scholarly journals Dimension socioculturelle du baobab Adansonia digitata L. dans le plateau central du Burkina faso

2010 ◽  
Vol 306 (306(4)) ◽  
pp. 23 ◽  
Author(s):  
Babou André Bationo ◽  
Alkassoum Maïga ◽  
Pascal Compaore ◽  
Antoine Kalinganire

Le baobab, Adansonia digitata L., est classé parmi les cinq espèces ligneuses prioritaires au Burkina Faso dont le paysage agraire montre une distribution irrégulière de cette espèce. Les principaux déterminants socioculturels de cette distribution demeurent cependant peu ou mal connus. Le but de cette étude est de caractériser la structure et les facteurs socioculturels qui déterminent la distribution du baobab dans le Centre-Nord et le Centre-Ouest du Burkina Faso. Les travaux ont été menés à travers des inventaires forestiers, des enquêtes socio-éco-nomiques et des observations de terrain sur les pratiques paysannes. Les résultats montrent qu'à l'intérieur d'un même terroir la structure du baobab varie en fonction du type de champ (case, village, brousse). La structure des diamètres épouse une forme en «L» dans les champs de case, une forme en «j» dans les champs de brousse et irrégulière dans les champs de village. Le baobab est considéré dans toute la zone d'étude comme une espèce maléfique abritant des génies, mais aussi en tant que plante alimentaire et médicinale de premier plan. Contrairement au Centre-Ouest, les produits du baobab sont largement utilisés dans l'alimentation et l'artisanat dans le Centre-Nord, où les populations l'entretiennent dans les champs de case et de village par la pratique de la régénération naturelle assistée. La faible présence du baobab dans le Centre-Ouest est en partie liée aux habitudes, au développement du maraîchage qui favorise la disponibilité de condiments alternatifs et aux perceptions que les populations ont vis-à-vis de cet arbre. (Résumé d'auteur)

2017 ◽  
Vol 6 (1) ◽  
Author(s):  
Séverine Erismann ◽  
Astrid M. Knoblauch ◽  
Serge Diagbouga ◽  
Peter Odermatt ◽  
Jana Gerold ◽  
...  

2016 ◽  
Vol 43 (4) ◽  
pp. 359-367 ◽  
Author(s):  
NIGEL POOLE ◽  
CAMILLA AUDIA ◽  
BARTÉLÉMY KABORET ◽  
REBECCA KENT

SUMMARYThis paper examines the contribution of products derived from baobab (Adansonia digitata), shea (Vitellaria paradoxa) and néré (Parkia biglobosa) to rural livelihoods in Burkina Faso. A survey was conducted in northern and southern regions to identify and understand the social and environmental factors influencing the utilization of tree products by rural households for home consumption and commercialization, and to explore the contribution of tree products to food security. Emphasis was placed on the roles and responsibilities of women for tree product utilization. Inter- and intra-household relationships governing tree foods were found to vary between regions and tree species, and with gender and household composition. Collection and utilization of tree products differed between north and south because of contrasting ecological contexts and evolving social mores. Household decision making processes were negotiated and consensual in both regions. The results suggest that domestication and dissemination of planting and regeneration technologies, and product processing and marketing initiatives, need a gendered and tree-specific approach in order to build on local norms and capacities. Measures for the conservation and management of tree resources are most important where ecological constraints are most severe but dependence is greatest for sustaining food security.


2020 ◽  
Vol 14 (6) ◽  
pp. 2037-2048
Author(s):  
Abdoulaye Savadogo ◽  
Boniface Babo Bakouan ◽  
Mathieu Wendnéyidé Sawadogo ◽  
Karim Nébié ◽  
Rémy Dabiré ◽  
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L’oignon est le premier légume produit au Burkina Faso. Thrips tabaci constitue son principal insecte ravageur. Ce travail avait pour objectif  d’évaluer la distribution, l’incidence et la sévérité des attaques de T. tabaci sur l’oignon. L’étude a été réalisée dans trois bassins de production  représentatifs de deux zones agroécologiques du Burkina Faso : la zone sahélienne caractérisée par une pluviosité moyenne annuelle inférieure à 600 mm et une température moyenne annuelle de 35 °C ; contre une pluviosité moyenne annuelle comprise entre 600 et 900 mm et une  température moyenne annuelle de 33 °C pour la zone nord soudanienne Nous avons réalisé des prospections dans 45 parcelles paysannes dans les zones de production ciblées. Des plantes d’oignon ont été prélevées dans trois quadrats posés sur une des diagonales de chaque parcelle, et les thrips trouvés sur chaque plante de chaque quadrat comptés. Tous les plants à l’intérieur du quadrat ont été donc observés. La densité moyenne la plus élevée (216 ±385 thrips au m2) a été observée dans la région du Nord tandis que l’incidence moyenne la plus élevée (95,91±8,92%) a été observée dans la Boucle du Mouhoun. La plus faible sévérité (19,29±13,27%) a été enregistrée dans le Plateau central. Cette étude est un premier pas vers le développement de stratégies alternatives de lutte contre les parasites dans le cadre de systèmes de production végétale durables à l’aide de bonnes pratiques agricoles et de l’utilisation des pesticides biologiques.Mots clés : Oignon, Thrips tabaci, incidence, sévérité, répartition, Burkina Faso.   English Title: Distribution and damage associated with the onion thrips, Thrips tabaci L. (Thysanoptera: Thripidae) according to the agro-climatic zone in Burkina FasoOnion is the first vegetable produced in Burkina Faso. Thrips tabaci is its main insect pest. We assessed the distribution, incidence and severity of T. tabaci attacks on onion in three-production areas representative of two agroecological zones of Burkina Faso: the the Sahelian zone characterized by an average annual rainfall of less than 600 mm and an average annual temperature of 35 °C; compared to an average annual rainfall of between 600 and 900 mm and an average annual temperature of 33 °C for the northern Sudanian zone. We carried out surveys in 45 farmer plots in the targeted production zones. Thus, onion plants were taken from three quadrats placed on one of the diagonals of each plot, and the thrips found on each plant were counted. All plants within the quadrat were therefore observed. The highest average density (216±385 thrips per m²) was observed in the North while the highest average incidence (95.91±8.92%) was observed in the Boucle du Mouhoun. The lowest severity (19.29±13.27%) was recorded in the Plateau central region. This study is a first step towards the development of alternative pest control strategies within sustainable crop production systems using good agricultural practices and the use of biopesticides.Keywords: Onion, Thrips tabaci, incidence, severity, distribution, Burkina Faso.


2020 ◽  
Vol 16 (40) ◽  
Author(s):  
Yempabou Hermann Ouoba ◽  
Brigitte Bastide ◽  
Pascaline Coulibaly-Lingani ◽  
Sibiry Albert Kaboré ◽  
Sylvie Christiane Yaméogo-Gaméné ◽  
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Le karité (Vitellaria paradoxa C. F. Gaertn.) présente une importance sociale, culturelle, économique et alimentaire pour le Burkina Faso où il occupe la quatrième place dans les produits d’exportation. La pérennité de cette espèce dont les populations rurales sont tributaires, est compromise par de multiples phénomènes dont le manque de régénération, les pratiques culturales et la coupe abusive du bois pour satisfaire les besoins énergétiques. L’objectif de cette étude est de proposer des méthodes adéquates pour rajeunir les parcs à karité au Burkina Faso. Cinq sites de recherche ont été choisis suivant un gradient phytogéographique : Sobaka, Noumoudara et Kakoumana (secteur sud soudanien), Gonsé (secteur nord soudanien) et Bouria (secteur sub sahélien). Les essais effectués dans chaque parcelle choisie, ont comporté trois répétitions et 7 traitements, représentés par les différentes techniques de régénération (plantation, transplantation, semis direct libre, semis dans les buissons, régénération naturelle assistéeRNA-, induction de drageon, induction de pousse adventive). Les résultats indiquent que le taux de survie de la régénération naturelle assistée est audessus de 70% après deux années de suivi. Les plantations et les semis directs dans les buissons sont aussi des techniques efficaces pour la régénération/restauration des parcs à karité, avec respectivement des taux de survie de 13,33% et 6,67% dans le secteur sub sahélien, 12,22% et 6% dans le nord soudanien, et 55,56% et 25,33% dans le sud soudanien après la troisième année de suivi. En conclusion, la régénération assistée est la technique la plus efficiente pour restaurer les parcs à karité.


2020 ◽  
pp. 109-120
Author(s):  
Raphaëlle Héron

Bâbenda is a traditional ‘lean season dish’ of the Mossi ethnic group, mainly in the Plateau-Central region of Burkina Faso where the capital Ouagadougou is located. This dish is currently undergoing a popular ‘modernization’, in the words of bâbenda eaters. This chapter aims to shed further light on this urban modernization trend, clarify what it refers to in terms of practices and social perceptions, and how it reshapes food satisfaction functions.


2018 ◽  
Author(s):  
Kangbéni Dimobe ◽  
Jérôme E. Tondoh ◽  
John C. Weber ◽  
Jules Bayala ◽  
Karen Greenough ◽  
...  

AbstractThe success of terrestrial carbon sequestration projects for rural development in sub-Saharan Africa lies in the (i) involvement of local populations in the selection of woody species, which represent the biological assets they use to meet their daily needs, and (ii) information about the potential of these species to store carbon. Although the latter is a key prerequisite, there is very little information available. To help fill this gap, the present study was undertaken in four pilot villages (Kou, Dao, Vrassan and Cassou) in Ziro Province, south-central Burkina Faso. The objective was to determine carbon storage potential for top-priority woody species preferred by local smallholders. We used (i) participatory rural appraisal consisting of group discussions and key informant interviews to identify priority species and functions, and (ii) landscape assessment of carbon stocks in the preferred woody species. Results revealed over 79 priority tree and shrub species grouped into six functions, of which medicine, food and income emerge as the most important ones for the communities. For these functions, smallholders overwhelmingly listed Vitellaria paradoxa, Parkia biglobosa, Afzelia africana, Adansonia digitata, Detarium microcarpum, and Lannea microcarpa among the most important tree species. Among the preferred woody species in Cassou and Kou, the highest quantity of carbon was stored by V. paradoxa (1,460.6 ±271.0 kg C ha−1 to 2,798.1±521.0 kg C ha−1) and the lowest by Grewia bicolor (1.6±1.3 kg C ha−1). The potential carbon stored by the preferred tree communities was estimated at 5,766.2 Mg C ha−1 (95% CI: 5,258.2; 6,274.2 Mg C ha−1) in Kou and 6,664.0 Mg C ha−1 (95% CI: 5,810.2; 7,517.8 Mg C ha−1) in Cassou. The findings of this study will help design data-based development of biocarbon projects, which are rare in the West African Sahel despite being considered as one of the most impactful climate change resilient strategies.


2008 ◽  
Vol 11 ◽  
pp. 25-34
Author(s):  
Elisée Mbayngone ◽  
Adjima Thiombiano ◽  
Karen Hahn-Hadjali ◽  
Sita Guinko

L’analyse de dix groupements ligneux et dix espèces dominantes a été faite du nombre de tiges à l’hectare et des classes de diamètre des populations correspondantes. Il ressort que les groupements les plus denses sont ceux à Combretum nigricans Lepr. ex Guill. & Perr., Anogeissus leiocarpus (DC.) Guill. & Perr., Acacia hockii De Wild. et A. dudgeoni Craib. ex Holland, tandis que les moins denses sont ceux à Gardenia ternifolia Schumach. & Thonn., Vitellaria paradoxa C. F. Gaertn. et Piliostigma thonningii (Schumach.) Milne-Redh. La répartition des individus en classes de diamètre a révélé que tous les groupements sont stables, c’est-à-dire capables de se renouveler par la régénération naturelle. Mais la structure des espèces dominantes présente beaucoup d’irrégularités liées à leurs exigences écologiques, aux feux de brousse et aux attaques d’éléphants. Toutefois, la plasticité écologique et la biologie de certaines espèces leur confèrent assez de structures de populations stables.


2017 ◽  
Vol 20 ◽  
pp. 12-25
Author(s):  
Salfo Savadogo ◽  
Issaka Ouedraogo ◽  
Adjima Thiombiano

Cette étude analyse les stratégies locales de dénomination des espèces végétales par les Mossé des régions du nord, du centre nord, du centre et du Plateau Central du Burkina Faso et leurs perceptions des plantes. A travers des interviews semi directes auprès de 1437 personnes âgées d’au moins 60 ans et des jeunes de moins de 40 ans personnes âgées d’au moins 40 ans des différentes localités, l’étude a pu montrer les critères de dénomination, les conceptions que les populations ont des espèces végétales ainsi que l‘impact de ces connaissances dans la conservation de la phytodiversité. 72 espèces au total ont été décrites. Elles sont réparties en 51 genres et 29 familles. Les familles dominantes sont les Commelinaceae et les Fabaceae-Mimosoideae. Dans la taxonomie locale faite sur les plantes en milieu rural Mossé, 16 critères sont utilisés. Les critères les plus cités par la population sont l’usage fait de la plante (94 %), le mysticisme lié à l’espèce (86 %), l’écologie ou le milieu de vie de l’espèce (83 %), la dualité mâle/femelle (83 %), la couleur des organes ou parties de la plante (81 %), l’origine de la plante (80 %), la morphologie foliaire (76 %), la présence d’organes saillants sur la plante (75 %) et le mode de dissémination des fruits ou des graines (74 %). Les noms botaniques attribués aux plantes varient d’une région à une autre. Les populations ont des perceptions vis-à-vis de nombreuses espèces. Ainsi, les espèces comme Stereospermum kunthianum, Calotropis procera, Ozoroa insignis, Faidherbia albida, Maytenus senegalensis et Biophytum umbraculum sont frappées de mysticisme. Elles sont toutes craintes par les populations et sont dans certaines localités à l’abri d’exploitations multiformes humaines. Cela contribue à une meilleure conservation de la biodiversité.


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