractérisaient par une alimentation quasi exclusive au pâturage en toute saison, et un niveau de production de lait inférieur à deux litres par vache par jour au pic de lactation. Le lait issu de ces exploitations était faiblement commercialisé et rarement vendu aux laiteries. Les types T3 ont davantage eu recours aux fourrages secs et aux aliments, ce qui leur a permis d’améliorer leur production de lait commercialisée fréquemment en laiterie (env. 2 L/vache/jour au pic de lactation). Les types T4 et T5 se caractérisaient par un recours à des races améliorées, et une utilisation importante de fourrages et d’aliments achetés toute l’année, leur assurant une production de lait plus élevée (5–13 L/vache/jour au pic de lactation). Ces exploitations vendaient leur lait en totalité à la laiterie. Nos résultats soulignent que la production était fortement pénalisée par une alimentation trop pauvre en aliments et en fourrages de qualité, et que la saisonnalité des mises bas aggravait la chute de production en fin de saison sèche.


Author(s):  
Z.T. Ouédraogo ◽  
T.L. Ouédraogo ◽  
V. Ouédraogo ◽  
P. Lougué ◽  
K.B. Sondo ◽  
...  

2019 ◽  
Vol 13 (5) ◽  
pp. 459-463
Author(s):  
W.P. Bagbila ◽  
M. Naone ◽  
T.M. Yaméogo ◽  
C.G. Kyelem ◽  
Y. Sagna ◽  
...  

Sign in / Sign up

Export Citation Format

Share Document